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Jean-François Nstama-Etoundi : « …Environ 970 hectares de parcelles ont été brûlées»

Monsieur le DGA, peut-on dire que tout est revenu à la normale à la Sosucam ?
Toutes les activités ont bel et bien repris à Sosucam. L’activité de coupe, qui avait été la première touchée, ainsi que l’activité de production, et tous les départements généraux ont repris. La campagne de production est en cours et se déroule parfaitement. D’ailleurs, depuis quelques jours, nous procédons à une opération de recrutement de nouveaux coupeurs, certains pour pallier l’absence observée à Mbandjock et Nkoteng, mais aussi un plus grand nombre pour renforcer les effectifs et dynamiser l’activité de coupe afin de rattraper le retard accumulé dans le déroulement de notre campagne.
A ce jour, en savez-vous davantage sur les causes de ce mouvement ?
Globalement, il s’agit d’un mouvement né d’un léger décalage de paiement concernant les acomptes de nos salariés, mais qui a pris une tournure sociale beaucoup plus importante, et surtout en dehors du cadre du dialogue social interne, mis en place et effectif au quotidien dans l’entreprise.
À ce jour, quel bilan tirez-vous de ces événements malheureux ?
Il s’agit tout d’abord d’un bilan chiffré. Ce sont 13 jours d’inactivité, 13 jours d’arrêt de production. Sur le plan social, ce sont l’ensemble de nos collaborateurs qui ont été empêché d’aller travailler pendant un certain nombre de jours, ce sont des activités qui n’ont pas pu être clôturées. Sur le plan de nos infrastructures, environ 970 hectares de parcelles ont été brûlées, ce qui représente environ 50 000 tonnes de cannes, une véritable perte sèche pour nous. Cela n’atteint toutefois pas la détermination de la direction générale et surtout la mobilisation de tous les travailleurs de Sosucam. Bien au contraire, cela a renforcé notre motivation à aller au-delà de nos efforts pour bien terminer notre campagne de production.
Y a-t-il des risques sur l’approvisionnement du marché dans les semaines et les mois à venir ?
À très court terme, notamment avec la période de jeûne du ramadan qui commence dans une dizaine de jours, non, puisque nous avions déjà plus de 30 000 tonnes de sucre en stock. Donc, à très court terme, sur les besoins de cette période, l’offre de Sosucam ne souffre d’aucun impact. Il n’y aura pas de souci. Le bilan sera fait dans les semaines à venir pour évaluer les perspectives de fin de campagne et l’impact de cet arrêt d’activité sur le plan agronomique, et surtout sur la perte de cycle au niveau de l’agriculture que nous avons connue, laquelle aura probablement un impact sur le rendement de nos parcelles.
Quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme ?
Comme je vous l’ai présentée, toutes les activités ont bel et bien repris à Sosucam. L’activité de coupe qui était celle qui a été touchée au départ, l’activité de production, tous les départements généraux ont repris, la campagne de reproduction est en cours et se déroule parfaitement. D’ailleurs, depuis quelques jours nous procédons à une opération de recrutement de nouveaux coupeurs: certains pour pallier à l’absence qu’on a pu observer sur Mbandjock et Nkoteng, mais aussi un plus grand nombre pour renforcer des effectifs et dynamiser l’activité de coupe afin de rattraper le retard que nous avons dans le déroulement de notre campagne. À moyen et long terme, pour éviter ce genre de situation, bien évidemment c’est le rappel que la direction générale a eu à faire dans sa note d’information et d’invitation de reprise de travail du 8 février dernier, c’est de dire à l’ensemble des travailleurs de Sosucam de respecter et de rejoindre le cadre du dialogue social qui est établi de long date à Sosucam. Nous avons un cadre de dialogue clairement défini qui est renforcé par notre accord collectif d’entreprise et qui permet de recenser toutes les doléances de chaque travailleur à une fréquence qui est clairement indéfinie. L’objectif aujourd’hui, et le rappel de directeur général allait dans ce sens, c’est d’inviter tous les travailleurs à respecter ce cadre de dialogue et de venir s’exprimer auprès des partenaires sociaux, auprès des cinq syndicats qui sont représentés à la Sosucam et même de toutes les directions chefs de département, directeur et autres de venir exprimer si tenter qu’il en est leurs doléances afin qu’elles soient prises en compte et qu’elles soient traitées dans le cadre qui est déjà défini au sein de Sosucam.
Vous avez dit que les champs étaient brûlés jusqu’à récemment, est-ce à dire que les champs restent vulnérables ?
La notion du temps effectivement, nous sommes le 19 février, elle est relative et propre à chacun. Jusqu’à la semaine dernière, il y a eu quelques cas encore de parcelles qui ont été touchées par des incendies criminels, des forces de maintien de l’ordre qui sont sur place, on peut dire qu’ils ont pris des dispositions. Il faut quand même constater qu’aujourd’hui ce n’est plus observé, mais c’est dire et ça a été évoqué pour renforcer le caractère criminel de ces actes.
A lire aussi: Sosucam: Premier bilan d’une grève mouvementée
Sur le même sujet: Mbandjock et Nkoteng: Grève mortelle à la Sosucam
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Centrafrique : l’ambassadeur français accusé d’avoir emmené une trentaine de jeunes femmes dans sa résidence privé

Une trentaine de jeunes femmes reçues dans les appartements privés d’une résidence diplomatique, une faille de sécurité signalée, puis une enquête administrative : l’ambassadeur de France en Centrafrique se retrouve au cœur d’une affaire qui embarrasse le Quai d’Orsay.
Une procédure confirmée par le ministère
Le ministère des Affaires étrangères l’a confirmé ce mardi 11 août à l’AFP : une procédure disciplinaire a bien été engagée contre Bruno Foucher, ambassadeur de France en Centrafrique. Le Quai d’Orsay a précisé le cheminement administratif ayant mené à cette décision : « À l’initiative du ministère, une enquête administrative a été réalisée à Bangui en 2026. Dès réception des conclusions de cette mission, sur demande du ministre, le ministère a engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de l’ambassadeur. » Le ministère n’a en revanche donné aucun détail sur les faits précis reprochés au diplomate, ni sur les suites qui pourraient être données à la procédure.
C’est Le Canard enchaîné qui a révélé l’affaire, dans une enquête devant paraître ce mercredi. Selon l’hebdomadaire satirique, Bruno Foucher aurait reçu dans ses appartements privés, au sein de la résidence de France à Bangui, une trentaine de jeunes femmes entre janvier 2024 et mars 2026. Ce ballet de visites aurait fini par attirer l’attention des services chargés de la protection de la résidence, au point de faire remonter un signalement pour faille de sécurité.
Une quinzaine de visites par mois, selon le rapport d’inspection
Face à ce signalement, le ministère a diligenté une inspection sur place en avril, dont les conclusions ont directement débouché sur l’ouverture de la procédure disciplinaire. Le Canard enchaîné, qui affirme avoir eu accès au rapport, avance un chiffre précis : l’ambassadeur aurait reçu, en moyenne, une quinzaine de visites par mois. Il aurait également donné pour instruction qu’une de ces jeunes femmes puisse séjourner sur place pendant l’une de ses absences — un détail qui, sur le plan de la sécurité diplomatique, pose question.
Interrogé à deux reprises dans le cadre de cette enquête, l’ambassadeur a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec deux jeunes femmes, toujours selon l’hebdomadaire. La palette des sanctions disciplinaires possibles reste large : elle va du simple blâme à la radiation pure et simple de la fonction publique, en passant par la mise à la retraite d’office.
Un contexte géopolitique particulièrement sensible
Cette affaire tombe à un moment délicat pour la diplomatie française en Centrafrique, pays où l’influence russe reste solidement implantée. Le groupe paramilitaire Wagner y est notamment toujours présent, chargé d’assurer la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra. Paris accuse régulièrement Moscou d’attiser l’hostilité envers la France dans plusieurs pays africains, en s’appuyant notamment sur des manœuvres informationnelles menées sur les réseaux sociaux.
Or les relations entre Paris et Bangui, longtemps dégradées à mesure que l’influence russe se renforçait dans le pays, connaissaient justement un net réchauffement depuis 2024. En mars dernier, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, en déplacement à Bangui, avait salué « la restauration complète des relations » entre les deux pays — une visite qui marquait alors le retour d’un responsable français de haut rang en Centrafrique, une première depuis 2018.
Bruno Foucher n’en est pas à sa première affectation sensible. Nommé à Bangui en 2023, ce diplomate de carrière a précédemment occupé les postes d’ambassadeur au Tchad, en Iran, puis au Liban, avant de présider l’Institut français. Un parcours qui, jusqu’à cette affaire, ne laissait rien présager d’une telle tourmente disciplinaire à ce stade de sa carrière.
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Allocution de félicitations du Président National du MPCC, Jean Blaise Gwet à l’armée Camerounaise

Un remaniement à distance, en pleine incertitude sur l’état de santé du chef de l’État. La réorganisation du haut commandement des Forces armées camerounaises, actée début août par Paul Biya, suscite déjà des prises de position dans la classe politique — à commencer par celle du Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun.
Un remaniement signé en pleine absence prolongée du président
Les décrets datent du 3 août 2026. Ce jour-là, plusieurs promotions et nominations viennent redessiner le sommet de l’armée camerounaise : cinq colonels sont élevés au grade de général de brigade, quatre des cinq régions militaires interarmées changent de commandant, et le général de brigade Donatien Melingui Nouma prend la tête de la première région militaire, à Yaoundé. Ces textes ont été lus sur les antennes de la CRTV, la radio-télévision publique.
Ce qui donne à ce mouvement une résonance particulière, c’est le contexte dans lequel il intervient. Paul Biya, 93 ans, a quitté le Cameroun le 7 juin 2026 pour ce que la présidence avait présenté comme un bref séjour privé en Europe. Deux mois plus tard, il n’était toujours pas rentré au moment de la signature des décrets — la plus longue absence de ses 43 années à la tête de l’État. De quoi alimenter les spéculations sur sa santé, dans un pays où la question de sa succession reste, à ce jour, sans réponse institutionnelle claire.
Le MPCC salue les promotions, tout en posant ses conditions
C’est dans ce climat que Jean Blaise Gwet, président national du MPCC, a choisi de réagir publiquement. Dans une déclaration officielle, il adresse d’abord ses félicitations à l’ensemble des officiers concernés, avec une mention particulière pour le nouveau commandant de la première région militaire : « Je présente mes chaleureuses félicitations et mes vœux de réussite, à un grand soldat au parcours brillant, jalonné de succès et de défis : Le Général Donatien Melingui Nouma, récemment promu, Commandant de la 1ère Région Militaire. »
Mais l’essentiel de la déclaration dépasse largement le simple exercice protocolaire. Gwet pose d’emblée un principe qu’il juge non négociable : « L’armée camerounaise appartient à la République. Un officier nommé à une haute fonction de responsabilité, ne reçoit ni un privilège personnel, ni la représentation d’une famille, d’un clan, d’une région ou d’une communauté. Il reçoit une mission au nom de la Patrie, au nom de la Nation. »
Une mise en garde contre l’instrumentalisation de l’uniforme
Le président du MPCC ne s’arrête pas aux félicitations d’usage. Il adresse un message directement aux officiers promus, formulé sans détour : « Votre grade n’est pas une récompense définitive. Votre fonction n’est pas une propriété. Votre nomination est une responsabilité. » Il poursuit en énumérant une série d’obligations : « Servez le Cameroun avec loyauté. Protégez les populations avec dignité. Respectez les institutions. Faites respecter la loi. Combattez le banditisme, le terrorisme et la criminalité avec professionnalisme. »
La formule la plus tranchante de sa déclaration concerne l’usage de la fonction militaire à des fins partisanes : « Ne permettez jamais que l’uniforme de la République soit utilisé pour défendre des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général de la Nation. » Une phrase qui prend un relief particulier dans un contexte où plusieurs observateurs, cités par la presse camerounaise, s’interrogent sur la réalité du pouvoir exercé depuis l’étranger et sur l’hypothèse d’une préparation de l’après-Biya via l’appareil sécuritaire.
Sécurité et unité nationale, les deux piliers défendus par le MPCC
Sur le fond des enjeux sécuritaires, Gwet rappelle que le pays reste confronté à des défis bien identifiés : « Les menaces terroristes dans l’Extrême-Nord, les violences et tensions persistantes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le banditisme transfrontalier, la criminalité organisée et certaines formes de violence communautaire exigent des réponses fermes, mais également intelligentes et préventives. » Il insiste toutefois sur les limites d’une réponse purement militaire : « La meilleure victoire d’une armée républicaine n’est pas seulement de vaincre une menace ; c’est aussi d’empêcher qu’elle ne naisse, de protéger les populations et de restaurer la confiance. »
L’unité nationale occupe également une place centrale dans la déclaration. Le président du MPCC y voit un rôle spécifique pour l’institution militaire : « Elle doit démontrer qu’un Camerounais du Nord peut servir avec le même engagement que celui du Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Littoral, de l’Adamaoua, du Nord-Ouest ou du Sud-Ouest. Il ne doit pas exister une armée de communautés. Il doit exister une seule armée : l’Armée camerounaise. »
Une succession à préparer « dans le dialogue », plutôt que dans la confrontation
Sans jamais nommer directement la question de la succession présidentielle, Gwet y consacre pourtant un passage entier de sa déclaration, appelant à une transition apaisée : « Le Cameroun doit donc préparer progressivement la relève générationnelle, renforcer ses institutions et permettre l’émergence de nouvelles compétences capables d’assumer demain les responsabilités de l’État. » Il ajoute, avec une formule qui se veut rassembleuse : « Notre conviction est claire : le Cameroun ne doit pas préparer sa succession dans la confrontation, mais dans l’organisation, la compétence et le dialogue républicain. »
Le président du MPCC adresse par ailleurs des vœux de santé au chef de l’État, sans éluder pour autant la question de l’avenir institutionnel du pays : « Nous souhaitons au Chef de l’État une excellente santé, une santé de fer, ainsi que la force nécessaire pour continuer à assumer ses responsabilités à la tête de la République. Mais nous devons également avoir le courage de regarder l’avenir. »
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Pavel Durov le créateur de Télégramme veut léguer sa fortune à ses 106 enfants

Pavel Durov prépare déjà l’après. Le fondateur de Telegram, dont la fortune est estimée à 17,1 milliards de dollars, aurait décidé de transmettre son patrimoine à ses 106 enfants, y compris ceux nés de dons de sperme.
Pavel Durov veut traiter tous ses enfants sur un pied d’égalité
Le milliardaire russe aurait pris une décision peu commune concernant sa succession. Pavel Durov souhaite que l’ensemble de ses enfants bénéficient des mêmes droits sur sa fortune, indépendamment de leur mode de naissance.
Parmi eux figureraient des enfants nés de relations personnelles, mais aussi plusieurs enfants issus de dons de sperme. Une situation particulière pour l’entrepreneur, qui a révélé par le passé avoir eu recours à ce procédé.
Avec une fortune évaluée à 17,1 milliards de dollars, le patrimoine concerné est considérable. Pourtant, Durov ne souhaiterait pas que ses enfants puissent en profiter immédiatement.
Les héritiers devront attendre 30 ans
La règle fixée par le fondateur de Telegram est claire : ses enfants devront patienter 30 ans avant de pouvoir accéder à leur héritage.
La transmission ne pourrait ainsi intervenir qu’à partir du 19 juin 2055. Une décision volontairement pensée pour éviter que ses enfants ne grandissent avec la certitude de disposer un jour d’une immense fortune.
Pourquoi imposer une telle attente ?
Pavel Durov estime qu’une richesse familiale trop rapidement accessible pourrait influencer le parcours de ses enfants. Il souhaite plutôt leur laisser le temps de faire leurs propres choix, de travailler et de construire leur vie sans dépendre financièrement de leur père.
Une vision particulière de la transmission
Cette décision s’inscrit dans une conception assez personnelle de l’héritage. Pour Pavel Durov, transmettre une fortune ne signifie pas forcément permettre à ses descendants d’en disposer dès leur majorité.
L’entrepreneur voudrait que ses enfants connaissent d’abord la vie professionnelle et les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes qui ne disposent pas d’un patrimoine de plusieurs milliards de dollars.
Le principe concerne aussi bien les enfants nés de relations que ceux issus de dons de sperme. Tous devraient donc être placés sur le même pied d’égalité au moment de la succession.
La fortune de Pavel Durov, elle, pourrait encore évoluer considérablement d’ici 2055. Le fondateur de Telegram reste à la tête de l’une des entreprises technologiques les plus connues au monde, ce qui rend difficile toute estimation définitive du montant qui sera finalement transmis à ses héritiers.
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