Actualités locales
Mbah Acha célébrée à Mbengwi après sa double nomination au RDPC
Les sympathisants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti du département de la Momo, dans la région du Nord-Ouest, ont célébré la double nomination de la ministre Mbah Acha, membre du Comité central du parti et cheffe de la formation politique du département.
La célébration a eu lieu le 25 avril 2025 à Mbengwi. Outre les sympathisants du RDPC, quelques responsables et la population du département de la Momo étaient présents.
L’événement a eu lieu un jour après son investiture à Bamenda, à la tête de la délégation départementale permanente du RDPC pour la Momo.
Le secrétaire général du cabinet du gouverneur du Nord-Ouest, Saidouna Ali ; le préfet de Momo, Fouda Etaba Benoit ; le préfet de Mbengwi, Ngidah Lawrence ; des députés et des maires, entre autres, ont accompagné Mbah Acha à la réunion.
À l’issue de la célébration, les sympathisants du RDPC ont promis de voter massivement pour le candidat du parti à la présidentielle en octobre prochain.
Le maire de Mbengwi, Ndangsa Kennedy, dans une motion de soutien adressée à Biya, a déclaré que les autorités municipales et la population de Momo soutenaient la nomination du ministre Mbah Acha.
« Vous êtes un ministre qui n’a généralement pas peur de retourner auprès de son peuple… c’est pourquoi nous sommes prêts à vous soutenir.»
Mbah Acha saluée pour son soutien au développement
D’autres intervenants ont également félicité le ministre Mbah Acha pour sa persévérance à assurer le développement du département de Momo. Le maire Ndangsa a déclaré que le ministre Mbah Acha avait beaucoup œuvré en matière de développement et de soutien aux habitants de Momo.
Le maire du conseil d’Andek, Ubangoh Hally, a pour sa part relaté les difficultés rencontrées par le ministre pour assurer l’élection des maires du département de Momo.
Le maire Ubangoh a déclaré que, fort de cette résilience, ils étaient prêts à travailler avec le ministre Mbah Acha pour assurer au président Biya une victoire éclatante à l’élection présidentielle d’octobre.
Ubangoh a souhaité à Mbah Acha davantage d’opportunités de continuer à servir la nation, et la division de Momo en particulier. « Votre étoile brille, et nous prions pour qu’elle continue de briller », a déclaré Ubangoh.
Le vice-président de la section jeunesse du RDPC pour Widikum, Wilfred Atabun, au nom de tous les jeunes de la division de Momo, a salué la ministre pour son soutien habituel à la jeunesse.
Atabun a assuré la ministre du soutien de la jeunesse. Il a également salué les progrès réalisés à Momo, grâce au Plan présidentiel pour la reconstruction et le développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NO/SO), dans la division de Momo.
Il a également mentionné la réintégration des ex-combattants d’Amba, par l’intermédiaire du Centre DDR de Bamenda, qui a contribué au rétablissement de la paix dans la division de Momo.
Les Fons offrent des bénédictions spéciales et des jeunes offrent un cheval à Paul Biya
Un autre moment fort de la réunion a été la bénédiction spéciale de Momo Fons à la ministre Mbah Acha.
Ils lui ont offert un bol, symbole de longue vie et de sagesse, qu’elle pourrait manger et partager avec les habitants du département de Momo.
En plus du colis, un gong lui a été offert, ce qui, selon les pères royaux, lui permettrait d’unir la population.
Les partisans du RDPC à Momo ont profité de l’occasion pour offrir un cheval au président Paul Biya.
Ils ont déclaré que ce cheval renforcerait non seulement le pouvoir du chef de l’État, mais lui permettrait également d’accéder à tous les recoins de la République pendant la campagne présidentielle.
Mbah Acha encourage une adhésion massive au RDPC
Présentant son discours, la ministre Mbah Acha a remercié la population du département de Momo pour sa célébration. Elle a toutefois insisté sur le fait que sa nomination au Comité central et à la tête du parti au pouvoir dans le département incite tout le monde à adhérer au RDPC.
La ministre a également appelé la population à s’inscrire sur les listes électorales, à privilégier la paix et à participer massivement aux célébrations de la Fête nationale, le 20 mai prochain.
Elle a révélé que plusieurs projets déjà prévus pour le département de la Momo sont en attente de finalisation à Yaoundé.
La ministre Mbah Acha a ensuite eu une séance de travail avec les maires et les présidents de section et de sous-section du RDPC.
Au cours de cette réunion, elle leur aurait demandé de lancer une mobilisation populaire pour remporter les prochaines élections.
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Actualités locales
la campagne contre la rougeole reportée alors que l’épidémie gagne 120 districts

La grande campagne nationale de suivi contre la rougeole-rubéole, prévue du 16 au 20 septembre 2026, n’a pas eu lieu à la rentrée. Elle est décalée au 14-18 octobre 2026 sur tout le territoire pour répondre à une épidémie ayant déjà fait au moins 18 morts.
Le report de la campagne est officiel. L’annonce des ministres de la Santé publique Manaouda Malachie et de l’Éducation de base Laurent Serge Etoundi Ngoa est contenue dans un communiqué conjoint. En cause, des contraintes opérationnelles et une épidémie qui explose avec 9 568 cas et 18 décès dans 120 districts de santé. Comme raisons justifiant le report, les deux ministres parlent de « contraintes opérationnelles ».
Dans le jargon de la santé publique, cela peut signifier qu’il y a un besoin en logistique massive. Il faut prépositionner des millions de doses de vaccin Rougeole-Rubéole avec chaîne de froid garantie dans 120 districts en épidémie active. Les stocks sont confirmés disponibles, mais leur déploiement sécurisé prend du temps. Cela renvoie aussi à la qualité de la riposte. Les premières mesures de riposte depuis janvier ont permis « une amélioration progressive dans plusieurs zones ». Pour transformer cet essai en coup d’arrêt définitif, le gouvernement veut une campagne à 100 % de couverture, pas une campagne précipitée.
Dans le registre des raisons, le report invite à ne pas saboter la rentrée. Organiser une campagne nationale et une rentrée scolaire les mêmes jours (16-20 sept.) aurait surchargé les centres de santé et créé une confusion totale pour les parents. Le report permet de dissocier les deux opérations.
Décidé par les membres du gouvernement, ce glissement n’est donc pas un abandon, c’est un choix stratégique pour frapper plus fort en octobre. La mesure ne doit pas faire oublier la gravité de la situation. Depuis plus de huit mois, l’épidémie est en cours au pays. Plus de la moitié des districts de santé est touchée. La rougeole est l’une des maladies les plus contagieuses au monde. Un seul enfant malade peut en contaminer 18. Elle tue par ses complications : pneumonies, encéphalites, cécité. Et la rentrée scolaire, avec des milliers d’enfants entassés en classe, est le premier accélérateur de propagation. La situation nécessite ainsi une réponse nationale.
Pour cette opération, les ministres imposent un protocole. Pour les parents et tuteurs, avant tout enrôlement, vérifier la complétude du calendrier vaccinal. La 2ᵉ dose du vaccin Rougeole-Rubéole, est administrée à partir de 15 mois. Sans elle, l’enfant n’est pas protégé et est contagieux. Pour les écoles maternelles, les directrices doivent vérifier le carnet de tout enfant s’inscrivant pour la première fois. Elles ont eu l’instruction de refuser les premières inscriptions sans preuve de vaccination. Les écoles, quant à elles, doivent vérifier le statut vaccinal de tous les enfants et orienter les cas présentant une situation vaccinale partielle vers la formation sanitaire la plus proche pour rattrapage.
Pour lever toute hésitation, les ministres rassurent sur des stocks de vaccin rougeole-rubéole en quantité suffisante dans toutes les formations sanitaires. La prise en charge se fait à 100 % par le gouvernement via le Programme élargi de vaccination (PEV). Ainsi, « Contre la rougeole, vaccinons nos enfants et protégeons-les ! » C’est du 14 au 18 octobre prochains dans les 10 régions.
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Actualités locales
Issa Tchiroma Bakary réaffirme son soutien à Me Alice Nkom après sa condamnation pour bris de scellés
Issa Tchiroma Bakary a réaffirmé son soutien à Me Alice Nkom, condamnée lundi par le tribunal de première instance de Douala-Bonanjo. L’avocate a été reconnue coupable de bris de scellés au siège du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC).
Deux jours après sa condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis pendant cinq ans dans l’affaire de bris de scellés au siège du REDHAC, affaire qui l’oppose à l’État du Cameroun, Me Alice Nkom a reçu le soutien d’Issa Tchiroma Bakry.
L’opposant exilé en Gambie a réitéré son soutien entier à sa porte-parole. « Soutien renouvelé à Me Alice Nkom, chantre et figure majeure de l’action citoyenne pour les droits humains, notamment une véritable démocratie et les libertés publiques », a écrit Issa Tchiroma.
Le candidat malheureux à la présidentielle du 12 octobre 2025 a salué l’engagement de l’avocate aux côtés du REDHAC et de nombreuses autres organisations de la société civile en faveur des causes nobles et fondamentales au Cameroun, en Afrique et dans le monde.
Par ailleurs, le tribunal a également condamné Alice Nkom à payer 500 000 FCFA d’amende et 62 100 FCFA de dépens. En raison de son âge, elle échappe à la contrainte par corps. Ce verdict vient mettre un terme à l’affaire dite de bris de scellés qui a longtemps fait l’objet d’un bras de fer entre l’État camerounais et la militante des droits humains.
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Actualités locales
l’OMP veut transformer les élections en « référendum pour ou contre le RDPC »

Alors que les partis politiques autant sérieux que des accompagnateurs préparent les prochaines échéances électorales en vue de remporter des sièges dans des assemblées, l’Organisation des mouvements patriotique signe pour la descente aux enfers du parti au pouvoir. L’OMP entend matérialiser la rupture inscrite dans son projet de société.
Les prochaines consultations électorales au Cameroun « ne seront pas de simples élections locales. »Ce sera un référendum pour ou contre le RDPC. » Déclare Léon Theiller Onana, président de l’Organisation du mouvement patriotique. À quatre mois des législatives et municipales de début 2027, l’OMP change la donne. Pour le parti, le double scrutin de début 2027 sera un jugement sur le bilan des élus et surtout des chefs des exécutifs communaux appartenant au régime. Chaque député et chaque maire sortant, souvent aux mêmes postes depuis des années, devra rendre des comptes. Et c’est sur ce bilan que les Camerounais devront voter. Députés et maires devront ainsi ‘’répondre de leurs résultats.’’
Le constat qui justifie cet appel est simple. Partout dans le pays, des récriminations se font entendre. Des populations indécises ou déçues expriment leur désir de connaitre le changement. Les motifs sont les mêmes : promesses non tenues, manque d’eau potable, mauvais état des routes, manque d’électricité, chômage des jeunes, favoritisme, corruption et autres scandales financiers, détournements, système de santé inefficace, crises sécuritaires multiples, insécurité urbaine… « Aux électeurs désormais de regarder les bilans, de comparer les alternatives et de faire entendre clairement leur choix dans les urnes ». Insiste le président de l’OMP, transfuge du Rdpc.
Pour le parti de Léon Theiller Onana, il ne s’agit plus de voter pour un parti, mais de sanctionner ou non 43 ans de gestion du Rdpc commune par commune, circonscription par circonscription. Le but ultime étant de mettre en œuvre l’alternative pour améliorer la situation économique et sociale du Cameroun avec 3600 projets communaux, la refondation de l’école ou encore l’Aide médicale souveraine.
Mais juger ne suffit pas, il faut comparer. Et c’est là que l’OMP propose son projet. « J’invite les Camerounais à interroger, comparer et examiner sérieusement les projets politiques proposés. Celui de l’OMP est public et accessible à tous’’, lance le président du parti.
Rupture au plan économique
Ce projet propose entre autres une rupture économique maîtrisée. À cet effet, le parti dresse un diagnostic implacable qui explique selon lui la colère sur le terrain : crise économique marquée par la dépendance aux exportations de matières premières ; faiblesse de transformation locale ; prédominance du secteur informel ; déséquilibres territoriaux ; une croissance peu inclusive. Un pays qui vend brut son coton, son cacao, son bois, et rachète cher ce qu’il aurait pu transformer. Un pays où Yaoundé et Douala écrasent tout. En réponse, l’OMP présente une rupture fondée sur la souveraineté productive, la justice territoriale et la dignité sociale.
Plus concrètement, le parti prépare 10 projets de transformation locale par commune. Plus de modèle unique dicté depuis Yaoundé. On produit ou on cultive. 10 missions législatives obligatoires pour chaque département : chaque futur député OMP aura un contrat : industrialisation, souveraineté alimentaire, emploi jeune. Fini les mandats sans bilan.
Décoloniser le système éducatif
« Système éducatif largement hérité de modèles exogènes conçu pour administrer. » L’OMP estime que l’école actuelle forme des chômeurs diplômés à l’heure de l’explosion démographique, du chômage massif des jeunes, de la transition technologique et de l’urgence climatique. Le parti propose une refondation complète de la maternelle à l’université, déconnectée de la « soumission impérialiste », pour former des producteurs, des inventeurs, des agriculteurs modernes, pas seulement des bureaucrates.
La santé comme premier pilier de la dignité : l’AMS
C’est l’une des réformes les plus ambitieuses qu’annonce le parti. « L’OMP considère la santé comme premier pilier de la dignité humaine, de la cohésion nationale et du développement économique. » D’après la formation politique, aujourd’hui on paie avant d’être soigné, les médecins s’exilent, on importe tout, même le paracétamol. Elle propose l’Aide médicale souveraine (AMS), un système obligatoire, universel, solidaire, décentralisé et numérisé, un système pensé pour les réalités du Cameroun en 2026 et au-delà, qui met fin au paiement direct qui tue les pauvres.
En repositionnant les municipales et législatives comme un référendum, l’OMP force chaque électeur à se poser de bonnes questions avant de voter.
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