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La France fait pression sur le Cameroun pour l’extradition du chef rebelle Armel Sayo vers la France

En effet, Sayo, qui a obtenu la nationalité française en juillet 2019, est sous protection consulaire de la France.
Armel Sayo, fondateur du groupe armé CMSPR, a été arrêté au Cameroun le 17 janvier 2025 en vertu d’un mandat d’arrêt international lancé par la République Centrafricaine. Les autorités de la République centrafricaine ont activement cherché à obtenir l’extradition d’Armel Sayo. Cependant, la visite de Bienvenu Zokoué, Directeur Général de la Police Nationale, au Cameroun à la mi-février à cette fin n’a pas abouti, le Cameroun refusant d’extrader le criminel vers la République centrafricaine. «En effet, Sayo, qui a obtenu la nationalité française en juillet 2019, est sous protection consulaire de la France. Une fois de plus, la France protège ses hommes de main !», Analyse le lanceur d’alerte Shance Lion.
Focus sur Armel Sayo
Né le 17 Août 1979 en République Centrafricaine, il entame après des études primaires et secondaires, dès sa majorité, une carrière de militaire à l’Académie militaire Georges Bangui en Centrafrique. Il intègre l’armée Centrafricaine au sein de laquelle il exerce à différents niveaux en tant qu’Officier, puis Officier Supérieur. Il est en charge de la sécurité de l’ex président Ange-Félix PATASSÉ (Son Beau-père/PATASSÉ avait épousé sa mère) alors président de la République centrafricaine, de 1993 au 15 mars 2003, renversé par un coup d’état du Général François BOZIZÉ. Armel SAYO est de fait forcé de quitter le pays comme le firent plusieurs officiers, militaires et hommes politiques. Pour s’exiler en France où il retrouve sa famille.
Il reste à l’écart de la vie politique et militaire centrafricaine jusqu’en 2013, période de son retour pour prendre la direction d’un groupe rebelle d’ 1 millier d’hommes armés. Il s’oppose au pouvoir du Président Michel Djotodia (chef d’état et tombeur de François BOZIZE le 24 mars 2013 avec la coalition SELEKA). Vers la fin de l’année 2013, très désireux de renverser BOZIZÉ, il dirigera l’Union des forces armées centrafricaines pour la restauration de la démocratie (UFACARD) ; un groupe Politico-militaire rebel opérant pour la restauration d’un état au service des populations et face aux exactions, d’abord celles du régime et ensuite des soldats de la coalition Seleka parvenue au pouvoir. Dans la même optique, il occupera la tête du Comité National pour la Restauration de la Démocratie en République Centrafricaine (CNRD) puis la direction du mouvement Révolution Justice « RJ ».
A la chute de DJOTODIA, Armel SAYO sera néanmoins le premier chef de groupe armé à accepter un désarmement en faveur d’un dialogue politique vers la restauration d’un état respectueux des institutions. Par la suite, les Autorités le nomment ministre de la jeunesse et des sports de la République centrafricaine, poste auquel le premier gouvernement KAMOUN, institué par la présidence de transition de Catherine SAMBA-PANZA le reconduit en date du 10 aout 2014. Renouvelé dans ses fonctions de ministre le 16 janvier 2015 au sein du deuxième gouvernement KAMOUN, et ce, jusqu’à la fin de la transition après avoir occupé différents portefeuilles ministériels : de la jeunesse et des sports, et enfin, de l’habitat et du logement. L’élection de Faustin Archange TOUADERA à la présidence en mars 2016 met fin à son engagement ministériel.
Cependant après sa participation lors de la signature de l’accord politique de Khartoum en février 2019, il est rappelé par le Président Faustin Archange TOUADERA pour assurer les fonctions de Ministre Haut-Commissaire rattaché à la Présidence de la République en charge de la formation et réinsertion des jeunes vulnérables d’abord, puis Ministre chargé des reformes de l’administration.
Après avoir été porte-parole de l’ensemble des 14 groupes armés rebelles durant les négociations de Khartoum, puis candidat à l’élection présidentielle de décembre 2020, il est congédié en mars 2020. Depuis le sol français, il contribuet à la déstabilisation de la République centrafricaine. Ce Chef de guerre avec sa rébellion de la RJ, a demandé depuis la France à ses éléments de se lever pour déstabiliser le régime de Touadéra. Devenu Haut-commissaire à la JPN (Jeunesse pionnière nationale) et ministre de la modernisation de l’administration après la rencontre de Khartoum où il a pris part au nom de la RJ, celui-ci va être débouté.
Quel est l’agenda caché de l’ambassade de France quand elle délivre des passeports aux détracteurs de la nation centrafricaine. À quel jeu joue donc la France en Centrafrique ? Le 17 Janvier 2025, il a été arrêté à l’aéroport international de Douala lors d’un contrôle de routine, par les services secrets Camerounais.
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Actualités locales
Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.
En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.
Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.
Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.
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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.
Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».
Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.
Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà
Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.
La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.
Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.
L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.
Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.
Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.
Un observatoire annoncé pour suivre les engagements
La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.
Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.
Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.
Ludovic Amara
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