Le bras de fer entre la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot) et le ministère des Sports connaît un nouvel épisode explosif. Après l’accord d’octobre 2024, censé ramener l’harmonie autour des Lions Indomptables, la trêve a volé en éclats. Samuel Eto’o, président de la Fécafoot, semble avoir trouvé un autre moyen d’affirmer son autorité : en isolant l’entraîneur Marc Brys de son fidèle adjoint, Joachim Mununga.
Face à cette nouvelle tension, le ministre des Sports, Narcisse Kombi Mouelle, a pris une décision radicale : l’État ne financera plus les primes des membres du staff technique désignés par la Fécafoot.
Eto’o impose ses règles, le ministère riposte
Les tensions couvaient depuis un moment, mais le dernier incident a mis le feu aux poudres. Lors du match Eswatini-Cameroun, Joachim Mununga a été écarté du banc, une décision qui a suscité l’indignation. En réaction, Kombi Mouelle a décidé de serrer la vis : désormais, la Fécafoot devra assumer seule le paiement des primes de ses techniciens, dont David Pagou, Ntougou Mpile, Timothée Atouba, Nicolas Alnoudji, Thierry Ndo, ainsi que le staff médical.
Cette mesure marque un tournant. Loin d’être une simple sanction financière, elle traduit l’exaspération du gouvernement face aux passes d’armes incessantes entre les deux camps.
Les Lions Indomptables en ont assez
Pris en otage par cette guerre d’egos, les joueurs n’en peuvent plus. Lundi soir, ils ont exprimé leur lassitude et appelé à la fin de ces luttes intestines.
« Nous avons besoin de stabilité, de paix autour de nous », a déclaré Vincent Aboubakar, capitaine des Lions, au nom de l’ensemble du groupe.
Un appel clair adressé au chef de l’État, Paul Biya, dans l’espoir qu’il ramène l’ordre et surtout, que Mununga retrouve sa place aux côtés de Brys.
Loin des querelles de pouvoir, les Lions Indomptables veulent simplement jouer au football. Reste à savoir qui, entre Eto’o et Kombi Mouelle, fera un pas vers l’apaisement… ou si cette crise marquera un nouveau tournant dans l’histoire tourmentée du football camerounais.














