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Société

Présidentielle 2025 au Cameroun : Maurice Kamto accuse le RDPC de préparer un coup d’État militaire en cas de défaite

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À quelques mois de l’élection présidentielle prévue en octobre, le climat politique camerounais s’électrise. Maurice Kamto, figure de l’opposition et leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a lancé de graves accusations contre le parti au pouvoir. Selon lui, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) envisagerait un coup d’État électoral, voire militaire, pour éviter une défaite dans les urnes.

Kamto accuse le RDPC de manipuler l’élection

Dans une déclaration publique diffusée le 16 juin, Maurice Kamto n’a pas mâché ses mots : « Il est désormais évident que le RDPC ne peut gagner une élection transparente et libre », a-t-il affirmé, dénonçant une stratégie délibérée du pouvoir visant à contourner les règles démocratiques.

Selon lui, le parti de Paul Biya serait à la fois dans une impasse politique et juridique. Il pointe du doigt l’absence de congrès ordinaire depuis septembre 2016, ce qui, d’après les statuts mêmes du RDPC, rendrait caduque la légitimité de ses instances dirigeantes — y compris celle du président Biya à la tête du parti. Résultat : aucun candidat du RDPC, y compris Biya lui-même, ne pourrait légalement se présenter à l’élection présidentielle de 2025, selon Kamto.

L’ombre d’un coup électoral plane

Mais c’est surtout l’attitude d’ELECAM, l’organe en charge des élections, qui inquiète le leader de l’opposition. Kamto dénonce son refus de publier la liste électorale nationale — pourtant exigé par l’article 80 du Code électoral camerounais — qu’il qualifie de « meilleure illustration d’un coup d’État électoral en préparation ».

Il redoute une tentative de report du scrutin d’octobre, orchestrée par certains caciques du régime. « Une telle manœuvre constituerait une agression contre le peuple camerounais », avertit-il, appelant à une riposte légitime si cette hypothèse devait se concrétiser.

Une possible intervention militaire en cas de victoire de l’opposition

Kamto va plus loin : il évoque la possibilité d’un coup d’État militaire, si le MRC remportait le scrutin. Il cite des déclarations publiques de membres du RDPC en 2023 — notamment à la télévision et sur les réseaux sociaux — qui affirmaient que l’armée ne reconnaîtrait jamais un gouvernement dirigé par le MRC.

Bien que le parti ait saisi la justice en septembre dernier, aucune suite n’a été donnée à cette plainte. Kamto y voit la preuve d’une protection politique accordée aux auteurs de ces propos.

Autre sujet d’inquiétude : l’accord signé le 9 mai entre ELECAM et les Nations Unies, que Kamto considère comme un instrument de légitimation d’un processus biaisé. Il évoque également la visite jugée « suspecte » d’un général de la gendarmerie française à Yaoundé le 8 juin, en pleine période d’ouverture officielle du calendrier électoral.

« La France et l’ONU porteront une part de responsabilité si le pire devait arriver », a-t-il lancé.

Un discours musclé, mais un appel à la paix

Malgré ses propos alarmants, Maurice Kamto a tenu à rappeler son attachement à l’unité nationale et au changement démocratique pacifique. Il a même appelé à la protection du président Paul Biya et de sa famille, insistant sur le fait que l’histoire exige des leaders qu’ils œuvrent à la réconciliation plutôt qu’à la vengeance.

« L’unité du Cameroun est l’une de mes principales missions », a-t-il déclaré.

Conformément à la Constitution, le président camerounais a jusqu’au 17 juillet pour convoquer officiellement le corps électoral. Kamto prévient : tout retard ou toute entorse au cadre constitutionnel risquerait d’entraîner une grave crise politique.

Le RDPC garde le silence… pour l’instant

À ce jour, le RDPC n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations. Toutefois, dans des déclarations antérieures, plusieurs responsables du parti ont nié toute intention de manipuler le processus électoral ou de faire obstruction à la tenue du scrutin.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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