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Vers l’adoption de la double nationalité ?

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Vers l’adoption de la double nationalité ?
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Le sujet a été remis au goût du jour à l’assemblée nationale au cours de la deuxième session parlementaire en cours.

Le Cameroun s’achemine t’il vers l’adoption de la double nationalité ? Certainement oui! C’est en tout cas ce qu’a laissé croire le ministre des relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella il ya quelques jours. Le ministre des Relations extérieures répondait à la question de l’honorable Cabral Libii, député du PCRN qui lui demandait de savoir si la rumeur selon laquelle le gouvernement était en train d’étudier une possibilité de modification du code de la nationalité de 1968 était fondé . En réaction, Lejeune Mbella Mbella a expliqué : « en ce qui concerne le principe auquel il a fait évocation en ce qui concerne la double nationalité, le député Cabral Libii a laissé croire qu’il a entendu une rumeur sur la question. Honorable Cabral, je sais que vous ne vous basez pas sur la rumeur, c’est sûr qu’avec votre sagacité, vous avez du apprendre quelque chose de ce genre. Je voudrais vous revenir dans l’histoire en 2013, lorsque le président Paul Biya effectue une visite d’Etat en France, c’est de sa propre initiative en temps que chef de l’Etat de tous les Camerounais, qu’il l’ avait annoncé que le problème de la double nationalité soit faire l’objet d’une étude. Je voudrais dire honorable que ce n’est pas une rumeur, le chef de l’Etat lui-même l’avait déclaré, évidemment je ne peux pas vous dire quand est ce que cela sera conclu, mais le projet n’est pas oublié », a expliqué Le Jeune Mbella Mbella devant l’Assemblée nationale.

Lors de sa dernière visite en France en 2009, Paul Biya avait évoqué la possibilité d’adoption de la double nationalité, répondant ainsi aux sollicitations des millions de Camerounais de la diaspora.

Une vieille loi

En effet, d’après l’alinéa 1 de l’article 31 du code camerounais de la citoyenneté, « ne sont plus arrêtés comme étant nationaux tous les Camerounais majeurs ayant acquis et conservant volontairement une nationalité étrangère ».

D’après Jeune Afrique, Thomas Fozein Kwanke, l’ancien chef de division des Camerounais de l’étranger au ministère des Relations extérieures, avait confié, il y a plus de 15 ans que ce fameux alinéa avait été supprimé. Jusqu’à présent, la modification n’est pas encore effective. Pour se faire, il faut d’abord déposer le projet de loi à l’Assemblée Nationale et lancer les décrets d’application ensuite.

Une fois cela fait, les répercussions seraient importantes pour la diaspora camerounaise qui bénéficie de nationalité étrangère. En effet, les ressortissants « camerounais » qui ont une autre nationalité doivent s’acquitter de frais de visa évitant les 150 euros (100.000 FCFA) environ pour rejoindre le Cameroun, une somme non négligeable selon certains : « Aller au Cameroun revient cher. Pour aller dans le pays de mes parents qui est aussi le mien, je dois passer une journée à l’ambassade et payer 150 euros de plus alors que le billet d’avion est déjà assez cher comme ça, en plus des autres taxes d’ aéroports, de sanitaires qu’on doit payer sur place », confiait J., un étudiant camerounais naturalisé français.

Reste à savoir quelle sera l’application réelle d’un tel décret quant à ceux qui ont déjà perdu la nationalité camerounaise et comment cette dernière sera octroyée. La nationalité sera-t-elle accordée de fait à tous ceux qui sont considérés comme ressortissants camerounais de façon rétroactive ? Le décret-t-il appliqué uniquement à compter de son adoption ? Dans ce cas, faudra-t-il faire une demande de naturalisation pour ceux ayant perdu leur nationalité ?

De nombreuses questions qui promettent un remue-ménage administratif à l’heure où de nombreux Camerounais de la diaspora envahissent déjà les ambassades et consuls par rapport à l’expiration des passeports non biométriques.

Joseph Essama

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires

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Assainissement : Atanga Nji lance la guerre contre le port illégal des insignes militaires
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Par un arrêté signé ce mardi 21 juillet 2026, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, rappelle qu’«il est désormais strictement interdit à toute personne physique ou morale non habilitée de confectionner, d’importer, de vendre ou de porter des vêtements, effets militaires, insignes ou attributs réservés aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national». Faisant le constat d’une prolifération de tenues et insignes militaires ou assimilées, par des civils : vêtements divers, sacs, accessoires, et autres insignes. Des objets et articles qui n’appartiennent pas toujours aux Forces de défense et de sécurité, mais parfois des objets de nature approximativement imités. Ce qui crée une confusion selon le Minat, entre personnels des FDS et des personnes civiles, facilitant des situations d’usurpation de titre et la commission de crimes. Parmi ces personnes arborant régulièrement ces ténues et objets prêtant à confusion, il y a en bonne place les agents de sécurité et de gardiennage.

Le Minat instruit les gouverneurs, préfets et sous-préfets, de mettre en pratique cet arrêté, et donc de traquer les contrevenants à cet arrêté. Par ailleurs, les forces de maintien de l’ordre ont reçu le feu vert du Minat, par ailleurs secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité, pour interpeller toute personne prise en infraction, et de saisir l’objet incriminé. Du couturier au porteur en passant par le commerçant, nul ne sera épargné.

Ce n’est pas là première fois que le gouvernement lance la traque contre le port illégal des tenues et objets portant des insignes des forces de défense et de sécurité. Mais la chasse s’est estompé à un moment. La reprise du combat survient dans un contexte d’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national.

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités

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Transformation du bois : Le gouvernement envisage l’implantation des SMEs Wood’s Park dans quatre localités
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Au sein de ces espaces, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destinés à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Le Programme d’appui au développement de la filière bois (PAD-Bois) va ouvrir des SMEs Wood’s Park dans les localités de Edéa (région du Littoral) ; Sangmélima (région du Sud) ; Meyomessala (région du Sud) et Lomié (région de l’Est). Ces structures en gestation sont des parcs industriels spécialement conçus pour accueillir les PME, les Unités de production artisanales (UPA) et les Organisations de l’économie sociale (OES) intervenant dans la transformation du bois.

A travers le choix de ces sites, le gouvernement envisage tout d’abord, la sécurisation de l’approvisionnement en matière première. Sur place, il est prévu la conclusion des conventions entre les communes locales et les exploitants forestiers légalement établis afin de garantir aux entreprises installées dans les parcs un accès durable au bois légal.

Le Minpmeesa va assurer l’encadrement technique et industriel, tandis que les partenaires au développement à l’instar de la Banque mondiale, vont accompagner les investissements structurants destinés aux incubateurs, aux centres techniques et aux équipements collectifs.

«Cette organisation permettra de transformer localement des essences de grande valeur telles que le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé ou encore le moabi, aujourd’hui largement exportées à l’état brut, pour produire au Cameroun du mobilier, des panneaux, des charpentes, des menuiseries, des objets décoratifs et d’autres produits à forte valeur ajoutée» informe le Minpmeesa.

Au sein de ces SMEs Wood’s Park, les entreprises vont bénéficier d’un accès facilité au financement, d’un accompagnement technique permanent, d’une fiscalité incitative et d’un dispositif de certification des produits destiné à renforcer leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

Sous l’impulsion du ministère en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), le gouvernement entend faire de la transformation locale du bois, le moteur d’une nouvelle croissance industrielle, créatrice d’emplois, de valeur ajoutée et de prospérité pour les territoires.

Selon les prévisions du Minpmeesa, sur un même site seront regroupés des ateliers modernes, des hangars mutualisés, des équipements industriels collectifs, des espaces de stockage, des centres techniques d’incubation et d’accélération des entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique de formalisation, des mécanismes de commercialisation, des infrastructures sociales ainsi qu’une unité de production d’énergie garantissant l’autonomie électrique du parc.

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Les PME pourraient générer 5 532 milliards FCFA de recettes fiscales en 2035

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Les PME pourraient générer 5 532 milliards FCFA de recettes fiscales en 2035
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D’ici 2035, le Cameroun devrait compter 2 101 798 PMEESA, contre 568 430 aujourd’hui. La part des unités formelles dans le tissu productif grimperait à 30 %, contre 13 % en 2025. Ces objectifs figurent dans l’Annuaire statistique 2025 sur les PMEESA, quinzième édition du document, présenté début juin à Yaoundé par le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa).

Le gain attendu se chiffre en milliards. Une fiscalité plus attractive, plafonnée à 2 %, pourrait générer, selon la division des études, des projets et de la prospective du Minpmeesa, 5 532 milliards FCFA de recettes potentielles, contre 1 800 milliards actuellement collectés. Pour y parvenir, le ministère propose un budget de 125 milliards FCFA par an entre 2027 et 2034, soit 1 000 milliards FCFA cumulés sur la période.

A ce jour, le tissu formel ne pèse que 13 % de l’ensemble des unités économiques du pays. Les 87 % restants relèvent de l’informel, avec 3,8 millions d’unités de production informelles recensées en 2025, contre 568 430 entreprises formelles. Ce secteur informel emploie 76 % des actifs occupés et génère 47,8 % du PIB national, selon les estimations de l’Institut national de la statistique. Faire basculer une partie de ce bloc informel vers le formel constitue donc le cœur de la stratégie 2035 du Minpmeesa. Le ministère mise sur la structuration progressive des unités de production informelles plutôt que sur leur éradication.

Pour le ministère en charge des PME, le secteur informel n’est pas résiduel. Il constitue la principale réponse spontanée à la pression démographique et au déficit d’emplois formels. Reste que l’année de référence choisie pour lancer cette trajectoire complique déjà l’équation. En 2025, les créations de PME dans les Centres de formalités de création d’entreprises ont chuté de 20,3 % par rapport à 2024. Douala enregistre un repli de 33,6 %. Yaoundé recule de 17,6 %. Le gouvernement attribue ce fléchissement au climat d’incertitude lié aux élections. Un repli conjoncturel, selon les termes de l’annuaire, et non une tendance de fond.

Le stock global de PME continue pourtant de croître, avec une hausse de 6,5 % par rapport à 2024. Depuis 2019, ce stock a progressé de 64,3 %, passant de 287 376 à 472 208 unités. La dynamique reste donc positive sur le temps long, même si l’année 2025 marque un coup de frein sur les créations nouvelles.

TRANSFORMER PLUTÔT QUE MULTIPLIER

La structure sectorielle du tissu productif pose une autre question. Les PME camerounaises restent concentrées à 78,8 % dans le secteur tertiaire, contre 20,8 % dans le secondaire et à peine 0,4 % dans le primaire.

Autrement dit, près de huit PME sur dix exercent dans le tertiaire, principalement le commerce et les services. Les activités industrielles et de transformation restent minoritaires. Le ministère reconnaît lui-même que cette structure ne favorise pas une transformation profonde de l’économie. L’ambition du gouvernement mise donc sur un changement d’échelle. Elle privilégie la montée en puissance des entreprises existantes, leur accès au financement, leur productivité et leur orientation vers les secteurs manufacturiers et agro-industriels.

L’annuaire compare cette répartition à celle des pays émergents, où le secteur primaire pèserait 10 %, le secondaire 30 % et le tertiaire 60 % à l’horizon 2035. Un rééquilibrage vers la transformation et l’industrie conditionne en partie l’atteinte des objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui vise une valeur ajoutée manufacturière portée à 25 % du PIB. Le ministère avance un premier levier concret.

L’amélioration de la formalisation des unités de production, inscrite dans le Cadre sectoriel de performance 2026-2028, porterait le stock actuel à 675 000 unités d’ici 2028. Un palier intermédiaire, loin encore des 2,1 millions visés en 2035. L’annuaire ne détaille pas les hypothèses précises de calcul du gain fiscal de 5 532 milliards FCFA, ni la répartition attendue de l’effort entre les nouvelles créations et la formalisation d’unités informelles existantes. Une lecture affinée de ces hypothèses, auprès de la Division des études, des projets et de la prospective ou d’un économiste spécialisé en fiscalité des entreprises, permettrait de mesurer la part de projection et la part de certitude dans cette trajectoire à dix ans.

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