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L’intégralité du discours de Paul Biya du 31 décembre 2024

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L’intégralité du discours de Paul Biya du 31 décembre 2024
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Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Il y a quelques années, j’avais indiqué que le septennat en cours devait être décisif, dans la mesure où il permettrait à notre pays de poursuivre résolument sa marche vers l’émergence.

J’avais précisé que cet objectif devait être érigé en véritable « cause nationale », notamment à travers notre engagement collectif à rétablir la sécurité, à conforter notre croissance économique et à améliorer sensiblement les conditions de vie des Camerounais.

Un regard rétrospectif sur les années qui se sont écoulées depuis lors, permet de constater que des avancées considérables ont été accomplies dans chacun de ces domaines.

La sécurité, condition essentielle du progrès économique et social, a été et reste au centre de nos priorités.

Grâce à l’action conjuguée de nos forces de défense et de police, des autorités administratives et des populations, notre pays est resté stable, malgré un environnement international particulièrement troublé.

Certes, quelques-unes de nos localités demeurent confrontées aux attaques lâches des groupes terroristes et à la grande criminalité. Je puis cependant vous assurer que tout est mis en œuvre pour assurer une paix durable sur toute l’étendue de notre territoire.

La criminalité dans nos centres urbains et dans nos zones rurales est combattue vigoureusement par les forces de maintien de l’ordre, à qui je souhaite adresser ici tous mes encouragements.

Je me réjouis tout particulièrement des progrès enregistrés dans le combat contre le groupe terroriste Boko Haram. Les opérations menées ces dernières années par nos forces armées, dans la région de l’Extrême-Nord, ont permis de réduire fortement les capacités de nuisance de ces terroristes, qui en sont maintenant réduits à ne s’attaquer qu’à des civils innocents.

J’observe par ailleurs que le processus de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest progresse, en dépit des atrocités commises par quelques bandes armées, qui continuent leurs exactions principalement contre la population civile.

Je ne le dirai jamais assez. La cause séparatiste que ces groupes d’illuminés prétendaient défendre est vouée à l’échec.

Le Cameroun restera un et indivisible. C’est le vœu de l’écrasante majorité de nos compatriotes. C’est l’essence même du mandat qui m’a été confié. Et je n’y faillirai point.

Mes chers compatriotes,

Vous savez combien je suis attaché à l’UNITE NATIONALE, au PROGRES et à la PAIX. Vous êtes témoins des actions que le gouvernement mène, sous mon impulsion, depuis des années, pour mettre un terme à cette crise sécuritaire, qui affecte le développement de ces régions et endeuille de nombreuses familles.

C’est l’occasion pour moi de rappeler aux membres de ces bandes armées, que la Nation leur tend toujours la main.

Je les invite, une fois de plus, à saisir l’offre de paix qui leur a été faite et à déposer les armes. Des centaines de leurs camarades ont déjà rejoint les Centres de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion, et ont été formés à différents métiers, afin de faciliter leur insertion sociale. Le sort de ceux qui persistent dans la criminalité est peu enviable. Ils continueront d’être traqués sans relâche et répondront inéluctablement de leurs forfaits.

Mes chers compatriotes,

La consolidation de la croissance économique de notre pays est désormais une réalité. Le Cameroun est régulièrement apprécié par les instances financières compétentes pour sa résilience, malgré un contexte international particulièrement difficile.

En effet, nous n’avons pas été épargnés, ces dernières années, par une série de chocs exogènes.

La guerre en Europe de l’Est, les conflits au Proche-Orient, la morosité du marché des capitaux et des matières premières, les perturbations climatiques, les tensions inflationnistes et les fluctuations des cours du pétrole, ont ralenti nos perspectives de croissance.

Mais, en dépit de cet environnement difficile, l’économie camerounaise a enregistré un regain d’activité, avec un taux de croissance estimé à 3,8% en 2024, et projeté à 4,1% en 2025.

Les mesures prises pour limiter les comportements spéculatifs et accroître l’offre des produits de première nécessité, ont contribué à réduire l’inflation de 7,4% en 2023, à 5% cette année.

La maitrise de l’inflation devrait se poursuivre en 2025, pour se situer à 4%.

Dans l’optique de réduire le déficit de notre balance commerciale et de garantir notre souveraineté alimentaire, le plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique, que j’ai annoncé l’année dernière, commence à produire des résultats visibles.

Au cours de cette année, 452 tonnes de semences et 12 mille 800 tonnes de farine ont été produites. Par ailleurs, notre répertoire de produits exportés s’étend désormais aux produits industriels, notamment à l’aluminium.

Cette dynamique devrait connaître une accélération en 2025, à la faveur de la réforme de la Société Nationale des Investissements, qui fait de cet organisme un véritable levier stratégique de promotion des investissements productifs au Cameroun.

Le gouvernement a par ailleurs poursuivi les efforts de redressement et de transformation structurelle de notre économie, à travers l’opérationnalisation progressive des zones économiques. Plusieurs initiatives ont été engagées dans ce sens, à l’instar de la zone industrielle intégrée du Port Autonome de Kribi. Celle-ci est dédiée à la transformation des matières premières telles que le cacao, le café et l’hévéa.

S’agissant du cas spécifique du cacao, la politique de promotion de l’excellence qualitative mise en œuvre ces dernières années, a abouti à des niveaux de prix exceptionnels au profit des producteurs.

De même, deux zones économiques spécialisées dans la transformation du bois sont en cours de démarrage à Edéa et à Bertoua. Il en est également du technopole agro-industriel de Ouassa-Babouté par Nkoteng, qui sera consacré à la production et à la transformation des céréales, des tubercules, du lait et de ses dérivés.

Chaque jour qui passe, l’industrialisation de notre pays devient une réalité. L’ouverture, dans la localité de Bipaga à Kribi, de la plus grande usine de production de carreaux en Afrique Centrale, en constitue une preuve supplémentaire, avec à la clé la création de plus de 2500 emplois directs.

Le dynamisme dans le secteur industriel s’est aussi traduit par l’entrée en service d’une sixième cimenterie au Cameroun, entraînant la baisse des prix du ciment.

Il est incontestable que l’essor de ce secteur, constitue la clé de voûte de l’émergence économique à laquelle notre pays aspire légitimement.

Les perspectives de développement du riche potentiel dont nous disposons dans le secteur minier sont, elles aussi, porteuses d’espoir.

Le démarrage de l’exploitation des gisements de fer de Kribi-Lobe, Bipindi-Grand Zambi et Mbalam-Nabeba est imminent. C’est aussi le cas de la bauxite de Minim-Martap, dont la convention d’exploitation a été signée au mois de juillet dernier.

Je suis persuadé par ailleurs que la maîtrise des circuits de commercialisation de nos minerais, va accroître le volume des ressources financières nécessaires à la réalisation de nos projets de développement.

Mes chers compatriotes,

Depuis mon accession à la magistrature suprême, l’amélioration des conditions de vie des Camerounaises et des Camerounais n’a jamais cessé d’être au centre de mes préoccupations.

Sous mon impulsion, des efforts significatifs ont été consentis par les pouvoirs publics, afin de garantir à nos populations un accès satisfaisant aux services sociaux de base.

La forte poussée démographique que connaît notre pays a certes pu relativiser l’impact de ces efforts, en raison d’une demande de plus en plus croissante.

C’est pourquoi le gouvernement n’a cessé, sous mon autorité, d’accorder une attention particulière à la réalisation de projets, qui contribuent à rendre meilleur le quotidien de chaque citoyen.

Tel est notamment le cas de la fourniture en énergie électrique, dont l’importance pour le développement des activités économiques et la vie des ménages n’est plus à démontrer.

L’offre en la matière a connu une amélioration substantielle, grâce à l’achèvement, cette année, des travaux de construction de l’usine de pied du barrage de Lom Pangar et à la mise en service du barrage de Nachtigal.

Le volume des investissements dans ce secteur stratégique est appelé à s’accroître, à la faveur de la maturation de plusieurs projets hydroélectriques et photovoltaïques.

Pour ce qui est des zones rurales notamment, la quatrième phase du projet d’électrification de mille localités par l’énergie solaire va se poursuivre. Il en est de même de la construction de 360 centrales solaires, dans les unités administratives non encore électrifiées.

La réalisation de ces projets et le raccordement des réseaux interconnectés sud et nord permettra, à terme, de réduire les délestages et de résorber la fracture énergétique entre les régions méridionales et septentrionales de notre pays.

L’approvisionnement en eau potable constitue également un défi majeur que le gouvernement s’est attelé à relever ces dernières années, avec une détermination louable. La mise en service du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé, a permis une nette amélioration de la desserte de cette agglomération.

Une campagne de branchement de huit mille ménages au réseau d’eau potable a conséquemment été lancée dans cette ville.

Dans la ville de Douala, les travaux de réhabilitation et d’extension de la station hydraulique de Japoma sont en cours, tandis que les études techniques du méga projet d’adduction en eau potable de cette cité ont été finalisées.

La remise à niveau des stations de production d’eau potable se poursuit dans plusieurs villes secondaires.

Notre ambition est de doter chacune de nos localités d’une eau de qualité, à la mesure des attentes de nos concitoyens.

Dans le même temps, nous allons poursuivre les efforts visant à améliorer l’offre des soins, en renforçant le plateau technique des hôpitaux et en densifiant la carte sanitaire. C’est le sens de la récente mise en service des Centres Hospitaliers Régionaux de Ngaoundéré et de Bertoua.

Dans la perspective d’améliorer les performances du secteur, j’ai décidé de la contractualisation de 9 mille 944 personnels de santé, sur une période de cinq ans. Ce recrutement spécial contribuera sans doute à la réduction du chômage des jeunes diplômés dans le secteur de la santé, en même temps qu’il facilitera substantiellement la prise en charge des malades.

Sur un tout autre plan, le dialogue entre le gouvernement et les organisations syndicales se poursuit, dans le sens de la prise en compte des aspirations et des préoccupations des enseignants.

Mes chers compatriotes,

Permettez-moi de dire un mot sur le réseau routier.

Je suis conscient du sentiment de frustration qui vous habite, au regard de la dégradation de nos voiries urbaines et interurbaines.

Cette situation, vous vous en doutez bien, a un impact réel sur les activités économiques, et est très souvent à l’origine de nombreux accidents de la circulation.

Je puis vous assurer que l’état de notre réseau routier ne reflète pas les efforts et les sacrifices qui sont consentis pour sa réhabilitation et son extension.

Les contraintes en la matière sont connues. Au premier rang de celles-ci, la disponibilité des financements. La pluviométrie vient ensuite. Je n’oublie pas non plus les problèmes de gouvernance, qui nécessitent assurément des mesures fermes et diligentes. J’y veillerai.

Pour faire face à cette situation, j’ai instruit la réorganisation du Fonds Routier, dans le sens d’accroître sa capacité à mobiliser les financements nécessaires à la réalisation des projets de construction, de réhabilitation et d’entretien des routes.

Les insuffisances que je viens d’évoquer ne doivent cependant pas occulter les efforts méritoires que nous avons accomplis dans ce secteur, en dépit de nombreuses contraintes.

Au cours de l’année qui s’achève, 446 kilomètres de routes ont été bitumées sur toute l’étendue du territoire national. En outre, près de 228 kilomètres de routes ont été réhabilitées.

D’autres projets de réhabilitation routière seront lancés en 2025, à l’instar des tronçons Bekoko-Limbe-Idenau et Mutenguene-Buea.

Après de longues négociations avec les bailleurs de fonds, plusieurs projets routiers, prévus de longue date, sont en voie de démarrage. Il s’agit des routes Ngaoundéré-Garoua, Ebolowa-Akom II-Kribi, et Mora-Kousseri. Parallèlement, les travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen ont été lancés, tandis que les diligences relatives à la phase 2 de l’autoroute Yaoundé-Douala ont connu des avancées.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Tous les projets que je viens de mentionner, et bien d’autres, exigent, pour leur mise en œuvre, d’importantes ressources financières. Celles-ci, nous le savons, sont de plus en plus rares et difficiles à mobiliser, compte tenu de la conjoncture internationale et des contraintes inhérentes à notre économie.

Si nous voulons atteindre les objectifs de développement que nous nous sommes fixés, nous devons améliorer la gouvernance dans tous les secteurs d’activité.

Le Sommet Extraordinaire des Etats de la CEMAC que notre pays vient d’abriter, a rappelé l’urgence de conduire à bonne fin les réformes structurelles nécessaires à la consolidation des finances publiques dans notre sous-région. Comme par le passé, le Cameroun mettra tout en œuvre pour y parvenir.

Améliorer la gouvernance, c’est aussi amplifier la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. C’est garantir une sécurité juridique aux investissements privés. C’est assurer la protection de la propriété foncière, où certaines dérives ont été constatées.

Soyez assurés d’une chose. Des sanctions appropriées seront infligées aux auteurs des infractions qui seront établies.

Camerounaises, Camerounais,

Plusieurs de nos compatriotes ont perdu la vie cette année, à la suite d’accidents dont certains étaient pourtant évitables. Il en est ainsi des accidents de la route comme de l’effondrement de constructions bâties en violation des règles en vigueur.

Les mesures prises par les pouvoirs publics pour réduire les risques en la matière vont se poursuivre et s’intensifier.

Nous avons également déploré de nombreuses victimes du fait des catastrophes naturelles. Le drame de la falaise de Dschang et les inondations survenues dans la région de l’Extrême-Nord, témoignent des conséquences auxquelles nous exposent de plus en plus les changements climatiques.

Bien que ces inondations soient, pour la plupart, difficilement prévisibles, il est impératif d’intensifier nos efforts pour prévenir ou réduire les dégâts qu’elles causent.

J’ai à cet égard donné des directives claires au gouvernement pour la mise en œuvre d’un plan spécifique de construction et de rénovation des différentes infrastructures de protection contre les inondations dans cette région.

Mes chers compatriotes,

L’année 2025 ouvre la voie à une nouvelle saison d’échéances politiques. Le calendrier électoral prévoit l’organisation de l’élection présidentielle et des élections régionales.

Comme par le passé, ce sera un grand moment de la vie nationale. Saisissons cette opportunité pour consolider notre démocratie.

J’en appelle à la maturité et à la responsabilité de tous les acteurs. Ils devront veiller à ce que le calme règne avant, pendant et après les élections.

Je suis bien conscient que certains de nos compatriotes continuent d’éprouver des difficultés pour s’inscrire sur les listes électorales, en raison du défaut de cartes nationales d’identité.

Nombre d’entre eux se trouvent également, de leur propre fait, en situation de double identité.

J’ai ordonné les mesures nécessaires pour faire face à cette situation qui devrait être rapidement réglée.

Camerounaises, Camerounais,

L’année 2025 qui commence, s’annonce pleine de défis. Je ne doute pas un seul instant qu’en restant le peuple uni et soudé que nous avons toujours été, nous ne soyons en mesure de les relever.

Oui, mes chers compatriotes, nous saurons, ensemble, comme par le passé, transformer ces défis en opportunités. Et nous continuerons, ensemble, notre marche déterminée vers le progrès, dans la sécurité et la paix.

Je suis particulièrement sensible au soutien massif que vous n’avez cessé de m’apporter toutes ces années. C’est la raison pour laquelle je n’ai jamais ménagé aucun effort pour répondre à vos aspirations. Votre confiance m’honore et me sert de boussole dans l’action que je mène à la tête de notre cher et beau pays.

Je puis vous assurer que ma détermination à vous servir demeure intacte et se renforce au quotidien, face à l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés.

Camerounaises, Camerounais,

Mes chers compatriotes,

Le moment est maintenant venu de vous souhaiter, à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2025.

Vive la République !

Vive le Cameroun !

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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