Un pilier du RDPC fait son entrée au Conseil constitutionnel à la veille de la présidentielle
À quelques mois de la très attendue élection présidentielle de 2025, le président Paul Biya a procédé à une nomination stratégique. Monique Ouli Ndongo, cadre influente du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), fait désormais partie du Conseil constitutionnel. Elle y siégera pour un mandat de six ans, renouvelable une fois, succédant à Emmanuel Bondé, décédé en janvier dernier.
Originaire de la Kadey, dans la région de l’Est, Monique Ouli Ndongo s’est forgée une solide réputation dans les sphères technocratiques et politiques. Ingénieure agroéconomiste de formation, elle a occupé des fonctions de haut niveau, notamment comme secrétaire générale du ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales. Sa trajectoire au sein du RDPC est tout aussi remarquable : membre titulaire du comité central depuis 2011, elle a siégé au Sénat à deux reprises, en 2013 puis en 2018.
Sa nomination n’est pas anodine. Le Conseil constitutionnel joue un rôle crucial, en particulier lors des scrutins présidentiels. Il est l’arbitre suprême des contentieux électoraux et valide les résultats. L’arrivée d’une fidèle du régime au sein de cette instance pose inévitablement des questions sur l’équilibre et la neutralité de l’organe, d’autant plus dans un contexte où la transparence électorale est régulièrement mise en cause.
Cette décision, hautement symbolique et politique, illustre la volonté du pouvoir de verrouiller les instances clés à l’approche d’un scrutin décisif.















