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Médecins sans frontières en pourparlers avec le gouvernement camerounais pour reprendre ses opérations

Par Daniel D.
Médecins sans frontières (DWB), l’organisation non gouvernementale médicale internationale, a annoncé qu’elle négociait avec le gouvernement camerounais pour éventuellement reprendre ses opérations dans le pays.
Cette évolution a été révélée par Alexis Bahati, chef de mission de l’organisation au Cameroun, lors d’un récent événement à Yaoundé célébrant le 40e anniversaire de l’action humanitaire de DWB dans le monde.
DWB a suspendu ses activités au Cameroun en 2022 en raison des risques sécuritaires pour ses travailleurs.
Dans la région du Nord-Ouest, leurs opérations ont été interrompues par le gouverneur régional, qui a accusé l’organisation de transporter des munitions aux combattants séparatistes – une allégation démentie avec véhémence par DWB.
Dans la région du Sud-Ouest, plusieurs employés de DWB ont été arrêtés et détenus pendant des mois, accusés par les autorités de traiter des combattants séparatistes.
La suspension des activités de DWB a créé un vide important en matière de soins de santé dans ces régions, car l’organisation avait joué un rôle déterminant dans la fourniture de services médicaux à de nombreuses personnes.
Espoir d’un retour
Alexis Bahati s’est dit optimiste quant aux négociations en cours avec le gouvernement.
“Médecins sans frontières ne décide pas du moment où nos activités pourraient reprendre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais le gouvernement est conscient que nous sommes dans le pays”, a déclaré Bahati lors d’une conférence de presse à Yaoundé.
« Ils sont conscients de notre expérience et de nos capacités. Lorsque le dialogue sera terminé et lorsqu’il sera possible, nous reprendrons. Pour l’instant, il n’y a pas encore de plan, mais DWB se réjouit des discussions en cours avec le gouvernement», a-t-il ajouté.
Impact des travaux antérieurs de DWB
Au cours de leur mandat dans les régions anglophones, DWB a apporté une contribution significative aux soins de santé. L’organisation affirme avoir réalisé 150 000 consultations ambulatoires ; 72 500 vaccinations contre le choléra ; 52 900 traitements contre le paludisme ; et 860 interventions chirurgicales.
Rien qu’en 2020, les équipes DWB de la région du Nord-Ouest ont déclaré avoir traité 180 survivants de violences sexuelles ; mené 1 725 consultations en santé mentale ; effectué 3 272 interventions chirurgicales ; a orienté 4 407 patients par ambulance, dont plus de 1 000 femmes en travail ; a assuré 42 578 consultations pour des maladies courantes telles que le paludisme, la diarrhée et les infections des voies respiratoires par l’intermédiaire de bénévoles de santé communautaire.
DWB a également soutenu les soins de santé en prenant en charge les factures d’hôpital et en rémunérant les infirmières pour soigner les patients.
Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des activités humanitaires, plus de 3,4 millions de personnes au Cameroun ont actuellement besoin d’une aide humanitaire.
Le retour potentiel du DWB pourrait atténuer certains des problèmes de santé auxquels sont confrontés les habitants des régions touchées par le conflit.
©Mimi MefoInfos
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AgroConnect veut réduire les pertes agricoles en connectant les producteurs aux marchés

Une équipe de jeunes développeurs a présenté, le 22 juillet, AgroConnect aux producteurs de la région de l’Adamaoua, en présence du représentant du délégué régional de l’Agriculture et du Développement rural. Cette plateforme numérique vise à réduire les importantes pertes post-récolte, estimées à près de 70 % de la production, principalement en raison des difficultés de transport et d’accès aux marchés.
La rencontre a également marqué la création du premier Réseau des Coopératives Partenaires d’AgroConnect de l’Adamaoua, composé d’une quinzaine de coopératives encadrées par les services déconcentrés du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader). Les participants ont découvert les principales fonctionnalités de la plateforme, créé leurs comptes et publié leurs premiers produits en ligne. Chaque coopérative a désigné un point focal chargé d’accompagner les producteurs et de mettre leurs produits en ligne.
Conçue pour répondre aux défis du secteur agricole, AgroConnect met en relation producteurs, coopératives, acheteurs, transporteurs et institutions au sein d’un même écosystème numérique. La plateforme offre des services de commercialisation, des alertes climatiques, des formations certificatives ainsi qu’un assistant intelligent, AgriBot, alimenté par les données du MINADER, de l’IRAD, de la FAO et de l’ONACC.
Elle intègre aussi un système de paiement mobile sécurisé, des modules de formation et un dispositif d’accompagnement destiné aux producteurs ne disposant pas de smartphones grâce à un réseau de points focaux. À terme, des services de financement agricole et d’emploi viendront compléter l’offre.
Pour Aboulaye Bouba, promoteur du projet, l’objectif est de contribuer au développement de la région en rapprochant producteurs et consommateurs. Son associé, Mu-awiya Adamu, développeur full stack, souligne que la plateforme permettra aux producteurs des zones reculées d’accéder aux marchés en permanence grâce à un système de collecte d’informations fonctionnant même hors connexion.
Par cette initiative, AgroConnect ambitionne de moderniser les chaînes de valeur agricoles, de renforcer l’accès aux marchés et aux services numériques, tout en réduisant les pertes post-récoltes.
Les coopératives présentes ont expérimenté la mise en ligne de leurs produits et la vente des premiers articles. Une première expérience enrichissante pour les producteurs qui entendent profiter pleinement de cette technologie pour accéder aux marchés.
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Recensement de la population : Le Wouri et le Sud-Ouest tirent le taux de couverture vers le bas

Plus de 30,4 milliards FCFA ont déjà été approuvés par le collectif de l’opération de collecte des données.
Les chiffres ne sont pas rassurant du côté du 4ème recensement général de la population (RGPH) qui arrive à son terme le 31 juillet 2026. Le processus rencontre encore plusieurs difficultés dans certaines zones, à l’instar de la région du Sud-Ouest et les arrondissements de Douala 3ème Douala 5ème et Yaoundé 6. Malgré leur forte concentration humaine, ces zones affichent des contreperformances au niveau de la collecte des données de moins de 50%.
Selon l’évaluation faite vendredi 17 juillet 2026 à Yaoundé au cours de la 14ème session du comité technique du RGPH couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage (REGAE), il en ressort que le processus connait un déficit des chefs d’équipes qui se pose dans certaines zones, outre la réticence des populations à adhérer à cette initiative gouvernementale.
Le collectif budgétaire de l’opération de collecte des données a été approuvé par les autorités compétentes. Il s’élève désormais à 30,429 milliards FCFA, a-t-on appris au cours des travaux de la 14ème session du comité technique du RGPH et du REGAE. L’on apprend aussi que le gouvernement a pris des dispositions visant à accorder une priorité à la prise en charge des activités des recenseurs par le Trésor publics.
Dans un document publié le 17 juillet 2026, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administre territoriale (Minat) demande aux sous-préfets, sous couvert des gouverneurs et préfets, de mobiliser chefs traditionnels, responsables politiques, religieux, élus et forces vives pour appuyer les agents recenseurs. Il leur ordonne aussi de se rendre personnellement sur le terrain, et ce quotidiennement, jusqu’à la clôture des opérations.
Lors des travaux de la 14ème session du comité technique tenu le 17 juillet dernier, il a été demandé de répartir la charge de travail entre les chefs d’équipe pour plus d’efficacité et de mettre l’accent sur le volet agropastoral qui enregistre un léger retard par rapport au RGPH. Il est également demandé de communiquer davantage sur les dates de clôture de l’opération par région et sur les avantages attendus par les agents recenseurs et les chefs d’équipe encore mobilisés.
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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.
Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.
Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.
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