Actualités locales
un élu RDPC conteste une nouvelle candidature de Paul Biya
À cinq mois de la présidentielle camerounaise, une voix dissonante s’élève dans les rangs du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Léon Théiller Onana, élu municipal et membre déclaré du parti au pouvoir, appelle solennellement au respect des textes internes du RDPC et de la Constitution, tout en contestant la possibilité d’une nouvelle candidature du président Paul Biya.
Dans une déclaration publique faite à Monatélé, M. Onana affirme que « toute nouvelle candidature de Paul Biya serait juridiquement impossible et politiquement risquée », précisant que son combat est motivé non par la dissidence, mais par un « devoir de vérité ».
« Chers camarades du RDPC, chers compatriotes,
En ma qualité de militant engagé du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, parti que je sers avec loyauté et conviction, je m’adresse à vous. Mon engagement reste fidèle à nos idéaux communs : ceux d’un Cameroun uni, fort et démocratique, bâti sur le respect rigoureux de la légalité républicaine.
À l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025, je prends la parole avec gravité, non pas dans un esprit de dissidence, mais par devoir de vérité et par attachement profond à l’avenir de notre parti et de notre nation.
Je le dis avec lucidité et franchise : une nouvelle candidature du président Paul Biya est juridiquement impossible, sauf si la justice se soumet au pouvoir, et politiquement périlleuse. Le combat juridique que j’ai engagé et qui est encore en cours n’est pas une fronde, c’est un acte de salubrité républicaine.
Ceci n’a rien à voir avec le très grand âge de l’ancien Président National, S. E. Paul Biya, ni avec sa fatigue physique et psychologique évidente que son entourage affiche sans pudeur ni respect.
Si nous ne retrouvons pas, maintenant, le chemin de la légalité et de l’alternance générationnelle, notre navire commun risque de sombrer.
1. L’impossibilité statutaire d’une investiture par le RDPC
Selon l’article 27 alinéa 3 de nos statuts, le président national du RDPC est d’office notre candidat à l’élection présidentielle. Mais cette disposition suppose une condition fondamentale : que le Président National soit statutairement en fonction. Or, cette légitimité découle exclusivement du Congrès, instance suprême de notre parti (article 18, alinéa 2), qui doit se réunir tous les cinq ans.
Le dernier Congrès remonte à septembre 2011. Toute allégation de prolongation supposée décidée par le Bureau Politique en novembre 2016 est illégale car c’est en réalité le 16 septembre 2016, soit deux mois auparavant, qu’il aurait fallu procéder à la prétendue prolongation. Par ailleurs, ladite prolongation reste à ce jour sans preuve formelle et est tout simplement impossible.
En effet, il aurait fallu que le Bureau Politique réunisse pour la circonstance la totalité de ses trente membres statutaires qui, malheureusement, depuis la création du parti en mars 1985, n’ont jamais été en totalité désignés par le Congrès. En clair, depuis sa création, notre parti ne s’est jamais doté d’un Bureau Politique conforme à nos statuts.
Dans ces conditions, comment prétendre à l’investiture d’un Président National dont le mandat est échu depuis neuf ans ? Le Conseil Électoral d’Elecam et le Conseil Constitutionnel auront l’obligation de vérifier la régularité de toute investiture. En l’absence d’un Congrès dûment convoqué avant la clôture des candidatures, le RDPC ne pourra juridiquement présenter aucun candidat. C’est une vérité froide, mais implacable.
2. Une candidature frappée d’incompatibilité fonctionnelle
L’article 7 alinéa 4 de notre Constitution est sans équivoque : « Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec toute autre fonction publique élective ou activité professionnelle. »
Le Président, S. E. Paul Biya, cumule actuellement deux fonctions électives : celle de chef de l’État et celle de Président National du RDPC. Ce cumul est contraire à la Loi fondamentale, et notamment à l’article susmentionné.
S’il avait même encore la possibilité d’être investi comme candidat de notre parti à l’élection présidentielle à venir, il aurait été obligé de soit démissionner de ses fonctions de Président de la République pour redevenir un citoyen ordinaire, soit de se démettre de sa fonction de Président National du RDPC.
3. Une inéligibilité potentielle en vertu de l’article 118 du Code électoral
L’article 118 de notre Code électoral déclare inéligibles : « (1) les personnes qui, de leur propre fait, se sont placées dans une situation de dépendance vis-à-vis d’une personne, d’une organisation ou d’une puissance étrangère ou d’un État étranger ».
Rappelons-nous l’épisode du Grand Dialogue National en 2019. À l’issue des travaux, le Président de la République, S. E. Paul Biya, avait publiquement déclaré depuis Paris avoir « rendu compte » au président français Emmanuel Macron. Cette déclaration, relayée par les médias du monde entier, constitue une entorse grave à notre souveraineté nationale.
Le Conseil Constitutionnel, s’il est saisi, pourrait être amené à constater cette inéligibilité.
Chers camarades,
Nous devons avoir le courage de regarder les faits en face et d’exiger le respect de nos textes fondateurs. Pour l’honneur du RDPC, pour la crédibilité de notre démocratie, pour l’avenir de notre jeunesse, il est temps que le Président Paul Biya renonce à briguer un huitième mandat.
Ce renoncement serait un acte de grandeur. Il permettrait une sortie honorable, tout en ouvrant la voie à une relève sereine, légale et générationnelle, conforme aux attentes du peuple camerounais.
« L’avenir jugera chacun, inéluctablement. »
Militants du RDPC, l’histoire nous observe. C’est en défendant nos principes et en agissant avec responsabilité que nous pourrons assurer la pérennité de notre parti et contribuer à l’édification d’un Cameroun fort, stable et juste.
Fait à Monatélé, le 21 mai 2025
Léon Théiller Onana
«Élu municipal»
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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial
Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.
Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.
Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.
À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.
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Le SPIC exige réparation de la part de Alamine Ousmane Mey

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) via son président national Thierry Eba dans une déclaration publiée ce mardi 22 septembre 2026 demande réparation du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), suite aux dommages graves subis par les quatre journalistes gardés à vue dans des conditions dégradantes et déshumanisantes pendant près d’une semaine dans les geôles du commissariat central no1 à Yaoundé.
Par ailleurs le président du SPIC se réserve le droit d’engager des actions judiciaires au cas où les résultats des différents examens produits sur François Essomba, Igor Gwet Bibey, Solange Djuikam et Pierre Mouchili ne donnent aucune suite favorable.
Le SPIC appelle, dès ce mardi, 22 septembre 2026 et ce jusqu’à nouvel ordre, tous les professionnels des médias à boycotter, systématiquement, tous les événements organisés par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). L’organisation syndicale réitère ses vives préoccupations quant à l’état de santé de ces quatre journalistes détenus arbitrairement dans des geôles sans respect des conditions d’hygiène et des normes prescrites en la matière au regard du Droit international.
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« j’ai du respect pour les journalistes qui en assument la responsabilité »

Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) s’est exprimé ce mardi matin lors de la deuxième édition des awards des communes à Yaoundé.
L’interpellation de quatre journalistes à Yaoundé soupçonnés de vol des lunettes du ministre Alamine Ousmane Mey, suscite de vives tensions au sein de la profession au Cameroun. Les faits remontent au 16 septembre 2026 au Palais des congres de Yaoundé. Ils sont interpelés puis conduits au Commissariat de Bastos et par la suite au Commissariat central numéro 1.
«C’est à ce niveau qu’on apprend qu’on a été interpellés pour soupçons de vol des lunettes en or de M. Le ministre. On nous demande par la suite : c’est vous qui partez au palais des Congres soutirer de l’argent au ministre ?», raconte Pierre Mouchili du journal Le Procès International. Au Commissariat, les journalistes dénoncent les conditions de détention inhumaine.
« Il aurait lui-même découvert l’affaire sur les réseaux sociaux »
Ce lundi 21 septembre 2026, ces confrères devaient être déférés au parquet, sauf qu’à la dernière minute, il y a changement de scenario, ils sont plutôt remis en liberté à la grande surprise. «On devait nous embarqués au parquet lundi, mais ont a été approché par les collaborateurs du ministre qui nous disent que ce dernier n’a rien à voir avec cette affaire, d’ailleurs ses lunettes ont été retrouvées», explique François Essomba de Chine Afrique.
Contactez par nos confrères de Canal 2 International, la cellule de communication du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), révèle que le ministre n’aurait déposé aucune plainte pour vol de lunettes, ni demander verbalement l’arrestation des journalistes. «Il aurait lui-même découvert l’affaire sur les réseaux sociaux», rapporte la chaîne privée émettant depuis Douala au Cameroun.
A propos des médias, j’ai une très grande estime pour la profession..
Dans une sortie ce mardi 22 septembre 2026 en soirée, le ministère de l’Économie est finalement sortir de son silence pour marquer son « respect » à la profession de journaliste. «A propos des médias, j’ai une très grande estime pour la profession. J’ai du respect pour les journalistes qui en assument la responsabilité. Rien ne pourra réduire cette estime à la dimension physique d’une paire de lunettes, encore moins à sa valeur vénale», a écrit Alamine Ousmane Mey.
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