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Ahmadou BIVOUNG,« La centrale est stable. Mais nous restons vigilants »

Le directeur central de la production chez Eneo revient sur les défis auxquels fait face la centrale hydro électrique de Songloulou et sa capacité à répondre aux besoins énergétiques du Cameroun.
Monsieur le Directeur, comment se porte la centrale de Songloulou aujourd’hui ?
La centrale de Songloulou est stable, nonobstant le problème de RAG (Réaction Alcali-Granulat ndlr) qui a été vécu depuis la construction de l’ouvrage. Et à l’international, un benchmarking a été effectué pour suivre sur la durée ce phénomène. L’impact effectivement de Songloulou sur le dispositif RIS (Réseau inter connecté sud ndlr) n’est plus à démontrer. Elle a été constante et cette contribution restera. Songloulou est restée au top et a permis à un moment donné même d’arriver à un dépassement de capacité pour permettre tout à fait la stabilité du système. Nous avons vécu des problématiques liées à l’hydrologie. C’est la nature, mais effectivement tous les acteurs du système, travaillent en ce sens pour mitiger l’impact de ces problèmes hydrologiques sur l’alimentation des clients. Nous avons travaillé nécessairement sur le mix énergétique. Donc, nous faisons face aux changements climatiques qui ont un caractère pervers, soit par les déficits ou même des excès. Nous restons tout à fait vigilants et on reste allié avec les acteurs gouvernementaux sur le tracking de tout ce qui est mouvements et observations au niveau des changements climatiques.
Monsieur le directeur, est-ce que vous pourriez nous donner les éléments qui démontrent la position dominante de Songloulou dans le système de production de l’énergie électrique au Cameroun?
De manière pragmatique, les injections qui se traduisent par les énergies, on a la proportion de Songloulou par rapport à l’ensemble qui est injecté. Nous avons vu que Songloulou tourne autour de 35-36%. Donc 35% d’une entité est suffisamment parlante. Et ces dépassements où Songloulou va au-delà même de sa limite de production à des temps courts, tout à fait acceptés par les techniques. Ce sont des éléments qui illustrent cette pertinence et surtout la régularité sur le plan des disponibilités. Tout ce que nous menons comme activités, que ce soit des investissements ou la maintenance dans le but de garantir la fiabilité, permettre à ce que Songloulou en tout temps, de répondre aux besoins de la demande.
Monsieur le directeur, entre 2015 et 2018, vous avez effectué des travaux sur la vanne d’évacuation.Aujourd’hui, il y a une note qui a été adressée au ministre de l’eau qui indique que la vanne est toujours défaillante et qu’elle laisse passer de l’eau. Qu’en est-il exactement?
Dans le barrage hydroélectrique avec des vannes d’étanchéité, il peut arriver effectivement des fuites d’ordre ponctuel, mais sans nécessairement avoir de lien avec les questions hydrologiques. Donc du coup, dans le cas des travaux de maintenance, on doit faire des travaux d’étanchéité, tant du point de vue du génie civil, on peut avoir des légères fissures qui sont étanchées. Nous continuons à travailler sur les évacuateurs et même dans la nouvelle perspective, dans ce programme Dam Safety, nous sommes en train de travailler pour anticiper le phénomène du déplacement du béton. On a dit que la RAG est irréversible et on veut mettre en place maintenant des systèmes qui intègrent même ce déplacement et faire en sorte que même s’il y a déplacement, il n’y ait pas de contraintes mécaniques, que les contraintes mécaniques soient tout à fait absorbées.
Comment comprendre qu’en ville, par exemple, même quand on a suffisamment de pluie, Eneo justifie les coupures d’énergie par le manque d’eau ?
C’est une conjugaison de deux aspects. C’est que quand on fait un remplissage au cours d’une année N-1, c’est pour sécuriser l’étiage de l’année N. Et l’année passée, en 2024, nous avons fini l’année avec un déficit de 2 milliards par rapport au remplissage de 2023. Maintenant, prenant le cas du RIS, il y a également les débits interannuels, donc indépendamment des réservoirs qui ont été très bas. Du coup, la somme des débits éclusés plus de débits interannuels, ça va être très insuffisant pour saturer l’ensemble des barrages qui sont installés sur le fleuve Sanaga. Maintenant, les pluies en ville, il faut que les pluies se situent encore dans le bassin versant et s’il pleut du côté où c’est le Djerem qui passe en cru pour remplir Mbakaou, ça aura un impact positif, mais il peut pleuvoir même six mois à Douala, de toute façon, les populations vont bénéficier de la fraîcheur, mais ça ne va jamais avoir une incidence sur l’augmentation des débits. Donc, il faut qu’il pleuve au bon endroit, soit dans le bassin versant intermédiaire, ça veut dire que ça rejoint directement le fleuve Sanaga, soit au niveau des réservoirs.
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Maastricht : un corps retrouvé près de la gare, la police soupçonne un décès non naturel

Une découverte macabre a mobilisé la police samedi matin à Maastricht, aux Pays-Bas. Un corps a été retrouvé dans un bosquet situé près de la gare, tandis que les enquêteurs cherchent à comprendre les circonstances du décès.
Un corps retrouvé dans un bosquet à Maastricht
La découverte a eu lieu samedi 19 septembre 2026 vers 7 h 30, dans un bosquet de la Noormannensingel, à proximité de la gare centrale de Maastricht.
Selon la police néerlandaise, une personne a été retrouvée sans vie sur place. Les circonstances entourant son décès ont immédiatement conduit les enquêteurs à envisager la possibilité d’un décès non naturel.
Interrogé par L1 Nieuws, un porte-parole de la police a indiqué que les circonstances dans lesquelles la victime avait été retrouvée justifiaient cette hypothèse. Pour autant, les enquêteurs n’écartent pas à ce stade les autres scénarios.
L’identité de la personne décédée n’a pas encore été communiquée.
Les enquêteurs analysent les images et interrogent les témoins
Un important périmètre de sécurité a été installé autour de la zone. Les spécialistes de la police scientifique procèdent à des relevés afin de recueillir les éventuelles traces utiles à l’enquête.
La police examine également les images des caméras de surveillance installées dans le secteur. Des riverains et d’éventuels témoins sont interrogés afin de déterminer ce qui a pu se passer avant la découverte du corps.
Les enquêteurs ont aussi utilisé un drone pour obtenir une vue plus complète du lieu où la personne a été retrouvée et de ses alentours. Cette opération doit notamment permettre de documenter précisément la scène et de faciliter les recherches.
Pour l’heure, aucune information officielle ne permet d’établir les circonstances exactes du décès, ni de confirmer l’intervention d’une tierce personne.
La police poursuit donc ses investigations à Maastricht. Les analyses médico-légales, les témoignages recueillis dans le quartier et l’exploitation des images de vidéosurveillance pourraient apporter de premiers éléments sur les dernières heures de la victime.
La police néerlandaise précise que tous les scénarios restent ouverts. Les autorités devraient communiquer de nouvelles informations si l’enquête permet de déterminer les circonstances du décès.
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Transferts de fonds des migrants : Les Camerounais moins performants en 2025

Le pays arrive à la 19ème place sur 20 pays africains classés, avec des envois estimés à 960 millions de dollars, soit 548 milliards FCFA. Sans donner les causes précises, FIDA informe que ces transferts des migrants camerounais sont globalement en baisse par rapport à 2024.
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a publié le 14 septembre 2026, les résultats d’un rapport sur les transferts de fonds des migrants africains vers leurs pays d’origine en 2025.
Le rapport intitulé : «Sending Money Home 2026. Beyond remittances : From lifeline to resilience – one family at a time», indique que l’Égypte arrive en tête des pays africains bénéficiaires des transferts de leur diaspora. Le pays le plus peuplé du monde arabe a reçu 41,51 milliards de dollars de ses migrants en 2025. Ce montant le place au 4e rang mondial, derrière l’Inde (150,7 milliards de dollars), le Mexique (64,4 milliards) et les Philippines (41,6 milliards).
Pour le cas du Cameroun, le pays arrive à la 19ème place sur 20 pays africains classés, avec des envois estimés à 960 millions de dollars, soit 548 milliards FCFA. Sans donner les causes précises, FIDA informe que ces transferts des migrants camerounais sont globalement en baisse par rapport à 2024.
En 2024 par exemple, les migrants camerounais ont transférés 652 milliards FCFA dans l’économie nationale et ce flux constaté en 2024 avait alors enregistré une progression de 8% par rapporte à 2023. Selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), ces envoies ont aidé à soutenir les ménages et les petites initiatives dans les secteurs de l’agriculture, du commerce et l’artisanat.
Les migrants camerounais installés en France avaient le plus contribué en 2024 avec 35% des transferts effectués, les Etats-Unis ( 20%) ; la Belgique (12%) ; le Royaume-Unis (8%) ; l’Allemagne (7%) ; le Canada (5%) ; l’Italie (3%) et 5% pour les autres migrants installés dans d’autres pays européens.
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Extrême-Nord : L’exportation de certains produits vers les pays voisins interdite

La décision du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord intervient au moment où cette partie du pays fait face à des défis agricoles liés à une pluviométrie insuffisante, susceptibles d’affecter la production agricole dans cette partie du pays et par conséquent, l’approvisionnement des marchés.
Il est désormais interdit d’exporter du riz paddy et certains produits de grande consommation dans la région de l’Extrême-Nord Cameroun. La décision a récemment été prise par Midjiyawa Bakary, gouverneur de ladite région. En effet, ce dernier justifie sa décision suite à un constat fait sur le terrain, celui selon lequel, l’on observe une persistance de sortie frauduleuse de ces produits vers les pays voisins.
La décision du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord intervient au moment où cette partie du pays fait face à des défis agricoles liés à une pluviométrie insuffisante, susceptibles d’affecter la production agricole dans cette partie du pays et par conséquent, l’approvisionnement des marchés.
Le communiqué de Midjiyawa Bakary indique que «sont également interdites de réexportation vers les pays voisins, les produits de grande consommation importés par notre pays sous le régime de l’allègement des droits et taxes de douane pour des besoins exclusifs du marché national, à l’instar du riz et du sucre» tout en précisant que les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par réglementation en vigueur.
«Les autorités administratives, les forces de maintien de l’ordre ainsi que les services régionaux du ministère en charge du Commerce, de l’Agriculture, des Transports et des Douanes sont chargés de l’application de cette mesure» mentionne le communiqué. Cette mesure a pour but de garantir la disponibilité des denrées essentielles pour les populations locales, tout en renforçant la surveillance des circuits commerciaux dans cette partie du pays, confrontée à plusieurs difficultés alimentaires et sécuritaires.
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