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De Francis Ngannou à Samuel Eto’o

Le Cameroun brille depuis des décennies sur la scène sportive internationale, notamment grâce à des athlètes exceptionnels comme Francis Ngannou, dont la puissance et la détermination ont marqué l’histoire du MMA mondial.
De la boxe au football, en passant par l’athlétisme, les champions camerounais ont écrit certaines des plus belles pages du sport africain. Ces légendes vivantes incarnent parfaitement l’excellence sportive de leur pays. À travers les parcours extraordinaires de Samuel Eto’o, Francis Ngannou, Françoise Mbango Etone et Roger Milla, nous découvrons l’histoire de quatre athlètes qui ont non seulement conquis les sommets de leurs disciplines respectives, mais qui ont également inspiré toute une génération de jeunes sportifs africains.
Samuel Eto’o
Dans le monde moderne du sport, où la technologie joue un rôle de plus en plus important, il est essentiel de protéger ses informations personnelles en ligne. C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser un VPN pour l’extension Chrome, qui permet non seulement de sécuriser les connexions, mais aussi d’accéder à des contenus restreints par région. Né le 10 mars 1981 à Nkon, Samuel Eto’o s’est imposé comme l’un des plus grands footballeurs africains de tous les temps. Son talent précoce s’est manifesté dès l’âge de 16 ans, lorsqu’il a rejoint le Real Madrid.
Les débuts de Samuel Eto’o
À ses débuts, Eto’o a fréquenté l’académie Kadji Sports à Douala, où il s’est fait remarquer en jouant pour l’UCB Douala en deuxième division. Après son transfert au Real Madrid en 1997, il a effectué plusieurs prêts, notamment à Leganés et Mallorca, avant de s’établir définitivement à Mallorca en 2000, où il est devenu le meilleur buteur de l’histoire du club avec 70 buts.
Carrière en club légendaire
Son passage au FC Barcelone de 2004 à 2009 a marqué l’apogée de sa carrière. Durant cette période, il a inscrit 130 buts en cinq saisons. Eto’o a remporté trois titres de Liga et deux Ligues des Champions, marquant notamment lors des finales de 2006 et 2009. En 2006, il est devenu le premier et unique africain à remporter le Soulier d’Or de la Liga avec 26 buts en 34 matches.
Exploits avec les Lions Indomptables
Avec le Cameroun, Eto’o a participé à quatre Coupes du Monde, un record africain partagé. Il a brillé particulièrement lors de la CAN 2000, inscrivant quatre buts cruciaux, dont un lors de la victoire en finale contre le Nigeria. Aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, il a contribué à la conquête historique de la médaille d’or face à l’Espagne.
L’héritage d’Eto’o dans le football camerounais
Quadruple Ballon d’Or africain (2003, 2004, 2005, 2010), Eto’o détient le record de buts en Coupe d’Afrique des Nations avec 18 réalisations. Depuis décembre 2021, il préside la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), bien que son mandat soit marqué par des controverses, notamment une suspension de six mois par la FIFA en 2024. Son influence s’étend au-delà du terrain à travers la Fondation Eto’o, qui œuvre pour l’éducation et la santé des enfants défavorisés en Afrique. Néanmoins, sa présidence à la FECAFOOT suscite des débats, certains critiquant son style de gestion.
Francis Ngannou : Des rues de Batié au sommet de l’UFC
Originaire de Batié, Francis Ngannou incarne l’histoire extraordinaire d’un enfant des mines de sable devenu champion du monde de MMA. Né en 1986 dans une famille modeste, Ngannou a commencé à travailler dans les mines de sable dès l’âge de 10 ans pour EUR 1,81 par jour. En 2012, à 26 ans, il quitte le Cameroun pour poursuivre son rêve de boxe professionnelle. Son périple de 14 mois à travers l’Afrique l’a conduit du Nigeria au Niger, puis en Algérie et au Maroc, avant d’atteindre l’Espagne où il a été détenu pendant deux mois .
Le parcours de champion
Arrivé à Paris sans ressources, Ngannou dort dans un parking avant de rencontrer Didier Carmont qui lui permet de s’entraîner gratuitement. Initialement passionné par la boxe, il découvre le MMA et signe avec l’UFC en 2015. Sa carrière professionnelle affiche un impressionnant bilan de 18 victoires, dont 13 par KO/TKO.
Impact sur le MMA africain
En tant que président de la division africaine de la PFL, Ngannou œuvre pour développer le MMA sur le continent. La ligue africaine, prévue pour 2025, vise à offrir aux combattants locaux une voie professionnelle structurée. Cette initiative permettra aux athlètes de poursuivre leurs rêves sans risquer les dangers qu’il a lui-même affrontés.
La Fondation Francis Ngannou, autofinancée pendant six ans, compte désormais 26 000 bénéficiaires . Elle a construit la première salle de MMA au Cameroun et fournit du matériel éducatif aux écoles locales. Son engagement inclut également l’installation de laboratoires informatiques dans les villages défavorisés et le soutien aux jeunes talents sportifs.« Je veux que ces enfants sachent que les gens se soucient d’eux et qu’ils comptent ».
Françoise Mbango Etone
Triple championne olympique, Françoise Mbango Etone, née le 14 avril 1976 à Yaoundé, représente l’excellence de l’athlétisme camerounais. une dixième place aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000, Mbango a multiplié les podiums dans les grandes compétitions. Sa préparation pour les Jeux d’Athènes 2004 s’est distinguée par une approche unique : elle s’est entraînée avec sa sœur cadette, Eseppo, et a bénéficié d’une bourse du mouvement de Solidarité Olympique du CIO.
Médailles d’or historiques
En 2004 à Athènes, Mbango a marqué l’histoire en devenant la première athlète camerounaise médaillée d’or olympique. Sa performance exceptionnelle de 15,30 mètres, réalisée au deuxième essai, a établi un nouveau record d’Afrique. Plus remarquable encore, elle est devenue la première femme à franchir la barre des 15 mètres cinq fois dans une même compétition.
Aux Jeux de Pékin en 2008, elle a réalisé un exploit sans précédent. Son saut de 15,39 mètres lui a valu non seulement une deuxième médaille d’or, mais également le record olympique et la troisième meilleure performance féminine de l’histoire du triple saut. Durant cette finale historique, six athlètes ont dépassé les 15 mètres, une première dans l’histoire de la discipline.
Influence sur l’athlétisme féminin
Son palmarès impressionnant inclut également des médailles d’argent aux Championnats du monde de 2001 et 2003. Après une pause maternité en 2006, elle a fait un retour triomphal, démontrant qu’une athlète peut concilier carrière sportive et vie familiale.
En 2010, Mbango obtient la nationalité française, mais son héritage au Cameroun reste indélébile. Elle demeure la première femme camerounaise médaillée aux Jeux du Commonwealth, aux Championnats du monde et aux Jeux Olympiques. Son parcours exemplaire continue d’inspirer les jeunes athlètes africaines, prouvant que les sommets de l’athlétisme mondial sont accessibles avec détermination et excellence technique.
Roger Milla
Albert Roger Mooh Miller, connu sous le nom de Roger Milla, né le 20 mai 1952 à Yaoundé, a redéfini les limites du football africain. Dès l’âge de treize ans, sa technique et son sens du but font merveille à l’Éclair de Douala. Son parcours professionnel impressionnant inclut des passages remarquables dans plusieurs clubs français, notamment à Saint-Etienne où il inscrit 31 buts en 59 matches. À Valenciennes, son talent attire tellement les supporters qu’ils organisent une souscription pour financer son contrat.
Exploits en Coupe du Monde
En 1990, à 38 ans, Milla réalise sa plus belle performance lors de la Coupe du Monde en Italie. Rappelé de sa retraite internationale par le président Paul Biya, il marque quatre buts décisifs, dont deux contre la Roumanie et deux contre la Colombie. Plus remarquable encore, en 1994, à 42 ans et 39 jours, il établit le record du plus vieux buteur en Coupe du Monde, une marque qui perdure.
Impact sur le football africain
Sa célébration emblématique, une danse Makossa devant le poteau de corner, devient un symbole de joie dans le football mondial. Le Cameroun, sous son impulsion, devient la première équipe africaine à atteindre les quarts de finale d’une Coupe du Monde. Cette performance historique change radicalement la perception du football africain à l’échelle internationale.
L’héritage durable de Milla
Nommé en 2004 dans le FIFA 100 par Pelé, Milla est désigné en 2007 comme le meilleur joueur africain des 50 dernières années par la Confédération Africaine de Football. Son engagement social se poursuit à travers son rôle d’ambassadeur pour l’UNICEF et les Villages SOS d’Enfants. Avec 43 buts en 77 sélections , son influence s’étend au-delà du terrain, notamment dans le développement du football camerounais et la promotion du sport comme outil de développement social en Afrique.
Ces quatre légendes du sport camerounais représentent parfaitement l’excellence sportive de leur nation. Samuel Eto’o, avec ses exploits historiques au FC Barcelone et son record de buts en Coupe d’Afrique des Nations, a redéfini les standards du football africain. Francis Ngannou, parti des mines de sable pour devenir champion du monde de MMA, prouve que la détermination peut surmonter tous les obstacles. Françoise Mbango Etone, première athlète camerounaise médaillée d’or olympique, reste une source d’inspiration pour toute une génération de sportives africaines. Roger Milla, quant à lui, a marqué l’histoire du football mondial avec ses performances exceptionnelles, notamment son record du plus vieux buteur en Coupe du Monde.
Par ailleurs, leur engagement social à travers diverses fondations et initiatives humanitaires témoigne de leur volonté de redonner à leur communauté. Ces champions démontrent ainsi que le sport dépasse largement le cadre de la compétition, devenant un véritable outil de développement social et d’inspiration pour la jeunesse africaine. Sans aucun doute, l’héritage de ces athlètes camerounais continuera d’influencer positivement le sport africain pour les générations à venir, rappelant que le talent, associé à un travail acharné, peut mener aux plus grands sommets sportifs mondiaux.
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8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?

Alors que le budget de l’État camerounais atteint 8 816,4 milliards de francs CFA en 2026, contre 3 746,6 milliards en 2015, l’économiste et responsable politique Louis-Marie Kakdeu s’interroge sur l’utilisation des ressources publiques.
Dans une chronique consacrée à la gestion des finances publiques, il pointe le poids de la dette, les dépenses de fonctionnement, les risques de corruption et les difficultés d’exécution des investissements.
Intitulée « Cameroun : où va l’argent de l’État ? », cette analyse met en débat l’efficacité de la dépense publique, au-delà de la progression des enveloppes budgétaires. Pour son auteur, l’augmentation des ressources mobilisées par l’État ne se traduit pas suffisamment par des infrastructures et des services publics à la hauteur des attentes des populations.
Lire la chronique de Louis Marie Kakdeu :
Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?
En dix ans, le budget de l’État du Cameroun a plus que doublé, passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 à 8816,4 milliards FCFA en 2026. Mais, alors que ces chiffres donnent l’impression d’une trajectoire ascendante de la puissance publique, une interrogation fondamentale demeure chez les citoyens : où va réellement ces milliards ? L’examen attentif des lois de règlement (documents arrêtant définitivement l’exécution des budgets votés à l’Assemblée nationale) et des rapports d’évaluation du FMI et de la Banque mondiale livre un constat sans équivoque : les arbitrages financiers de la dernière décennie ont été dominés par le poids de la dette publique, du fonctionnement institutionnel et des détournements des deniers publics, au détriment de l’investissement productif et des dépenses sociales.
1. Le service de la dette est le premier poste budgétaire du pays
L’argent public sert d’abord à rembourser les dettes. En 2024 seulement, le service de la dette publique représentait à lui seul 24% de l’ensemble des dépenses ordonnancées de l’État (avec plus de 1 600 milliards FCFA exécutés sur une prévision de 2 252 milliards FCFA). Il faut dire que la dette publique est passée de moins de 25% du PIB en 2015 à plus de 43% du PIB en 2024, ce qui asphyxie l’économie. Les rapports d’évaluation du FMI soulignent un risque élevé de surendettement, qui contraint l’État à consacrer près de 1 franc CFA sur 4 uniquement au paiement du principal et des intérêts de sa dette.
2. Fonctionnement et masse salariale
En 2024, les dépenses de personnel atteignaient 1490,5 milliards FCFA, soit 22,6% des dépenses ordonnancées. Sur dix ans, la masse salariale de la fonction publique a progressé de plus de 60%, alors que l’État ne produisait pas proportionnellement la croissance. Pire, la consommation de biens et services et les charges de fonctionnement des ministères et autres institutions représentent un bloc structurel d’environ 25% des budgets annuels, caractérisé régulièrement par des impayés et une accumulation de restes à payer (comme en témoigne la dette locative de l’État).
3. Les détournements de deniers publics en hausse
Si le rapport annuel de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), pour l’exercice 2025, ne présente qu’un préjudice financier subi par l’État de 6,2 milliards FCFA, c’est parce qu’au fil du temps, l’on ne poursuit plus grand monde en justice ! La CONAC ne travaille que sur des cas signalés et/ou enrôlés ! Les détournements tracés et poursuivis par la justice et les organes de contrôle représentent moins de 2% du budget consolidé.
Or, dans la réalité, lorsque l’on regarde le rapport des bailleurs de fonds, la part réelle et systémique des détournements à travers des mécanismes de surfacturation, gaspillage, fraude, exécutions fictives, absentéisme payé (fonctionnaires fictifs), virements dérogatoires hors budget, est d’environ 15% de la valeur réelle du budget national annuel. Sauf que la corruption est devenue une normalité au Cameroun.
L’un des sujets les plus discutés dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI sur le Cameroun porte sur les « subventions » aux produits pétroliers. Entre 2015 et 2023, cela a coûté plus de 2000 milliards FCFA au Trésor public. L’on appelle cela subvention alors que dans la structure des prix du litre de carburant, c’est le consommateur qui paie. Où part cet argent ? C’est aussi le consommateur qui paie la (re)construction de la SONARA, sauf que le budget annoncé a déjà été récolté plusieurs fois sans suite !
Pire, les rapports d’évaluation des bailleurs de fonds estiment que les détournements représentent une perte d’efficacité atteignant 30% du Budget d’Investissement Public (BIP). Sur la décennie, cela équivaut à un manque à gagner réel allant jusqu’à 4000 milliards FCFA sur la réalisation des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux). L’opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) a révélé sur la décennie des dizaines de milliers d’agents publics fictifs ou en situation d’irrégularité.
Les rémunérations indues versées et rattrapées représentaient jusqu’à 600 milliards FCFA sur la décennie, soit environ 4% de la masse salariale publique. Plus grave, l’audit approfondi mené sur les chapitres 65 (interventions de fonctionnement) et 94 (interventions en investissement) sur la décennie a mis en lumière l’évaporation de près de 1000 milliards FCFA au profit d’entreprises écrans ou pour des interventions dépourvues de justificatifs probants. Mais, comme j’ai dit, l’opération épervier s’est avérée politique et à tête chercheuse.
4. Les soldes engagées non décaissées
L’une des critiques récurrentes formulées par l’Assemblée nationale lors des débats sur les lois de règlement concerne le taux d’exécution des dépenses en capital (BIP). L’on a toujours parlé d’une sous-consommation chronique du budget et des emprunts. Sur la décennie, la part des SEND (Soldes Engagés Non Décaissés) s’est révélée particulièrement élevée, allant jusqu’à 70% du budget annuel global (soit environ les deux tiers du budget de l’État), et représentant près de 15% du PIB.
Les encours de SEND (prêts extérieurs signés avec les Partenaires Techniques et Financiers – PTF, mais non encore décaissés) ont fortement grimpé sous l’effet de l’accumulation des conventions de financement. En 2025, ils ont atteint le niveau critique de 5100 milliards FCFA, soit l’équivalent de près de 70% de l’ensemble des ressources et charges budgétisées de l’exercice. Le coût d’opportunité et les commissions d’immobilisation sont importants.
Le Cameroun subit le syndrome de la faible capacité d’absorption alors qu’il faut seulement travailler à résoudre les problèmes d’exécution qui sont : la faible maturité des projets, les retards dans les procédures d’expropriation, les lenteurs des décaissements et la complexité des procédures de passation des marchés publics.
En récapitulant les dix dernières années d’exécution budgétaire au Cameroun, l’on note qu’environ 15% seulement de l’argent public a été consacré au financement des routes, hôpitaux, écoles, réseaux électriques, etc. L’enjeu central pour la gestion des finances publiques camerounaises ne réside plus seulement dans la capacité à collecter des recettes ou à emprunter, mais dans la qualité de la dépense. Sans une restructuration audacieuse qui accorde la priorité absolue aux investissements générateurs de croissance, l’argent de l’État continuera principalement de financer son propre fonctionnement et le remboursement de ses dettes.
Courage à nous ! Pour ne pas rater mes prochaines chroniques, abonnez-vous et partagez autour de vous !
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF
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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.
La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.
Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.
Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.
L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.
De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.
Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.
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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.
Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.
Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.
D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.
Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.
Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.
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