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Louis Paul Motaze, Homme de l’année 2024 (Guardian Post Achievement Awards)

Ministre des Finances polyvalent et charismatique, Louis Paul Motaze s’est imposé comme une figure clé du développement du Cameroun en 2024. Son action décisive dans un contexte mondial difficile a eu des retombées majeures pour les citoyens, ce qui lui vaut aujourd’hui le prestigieux prix de l’Homme de l’Année 202
La distinction lui a été attribuée lors de la 22ᵉ édition des Guardian Post Achievement Awards, le vendredi 21 février 2025, à l’hôtel La Falaise de Yaoundé. C’est le Professeur Kelly Mua, chef des opérations financières à la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire du Ministère des Finances, qui a reçu le prix au nom du ministre.
Pourquoi Louis Paul Motaze mérite ce prix ?
D’après le jury des Guardian Post Achievement Awards, Louis Paul Motaze s’est distingué en 2024 par :
- Ses réformes continues pour moderniser l’économie du Cameroun ;
- Sa lutte acharnée contre les fonctionnaires fictifs ;
- Son leadership et son sang-froid face aux chocs économiques mondiaux, permettant de maintenir la résilience économique du pays et sa crédibilité sur les marchés financiers.
Une reconnaissance pour son engagement
S’exprimant devant la presse après la réception du prix, le Professeur Kelly Mua a souligné l’excellence du leadership du ministre. Selon lui, cette distinction vient récompenser un travail acharné et minutieux au service du peuple camerounais.
Malgré un contexte économique mondial difficile, Louis Paul Motaze et son équipe ont su maintenir le cap, assurer la continuité des services et garantir le financement du plan de développement de l’État. Comme l’a souligné son représentant : « Ce prix est un symbole d’encouragement et de reconnaissance. Il prouve que les efforts du ministre sont suivis et appréciés, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. »
Un réformiste à l’œuvre
Depuis sa nomination au Ministère des Finances, Louis Paul Motaze a initié de nombreuses réformes structurelles, notamment en lien avec les programmes du Fonds Monétaire International (FMI). Ces réformes visent à :
- Améliorer la productivité du pays ;
- Optimiser la gestion et la mobilisation des ressources ;
- Financer les grands projets d’infrastructure et assurer le bon fonctionnement de l’État.
Dans un contexte économique mondial incertain, il a su adapter les politiques financières du Cameroun pour renforcer sa résilience. « Son travail porte des fruits et est salué par tous », a affirmé le Professeur Kelly Mua.
Des réalisations concrètes
Malgré les multiples défis économiques, Louis Paul Motaze a su maintenir la stabilité financière du Cameroun, notamment face à :
- L’insécurité dans l’Extrême-Nord due aux incursions de Boko Haram ;
- La crise sociopolitique qui sévit depuis plus de sept ans dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ;
- La catastrophe industrielle de la SONARA en 2019, dont il a piloté la restructuration pour garantir l’approvisionnement en produits pétroliers et stabiliser le secteur bancaire.
Il a également mené avec succès l’opération de recensement physique des fonctionnaires, baptisée COPPE, qui a permis de récupérer 14,5 milliards de FCFA de salaires indûment versés à des agents fictifs.
En fin d’année 2024, il est intervenu pour sauver la Cameroon Development Corporation (CDC), deuxième plus grand employeur du pays après l’État. Grâce à son plan de redressement :
- 20 milliards de FCFA ont été débloqués pour régler les arriérés de salaires ;
- 30 milliards de FCFA de cotisations sociales ont été prises en charge par l’État ;
- 49 milliards de FCFA d’impôts accumulés ont été régularisés.
Ce plan a eu un impact positif sur le climat social et a permis à la CDC, qui emploie environ 22 000 personnes, de relancer sa production.
Un acteur clé sur les marchés financiers

Sur les marchés financiers nationaux, sous-régionaux et internationaux, Louis Paul Motaze a brillamment négocié des financements pour des projets de développement majeurs. Son expertise et sa maîtrise des tendances financières mondiales lui ont permis de conclure plusieurs accords avec des institutions comme la Banque mondiale et le FMI.
Par ailleurs, il a introduit des réformes ayant permis de limiter le gaspillage au Trésor public et de digitaliser plusieurs processus financiers, garantissant ainsi une gestion plus efficace des finances publiques.
Un homme d’exception
Au-delà de son engagement professionnel, ce qui distingue Louis Paul Motaze, c’est son sens du détail et son inlassable quête d’excellence. Diplômé de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) en 1983, où il s’est classé major de sa promotion, il a poursuivi des études en France, se spécialisant en droit et transport international.
Son parcours impressionnant l’a conduit à occuper des postes stratégiques :
- Direction des affaires économiques à la Présidence de la République (1983) ;
- Cameroon Shipping Lines (CAMSHIP) (1984-1989) ;
- Cameroon Airlines (1989-1999) ;
- Directeur Général de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) (1999) ;
- Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (2007-2011 et 2015-2018) ;
- Secrétaire général des services du Premier ministre (2011-2015).
Son passage au MINEPAT a été marqué par la mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), devenu la Stratégie Nationale de Développement (SND 2020-2030). Il a aussi supervisé la réalisation de grands projets comme :
- Le port en eau profonde de Kribi ;
- Les barrages hydroélectriques de Lom Pangar et Memve’ele ;
- Le projet d’exploitation du fer de Mbalam.
Nommé ministre des Finances en mars 2018, il s’est distingué par sa gestion rigoureuse et son efficacité, confirmant son statut d’homme d’État exceptionnel.
Aujourd’hui, sa contribution au développement économique du Cameroun est unanimement saluée, faisant de lui un modèle de rigueur et de compétence.
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Tissu Productif : Plus de 472 000 PME structurent l’économie locale en 2025

En 2025, le Cameroun se situe à mi-parcours de sa Stratégie Nationale de Développement 2020- 2030, qui vise une accélération de l’industrialisation à l’horizon 2030. C’est dans ce contexte que le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) a rendu publique ce 24 juin, à Yaoundé, sa 15e édition de l’annuaire statistique sur les PMEESA.
Le tableau de bord dressé pour l’exercice 2025 offre une photographie sans précédent de la dynamique entrepreneuriale du pays, et les chiffres qu’il contient invitent à revoir l’image habituelle d’une économie dominée par l’informel. Le tissu productif formel camerounais regroupe en 2025 un total estimé de 569 208 unités, dont 99,9 % relèvent du segment des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (PMEESA). Les 778 grandes entreprises qui composent le reste du tissu ne représentent qu’un dixième de pour cent.
Cette asymétrie structurelle n’est pas nouvelle, mais son ampleur s’est accentuée au fil des années. Dans cet ensemble, les PME seules totalisent 472 208 unités actives, soit 83 % du tissu formel total. Les 12,7 % restants se partagent entre les 72 508 Unités de production artisanale (UPA) et les 23 714 Organisations de l’Économie Sociale (OES).
16 845 NOUVELLES PME ENREGISTRÉES EN 2025
La progression est nette. En un an, le stock de PME a augmenté de 6,5 %. Sur six ans, la hausse est spectaculaire. En 2019, le Cameroun dénombrait 287 316 PME actives. En 2025, ce chiffre dépasse les 472 000. Cette évolution s’appuie sur des données issues des trois Recensements Généraux des Entreprises réalisés en 2009, 2016 et 2023, complétées par les flux de création enregistrés dans les Centres de formalités de création d’entreprises (CFCE).
Au cours de la seule année 2025, les CFCE ont enregistré 16 845 nouvelles PME sur l’ensemble du territoire national, contre 13 423 en 2019. Ces créations nouvelles reflètent une dynamique entrepreneuriale qui dépasse les seuls chiffres de stock. La part des entreprises créées par des jeunes de moins de 35 ans est passée de 36,4 % en 2019 à 42 % en 2025. Celle des femmes a progressé de 25 % à 33 % sur la même période.
Ces deux tendances traduisent une transformation profonde du profil des entrepreneurs camerounais. La création d’entreprise est devenue, pour une fraction croissante de la population, un vecteur d’insertion économique autant qu’une réponse aux tensions sur le marché du travail formel.
5 618,9 MILLIARDS FCFA DE CHIFFRE D’AFFAIRES EN 2025
Sur le plan sectoriel, la concentration des PME dans le tertiaire reste dominante avec 78,8 % des entreprises, mais ce chiffre est en recul par rapport aux 84,2 % enregistrés en 2016. Dans le même temps, la part du secteur secondaire est passée de 15,6 % à 20,8 %. Ce rééquilibrage progressif, même limité, correspond à l’objectif stratégique de faire monter en puissance la Valeur ajoutée manufacturière (Vam), dont la cible est fixée à 25 % du PIB à l’horizon 2030.
Les secteurs de l’agro-industrie, du coton-textilecuir et de la transformation du bois ont été les priorités affichées du cadre stratégique de performance 2022-2024. L’impact de ces entreprises sur l’économie se mesure à plusieurs niveaux.
Selon les estimations de l’annuaire, le chiffre d’affaires global des PMEESA s’établit à 5 618,9 milliards de francs CFA en 2025, sur un total de 21 870,3 milliards pour l’ensemble des entreprises, soit une part de 25,7 %. Sur le front de l’emploi, les PME assurent à elles seules quelque 800 000 emplois formels sur 1 219 936 que compte le secteur formel, soit 75 % des emplois formels créés par les PMEESA.
Pour la seule année 2025, les nouvelles unités créées dans les CFCE ont déclaré 79 750 emplois prévisionnels, dont la grande majorité concentrée dans les CFCE de Yaoundé et de Douala.
LE TISSU ÉCONOMIQUE NATIONAL FAIT PREUVE DE RÉSILIENCE
L’économie sociale et l’artisanat complètent ce tableau. Du côté des OES, 23 714 organisations sont désormais affiliées à 326 Réseaux Locaux de l’Économie Sociale, avec 2 850 nouveaux enregistrements en 2025. Leurs activités restent fortement ancrées dans les secteurs primaires : l’agriculture représente 45,3 % des nouvelles OES créées en 2025, l’élevage 30,7 %.
Pour les UPA, le secteur de l’artisanat de production est le plus représenté avec 52 % des unités, devant l’artisanat d’art à 31 %. La représentativité féminine y est majoritaire depuis 2022 et atteint 54,1 % en 2025. Cette performance s’inscrit pourtant dans un contexte difficile. L’annuaire le reconnaît explicitement : l’exercice 2025 a été marqué par la désorganisation des chaînes logistiques mondiales, des pressions inflationnistes persistantes et une instabilité sécuritaire dans certaines régions du pays.
Que la dynamique entrepreneuriale se soit maintenue malgré ces contraintes renforce la portée des résultats publiés. Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, y voit la confirmation que le tissu économique national a fait preuve de résilience, et que les interventions publiques — promotion de l’entrepreneuriat, modernisation des unités de production, structuration des filières — ont produit des effets mesurables. Des lacunes structurelles demeurent, que les données du ministère permettent de quantifier avec précision. Le secteur informel concentre encore 87 % des unités de production nationales, soit environ 3,8 millions d’unités de production informelles estimées en 2025. Ces unités génèrent de leur côté 3,8 millions d’emplois, dans un pays où l’emploi formel ne couvre que 24 % de la population active. La migration du secteur informel vers le formel reste donc un chantier de longue haleine.
Pour y répondre, le cadre stratégique de performance 2026-2028, qui succède à celui de 2022-2024, prévoit notamment de renforcer les interventions en faveur des filières à forte valeur ajoutée, de développer des pôles économiques régionaux et des parcs industriels spécialisés, et d’intensifier la structuration du secteur informel en vue d’une formalisation progressive.
Ce sont ces orientations qui définiront l’agenda du ministère au cours des trois prochaines années, dans un pays dont la trajectoire d’industrialisation dépendra en grande partie de la capacité de ses PME à monter en puissance, à se connecter aux chaînes de valeur locales et à générer une valeur ajoutée manufacturière qui reste encore en dessous des ambitions de la SND30.
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Entreprises publiques : 40 milliards de FCFA perdus sous l’effet d’une gouvernance défaillante

Le chiffre est brut, sans appel. Au 31 décembre 2022, neuf entreprises publiques camerounaises affichaient un résultat net négatif pour un total de 39,5 milliards de FCFA de pertes cumulées sur un seul exercice. C’est l’une des conclusions les plus saillantes d’une publication que la Pr. Viviane Ondoua Biwolé, spécialiste de la gouvernance des organisations publiques en Afrique centrale, a consacrée aux « mandats échus » dans le périmètre public national.
Neuf années d’observation continue, croisées avec les données de la Commission technique de réhabilitation (CTR) et les décrets de nomination, ont permis d’établir un constat que les chiffres rendent difficile à contester. Pour l’experte en gouvernance des organisations, les dirigeants qui se maintiennent en poste au-delà des durées légales fixées par les lois jumelles du 12 juillet 2017, soit six ans pour les présidents de conseil d’administration et neuf ans pour les directeurs généraux, ne constituent pas seulement une irrégularité juridique. Ils représentent un coût mesurable, que la Pr Ondoua Biwolé résume en une formule qui traverse l’ensemble de son ouvrage : l’illégalité a un prix, et ce prix se lit directement dans les comptes.
Sonara, Cicam, Camair-Co : les cas les plus alarmants
Parmi les cas les plus documentés, quatre sociétés publiques présentaient des capitaux propres négatifs en 2022, signe d’une insolvabilité technique caractérisée. La Sonara affichait un déficit de fonds propres d’environ 114 milliards de FCFA, séquelle directe de l’incendie survenu en 2019, malgré un retour à l’équilibre d’exploitation la même année. La Cicam, elle, cumule des capitaux propres négatifs et des pertes récurrentes sur trois exercices consécutifs (2019, 2021 et 2022), ce qui en fait selon l’étude « la configuration la plus dégradée de l’ensemble du portefeuille public ».
La CDC et la CRTV complètent ce groupe, dans lequel une recapitalisation ou une restructuration du bilan est désormais jugée inévitable. La compagnie nationale d’aviation Camair-Co représente, pour sa part, le fardeau annuel le plus lourd et le plus persistant, avec des pertes oscillant entre 12,7 et 20,6 milliards de FCFA par exercice sur la même période. La charge pèse, en dernière instance, sur le contribuable camerounais, rappelle la chercheuse, dans un contexte budgétaire où les marges de manœuvre demeurent étroites.
Des subventions massives pour des rendements dérisoires
Face à ces déficits, l’État n’a pas réduit son soutien. En 2022, les subventions d’exploitation et d’investissement allouées aux entreprises publiques se sont élevées à 29 milliards de FCFA. Le tableau que dresse l’étude sur ce point est préoccupant. La CRTV a perçu à elle seule 23,4 milliards de FCFA de subvention publique pour dégager un résultat net de 333 millions de FCFA, soit un rendement que la Pr Ondoua Biwolé qualifie d’« extrêmement faible au regard du montant engagé ». La Midepecam, quant à elle, est demeurée en perte nette malgré la subvention reçue.
L’analyse va plus loin en établissant un lien de causalité entre l’enracinement des dirigeants et la dégradation des comptes. Sur les 89 structures examinées, 77 présidents de conseil d’administration exercent au-delà de six ans et 36 directeurs généraux au-delà de neuf ans. Parmi les cas les plus extrêmes, Camille Mouté à Bidias dirige le Fonds national de l’emploi depuis 1991, soit 35 années de direction continue, tandis qu’Adolphe Moudiki est à la tête de la Société nationale des hydrocarbures depuis 1993. Ces situations ne sont pas sans rapport avec les résultats des structures concernées, selon la chercheuse.
Un indice composite pour mesurer le risque
Pour rendre ce rapport lisible par les décideurs, la Pr Ondoua Biwolé a construit un indice composite de risque-redressement sur 100, qui agrège risque juridique, risque de gouvernance, risque financier et performance opérationnelle. Les structures classées en priorité maximale regroupent des entités comme l’Anafor, la Sopecam, la Magzi ou le Crédit foncier, qui cumulent à des degrés divers ancienneté des dirigeants et fragilité financière.
Pr Viviane Ondoua Biwolé est explicite sur le mécanisme en jeu. L’absence de sanction du dépassement de mandat crée les conditions d’un enracinement durable, qui favorise à son tour le recyclage d’un nombre restreint de personnalités sur un nombre croissant de postes, ce qui réduit le renouvellement des compétences et des approches de gestion. La dégradation des résultats financiers qui s’ensuit appelle un soutien budgétaire accru de l’État, lequel allège artificiellement la pression sur les dirigeants en place et referme le cercle. Un système qui s’alimente lui-même, en somme, sans rupture visible à court terme.
La contrainte est aussi stratégique. Le dépassement de mandat crée une insécurité juridique vis-à-vis des partenaires bancaires et des investisseurs internationaux. Il empêche également l’introduction en bourse d’entités publiques, une option que l’État camerounais a pourtant affichée parmi ses ambitions, mais qui suppose des organes sociaux régulièrement constitués, condition rarement remplie dans l’état actuel du portefeuille public.
« Nommer n’est pas prolonger » : une feuille de route en trois horizons
La feuille de route proposée en conclusion de l’étude porte trois horizons. À court terme, la régularisation des vingt entreprises où la totalité de l’attelage dirigeant est hors mandat. À moyen terme, la soumission des quatre entreprises insolvables à un plan de redressement assorti d’une conditionnalité effective des subventions publiques.
À plus long terme, la professionnalisation du processus de nomination, en réduisant la part du pouvoir discrétionnaire au profit de critères de compétence documentés. Une ambition que résume la formule centrale de l’ouvrage, « nommer n’est pas prolonger », et dont la mise en œuvre reste, à ce jour, entière.
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Finance internationale : le Minfi plaide au Forum de Paris pour une dette maîtrisée

C’est au Centre de conférences Pierre Mendès France du ministère français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique que s’est tenue cette édition. Pays prêteurs et emprunteurs, institutions multilatérales — dont le FMI et la Banque mondiale —, représentants de la société civile, universitaires et acteurs du secteur privé s’y sont retrouvés pour débattre autour d’un thème d’actualité brûlante : « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation ».
L’édition intervient dans un contexte marqué par la multiplication des situations de surendettement dans les pays en développement, qui exigent des réponses collectives plus rapides et mieux coordonnées.
LE CAMEROUN DÉFEND UNE GESTION RIGOUREUSE ET TRANSPARENTE
Conduite par Louis Paul Motaze, la délégation camerounaise a pris toute sa part dans les échanges. Le Ministre des Finances a réaffirmé la détermination de Yaoundé à poursuivre les réformes engagées en matière de gouvernance de la dette publique, insistant sur les impératifs de rigueur, de transparence et de soutenabilité à long terme. Les discussions ont notamment porté sur la compatibilité entre financement du développement et viabilité de la dette, la fiabilité des données statistiques, le renforcement des capacités institutionnelles, ainsi que les risques associés aux prêts collatéralisés.
Pour le Cameroun, dont le programme économique s’inscrit dans le cadre d’engagements avec les institutions de Bretton Woods, cette participation constitue un signal fort adressé aux partenaires financiers internationaux.
LE CLUB DE PARIS À 70 ANS, EN QUÊTE DE RÉINVENTION
Cette conférence coïncide avec le 70e anniversaire du Club de Paris, cette instance informelle de créanciers publics fondée pour apporter des solutions coordonnées aux pays en difficulté de paiement. Rééchelonnements, réductions du service de la dette, traitements concessionnels : les outils du Club ont accompagné des décennies de crises financières souveraines. Mais face à l’émergence de nouveaux créanciers bilatéraux et à la complexification du paysage financier mondial, l’institution cherche à se moderniser.
Le Forum de Paris, son pendant multilatéral et délibératif, incarne précisément cet effort de réinvention : un espace de dialogue ouvert où toutes les parties prenantes peuvent contribuer à forger les solutions de demain
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