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Yvette Valérie Doume, « Nous travaillons à créer une interprofession de la filière manioc »

La Fondatrice de l’ONG Femme action et développement au Cameroun et en Centrafrique (FADEC) et promotrice du festival All Kassava livre les contours de l’évènement qui se tiendra du 24 au 27 juillet 2025, tout en soulignant les défis et potentiels de ce tubercule.
La deuxième édition du festival All Kassava est prévue à Douala en juillet prochain après une édition en novembre 2024. Pourquoi ce changement de timing et à quoi doit-on s’attendre ?
Le second semestre de cette année sera un peu mouvementé au Cameroun au regard de la météo politique qui affiche des nuages pleins d’activités politiques, notamment le cœur de notre démocratie qui se manifestera à travers l’élection présidentielle. Des énergies seront donc cristallisées autour de cette actualité en perspective. Nous nous sommes dit, avec nos différents partenaires et acteurs, qu’il était judicieux de le tenir en juillet. La tutelle a approuvé cette proposition. Même s’il y a la pluie, elle n’empêchera rien (sourire). C’est une grande fête, elle aura lieu même sous la pluie.
Tous les producteurs de manioc y sont attendus. Des agriculteurs, ceux qui transforment la matière première sous toutes ses formes, des industriels. Ce que beaucoup ne savent peut-être pas, de nombreuses industries de chez nous utilisent abondement de l’amidon qu’ils importent ! Notre but est de faire savoir à tous que de l’industrie pharmaceutique à l’industrie brassicole en passant par l’agroalimentaire, la transformation du bois en papier, l’industrie financière, des équipementiers, la fabrication de la colle, le manioc a de nombreux dérivés. Des choses connues juste par une toute petite poignée de personnes. Le festival All Kassava est donc ouvert à tous, afin que tous viennent découvrir l’or blanc et ses mille et un avantages. Ce qui pourrait susciter des vocations dans ce segment de notre économie en ces temps où la guerre commerciale est d’actualité et où les importations de blé connaissent une décrue. Le moment est venu de mieux cerner ce que nous produisons comme manioc et comment le mettre en valeur, et même effacer vigoureusement ces aprioris qui présentent le manioc comme une ressource alimentaire qui rendrait crétin. (Sourire). Le festival aura lieu à la maison du parti de Bonanjo, des enregistrements sont ouverts.
Selon vous, quelle est la plus-value du manioc comparativement aux autres tubercules ou spéculations ?
Nous trouvons, en toute honnêteté, que le manioc a beaucoup de débouchés, une panoplie de dérivés. Il s’agit d’un tubercule riche. Sans doute d’autres tubercules le sont aussi. Mais moi je suis fille du manioc, je suis de Bonomo Ba Mbenguè (banlieue de Douala, Ndlr). C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi le manioc car il est en train de perdre de sa valeur, le Mintoumba (forme de gâteau de manioc à l’huile de palme, ndlr), pareil. Le Bobolô (bâton de manioc issu de la Région forestière du Cameroun, ndlr), tous perdent de leur valeur. Notre but est donc de rehausser cette grandeur et renforcer le côté industriel. Un détail. Partout où les camerounais se trouvent dans le monde, ils sont prêts à consommer ces dérivés du manioc que je viens de lister, nous les appelons MMB (manioc, mintoumba, bobolô). Encore une fois donc, nous voulons que ce tubercule reprenne de la valeur. Ce qui permettra de promouvoir le développement durable. Les camerounais sont attachés à la culture du manioc par amour mais n’arrivent pas à s’en sortir parce qu’ils ne savent pas à qui le vendre. Il y en a qui veulent acheter, ils ne savent pas chez qui acheter, conséquence chacun est dans son coin. Notre but est donc de briser ces barrières. Nous avons une communauté au sein de laquelle les gens vendent.
En RCA, des investisseurs étrangers souhaitent créer 25 000 emplois directs à travers 10.000 hectares de champs de manioc. Qu’est-ce que le Festival All Kasava peut tirer de ce projet ?
Le projet de construction d’une industrie, je dirai de pointe au tour et sur le manioc en RCA est une opportunité réelle pour All Kasava. En 2024 lors de la première édition, la RCA était présente. Voir un tel projet se nouer après All Kasava est une fierté. Plus de 130 milliards de FCFA que ces investisseurs que vous évoquiez vont injecter dans la filière manioc en RCA est un gros challenge pour nous, une opportunité. Nous verrons en interne comment prendre langue avec les acteurs du projet pour que All Kassava joue un rôle dans cet univers.
Quelles sont les innovations prévues cette année ?
La première édition nous a permis de nous rendre compte qu’il y avait un besoin dans le sens de la promotion du manioc, de la visibilité de ce tubercule. Il y a donc eu un engouement autour de cette première édition. Cette année, il est question de ratisser large pour intéresser le producteur, où qu’il soit. Par ailleurs, à la première édition, nous avons pris l’engagement, avec l’accord du ministère de l’Agriculture, de mettre sur pied une interprofession pour porter la filière manioc ; réunir tous les acteurs du manioc afin de mieux analyser le manioc et ses dérivés. C’est un travail qui est en cours avec l’onction du Minader. Autre chose à souligner, la diaspora camerounaise basée en Europe voudrait participer activement au festival All Kasava. La dernière fois, il y avait déjà quelques membres de ladite diaspora, et cette fois-ci, ils veulent être plus actifs dans l’organisation et soutenir certains petits producteurs.
En termes de participation, quel bilan faites-vous de la dernière du festival All Kassava ?
Ça a été un sacré coup réussi, nous avons touché beaucoup de personnes au-delà de la Région du Littoral. C’est un festival national, mais aussi international. Nous avons eu des exposants provenant de six régions du pays. Il n’y a que l’Extrême Nord, le Nord, le Nord-ouest, l’Ouest qui n’ont pas pu être là, je crois, faute de moyens car cette organisation était notre première édition, nous n’avons pu les contacter à temps. Au niveau de la sous-région CEMAC, nous avons sensibilisé des pays. Nous avons eu des représentants de la RCA et du Gabon. D’autres pays seront là cette année. Il y en a qui voulaient venir de la RDC, mais ils n’ont pas eu de financements, d’autres des Caraïbes avaient aussi manifesté leur désir d’ être là. Mais nous avons eu des partenaires venant d’Espagne qui avaient présenté de nouvelles technologies en matière agricole comme des drones. Donc, le bilan a été positif pour une première édition. Les autorités nous ont beaucoup accompagnés : des autorités politiques, traditionnelles etc. Nous sommes parrainés par le MINADER (ministère de l’Agriculture et du développement rural), qui a veillé à la perfection de tout, de la sécurité des exposants, la facilitation du transport des marchandises entre autres. Nous avons touché une masse importante de personnes, en un mot, il y a eu de l’écho, un écho favorable car il faut le souligner, nous avons constitué une bonne communauté de près de 300 personnes. C’était cela le but car il était également question de mettre en réseau tous les acteurs de la chaîne de valeur.
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Sa femme devient sa patronne au travail :il veut divorcer et créer une surprise

Que se passe-t-il lorsqu’un couple doit désormais gérer une relation professionnelle en plus de la vie conjugale ? Une histoire inhabituelle fait beaucoup parler sur les réseaux sociaux après qu’un homme aurait décidé de mettre fin à son mariage lorsque son épouse est devenue sa supérieure hiérarchique.
Quand la vie de couple rencontre les rapports professionnels
Le mariage et le travail ne font pas toujours bon ménage. Une situation particulière rapportée sur internet raconte l’histoire d’un homme qui aurait mal vécu le changement de statut de son épouse dans son environnement professionnel.
Selon les informations relayées, la femme aurait obtenu une promotion qui l’a placée au-dessus de son mari dans l’entreprise. Un changement qui, au lieu de renforcer leur complicité, aurait créé des tensions dans leur relation.
Au départ, cette évolution professionnelle pouvait pourtant apparaître comme une bonne nouvelle pour le couple. Une réussite personnelle, une reconnaissance des efforts accomplis… Mais dans certains foyers, les équilibres peuvent rapidement changer lorsque les rôles habituels sont bouleversés.
Car derrière un simple changement de poste se cachent parfois des questions plus profondes : le regard de l’autre, l’orgueil, la confiance ou encore la manière dont chacun accepte la réussite de son partenaire.
Une promotion qui aurait bouleversé leur équilibre
Dans beaucoup de couples, voir son conjoint réussir est une source de fierté. Pourtant, certaines situations deviennent plus compliquées lorsque cette réussite modifie la dynamique quotidienne.
Dans cette affaire, l’homme aurait estimé difficile d’accepter que son épouse devienne sa responsable directe au travail. Une situation qui aurait progressivement installé un malaise dans leur relation.
Le problème ne serait donc pas uniquement lié au poste occupé par la femme, mais plutôt à la nouvelle organisation entre les deux partenaires. Comment rester simplement un couple une fois arrivé au bureau ? Comment séparer les décisions professionnelles des émotions personnelles ?
Ce sont des questions auxquelles de nombreux couples confrontés à une situation similaire doivent répondre.
Les réactions des internautes divisées
L’histoire a rapidement suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Certains internautes comprennent difficilement la décision de l’homme et estiment qu’une évolution professionnelle ne devrait pas remettre en cause un mariage.
D’autres, en revanche, reconnaissent que travailler sous les ordres de son conjoint peut parfois créer une pression supplémentaire. Les critiques, les décisions ou les désaccords professionnels peuvent être plus difficiles à gérer lorsqu’ils continuent à la maison.
« Le respect doit exister dans les deux sens », avancent certains internautes dans les discussions. Pour eux, la réussite de l’un des partenaires ne devrait pas être perçue comme une menace par l’autre.
La réussite professionnelle des femmes change les habitudes dans les couples
Cette histoire remet aussi sur la table un sujet plus large : l’évolution des relations dans les couples modernes.
Pendant longtemps, dans certaines sociétés, l’homme était souvent considéré comme celui qui devait avoir la position dominante financièrement ou professionnellement. Mais les réalités changent. De plus en plus de femmes occupent aujourd’hui des postes à responsabilité et deviennent parfois les principales sources de revenus du foyer.
Ce changement peut demander une adaptation pour certains couples. La difficulté n’est pas forcément la réussite de l’un ou de l’autre, mais la capacité à construire une relation basée sur le respect et le soutien mutuel.
À y regarder de plus près, beaucoup de conflits ne naissent pas d’un changement extérieur, mais de la manière dont les personnes choisissent de l’interpréter.
Quand l’ego s’invite dans la vie professionnelle
Dans une entreprise, la hiérarchie repose normalement sur les compétences et les responsabilités. Mais lorsque le supérieur est aussi le partenaire de vie, les émotions peuvent facilement entrer en jeu.
Une remarque professionnelle peut être prise comme une critique personnelle. Une décision de travail peut être mal comprise. Et petit à petit, la frontière entre bureau et maison devient plus difficile à maintenir.
C’est justement là que certaines relations rencontrent des difficultés. Non pas parce que l’un réussit plus que l’autre, mais parce que le couple n’arrive plus à trouver un nouvel équilibre.
Des histoires similaires ont déjà alimenté les débats, notamment autour des couples confrontés aux changements de carrière, aux différences de revenus ou aux nouvelles responsabilités de l’un des partenaires.
Un débat qui dépasse cette histoire particulière
Au-delà du cas de cet homme et de son épouse, cette situation pose une question qui concerne de nombreux couples : peut-on accepter pleinement la réussite de son partenaire lorsque celle-ci change les rapports établis ?
Dans un monde professionnel où les carrières évoluent rapidement, les couples sont parfois obligés de réinventer leur fonctionnement. Certains y voient une opportunité de grandir ensemble, d’autres vivent ces changements comme une source de tensions difficiles à surmonter.
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Elle avale le caca en pleine vidéo intime avec son partenaire
Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux suscite de nombreuses réactions depuis sa diffusion. Entre surprise, critiques et débats autour des limites du contenu publié en ligne, la séquence est devenue un véritable sujet de discussion sur la toile.
Une vidéo qui attire rapidement l’attention sur internet
Sur les réseaux sociaux, certains contenus peuvent prendre une ampleur inattendue en seulement quelques heures. C’est le cas d’une vidéo devenue virale ces derniers jours et qui provoque de nombreux commentaires parmi les internautes.
Partagée sur plusieurs plateformes, la séquence a rapidement attiré l’attention en raison de son caractère jugé choquant par une partie du public. Beaucoup d’utilisateurs ont exprimé leur étonnement face aux images diffusées, tandis que d’autres se questionnent sur les raisons qui poussent certaines personnes à publier ce type de contenu.
Avec la vitesse de circulation des informations aujourd’hui, une vidéo peut passer d’un simple partage à un phénomène très commenté en un temps record. Une réalité qui montre encore une fois le pouvoir des réseaux sociaux.
Les réactions se multiplient sur les plateformes numériques
Depuis la diffusion de la vidéo, les réactions ne cessent d’apparaître dans les commentaires. Certains internautes dénoncent un contenu qu’ils considèrent comme déplacé, alors que d’autres s’interrogent davantage sur la volonté de faire le buzz.
Sur Facebook, TikTok ou encore X, les débats se sont rapidement installés. Plusieurs utilisateurs estiment que la recherche de visibilité pousse parfois certaines personnes à aller toujours plus loin pour obtenir des vues et des réactions.
Ce genre de polémique n’est pas nouveau sur internet. Régulièrement, des contenus inattendus ou controversés deviennent viraux, provoquant des discussions parfois très animées sur les comportements adoptés en ligne.
La course au buzz au cœur des discussions
Derrière cette nouvelle polémique, une question revient souvent : jusqu’où certaines personnes sont-elles prêtes à aller pour attirer l’attention ?
Les réseaux sociaux ont changé les habitudes. Aujourd’hui, une publication peut toucher des milliers de personnes en quelques minutes. Cette rapidité offre de nouvelles opportunités, mais elle peut aussi entraîner des dérives.
Pour certains observateurs, la recherche permanente de vues et d’abonnés encourage une forme de surenchère. Chaque contenu doit être plus surprenant que le précédent pour réussir à capter l’attention du public.
Pourtant, cette stratégie peut avoir des conséquences importantes. Une fois qu’une vidéo devient virale, il devient très difficile de contrôler sa diffusion ou d’effacer complètement les traces laissées sur internet.
Les internautes s’interrogent sur les limites des contenus en ligne
Cette affaire relance également le débat sur la responsabilité des utilisateurs des réseaux sociaux. Faut-il tout publier au nom de la liberté d’expression ? Où placer la limite entre divertissement, provocation et respect des personnes ?
Ces questions reviennent régulièrement avec la multiplication des vidéos virales. Beaucoup d’internautes partagent parfois des contenus sans réfléchir à leur origine ou aux conséquences possibles.
La viralité fonctionne souvent de manière imprévisible. Une vidéo publiée dans un objectif précis peut rapidement dépasser son auteur et toucher un public beaucoup plus large que prévu.
Une polémique qui illustre les nouveaux défis du numérique
Au-delà de cette séquence particulière, cette histoire met en lumière un phénomène bien connu : sur internet, l’extraordinaire attire immédiatement l’attention.
Les contenus qui provoquent une émotion forte — surprise, colère ou incompréhension — ont souvent plus de chances d’être partagés massivement. C’est ce mécanisme qui explique pourquoi certaines vidéos deviennent rapidement incontournables sur les réseaux.
Dans cet environnement où tout peut devenir viral en quelques clics, la question de la responsabilité numérique reste plus que jamais au centre des discussions. Les réactions provoquées par cette vidéo montrent une nouvelle fois à quel point les réseaux sociaux peuvent transformer un simple contenu en véritable phénomène médiatique.
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Nice : une femme meurt après une injection de botox clandestine

Un rendez-vous esthétique qui vire au drame. À Nice, une jeune femme de 25 ans est décédée lundi après une injection pratiquée sans la moindre formation médicale. Trois personnes sont aujourd’hui dans le viseur de la justice.
Le déroulé du drame, minute par minute
Ce lundi 27 juillet, aux alentours de 15 heures, la jeune femme se rend dans un salon d’esthétique niçois pour des injections de botox au niveau des fessiers. Ce qui devait être une prestation de routine tourne rapidement au cauchemar. Les secours sont appelés en urgence après un malaise brutal de la victime. À leur arrivée, les policiers constatent qu’elle est en arrêt cardiorespiratoire.
Le parquet de Nice a détaillé la chronologie exacte des faits dans un communiqué : « Après avoir subi une injection de lidocaïne, produit anesthésiant, avant l’injection du botox, elle faisait immédiatement un malaise. Malgré une tentative de réanimation pratiquée par la personne ayant procédé à l’injection puis une intervention rapide des secours, la jeune femme décédait sur place. »
Trois personnes interpellées, deux placées en détention
Trois jours après ce décès, coup de théâtre judiciaire : deux femmes ont été placées en détention provisoire ce jeudi, a annoncé le procureur de la République. Le parquet précise leur profil respectif : « une née en 1990 ayant pratiqué l’injection et une née en 1998 apparaissant comme la gérante du salon où l’acte avait été pratiqué ».
Un troisième protagoniste, un homme né en 1992, a lui été placé sous contrôle judiciaire. Le parquet le décrit comme « présent au moment des faits et mari de la femme ayant réalisé l’injection ». Il avait été interpellé dans un second temps, après avoir emporté, à la demande de sa compagne, des produits présents sur les lieux.
Une pratique clandestine depuis plusieurs années
L’enquête révèle un système bien plus large qu’un simple accident isolé. La femme ayant pratiqué l’injection ne disposait d’aucune formation ni d’aucune autorisation pour ce type d’acte. Domiciliée en région parisienne, elle intervenait pourtant depuis 2022 via « le bouche-à-oreille », selon les précisions du parquet de Nice. En vacances dans le Var au moment des faits, elle a été sollicitée par la gérante du salon pour réaliser cette intervention.
Son mari, présenté au commissariat le mardi suivant, a affirmé « ne pas savoir que l’activité de sa femme était illégale », tout en restituant spontanément les produits qu’il avait emportés. La gérante du salon, elle, a livré une version différente de son propre rôle : elle affirme avoir ouvert son établissement en juillet 2024 pour y proposer des soins du visage et du blanchiment dentaire, louant ensuite ses locaux à des « intervenants extérieurs sans savoir, selon ses dires, ce qui y était pratiqué ». Elle a toutefois fini par reconnaître avoir elle-même réalisé des injections, avant d’arrêter cette activité.
Un salon sans existence légale, des produits venus d’Asie
Sur son site internet, l’établissement se présentait pourtant comme un simple « cabinet d’esthétique », proposant soins des ongles, lissages, extensions de cheveux ou de cils — rien qui laisse deviner la réalité des pratiques qui s’y déroulaient. Le parquet est catégorique sur ce point : l’enseigne apparaissait « sans existence administrative et fiscale, la gérante étant par ailleurs connue pour des manquements dans le cadre de procédures de contrôle ».
La perquisition menée dans les locaux n’a fait que confirmer les soupçons des enquêteurs. Outre 1 500 euros en liquide, ils ont saisi « de nombreux produits neufs et usagés, notamment des médicaments, des seringues et des produits injectables manifestement en provenance d’Asie ».
Une urgence de santé publique, selon les professionnels du secteur
Pour le parquet de Nice, ce drame ne constitue pas un cas isolé mais s’inscrit bien dans une tendance de fond : les investigations en cours « s’inscrivent dans un contexte de développement de ces activités illicites et dangereuses ». Un constat partagé, et alarmant, du côté des professionnels de santé eux-mêmes.
Dans un communiqué, le Dr Éric Essayagh, médecin esthétique à Nice et coprésident du Cercle des bonnes pratiques en médecine esthétique, n’a pas mâché ses mots : « Aujourd’hui, nous estimons que plus de 40 % des injections esthétiques sont réalisées en dehors du cadre médical, dans des appartements, des instituts ou des lieux qui échappent à tout contrôle. » Un chiffre qui donne la mesure d’un phénomène déjà identifié depuis plusieurs années par les autorités sanitaires, confrontées à la multiplication des cas graves liés à des injections pratiquées par des personnes sans qualification médicale reconnue.
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