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Camwater se lance dans l’embouteillage d’eau pour concurrencer les leaders du marché

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Camwater se lance dans l’embouteillage d’eau pour concurrencer les leaders du marché
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Le directeur général de la Camwater, Blaise Moussa, a lancé le 30 avril 2025 un avis à manifestation d’intérêt international pour la préqualification d’entreprises en vue de la construction de lignes d’ultrafiltration et d’embouteillage d’eau de l’entreprise publique, en charge de la production et de la distribution d’eau potable.

Les soumissionnaires, dont les candidatures sont attendues au plus tard le 30 mai 2025, préciseront l’unité d’intérêt entre les villes de Douala, Yaoundé, Bafoussam, Limbé et Maroua.

Ils devront par ailleurs justifier d’une bonne expérience dans la construction d’unités complètes d’embouteillage d’eau, d’une capacité financière d’au moins 2 milliards FCFA, ainsi que d’une chaîne d’approvisionnement des composantes essentielles des lignes à construire.

Les prestations attendues comprennent notamment une étude de marché, une conception architecturale et technique, ainsi que la fourniture, l’installation et la mise en service d’une ligne complète d’embouteillage en format de 10 L, 1,5 L (packs de 6 bouteilles), 0,5 L (packs de 12 bouteilles).

Les travaux seront réalisés dans un délai de 24 mois et financés par l’État, la Camwater ou par partenariat public-privé (PPP), en fonction de la taille des unités envisagées et du profil des partenaires proposés, précise la DG de la Camwater.

L’entrée de Camwater dans le marché des eaux minérales va doper davantage la concurrence dans un secteur dominé par l’entreprise libanaise Source du Pays, qui contrôle le marché local depuis près d’une dizaine d’années avec 58 % de parts, devant la Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC), filiale du groupe français Castel.

Ce positionnement de Camwater va étoffer le choix des consommateurs, tout en « assurant un rapport qualité/prix compétitif en comparaison avec les produits de gamme identiques présents sur le marché national », précise le DG de Camwater.

Ce dernier indique que cette dynamique permet à l’entreprise d’explorer des sources de recettes additionnelles. Elle s’inscrit dans le cadre du Plan de développement, ainsi que le Programme prioritaire quinquennal d’investissement 2023-2030.

Toutefois, Blaise Moussa précise que le produit principal fourni par Camwater reste l’eau potable distribuée par les robinets, et que l’eau embouteillée, nouveau produit à lancer, sera considérée comme un accessoire, un substitut, mais en aucun cas un substitut.

Camwater se lance dans l’embouteillage d’eau pour concurrencer les leaders du marché
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Pipeline Tchad-Cameroun : le droit de transit rapporte 222,2 milliards de FCFA en six ans

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Pipeline Tchad-Cameroun : le droit de transit rapporte 222,2 milliards de FCFA en six ans
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(Investir au Cameroun) – Entre 2020 et 2025, le Trésor public camerounais a encaissé 222,2 milliards de FCFA au titre du droit de transit du pétrole tchadien, selon les données compilées par le ministère des Finances dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2027-2029. Rapporté aux six exercices concernés, ce montant représente une moyenne annuelle de 37 milliards de FCFA.

Dépourvu de façade maritime, le Tchad utilise l’oléoduc Tchad-Cameroun pour acheminer son pétrole brut jusqu’au terminal maritime situé au large de Kribi, dans la région du Sud. En contrepartie du passage du brut sur son territoire, le Cameroun perçoit une redevance calculée sur chaque baril transporté.

Une moyenne annuelle multipliée par près de 3,5

Les recettes enregistrées entre 2020 et 2025 traduisent un changement d’échelle par rapport aux premières années d’exploitation de l’oléoduc. Selon le Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP), le Cameroun avait encaissé 85,5 milliards de FCFA de droits de transit au cours des huit années ayant suivi la mise en service de l’infrastructure, le 3 octobre 2003.

La moyenne annuelle ressortait alors à environ 10,7 milliards de FCFA, contre 37 milliards sur la période 2020-2025. Elle a donc été multipliée par près de 3,5. Sur une période pourtant plus courte de deux ans, les recettes récentes dépassent de 136,7 milliards de FCFA celles des huit premières années.

Cette comparaison ne suffit cependant pas à décrire une progression exponentielle. Le rendement du pipeline dépend à la fois du tarif appliqué à chaque baril, des volumes effectivement transportés et du taux de change entre le dollar et le FCFA. En l’absence d’une ventilation annuelle détaillée des 222,2 milliards de FCFA, la contribution respective de ces différents facteurs ne peut pas être isolée.

Les 200 milliards de 2004-2013 couvrent une assiette plus large

COTCO, l’entreprise chargée de l’exploitation de la portion camerounaise de l’oléoduc, avait indiqué qu’environ 200 milliards de FCFA avaient été reversés au Trésor public entre 2004 et 2013.

Ce montant ne correspondait toutefois pas au seul droit de transit. Il intégrait également l’impôt sur les revenus ainsi que différents droits et taxes acquittés par l’entreprise. Il ne peut donc pas être directement comparé aux 222,2 milliards de FCFA enregistrés entre 2020 et 2025, qui se rapportent exclusivement à la redevance de transit.

La part exacte du droit de transit dans les 200 milliards de FCFA annoncés par COTCO n’avait pas été précisée. La comparaison la plus homogène reste ainsi celle établie avec les 85,5 milliards encaissés pendant les huit premières années d’exploitation.

Une nouvelle revalorisation attendue depuis octobre 2023

La progression des recettes a notamment été soutenue par la revalorisation du tarif de transit. Initialement fixé à 0,41 dollar par baril lors de la mise en service de l’oléoduc, celui-ci a été relevé en 2013, puis en 2018, pour atteindre 1,321 dollar par baril.

Selon le mécanisme convenu entre les parties, une nouvelle révision devait intervenir à compter du 1er octobre 2023. Aucune nouvelle valeur n’a cependant été rendue publique à ce jour.

Le pipeline continue, en attendant, d’alimenter les recettes publiques. À fin mai 2026, le Cameroun avait déjà encaissé 15,1 milliards de FCFA de droits de transit, selon le CPSP. Ce résultat ne permet pas encore de préjuger du montant qui sera enregistré sur l’ensemble de l’exercice, mais confirme le poids de cette infrastructure dans les revenus tirés par le Cameroun du transit du brut tchadien.

BRM

Lire aussi:

15-06-2026 – Pipeline Tchad-Cameroun : plus de 15 milliards de FCFA de droits de transit encaissés par le Cameroun à fin mai 2026

25-06-2026 – COTCO : l’ancien ministre tchadien Mahamat Assouyouti prend la présidence du conseil d’administration

20-01-2014 – Le pipeline Tchad-Cameroun a généré 200 milliards de FCfa au Trésor public camerounais en 10 ans

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