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L’Ivoirien Joël Hounsinou nommé directeur général de Camrail, le transporteur ferroviaire camerounais

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L’Ivoirien Joël Hounsinou nommé directeur général de Camrail, le transporteur ferroviaire camerounais
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(Investir au Cameroun) – Le groupe Africa Global Logistics (AGL), né du rachat des actifs africains du groupe Bolloré dans le transport et la logistique par l’Italo-suisse MSC, vient de confier le poste de directeur général de la Cameroon Railways (Camrail), le transporteur ferroviaire camerounais, à l’Ivoirien Joël Hounsinou. Le nouveau promu, dont l’officialisation de la nomination devrait intervenir ce 11 décembre 2024, mais dont le compte Linkedin indique d’ores et déjà qu’il est le DG de Camrail, remplace à ce poste Pascal Miny, qui aura présidé aux destinées de cette entreprise ferroviaire pendant un peu plus de six ans.

Diplômé de l’École supérieure de commerce d’Abidjan (ESCA) et de l’Institut national polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukro, le nouveau DG de Camrail était jusqu’à sa nomination le DG d’AGL Côte d’Ivoire. Joël Hounsinou cumule 29 ans d’expérience dans le transport et la logistique. En effet, après avoir débuté sa carrière au sein des cabinets d’audit Arthur Andersen et Coopers & Lybrand, il rejoint le groupe Bolloré (devenu AGL) en 1995. Il y occupera d’importantes fonctions stratégiques, dont celle de DG de la Société internationale de transport africain par rail (Sitarail), la jumelle ivoirienne de Camrail.

Joël Hounsinou mettra désormais l’expérience acquise au sein de cette entreprise ivoirienne au profit du transporteur ferroviaire camerounais, engagé depuis quelques années dans un ambitieux programme d’investissements. Par exemple, défendant l’enveloppe budgétaire de son département ministériel pour l’année 2025 il y a quelques jours, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, a révélé aux députés que l’État du Cameroun, à qui incombe la gestion du transport des personnes par rail, se prépare à acquérir 64 voitures voyageurs et cinq locomotives pour Camrail. Ces investissements, à réaliser dans le cadre du plan quinquennal 2, qui couvre la période 2024-2029, permettra non seulement de renforcer les capacités de transport de l’entreprise, mais aussi et surtout de lancer un train express entre Douala et Ngaoundéré, après celui qui relie actuellement les deux capitales du pays.

Sur sa table, le nouveau DG de Camrail trouvera également des dossiers relatifs au développement du réseau ferroviaire national. Il s’agit notamment de la réhabilitation et la construction, avec un écartement standard, de certaines lignes. C’est le cas des lignes Douala-Yaoundé, Douala-Ngaoundéré, et de l’extension du chemin de fer camerounais vers le Tchad, au départ du terminal de Ngaoundéré. Selon le gouvernement camerounais, il se profile également à l’horizon la création de nouvelles lignes ferroviaires, telles que Limbe-Idenau ou encore Édéa-Kribi-Lolabé-Campo.

Opérateur du réseau ferroviaire camerounais depuis 1999, Camrail revendique environ 12 milliards de FCFA d’investissements en moyenne chaque année, ainsi que 10 milliards de FCFA d’impôts et taxes reversés à l’Etat. L’entreprise emploie 1500 personnes et environ 4000 personnels dans la sous-traitance. En 2023, Camrail annonce avoir transporté 859 771 personnes, en hausse de 16% en glissement annuel. En 2023, l’entreprise a révélé dans un document interne n’avoir effectué qu’une seule distribution de dividendes en 24 ans, préférant «réinvestir dans l’outil de production».

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

21 – 08 – 2023 – Infrastructures ferroviaires : Camrail revendique plus de 288 milliards de FCFA d’investissements en 24 ans

15- 06-2023- Transport ferroviaire : la création d’une entreprise publique chargée des infrastructures en projet au Cameroun

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Dette publique : le Cameroun a payé près de 30 milliards de FCFA d’intérêts et commissions en juin 2026

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Dette publique : le Cameroun a payé près de 30 milliards de FCFA d’intérêts et commissions en juin 2026
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(Investir au Cameroun) – L’administration centrale camerounaise a consacré 29,5 milliards de FCFA au paiement des intérêts et commissions sur sa dette publique au cours du seul mois de juin 2026. Ces charges financières représentent 9 % des 327 milliards de FCFA mobilisés durant la période pour assurer le service de la dette, hors restes à payer et remboursements de Bons du Trésor assimilables (BTA).

Sur le montant total réglé en juin, 297,5 milliards de FCFA, soit 91 %, ont servi à rembourser le principal. Contrairement aux intérêts et commissions, cette composante réduit effectivement le capital restant dû. Ces données ressortent de la note de conjoncture sur la dette publique à fin juin 2026, dans sa version du 27 juillet, publiée par la Caisse autonome d’amortissement (CAA).

Près de 150 milliards de charges financières en six mois

Entre janvier et juin 2026, le Cameroun a consacré 1 059,3 milliards de FCFA au service de la dette de l’administration centrale. Sur cette enveloppe, 909,4 milliards, soit 85,8 %, ont été affectés au remboursement du principal. Les intérêts et commissions ont absorbé les 149,9 milliards restants, correspondant à 14,2 % des paiements du semestre.

Les 29,5 milliards de FCFA versés en juin représentent ainsi près d’un cinquième des intérêts et commissions payés durant les six premiers mois de l’année. Ce montant est également supérieur à la moyenne mensuelle de près de 25 milliards de FCFA observée sur le semestre.

Le service de la dette extérieure s’est élevé à 62,9 milliards de FCFA en juin, dont 54,9 milliards au titre du principal et 8,1 milliards pour les intérêts et commissions. Sur le semestre, cette composante a absorbé 444,5 milliards de FCFA. La CAA précise que toutes les échéances extérieures arrivées à maturité à fin juin ont été réglées dans les délais contractuels et qu’aucun arriéré n’a été enregistré.

La dette intérieure, hors restes à payer, a mobilisé l’essentiel des règlements du mois. Son service a atteint 264,1 milliards de FCFA en juin et 614,8 milliards sur l’ensemble du premier semestre. Les titres publics, hors BTA, ont représenté 76,4 % des paiements intérieurs effectués entre janvier et juin.

Un coût mensuel équivalant à 60 % de la dette non structurée

À titre de comparaison, les intérêts et commissions payés en juin représentent près de 60 % du stock de dette non structurée de l’administration centrale. Celui-ci était évalué à 49,4 milliards de FCFA à fin juin 2026, contre environ 51 milliards au début de l’année.

Ce rapprochement permet de mesurer l’importance des charges financières, mais il compare deux indicateurs différents : une dépense enregistrée sur un mois et un stock de dette arrêté à une date précise. Les intérêts constituent par ailleurs une obligation contractuelle qui ne peut pas être automatiquement réaffectée à l’apurement d’autres créances de l’État.

Le service mensuel de 327 milliards de FCFA ne couvre pas non plus l’ensemble des charges liées aux engagements intérieurs. La CAA en exclut notamment les restes à payer, dont l’encours était maintenu à 703,5 milliards de FCFA à fin juin, dans l’attente de la consolidation des données de paiement du Trésor. Les factures impayées depuis plus de trois mois représentaient 588,4 milliards de FCFA, soit 83,6 % de ce total.

Les restes à payer correspondent à des dépenses régulièrement engagées et liquidées, mais qui demeurent en attente de règlement. Leur exclusion du service de la dette signifie que les 327 milliards de FCFA publiés pour juin ne reflètent pas la totalité des sorties de trésorerie susceptibles d’être consacrées au règlement des engagements de l’État.

Les remboursements de BTA également exclus

La CAA exclut également du calcul les remboursements de Bons du Trésor assimilables. Ces titres de court terme sont émis avec des intérêts précomptés : le Trésor reçoit à l’émission un produit net inférieur à la valeur nominale qu’il devra rembourser à l’échéance. Leur coût financier est donc intégré dès la mobilisation des fonds, et non versé sous la forme d’un coupon périodique.

La distinction entre principal et intérêts reste déterminante pour évaluer l’effort budgétaire réel. Le remboursement du principal réduit l’encours de la dette, tandis que les intérêts et commissions rémunèrent les créanciers sans diminuer le capital restant dû.

Cette charge devrait continuer de progresser au cours des prochaines années. Le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029 projette les intérêts de la dette à 552,4 milliards de FCFA en 2026, puis à 605,3 milliards en 2027 et 707,8 milliards en 2029.

L’enjeu pour les finances publiques ne réside donc pas uniquement dans le niveau de l’encours. Il tient aussi au volume croissant de ressources que l’État doit consacrer chaque année à la rémunération de ses créanciers, au détriment potentiel d’autres dépenses budgétaires.

BRM

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« La FIFA n’appartient à personne » : Abdouraman Hamadou Babba relance ses accusations contre Gianni Infantino

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Cinq ans après avoir interpellé les 211 fédérations membres de la FIFA sur la gouvernance de l’instance mondiale du football, Abdouraman Hamadou Babba remet le […]

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Nachtigal : l’ARSEL présélectionne CPCS, KPMG et Grant Thornton-BBI pour auditer les modèles financiers

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Nachtigal : l’ARSEL présélectionne CPCS, KPMG et Grant Thornton-BBI pour auditer les modèles financiers
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(Investir au Cameroun) – L’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel) a présélectionné trois candidats pour l’audit des modèles financiers de Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), l’entreprise qui exploite la centrale hydroélectrique de Nachtigal. Il s’agit de CPCS, KPMG Afrique centrale et du groupement Grant Thornton Conseil-BBI Advisory & Audit, selon un communiqué signé le 30 juillet 2026.

Ces candidats seront invités à présenter des offres techniques et financières dans le cadre de la consultation restreinte qui doit conduire au choix du prestataire. La procédure est financée sur le budget 2026 de l’ARSEL. Elle découle d’un avis à manifestation d’intérêt lancé le 30 juin 2026, et non de la procédure préparatoire engagée en septembre 2025.

Le futur consultant devra examiner les modèles financiers établis lors de la clôture du financement du projet, leurs différentes versions postérieures ainsi que le modèle actualisé à la date de l’audit. L’objectif est d’en vérifier la conformité contractuelle, la cohérence des hypothèses et la robustesse financière.

Dette, rentabilité et conséquences tarifaires

L’audit portera notamment sur les coûts réels d’investissement et d’exploitation, les tirages sur la dette, les intérêts accumulés pendant la construction, les ajustements de calendrier et les hypothèses de production.

Le consultant devra également analyser la structure du financement, les flux de trésorerie, la rentabilité du projet et celle des actionnaires, le coût du capital ainsi que les effets des variations des taux d’intérêt, de l’inflation et des taux de change. Le dossier prévoit par ailleurs des tests de sensibilité et des scénarios de stress destinés à mesurer la résistance du modèle à une évolution défavorable de ces paramètres.

Pour le régulateur, l’enjeu dépasse la seule vérification comptable de NHPC. La mission doit mesurer l’impact du modèle financier sur le tarif de capacité et le prix de l’énergie achetée à Nachtigal, mais aussi sur les charges supportées par la Société camerounaise d’électricité (Socadel) et la Société nationale de transport de l’électricité (Sonatrel).

L’ARSEL veut ainsi apprécier la « soutenabilité pour le secteur et les consommateurs » des engagements associés au projet. Le cabinet retenu devra identifier les éventuelles incohérences, fragilités financières ou divergences avec le contrat d’achat d’électricité, la convention de concession et les accords de financement.

L’audit intervient dans un contexte de fortes tensions de trésorerie dans le secteur électrique. Lors d’une visite à Nachtigal le 18 mars 2026, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, avait reconnu l’existence de difficultés de paiement envers NHPC et appelé à un assainissement financier du secteur.

Une procédure distincte de l’audit des coûts de construction

La sélection de CPCS, KPMG Afrique centrale et Grant Thornton Conseil-BBI Advisory & Audit ne concerne pas directement l’audit général du coût de construction de Nachtigal.

L’ARSEL a lancé, à la même date du 30 juin 2026, une seconde procédure consacrée à l’analyse des coûts de développement et de construction de l’aménagement hydroélectrique. Cette autre mission doit notamment vérifier les dépenses engagées, leur conformité avec le cahier des charges de la concession et le respect des spécifications des contrats de construction.

Elle prévoit également une évaluation des coûts des phases de développement et de construction, avec l’intervention d’experts techniques, financiers, juridiques, fiscaux, comptables et environnementaux. La durée annoncée de cette mission est de 24 mois.

Les deux audits sont donc complémentaires. Le premier examinera la traduction financière du projet, son endettement, sa rentabilité et ses conséquences tarifaires. Le second se concentrera sur la justification et la conformité des dépenses engagées pour développer et construire les installations.

Un investissement d’environ 800 milliards de FCFA

Entièrement mise en service en mai 2025, la centrale de Nachtigal dispose d’une capacité installée de 420 MW. À fin mai 2026, elle avait produit plus de 3 TWh d’électricité depuis le début de sa mise en service progressive et injecté cette énergie dans le réseau national.

NHPC évalue le coût du projet à environ 1,2 milliard d’euros, soit près de 800 milliards de FCFA. Le montage financier repose à 24 % sur les apports des actionnaires et à 76 % sur des emprunts consentis par des institutions internationales de développement et des banques commerciales camerounaises.

Le capital de NHPC est détenu à 40 % par EDF et à 20 % par la Société financière internationale. L’État camerounais et Africa50 contrôlent chacun 15 %, tandis que le fonds d’investissement STOA détient les 10 % restants.

En auditant les hypothèses financières qui déterminent la rémunération de ces investissements et le prix de l’électricité, l’ARSEL cherche à établir si le modèle de Nachtigal demeure conforme aux contrats et soutenable pour un secteur confronté à des déficits de trésorerie. Le résultat pourrait éclairer aussi bien les obligations financières de Socadel et de Sonatrel que l’évolution future des charges reconnues dans les tarifs réglementés.

Amina Malloum

Lire aussi :

25-09-2025 – Electricité : l’Arsel prépare un audit du projet hydroélectrique de Nachtigal

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