Une pétition a été lancée en ligne le 2 avril pour exiger la révocation du juge Medou Dany L’Or, accusé d’avoir infligé une peine « dérisoire » àBekobe Éric, le meurtrier de son épouseDiane Yangwodans un cas de violence conjugale.
Portée par le Dr. A. Carole Grace Mbarga, militante camerounaise des droits humains basée aux États-Unis, la pétition vise15 000 signatures. En moins de 24 heures, elle en avait déjà recueilli plus de13 000.
Un verdict qui scandalise
Le juge a condamné Bekobe Éric à unesimple amende de 52 000 FCFA (82 $)et5 ans de prison avec sursis, malgré ses aveux, des témoignages accablants et un rapport médico-légal confirmant la violence du crime.
« Cette décision est une insulte aux droits fondamentaux des femmes et bafoue leur dignité », dénonce la pétition.« Une telle clémence, pour un crime aussi horrible, est indigne et renforce l’impunité des violences conjugales. »
L’affaire Diane Yangwo, symbole d’un fléau national
Professeure de langues et mère de trois enfants, Diane Yangwo est morte en novembre 2023 après avoir été sauvagement battue par son mari. L’affaire avait ému le Cameroun, mais le verdict du 1er avril 2025 a provoqué unevague d’indignation.
Les violences basées sur le genre en hausse
Les statistiques officielles sont alarmantes. On parle de 30 cas de féminicide recensés en 2023 et 67 en 2024 selon la télévision nationale camerounaise; CRTV.
Malgré la mise en place decellules genredans les commissariats et uneligne d’urgence nationale (116), les militants estiment que les mesures restentinsuffisantes.
« Il faut des peines plus sévères et une vraie réforme judiciaire », insiste Dr. Mbarga.« Le Cameroun doit agir avant que d’autres femmes ne paient de leur vie. »















