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Le maire de la ville de Bamenda appelle à une manifestation pacifique contre les violences séparatistes

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Le maire de la ville de Bamenda appelle à une manifestation pacifique contre les violences séparatistes
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Par Tata Mbunwe

Le maire de la ville de Bamenda, Paul Acobong, souhaite que les chauffeurs de taxi et les cyclistes organisent une manifestation pacifique contre l’escalade de la violence des combattants séparatistes.

Il a déclaré qu’ils devraient se rendre au rond-point City Chemist à Bamenda ce vendredi 21 juin et se rendre à la grande tribune de Commercial Avenue pour exprimer leur frustration et leur désapprobation face aux récentes attaques et aux demandes déraisonnables des militants séparatistes.

“Je leur ai demandé à tout le monde, sur instructions élevées du ministre… de vous laisser exprimer votre opinion”, a-t-il déclaré dans une interview.

« Il n’y aura pas de sécurité, nous n’enverrons aucun policier pour vous harceler, ni aucun gendarme ou militaire. C’est une manifestation pacifique. Vous n’êtes pas au courant des situations qui existent dans la Municipalité, vous préparez vos vélos, vos taxis et vos vélos, vous marchez tous paisiblement avec vos branches de la paix vers la tribune.

Cet appel intervient au milieu d’attaques croissantes impliquant des incendies de véhicules et des meurtres de conducteurs et de cyclistes par les séparatistes.

Les Forces de défense d’Ambazonie, une faction du mouvement séparatiste, ont fait pression sur les chauffeurs de taxi pour qu’ils repeignent leurs véhicules du jaune exigé par le gouvernement au bleu et blanc, couleurs symbolisant l’État autoproclamé d’Ambazonie.

Dans une récente interview, le maire Acobong a souligné l’impossibilité de cette demande, affirmant qu’un tel changement ne pourrait se produire que par une action législative.

La protestation des conducteurs, a-t-il indiqué, culminera à la tribune de l’avenue Commerciale à Bamenda avec un dialogue avec les autorités de la ville.

Le maire Acobong a reconnu les diverses difficultés rencontrées par ces individus, non seulement de la part des séparatistes mais également du fait des actions de la police et de l’armée.

“Je connais les calamités qui vous ont tous frappés, non seulement les calamités des taxis incendiés, mais aussi l’imprudence de ces soldats, policiers et gendarmes sur la route lorsque vous devez emprunter vos taxis”, a-t-il fait remarquer.

Les usagers des taxis et des vélos de Bamenda se sont retrouvés pris entre les mesures imposées à la fois par l’administration et par les séparatistes armés.

Parmi les récentes attaques des séparatistes, on peut citer l’incendie d’un taxi appartenant à un homme souffrant d’un handicap physique, une perte qui l’a privé de son unique source de revenus.

Pour aggraver les difficultés, l’administration a récemment imposé un couvre-feu sur les vélos commerciaux, le principal moyen de transport de la ville.

Cette décision a suscité de vives réactions de la part des cyclistes, qui affirment qu’elle entrave gravement leur capacité à gagner leur vie.

©Mimi MefoInfos

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets

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Entrepreneuriat : 2,8 milliards FCFA disponibles pour 1 300 projets
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C’est dans le cadre du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs. Le Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) va accorder une attention particulière aux postulants jeunes ex-combattants issus des centres de désarmement, de démobilisation et de réinsertion.

Le comité national du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Fogajeune) a tenu sa 4ème session ordinaire le mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé. La structure sous l’égide du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique (Minjec) va injecter 2,8 milliards FCFA pour soutenir 1 300 projets portés par les jeunes.

«Nous allons encourager les jeunes à se rapprocher rapidement des encadreurs ou des accompagnateurs pour que les dossiers soient mis en forme et transmis aux institutions financières pour le déblocage des financements» a indiqué Jean Dupleix Dogmo, président du comité national de crédit et de garanti du Fogajeune, invitant les jeunes par la même occasion les promoteurs concernés à accélérer la préparation de leurs dossiers.

Comme critères d’éligibilité, les porteurs de projets doivent être âgés entre 15 et 35 ans et inscrits à l’Observatoire national de la jeunesse. Les différents postulants vont au préalable bénéficier d’un réarmement moral, civique et entrepreneurial. La sélection retiendra les projets les plus pertinents, innovants et en adéquation avec les priorités nationales.

Lors des travaux, Valérie Gara Nina, chef du département des opérations au Fogajeune a expliqué que les initiatives liées aux filières prioritaires à l’instar de la pêche et de la culture du maïs et du soja seront privilégiées.

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Garoua-Boulaï : Le HCR installe un poste avancé d’état civil

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L’infrastructure vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants dont les populations de cette partie du pays font l’objet.

La commune de Garoua-Boulaï, département du Lom-et-Djerem dans la région de l’Est Cameroun dispose désormais d’un poste avance de l’état civil. C’est grâce à un partenariat entre les autorités locale et le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR). L’édifice a été inauguré le 9 octobre 2026 au centre polyvalent du HCR.

L’objectif est de faciliter l’accès aux actes de naissance pour les réfugiés et les populations locales, pour une inclusion effective. Le nouveau poste de l’état civil vient mettre fin aux longues distances et aux délais contraignants en approchant l’état civil des bénéficiaires.

Ousmanou Saladoudine, président des réfugiés de Garoua-Boulaï s’est dit satisfait et a indiqué que «Nos enfants naissent ici, mais sans papiers, ils restent invisibles. Ce bureau est une porte ouverte vers la reconnaissance. Désormais, nous savons que leur avenir sera protégé par une identité légale».

Pour Guy René Dagbo, responsable par intérim du bureau du HCR à Bertoua, l’enregistrement des naissances est un acte fondateur qui garantit aux enfants le droit à l’éducation, à la santé et à la protection.

Au Cameroun, selon les chiffres officiels, environ 1 enfant sur 3 (soit près de 33 %) est privé d’acte de naissance, et plus de 7 millions de citoyens au total ne disposent pas de ce document d’identité légale. L’absence de ce document essentiel pour l’accès à l’éducation, à la santé et à d’autres services publics, touche particulièrement les zones rurales et les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

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Sécurité sociale au Cameroun : Le système fera l’objet d’un audit

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Le pays à du mal à s’arrimer aux exigences de la Conférence internationale de la prévoyance sociale (CIPRES).

Le Cameroun envisage d’étendre sa couverture sociale à au moins 50% de sa population active dans le cadre de sa Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30).

Malheureusement, cette ambition reste confrontée à des défis majeurs, à l’instar de la faible couverture des travailleurs du secteur informel, les contraintes liées à la soutenabilité financière des régimes, le renforcement de la gouvernance institutionnelle ainsi que la nécessité d’assurer la conformité du système aux normes et standards internationaux, en particulier aux exigences de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage de disposer d’une évaluation globale, objective et prospective de son système national de sécurité sociale, afin d’identifier les réformes prioritaires susceptibles d’améliorer sa performance, sa résilience et son efficacité. Pour cette opération, le pays va injecter 17 millions FCFA.

Grégoire Owona, ministre en charge du Travail et de la sécurité sociale a récemment lancé un avis d’appel d’offres national ouvert, en vue du recrutement d’un cabinet chargé de réaliser la revue du système de sécurité sociale au Cameroun. Le communiqué du membre du gouvernement précise que le délai maximum d’exécution des prestations fixé par le maître d’ouvrage pour la réalisation du projet est de 60 jours calendaires.

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