Connect with us

Actualités locales

Filière banane : PHP cumule 10,4 milliards de FCFA de pertes en deux ans avec 67 % des exportations camerounaises

Published

on

Filière banane : PHP cumule 10,4 milliards de FCFA de pertes en deux ans avec 67 % des exportations camerounaises
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Les Plantations du Haut Penja (PHP), principale filiale camerounaise de Compagnie Fruitière, ont cumulé 10,4 milliards de FCFA de pertes en 2024 et 2025, tandis que leur chiffre d’affaires a reculé de près d’un tiers en un an. La perte ressort à 8,80 millions d’euros, soit environ 5,78 milliards de FCFA en 2025, contre 7,04 millions d’euros, soit 4,62 milliards de FCFA, en 2024. Le déficit s’est ainsi aggravé d’environ 25 % en un an.

Dans le même temps, le chiffre d’affaires de PHP est passé de 129,25 millions d’euros en 2024 à 87,39 millions d’euros en 2025, soit une baisse de 32,4 %. Au taux fixe de 655,957 FCFA pour un euro, les revenus sont revenus d’environ 84,8 milliards à 57,3 milliards de FCFA, une diminution de 27,5 milliards de FCFA.

Cette baisse tranche avec l’évolution des exportations de bananes. En 2025, PHP a expédié 151 713 tonnes, contre 153 258 tonnes en 2024, soit un recul limité à 1 %. Avec 151 713 tonnes sur 225 345 tonnes exportées par le Cameroun, la société a assuré 67,3 % des volumes de la filière suivis par l’Association bananière du Cameroun. La chute de 32,4 % du chiffre d’affaires global ne peut donc pas être expliquée par la seule évolution des volumes de bananes exportés.

Les comptes de Compagnie Fruitière Import ne détaillent toutefois ni les ventes de PHP par activité ni la structure de ses charges. Ils ne permettent donc pas d’établir la part exacte de la banane, de l’ananas ou des autres activités dans la baisse des revenus, ni d’identifier les postes à l’origine de l’aggravation de la perte.

Augmentation de capital de 18,37 milliards de FCFA en 2024

La dégradation des résultats intervient après un renforcement du capital de PHP. En 2024, Compagnie Fruitière Import indique avoir souscrit 1 836 679 actions nouvelles de 10 000 FCFA chacune, soit une valeur nominale de 18,37 milliards de FCFA. À l’issue de l’opération, la maison mère détenait 99,90 % du capital de PHP.

Les comptes 2025 font désormais apparaître une participation de 100 %. Ils indiquent également 17,09 millions d’euros de prêts et avances consentis à PHP, soit environ 11,2 milliards de FCFA, contre 19,25 millions d’euros un an plus tôt. L’encours a donc diminué d’environ 1,4 milliard de FCFA.

Compagnie Fruitière Import inscrit par ailleurs ses titres PHP pour une valeur brute de 44,31 millions d’euros, soit environ 29,1 milliards de FCFA. Ce montant correspond à la valeur comptable de la participation de la maison mère dans sa filiale.

Le périmètre de PHP s’élargit avec Mbonjo

La position de PHP dans la filière bananière s’est encore renforcée à la fin de 2025 avec la reprise de la plantation de Mbonjo, cédée par Boh Plantations. La Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), autre filiale camerounaise de Compagnie Fruitière, a de son côté repris le site de Missaka.

L’effet de cette opération sur les comptes de PHP n’est pas encore documenté. Les informations disponibles ne précisent ni le coût supporté par PHP pour la reprise de Mbonjo, ni les investissements supplémentaires nécessaires, ni la rentabilité des actifs acquis.

Amina Malloum

Lire aussi :

31-07-2026 – Bananes : les exportations du Cameroun culminent à 122 001 tonnes au premier semestre 2026, en hausse de 17,6%

23-12-2025 – Filière banane : PHP et CDBM, filiales de la Compagnie fruitière de Marseille, rachètent les actifs de Boh Plantations

10-07-2026 – Bananes : la baisse des ventes de la CDC fait reculer les exportations du Cameroun à 15 554 tonnes en juin 2026

11-08-2026 – Bananes : les exportations du Cameroun bondissent de 34,1% en juillet 2026, à 20 577 tonnes

04-06-2026 – Bananes : les exportations de PHP tombent à 9207 tonnes en mai 2026, son niveau le plus bas depuis le début de l’année

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

« Nous devons bien nous préparer pour les défier »

Published

on

Spread the love

Les Lions Indomptables s’apprêtent à livrer un rendez-vous important ce jeudi au stade Roumdé Adjia de Garoua. Pour leur entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN 2027, les Camerounais seront opposés aux Comores, une sélection que le nouveau sélectionneur David Pagou considère avec le plus grand respect.

En conférence de presse, le technicien camerounais a insisté sur la qualité de l’adversaire et sur la nécessité de préparer cette rencontre avec sérieux. « Les Comores sont une grande équipe. Nous devons bien nous préparer pour les défier », a-t-il déclaré.

Cette rencontre aura également une saveur particulière pour les Lions Indomptables. Il s’agira du premier match disputé au Cameroun avec le nouveau visage de la sélection, marqué par l’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs. « Cependant, c’est le premier match dans notre pays avec le nouveau sang de l’équipe », a souligné David Pagou.

Face aux Comores, les Lions Indomptables auront donc l’occasion de lancer leur campagne sur leurs terres et de présenter les contours de cette nouvelle génération devant leur public de Garoua.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

René Sadi reçoit les 04 journalistes arrêtés

Published

on

Spread the love

Ce mercredi 23 septembre 2026, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a reçu à Yaoundé les 4 journalistes arbitrairement incarcérés dans l’affaire du prétendu vol des lunettes en or du ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey.

Cette rencontre fait suite à de hautes instructions du président Paul Biya, particulièrement indigné par l’ampleur et la gestion policière de cet incident. L’affaire débute le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé lors de la clôture des journées de la Banque islamique de développement (BID).

Constatant la « disparition » des lunettes du ministre de l’Économie (Minepat), les forces de l’ordre interpellent immédiatement quatre professionnels des médias sous une « suspicion de vol ». Il s’agit notamment de François Essomba, Igor Amos Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djuikam.

Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale

Bien que l’accessoire ait été retrouvé dès le lendemain à l’intérieur du véhicule personnel du ministre (qui l’avait simplement confié à son personnel), la garde à vue des journalistes a été prolongée de manière abusive au Commissariat central. Pour légitimer leur détention, les enquêteurs ont évoqué un second motif d’« intrusion non autorisée » dans une réunion à huis clos.

Face à la mobilisation du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (Spic) et du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (Redhac) dénonçant une détention arbitraire, les journalistes ont finalement été libérés le 21 septembre 2026 sans qu’aucune poursuite ne soit retenue contre eux.

…apaiser les tensions avec la corporation médiatique

À leur sortie, les victimes ont décrit des conditions d’incarcération particulièrement éprouvantes (cellules surpeuplées, absence d’hygiène et d’auditions formelles au départ). L’audience accordée par le ministre René Emmanuel Sadi vise à apaiser les tensions avec la corporation médiatique après ce flagrant abus de pouvoir.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

trois soldats camerounais tués dans une embuscade revendiquée par des séparatistes

Published

on

trois soldats camerounais tués dans une embuscade revendiquée par des séparatistes
Spread the love

Trois soldats camerounais ont été tués dans une embuscade sur la route reliant Matouke à Kotto, dans le département du Moungo (région du Littoral), lors d’une attaque revendiquée par le groupe armé séparatiste « Fako/Meme Unity Warriors ».

L’attaque a eu lieu mercredi 23 septembre, vers 7 heures du matin, dans le quartier « New Layout » de Matouke, alors que les soldats se dirigeaient apparemment vers un poste de contrôle.

Les trois soldats, rattachés au détachement du 23e Bataillon d’infanterie motorisée (BIM) basé à Matouke, ont été identifiés comme étant le sergent Ateba Olanguena, le caporal-chef Betkemo Banibou et le soldat de première classe Abienza Joseph.

Selon plusieurs sources, les soldats ont essuyé des tirs d’hommes armés qui ont ensuite pris la fuite en emportant leurs armes et leurs munitions.

L’attaque a également été rapportée par le média camerounais Le Bled Parle, citant des sources qui ont confirmé la mort des trois soldats ainsi que la saisie de matériel militaire.

Des combattants séparatistes invoquent des représailles après les meurtres d’Ekona

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » a revendiqué l’embuscade, la qualifiant de représailles au récent meurtre de trois civils à Ekona, dans la région du Sud-Ouest.

Dans une vidéo, des individus affirmant représenter le groupe armé exhibent des armes à feu, des munitions et des uniformes militaires, qu’ils présentent comme des éléments saisis lors de l’attaque. Les images ne montrent pas les corps des trois soldats, et l’origine du matériel exposé ne peut être établie à partir de la seule vidéo.

La justification avancée par le groupe fait référence au meurtre de trois civils à Ekona, survenu le 19 septembre 2026.

Les victimes auraient été abattues à leur domicile. Des témoignages locaux ont accusé des hommes armés liés à John Eko Ewume — plus connu sous le nom de « Moja Moja », un ancien membre du Bataillon d’intervention rapide (BIR) camerounais — d’être les auteurs de ces meurtres. Ces accusations n’ont pas été confirmées par une procédure judiciaire.

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » a présenté l’embuscade de Matouke comme une réponse à ces décès. Leur revendication n’établit pas leur responsabilité dans les meurtres d’Ekona ni ne prouve que les représailles constituaient le seul mobile de l’attaque. Une nouvelle attaque près de la frontière avec la région du Sud-Ouest

La localité de Matouke, située dans la zone de Penda Mboko (département du Moungo), jouxte la région du Sud-Ouest du Cameroun, théâtre d’affrontements entre groupes armés séparatistes et forces gouvernementales depuis plusieurs années.

Sa situation géographique, à la limite entre les régions du Littoral et du Sud-Ouest, a déjà exposé cette localité à des attaques liées au conflit anglophone.

Le 1er mai 2023, des séparatistes armés ont attaqué un poste de contrôle de sécurité à Matouke. Selon des informations rapportées à l’époque et citant les autorités locales, trois membres des forces de défense et de sécurité ainsi qu’un civil ont trouvé la mort. Parmi les victimes figuraient un militaire, un gendarme et un policier. D’autres témoignages ont par la suite fait état d’un bilan plus lourd.

Cette attaque de 2023 a suscité une attention particulière car elle s’est produite dans une région majoritairement francophone, à moins de 40 kilomètres de Douala, la capitale économique du Cameroun.

L’International Crisis Group a répertorié cet incident comme une illustration de l’extension des attaques séparatistes au-delà des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » lié à des attaques antérieures

Le groupe armé ayant revendiqué l’embuscade de mercredi avait déjà annoncé des opérations contre des positions militaires camerounaises dans la région du Sud-Ouest.

Le 29 août 2026, deux soldats camerounais ont été tués lors d’une embuscade à Mbonge, dans le département de la Meme. L’agence de presse chinoise Xinhua a rapporté, citant des sources militaires, que le groupe « Fako/Meme Unity Warriors » avait revendiqué cette attaque.

Plus tôt en mai, le groupe avait également revendiqué une attaque contre une position militaire près de Muyuka, dans le département du Fako. Des images diffusées après cet incident montraient des combattants armés exhibant des armes qu’ils affirmaient avoir saisies aux forces gouvernementales.

La récente attaque de Matouke s’inscrit dans cette série d’opérations revendiquées par le groupe. On ignore si les mêmes combattants ont participé à chacun de ces incidents.

Renforcement de la sécurité alors que le conflit anglophone perdure

Les mesures de sécurité auraient été renforcées autour de Matouke à la suite de l’embuscade de mercredi, tandis que les efforts pour localiser les responsables se poursuivent.

Cette attaque survient dans un contexte de conflit armé persistant dans les régions anglophones du Cameroun, lequel a débuté fin 2016 par des manifestations d’avocats et d’enseignants dénonçant la marginalisation perçue des systèmes juridique et éducatif anglophones.

La réponse du gouvernement à ces manifestations a précédé l’émergence de groupes séparatistes armés en 2017 et l’escalade de la violence entre les combattants séparatistes et les forces de défense et de sécurité camerounaises.

Depuis, le conflit s’est étendu aux zones voisines, notamment dans certaines parties des régions du Littoral et de l’Ouest.

Dans une enquête menée en 2023, Amnesty International a documenté des homicides illégaux, des enlèvements, des actes de torture et d’autres exactions impliquant des séparatistes armés, des forces de sécurité et des milices. L’organisation a également signalé que les groupes armés conservaient la capacité d’attaquer des positions gouvernementales en dehors des deux régions anglophones.

L’attaque de mercredi attire à nouveau l’attention sur l’insécurité le long de la frontière entre les régions du Littoral et du Sud-Ouest, où des membres des forces de sécurité ainsi que des civils ont déjà été tués par le passé.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici