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Buea paralysée par les embouteillages

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Buea paralysée par les embouteillages
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Les embouteillages qui caractérisent Buea, capitale régionale du Sud-Ouest, sont devenus ces derniers temps une source de préoccupation croissante.

De Mile 16 à Great Soppo en passant par Molyko, les déplacements sont devenus un calvaire quotidien. Cela se produit particulièrement entre 7h et 10h et entre 14h et 20h, lorsque les embouteillages paralysent les principales artères.

Le problème, exacerbé par la panne des feux de circulation installés en 2021, a rendu l’accès par les axes routiers principaux presque impossible. Les routes secondaires, qui pourraient servir d’alternatives, restent largement inaccessibles en raison d’années de négligence.

Les axes routiers clés tels que ceux de Bokwai, Checkpoint Molyko, Street Seven Great Soppo et Tole sont désormais au centre des efforts de réhabilitation du conseil de Buea.

Dans un communiqué publié le 21 novembre, le maire David Mafani Namange a assuré au public que ces réhabilitations font partie de l’engagement plus large du conseil à améliorer les infrastructures de la ville.

Lors de sa 3e session ordinaire du Conseil de Buea en décembre dernier, le maire a mis en avant le budget 2025 du conseil, qui s’élève à 2,9 milliards de francs CFA. Il a souligné que la réhabilitation des routes était une priorité absolue.

Embouteillages à Buea (c) Droits Réservés

Les habitants de Buea expriment leurs inquiétudes

Les chauffeurs de taxi, un moyen de subsistance essentiel pour la population de Buea qui se déplace quotidiennement, ont exprimé des sentiments mitigés.

« La situation du trafic est insupportable », a déclaré Njume, un chauffeur. « Les passagers sont frustrés et nous perdons de l’argent parce que nous ne pouvons pas faire autant de trajets qu’avant. Mais si le maire peut réparer ces routes secondaires, cela contribuera à alléger la pression sur la route principale », a-t-il ajouté.

Les passagers partagent les mêmes frustrations. « C’est stressant. Vous passez des heures sur ce qui devrait être un trajet de 15 minutes », a déclaré Ndip, un étudiant de l’Université de Buea. « J’espère que le conseil tiendra sa promesse cette fois-ci. »

Les politiciens locaux ont également exprimé leurs inquiétudes, certains s’interrogeant sur la durabilité des initiatives actuelles.

« C’est une bonne chose que la municipalité prenne des mesures », a déclaré l’avocat Ngongi Namanga, une figure de l’opposition. « Mais nous avons besoin d’une stratégie à long terme qui comprend une meilleure planification urbaine et un entretien régulier des infrastructures. »

Néanmoins, le maire Namange reste optimiste, soulignant que la réhabilitation des routes secondaires est une étape clé pour décongestionner les artères principales.

« Nous regrettons les désagréments causés par les travaux routiers en cours », a déclaré le maire. « Cependant, ces efforts sont essentiels pour le soulagement et le développement à long terme. Avec la coopération de nos résidents, nous parviendrons à une Buea qui bouge. »

Si les assurances du maire apportent un peu d’espoir, les résidents restent méfiants alors qu’ils subissent le quotidien des embouteillages. Pour l’instant, le succès des efforts de la municipalité se mesurera à sa capacité à tenir ses promesses et à rétablir l’ordre dans les rues de plus en plus chaotiques de la ville.

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Télécoms : Camtel réduit de 63 % sa commande de SIM, mais maintient le budget à 500 millions de FCFA

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Télécoms : Camtel réduit de 63 % sa commande de SIM, mais maintient le budget à 500 millions de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Cameroon Telecommunications (Camtel) relance son projet d’acquisition de cartes SIM après l’échec d’une première consultation. Dans un appel d’offres international lancé le 20 juillet 2026, l’opérateur public recherche 854 225 puces pour un coût prévisionnel de 500 millions de FCFA. Le volume est inférieur de près de 63 % à celui de la procédure engagée quatre mois plus tôt, alors que l’enveloppe reste inchangée.

La nouvelle commande comprend 700 000 cartes SIM GSM/UMTS/LTE déjà numérotées et 154 225 puces vierges, destinées à être personnalisées selon les besoins commerciaux de l’opérateur. Elle doit permettre à Camtel, selon le dossier d’appel d’offres, d’augmenter son parc d’abonnements mobiles et ses recettes.

Financée par le budget 2026 de l’entreprise, l’opération est ouverte aux sociétés camerounaises et étrangères spécialisées dans les technologies de l’information et les réseaux mobiles. Les candidats doivent fournir une caution de soumission de 10 millions de FCFA, assortie d’un récépissé de consignation délivré par la Caisse des dépôts et consignations.

Les offres sont attendues au plus tard le 24 août 2026 à 9 heures, pour une ouverture des plis une heure plus tard. Le prestataire retenu disposera de quatre mois calendaires, à compter de la notification de l’ordre de service, pour livrer les fournitures.

Un premier marché de 2,3 millions de cartes déclaré infructueux

Cette consultation ne constitue pas une commande supplémentaire. Elle reprend, avec un volume fortement réduit, un appel d’offres lancé le 24 mars 2026 pour l’acquisition de 2 300 600 cartes SIM : 1,85 million de puces numérotées et 450 600 cartes vierges. Toutes devaient être compatibles avec la technologie 5G. Le budget prévisionnel était déjà fixé à 500 millions de FCFA.

Camtel a déclaré cette première procédure infructueuse le 8 juin. Un seul candidat avait soumis une offre, mais sans fournir la caution de 10 millions de FCFA accompagnée du récépissé de la Caisse des dépôts et consignations, une omission considérée comme éliminatoire.

La relance ramène ainsi le nombre de cartes recherchées de 2 300 600 à 854 225 unités, soit une baisse de 62,9 %, sans réduction de l’enveloppe. Rapporté mécaniquement au nombre de cartes, le budget moyen théorique passe d’environ 217 FCFA par unité dans la première consultation à 585 FCFA dans la nouvelle, soit une multiplication par 2,7.

Cette comparaison ne suffit toutefois pas à établir un renchérissement réel. Les documents disponibles ne permettent pas de déterminer si les deux marchés comprennent exactement les mêmes prestations de personnalisation, de programmation, de sécurité, de conditionnement et de livraison. Surtout, contrairement à la consultation de mars, le nouvel avis décrit des cartes GSM/UMTS/LTE sans mentionner explicitement leur compatibilité avec la 5G.

Le maintien du budget malgré la forte contraction des volumes constitue néanmoins le principal point à éclaircir. Il faudra attendre l’attribution du marché et le montant de l’offre retenue pour connaître le coût effectif de l’acquisition.

Camtel reste marginal face à Orange et MTN

La relance intervient alors que Camtel tente de renforcer sa présence sur un marché mobile très concentré. Selon l’Observatoire 2024 de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), ce segment a généré environ 631 milliards de FCFA de revenus et comptait plus de 31,5 millions d’abonnements actifs. Le régulateur souligne la forte concentration du marché autour d’Orange Cameroun et MTN Cameroon.

Dans le détail, Orange et MTN cumulaient 97,34 % des revenus mobiles en 2024, avec respectivement 50,08 % et 47,26 %, contre seulement 2,67 % pour Camtel. Le chiffre d’affaires mobile de l’opérateur public ressortait ainsi autour de 16 milliards de FCFA sur un marché de 630,9 milliards.

L’écart est également marqué en matière de clientèle. Camtel comptait environ 1,23 million d’abonnements mobiles actifs, contre près de 14 millions pour Orange et 12,8 millions pour MTN. Ces chiffres désignent des abonnements ou cartes actives, et non nécessairement des utilisateurs distincts, une même personne pouvant détenir plusieurs SIM.

La commande de juillet représente ainsi près de 70 % du parc mobile actif attribué à Camtel en 2024. Sa distribution intégrale pourrait donc soutenir une hausse significative du nombre de lignes commercialisées. Elle ne garantit cependant ni leur activation durable ni la génération effective de revenus.

Les cartes SIM ne suffiront pas à conquérir le marché

Pour réduire l’écart avec les deux leaders, Camtel investit parallèlement dans ses infrastructures. En janvier 2026, l’entreprise a signé avec un pool bancaire conduit par Commercial Bank Cameroon un financement syndiqué de 44,884 milliards de FCFA. Ces ressources doivent financer la première phase du projet Mobile Network Expansion, destiné à désaturer les équipements existants et à étendre la couverture 2G, 3G et 4G dans les villes, les zones économiques et certaines localités rurales. Le programme global est évalué à 52,2 milliards de FCFA.

Cette articulation entre extension du réseau et disponibilité des cartes SIM est déterminante. Un stock plus important de puces peut faciliter les campagnes de recrutement et l’approvisionnement des distributeurs. Mais la transformation de ces cartes en abonnements actifs et rentables dépendra de la couverture, de la qualité des services de voix et de données, de la tarification, du service à la clientèle et de la densité du réseau commercial.

La relance du marché traduit donc une volonté de conquête, mais aussi les difficultés d’exécution de Camtel. Après l’échec de la première procédure, l’opérateur devra d’abord réussir à attribuer et exécuter cette commande. Son retour dans la compétition face à Orange et MTN se mesurera ensuite moins au nombre de cartes achetées qu’à leur activation et aux revenus qu’elles permettront effectivement de générer.

Frédéric Nonos

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01-07-2026 – Camtel dépasse 13 milliards de FCFA de bénéfice en 2025, mais reste attendue sur la qualité de service

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