Ça fait grincer des dents dans l’opposition camerounaise ! Le MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun), l’APC (Alliance Politique pour le Changement) et le collectif Le Peuple du Changement exigent en urgencela publication d’une convention signée le 9 mai 2025 entre ELECAM, l’organe électoral camerounais, et l’ONU. À six mois de la présidentielle d’octobre, l’opacité autour de cet accord « mystérieux » fait exploser la colère.
Le 9 mai dernier, ELECAM et l’ONU scellent un partenariat. Problème ? Aucun détail officiel n’a filtré depuis. « Qu’est-ce qu’ils nous cachent ? », s’insurge un militant de l’APC. Pour les opposants, ce flou artistique sent mauvais : « On parle d’un accord qui pourrait influencer l’élection présidentielle, mais personne n’a le droit de savoir ce qu’il contient ? », dénonce le MRC dans un communiqué.
ELECAM répond (à moitié)… et ça énerve encore plus
Le 14 mai, le MRC lance l’alerte : « Cette convention signée à quelques semaines du scrutin est suspecte. » ELECAM tente de calmer le jeu le lendemain avec un communiqué… mais botte en touche. « C’est du vent ! Ils parlent de « coopération technique », mais refusent de partager le texte. Si c’est si transparent, montrez-le ! », rétorque Le Peuple du Changement.
Ce 22 mai, les trois forces politiques sortent la artillerie lourde avec un communiqué commun. Ils accusent ELECAM et le gouvernement d’avoir manigancé un « deal opaque » qui pourrait fausser le processus électoral. « Signer un accord en catimini, sans consulter les partis ni les citoyens, c’est mépriser la démocratie », assènent-ils. Leur demande est claire : publicationimmédiatede la convention, point final.
Pourquoi ça chauffe autant ?
Avec la présidentielle dans six mois, chaque détail compte. L’opposition craint que cet accord ne cache des arrangements sur la supervision du scrutin par l’ONU… ou pire, une ingérence. « Si c’est juste pour former des agents électoraux, pourquoi tant de secret ? », interroge un observateur.
En attendant, la balle est dans le camp d’ELECAM. Reste à savoir si l’organe cédera à la pression… ou si le mystère restera entier. Une chose est sûre : dans les rues de Yaoundé ou sur les réseaux sociaux, le slogan est le même : « Transparence, maintenant ! »














