Encore un drame qui secoue le Cameroun. À Betaré-Oya, dans la région de l’Est, une conseillère municipale a été battue à mort dans la nuit de jeudi à vendredi par son compagnon d’origine centrafricaine, qui a aussitôt pris la fuite. Cette femme, enseignante et élue locale du RDPC, était également très engagée, notamment dans l’organisation de la Journée internationale des droits des femmes dans son arrondissement.
Il s’agit malheureusement du quatrième féminicide en seulement cinq jours dans le pays. Un chiffre glaçant, qui montre à quel point les violences faites aux femmes prennent une ampleur alarmante. Le meurtrier présumé reste introuvable pour l’instant.
Un féminicide de plus, dans un silence pesant
Le 8 mars dernier, lors de la Journée internationale des droits des femmes, j’avais déjà lancé un appel : cette journée, censée être un symbole fort pour les femmes, ne change rien ici. Elle sert surtout à enrichir ceux qui commercialisent les pagnes officiels, pendant que les vraies souffrances des femmes camerounaises passent sous silence.
Les chiffres montent, les drames se répètent, et pourtant rien ne bouge vraiment. Chaque année, on célèbre, on défile, mais sur le terrain, les violences continuent, parfois jusqu’à la mort. Et pendant ce temps, les coupables prennent la fuite, comme celui de Betaré-Oya.














