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Après avoir levé 5 milliards , Acep Cameroun vise 10 milliards de plus à la Bvmac en 2025

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Après avoir levé 5 milliards , Acep Cameroun vise 10 milliards de plus à la Bvmac en 2025
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(Investir au Cameroun) – La première séance de cotation de l’emprunt obligataire 2024-2027 de l’Agence de crédit pour l’entreprise privée au Cameroun (Acep Cameroun) a eu lieu ce 8 avril 2025 à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), basée à Douala, capitale économique du pays.

Selon un communiqué du marché financier unifié de la Cemac (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, Centrafrique et Guinée équatoriale), cet emprunt a été admis au « compartiment C obligataire de la cote, pour un montant global émis de 5 milliards FCFA, soit 500 000 titres d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacun ».

Cette admission à la cote permet à Acep Cameroun de conclure un contrat de liquidité avec une ou plusieurs sociétés de bourse de son choix. Objectif : renforcer l’attractivité de son titre auprès des petits investisseurs dans la gestion de leur trésorerie. Par ailleurs, cette cotation ouvre la possibilité aux détenteurs de négocier leurs titres sur le marché secondaire.

D’un montant initial de 5 milliards FCFA, l’emprunt obligataire baptisé« Acep Cameroun 7 % brut 2024-2027 »a été sursouscrit fin janvier dernier à hauteur de 103,16 %, soit 5,158 milliards mobilisés. Toutefois, l’institution a renoncé à absorber le surplus,« en application des directives de ses instances et suivant ses objectifs de financement de son activité d’octroi de crédit pour l’exercice 2025 », a-t-elle précisé.

Il s’agit du tout premier emprunt obligataire émis par une microfinance sur le marché financier de la Cemac. Acep Cameroun prévoit d’y retourner dans le courant de l’année pour une seconde levée de 10 milliards FCFA, portant ainsi le montant global visé à 15 milliards FCFA en 2025. Cette enveloppe contribuera à renforcer les financements en faveur des très petites entreprises (TPE), pour lesquelles l’institution revendique 404 milliards FCFA de crédits octroyés au cours des 15 dernières années.

Frédéric Nonos

Lire aussi :

24-02-2025 – Bourse de Douala : les investisseurs locaux procurent à ACEP Cameroun 60% de son emprunt obligataire de 5 milliards

12-02-2025 - Bvmac : le fonds luxembourgeois ALCB injecte 1,9 milliard FCFA dans l’emprunt obligatoire d’ACEP Cameroun

17-01-2025 - ACEP Cameroun : la microfinance des très petites entreprises annoncée en bourse en 2025 pour lever 15 milliards de FCFA

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La demande de liberté provisoire de Parfait Mbvoum rejetée par la cour d’appel

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Bella Serges Landry, le porte-parole du Président National Forum Républicain fait sur la situation de sa détention. Dans un communiqué qu’il a publié ce jeudi […]

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Yango Ride lance un programme national de reconnaissance des chauffeurs pour récompenser l’excellence

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Yango Ride, filiale du groupe technologique international Yango Group, a lancé son plus grand programme national de reconnaissance des chauffeurs à ce jour au Cameroun, […]

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Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA

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Dette rétrocédée : CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % d’un encours de 845 milliards de FCFA
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(Investir au Cameroun) – A fin juin 2026, l’encours des prêts extérieurs contractés par l’État camerounais puis rétrocédés à 11 entreprises et établissements publics s’établit à 845,2 milliards de FCFA, soit 2,4 % du PIB. Selon la dernière Conjoncture mensuelle de la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), ces financements couvrent 43 projets, principalement dans les télécommunications, l’eau, l’électricité, le logement et l’agro-industrie.

Cet encours recule de 3,7 % sur un an et de 2,9 % par rapport à fin mai 2026. Il augmente toutefois de 20,2 milliards de FCFA, soit 2,4 %, comparativement aux 825 milliards enregistrés à fin mars 2026.

CAMTEL et CAMWATER concentrent 50,3 % de l’encours

La dette rétrocédée demeure fortement concentrée. CAMTEL affiche le premier encours, avec 230,4 milliards de FCFA, notamment au titre des projets de déploiement du réseau national à haut débit et d’extension du backbone national. L’entreprise publique de télécommunications représente ainsi 27,3 % du portefeuille.

CAMWATER suit avec 194,9 milliards de FCFA, correspondant principalement à des programmes d’adduction d’eau potable, de réhabilitation des installations et d’extension des réseaux dans plusieurs villes. Sa part atteint 23,1 %.

Ensemble, CAMTEL et CAMWATER concentrent 425,3 milliards de FCFA, soit 50,3 % de l’encours total, selon les calculs effectués à partir des données de la CAA.

La Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL) arrive en troisième position avec 134,9 milliards de FCFA, notamment pour la remise à niveau du réseau de transport d’électricité. Elle est suivie par Electricity Development Corporation (EDC), qui affiche 112,1 milliards de FCFA liés, entre autres, au barrage de Lom Pangar et aux programmes de développement hydroélectrique sur la Sanaga.

Ces quatre opérateurs cumulent 672,3 milliards de FCFA, soit 79,5 % de l’ensemble de la dette rétrocédée. Des encours plus modestes sont portés par la Sodecoton, avec 27,4 milliards de FCFA, CAMPOST, avec 17,1 milliards, et la Société immobilière du Cameroun, avec 16,8 milliards.

Un passif de l’État distinct de la dette directe des entreprises

La rétrocession permet à une entreprise publique de bénéficier des conditions de financement négociées par l’État auprès d’un bailleur extérieur. Le gouvernement contracte le prêt en son nom, puis transfère les ressources à l’entité chargée de réaliser le projet, dans le cadre d’une convention de rétrocession.

Cette catégorie doit être distinguée de la dette directement contractée par les entreprises et établissements publics auprès de banques, de fournisseurs ou d’autres créanciers. Dans la nomenclature de la CAA, les 845,2 milliards de FCFA restent intégrés à la dette extérieure de l’administration centrale, puisque l’État demeure l’emprunteur vis-à-vis des bailleurs.

Les engagements cumulés correspondant aux 43 projets atteignent 1 574 milliards de FCFA. L’encours représente ainsi 53,7 % de cette enveloppe. Ce ratio ne peut toutefois pas être interprété comme la part exacte restant à rembourser sur des financements qui auraient tous été décaissés.

Les engagements peuvent intégrer des ressources non encore tirées. Par ailleurs, plusieurs prêts sont libellés en dollars, en euros, en yuans ou en droits de tirage spéciaux. Leur contre-valeur en FCFA peut donc évoluer sous l’effet des variations de change, indépendamment des remboursements effectués.

La baisse annuelle ne mesure pas uniquement les remboursements

L’encours a diminué de 32,8 milliards de FCFA par rapport à juin 2025, lorsqu’il atteignait environ 878 milliards. Cette contraction ne permet cependant pas d’affirmer que les bénéficiaires ont remboursé un montant équivalent au cours de la période.

L’évolution d’un encours résulte simultanément des amortissements, des nouveaux décaissements et des variations de change. La hausse de 20,2 milliards de FCFA observée entre mars et juin 2026, malgré la baisse enregistrée sur un an, illustre ces mouvements.

Une partie des prêts remonte par ailleurs à plusieurs années. Certaines conventions bénéficiant à CAMTEL ont été signées en 2007, 2009, 2012 et 2015, tandis que plusieurs financements de CAMWATER datent de la période 2007-2018. La persistance de ces encours traduit la longue maturité des prêts mobilisés pour les infrastructures publiques.

La publication de la CAA ne précise toutefois pas, pour chaque bénéficiaire, les remboursements effectués au premier semestre 2026, les éventuels arriérés envers l’État ou les sommes que le Trésor aurait dû prendre en charge à leur place. L’encours de 845,2 milliards de FCFA mesure donc le volume des financements encore comptabilisés, mais ne suffit pas, à lui seul, à évaluer la qualité du remboursement de chaque entreprise publique.

Amina Malloum

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