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Inde-Pakistan : une relation hostile

L’Inde et le Pakistan ont été impliqués dans quatre guerres majeures depuis leur indépendance de la Grande-Bretagne en août 1947. Ils ont également été impliqués dans des dizaines d’escarmouches et de conflits de moindre intensité.
En 1947, deux États distincts furent créés, constituant le «divorce» le plus violent de l’histoire. l’Inde, où les hindous prédominent, et le Pakistan, où les musulmans prédominent. La coexistence des deux pays a été entachée par des violences de masse et des mouvements de population, causant des blessures irréparables et une profonde suspicion mutuelle.
La guerre indo-pakistanaise de 1947-1948, également connue sous le nom de première guerre du Cachemire, opposa l’Inde et le Pakistan au sujet de l’État princier du Jammu-et-Cachemire, une région stratégiquement importante de l’Himalaya occidental, au nord de l’Inde et du Pakistan. L’Inde occupait alors environ les deux tiers de la région et le Pakistan l’autre tiers.
Il convient également de noter que la Chine contrôle une partie du Cachemire, l’Aksai Chin à l’est, depuis les années 1960.
Le Cachemire couvre une superficie de 222.200 kilomètres carrés. Environ 4 millions de personnes vivent au Cachemire sous administration pakistanaise et 13 millions au Jammu-et-Cachemire sous administration indienne.
La population de la région est majoritairement musulmane. Le Pakistan contrôle les parties nord et ouest, à savoir l’Azad Cachemire, le Gilgit et le Baltistan, tandis que l’Inde contrôle les parties sud et sud-est, dont la vallée du Cachemire et sa plus grande ville, Srinagar, ainsi que le Jammu et le Ladakh.
Le Cachemire revêt non seulement une importance stratégique, mais aussi une profonde valeur symbolique pour l’Inde et le Pakistan, que les deux pays revendiquent dans leur intégralité.
Le Pakistan souligne que la majorité de la population du Cachemire est musulmane et le considère donc comme une extension naturelle de lui-même, tandis que l’Inde met en avant son caractère multiconfessionnel et le considère donc comme partie intégrante de celui-ci.
Le Cachemire est également devenu un élément essentiel du récit national des deux pays, rendant tout retrait politiquement difficile. L’expression «Cachemire occupé par l’Inde» domine le discours médiatique pakistanais, tandis que les manuels scolaires pakistanais présentent l’Inde sous un jour négatif.
Parallèlement, la région est riche en ressources hydriques, vitales pour l’agriculture du nord de l’Inde et du Pakistan. Les plus grands fleuves de la région, entre autres, prennent leur source ou traversent le Cachemire. En particulier, le fleuve Indus prend sa source au Tibet, traverse l’Inde depuis le Cachemire indien et se jette au Pakistan, constituant ainsi l’artère principale du système hydrologique pakistanais. Plus de 90% de l’agriculture pakistanaise dépend directement ou indirectement de ses eaux. Les eaux de l’Indus ne sont pas seulement une ressource naturelle, mais aussi un enjeu géopolitique.
En 1965, la guerre éclata à nouveau entre l’Inde et le Pakistan, connue sous le nom de deuxième guerre du Cachemire, et fut une série d’escarmouches entre les forces militaires des deux pays, d’août 1965 à septembre de la même année. Les combats ont eu lieu dans cette zone territoriale, revendiquée par les deux pays, et s’inscrivaient dans la continuité des batailles qui y avaient eu lieu en 1947. Bien que la guerre n’ait duré que trois semaines, elle a été particulièrement sanglante.
La guerre indo-pakistanaise de 1971 débuta avec la guerre d’indépendance du Bangladesh, alors connu sous le nom de Pakistan oriental. Le soutien indien au mouvement d’indépendance du Bangladesh fut à l’origine de ce conflit, qui s’inscrivait dans la continuité de la guerre précédente de 1965 entre l’Inde et le Pakistan.
Le 3 décembre 1971, l’armée de l’air pakistanaise lança une frappe préventive spectaculaire contre des bases aériennes du nord de l’Inde, dans le but de détruire l’armée de l’air indienne au sol. Cette frappe entraîna l’Inde dans la guerre entre le Pakistan et le Bangladesh, qui avait déjà éclaté le 26 mars 1971 et se termina par la défaite de l’armée pakistanaise le 16 décembre de la même année et l’indépendance du Bangladesh.
La guerre de Kargil a opposé le Pakistan et l’Inde dans la région de Kargil entre mai et juillet 1999. Ce conflit d’une ampleur considérable et meurtrier s’est déroulé à une altitude d’environ 5.000 mètres et dans des conditions extrêmes. Il a fait d’importantes victimes des deux côtés: on estime à environ 527 le nombre de morts parmi les soldats indiens et entre 400 et 4. 000 les pertes pakistanaises.
L’Inde et le Pakistan, qui sont estimés posséder un nombre égal d’ogives nucléaires – l’Inde possède 172 ogives nucléaires et le Pakistan 170 – ont récemment été impliqués dans un nouveau conflit militaire, le conflit le plus grave entre les deux puissances nucléaires depuis deux décennies.
Le nouveau «chapitre» de tension s’est ouvert aux premières heures du mercredi 7 mai 2025, lorsque l’Inde a bombardé neuf cibles à l’intérieur du Pakistan et du Cachemire pakistanais, en représailles au massacre du 22 avril 2025, lorsque 25 touristes indiens et un ressortissant népalais ont été assassinés par des hommes armés dans la station touristique de Pahalgam dans la vallée de Baisaram, provoquant une colère généralisée en Inde.
Dès les premières heures suivant le massacre, New Delhi a accusé Islamabad de soutenir le groupe extrémiste responsable de cette attaque meurtrière, ce que le gouvernement pakistanais a catégoriquement nié.
Après quatre jours d’affrontements acharnés à la frontière entre les deux puissances nucléaires, un accord de cessez-le-feu a été conclu le 10 mai 2025, suite à une intense pression diplomatique américaine. Ce qui sera gratifiant s’il est consolidé et ne se révèle pas fragile.
L’Inde est cependant plus importante que le Pakistan en termes de population, de puissance économique et de puissance militaire. Sa population s’élève à 1,438 milliard d’habitants, contre 247,5 millions pour le Pakistan. Elle est également classée quatrième puissance militaire mondiale, tandis que le Pakistan est douzième. L’Inde se classe également cinquième parmi les économies les plus puissantes du monde.
Suite au tragique incident de Pahalgam, l’Inde a suspendu le traité de 1960 sur les eaux de l’Indus, qui divisait les six fleuves du bassin de l’Indus entre les deux pays. La suspension du traité par l’Inde, en guise de représailles après la violente attaque, n’est pas seulement symbolique, elle a également des conséquences matérielles.
En conclusion, je voudrais souligner avec insistance que les deux pays devraient enfin trouver une solution à leurs différends – ce qui n’est certainement pas facile – et s’engager sur la voie d’une paix durable, étant donné qu’ils sont des puissances nucléaires, et qu’une confrontation nucléaire entre eux, qui pourrait résulter d’une erreur fatale, serait absolument dévastatrice.
Isidoros Karderinis*
*Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est journaliste, correspondant de presse étrangère accrédité auprès du ministère grec des Affaires étrangères, ainsi qu’économiste, romancier et poète. Ses articles et reportages ont été publiés dans des journaux, des magazines et des sites web de 130 pays. Facebook : Karderinis Isidoros
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Samuel Eto’o visé par une plainte au Tribunal criminel spécial
Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), Samuel Eto’o Fils, est visé par une plainte déposée au Tribunal criminel spécial (TCS). L’Association des clubs de football amateur du Cameroun (ACAC), dirigée par Abdouraman Ahmadou Baba, affirme avoir saisi cette juridiction au sujet d’allégations de détournement de fonds.
Selon l’ACAC, cette plainte met en cause la gestion financière de la FECAFOOT et vise directement son président. L’association demande ainsi à la justice de se pencher sur les faits qu’elle dénonce et d’en déterminer la réalité ainsi que les éventuelles responsabilités.
Cette démarche judiciaire intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance du football camerounais. Elle vient ajouter un nouveau volet judiciaire aux nombreux différends qui opposent depuis plusieurs années certains acteurs du football à la direction de la FECAFOOT.
À ce stade, les faits dénoncés par l’ACAC constituent des allégations. Leur réalité, leur qualification juridique et les éventuelles responsabilités devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.
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Le SPIC exige réparation de la part de Alamine Ousmane Mey

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) via son président national Thierry Eba dans une déclaration publiée ce mardi 22 septembre 2026 demande réparation du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), suite aux dommages graves subis par les quatre journalistes gardés à vue dans des conditions dégradantes et déshumanisantes pendant près d’une semaine dans les geôles du commissariat central no1 à Yaoundé.
Par ailleurs le président du SPIC se réserve le droit d’engager des actions judiciaires au cas où les résultats des différents examens produits sur François Essomba, Igor Gwet Bibey, Solange Djuikam et Pierre Mouchili ne donnent aucune suite favorable.
Le SPIC appelle, dès ce mardi, 22 septembre 2026 et ce jusqu’à nouvel ordre, tous les professionnels des médias à boycotter, systématiquement, tous les événements organisés par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). L’organisation syndicale réitère ses vives préoccupations quant à l’état de santé de ces quatre journalistes détenus arbitrairement dans des geôles sans respect des conditions d’hygiène et des normes prescrites en la matière au regard du Droit international.
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« j’ai du respect pour les journalistes qui en assument la responsabilité »

Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) s’est exprimé ce mardi matin lors de la deuxième édition des awards des communes à Yaoundé.
L’interpellation de quatre journalistes à Yaoundé soupçonnés de vol des lunettes du ministre Alamine Ousmane Mey, suscite de vives tensions au sein de la profession au Cameroun. Les faits remontent au 16 septembre 2026 au Palais des congres de Yaoundé. Ils sont interpelés puis conduits au Commissariat de Bastos et par la suite au Commissariat central numéro 1.
«C’est à ce niveau qu’on apprend qu’on a été interpellés pour soupçons de vol des lunettes en or de M. Le ministre. On nous demande par la suite : c’est vous qui partez au palais des Congres soutirer de l’argent au ministre ?», raconte Pierre Mouchili du journal Le Procès International. Au Commissariat, les journalistes dénoncent les conditions de détention inhumaine.
« Il aurait lui-même découvert l’affaire sur les réseaux sociaux »
Ce lundi 21 septembre 2026, ces confrères devaient être déférés au parquet, sauf qu’à la dernière minute, il y a changement de scenario, ils sont plutôt remis en liberté à la grande surprise. «On devait nous embarqués au parquet lundi, mais ont a été approché par les collaborateurs du ministre qui nous disent que ce dernier n’a rien à voir avec cette affaire, d’ailleurs ses lunettes ont été retrouvées», explique François Essomba de Chine Afrique.
Contactez par nos confrères de Canal 2 International, la cellule de communication du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), révèle que le ministre n’aurait déposé aucune plainte pour vol de lunettes, ni demander verbalement l’arrestation des journalistes. «Il aurait lui-même découvert l’affaire sur les réseaux sociaux», rapporte la chaîne privée émettant depuis Douala au Cameroun.
A propos des médias, j’ai une très grande estime pour la profession..
Dans une sortie ce mardi 22 septembre 2026 en soirée, le ministère de l’Économie est finalement sortir de son silence pour marquer son « respect » à la profession de journaliste. «A propos des médias, j’ai une très grande estime pour la profession. J’ai du respect pour les journalistes qui en assument la responsabilité. Rien ne pourra réduire cette estime à la dimension physique d’une paire de lunettes, encore moins à sa valeur vénale», a écrit Alamine Ousmane Mey.
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