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Biographie du 7ème modérateur du PCC, le révérend Miki Hans Abia

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Biographie du 7ème modérateur du PCC, le révérend Miki Hans Abia
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Par Claude Kenfack

Le révérend Miki Hans Abia est un éminent ecclésiastique de l'Église presbytérienne du Cameroun (PCC) connu pour son attitude douce, son bon tempérament et son engagement inébranlable au service.

Passé de curé de paroisse à secrétaire presbytéral et greffier du synode, il occupe désormais le poste le plus élevé du PCC : celui de modérateur.

Il a été voté massivement lors d'une réunion élective du Synode, lundi 18 novembre 2024, à Buea.

Il a servi l'Église pendant 31 ans, au cours desquels il a servi cinq ans comme greffier du Synode sous la direction du révérend Fonki Samuel Forba, le modérateur sortant.

Petite enfance et éducation

Le révérend Miki Hans Abia est né le 13 novembre 1966 à Tombel, région du Sud-Ouest, de feu M. Joseph Mejang Miki et Mme Elizabeth Meye Miki d'origine Meta, région du Nord-Ouest, révérend Abia.

Son parcours pédagogique a débuté au GSE Bubutombe.

Il a fait preuve d’aptitudes académiques remarquables, ce qui l’a initialement orienté vers l’étude de la géologie et des mines.

Il a obtenu des résultats exceptionnels à l'examen difficile du Joint Admissions and Matriculation Board (JAMB) du Nigéria, mais sa vie a pris un tournant transformateur lorsqu'il a reçu et accepté un appel divin au ministère en 1993.

La même année, il est admis au Presbyterian Theological Seminary (PTS) de Kumba, où il poursuit sa formation théologique avec distinction.

Parcours ministériel

Le révérend Abia a commencé son parcours ministériel en 1997 après avoir obtenu son diplôme du PTS, où il a été autorisé à servir comme pasteur adjoint à Kembong, dans le presbytère de Mamfe.

Son dévouement et ses compétences exceptionnelles en leadership sont rapidement devenus évidents, ce qui a conduit à sa nomination au poste de trésorier du presbytère de Mamfe en 2000.

En 2003, il a été élevé au poste de secrétaire presbytéral du presbytère de Fako Sud, poste qu'il a occupé avec intégrité et compétence.

Plus tard, il a été nommé secrétaire presbytéral du consistoire d'East Mungo, poursuivant ainsi son bilan de loyaux services et d'excellence organisationnelle.

Greffier du Synode et rôles de leadership

En novembre 2019, le révérend Abia a franchi une étape importante dans sa carrière ministérielle lorsqu'il a été élu greffier du 10e synode du PCC, un rôle d'une immense responsabilité au sein de l'Église.

Au fil des années, il a occupé de nombreux postes stratégiques au sein du PCC, mettant à profit ses profondes connaissances théologiques et son sens administratif pour faire avancer la mission du PCC.

Excellence académique

Apprenant tout au long de sa vie, le révérend Miki Hans Abia est titulaire d'une maîtrise en théologie avec une spécialisation en théologie systématique de PTS Kumba.

Ses réalisations universitaires soulignent sa rigueur intellectuelle et son engagement envers la réflexion théologique, qu’il intègre dans son travail pastoral et de leadership.

Vie personnelle et valeurs

Le révérend Abia est marié à Mme Nyango Afo Vivian Miki et ensemble, ils sont les fiers parents de quatre enfants.

Homme de famille dévoué, il défend les valeurs d’honnêteté, d’humilité et de cohérence, des vertus qui guident tant sa vie personnelle que professionnelle.

Le révérend Abia croit fermement que le succès dans la vie est enraciné dans la pratique de ces vertus.

Son esprit calme, son caractère amical et sa conviction inébranlable dans le service font de lui un leader respecté et une source d'inspiration pour de nombreuses personnes au sein et au-delà du PCC.

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DR TAÏGA : « Les poulets et les œufs produits au Cameroun sont bons à consommer »

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DR TAÏGA : « Les poulets et les œufs produits au Cameroun sont bons à consommer »
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Face aux inquiétudes suscitées par une étude évoquant présence de métaux lourds dans des poulets et des œufs produits au Cameroun, le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales appelle à la prudence dans l’interprétation des résultats. Il annonce des analyses complémentaires et rassure les consommateurs sur la qualité de la production avicole nationale.

Monsieur le ministre, une étude menée par des chercheurs de plusieurs universités, dont les résultats font la une de la presse depuis quelques jours, révèle la présence de métaux lourds et d’autres substances potentiellement dangereuses dans les poulets et les œufs produits au Cameroun. Que vous inspirent ces résultats ?

Je sais qu’une étude a été menée. Toutefois, il faut relativiser ses conclusions et être prudent dans l’interprétation des termes utilisés. Les métaux lourds sont des éléments traces métalliques présents dans notre environnement, notamment dans le sol, l’air et différents produits. Leur présence peut être accentuée par les activités humaines.

Dans le cadre de la sécurité sanitaire des aliments, différentes agences réalisent régulièrement des études et s’appuient sur des normes. À l’échelle internationale, le Codex Alimentarius constitue une référence en matière de sécurité sanitaire des aliments et fixe notamment des limites maximales pour certains contaminants.

Une étude peut donc être menée pour déterminer les concentrations de ces éléments dans les produits que nous consommons. Prenons l’exemple du fer : il est naturellement présent dans le corps humain et peut être quantifié dans le sang. Lorsqu’il est en quantité insuffisante, un médecin peut prescrire des produits destinés à corriger cette carence.

Certains métaux sont effectivement toxiques et dangereux. Toutefois, la question essentielle est celle des concentrations mesurées et des seuils réglementaires applicables.

Ce que nous pouvons reprocher à cette étude, c’est notamment la faiblesse de son échantillonnage. Elle aurait porté sur 48 poulets et six alvéoles d’œufs. Nous sommes donc étonnés que des résultats obtenus sur un échantillon aussi limité puissent être généralisés à l’ensemble de la production nationale. Cela mérite d’être questionné.

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Vos services compétents ont-ils commandé une contre-analyse afin de vérifier les conclusions de cette étude ?

Nous allons, en tout état de cause, procéder à des analyses appropriées. Il faut mener une étude rigoureuse, prendre le temps nécessaire et identifier précisément les concentrations présentes dans les produits concernés.

La présence de certains éléments dans les organismes vivants ou dans les aliments ne signifie pas nécessairement que tous les produits doivent être exclus de la consommation.

Tous les pays du monde réalisent des analyses de ce type. Nous travaillons avec l’Agence des normes et de la qualité (ANOR) ainsi qu’avec d’autres laboratoires pour assurer le suivi de la qualité sanitaire des produits.

Moins de 50 poulets et moins de 200 œufs auraient fait l’objet de cette étude. Ces résultats ont amené l’Interprofession avicole du Cameroun à dénoncer une tentative de déstabilisation de la filière, à l’approche des fêtes de fin d’année. Monsieur le ministre, peut-on minimiser les conclusions de cette étude ou faut-il s’inquiéter de la qualité des poulets et des œufs produits au Cameroun ?

Une étude reste une étude. Nous allons faire des vérifications. Mais, quand on voit l’échantillon, je pense qu’on peut minimiser cette étude-là, moi, je crois. Je crois parce qu’il y a des contre-vérités dans l’étude. Je ne vais pas aller au-delà.

Vous savez que le poids d’un poulet, c’est 30 grammes. Le poids varie entre 30 et 40 grammes, un poulet. Dans son étude sur 48 poulets, ça ne peut pas dépasser, toute son étude, 1,5 kg de foie. Et, dans la même étude, il dit qu’il a prélevé 1 kg par unité d’élevage. Ça équivaut à 400 poulets par unité d’élevage.

C’est pour ça que cette étude, je crois qu’elle peut être mise en cause. C’est pour ça que l’Interprofession a usé de son droit de réponse. Elle a saisi tous les journaux pour faire connaître sa position en tant qu’interprofession, une position que nous soutenons entièrement.

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Et nous rassurons les Camerounais : le poulet produit au Cameroun est de très bonne facture et les œufs sont bons à consommer.

Monsieur le ministre, suffit-il d’affirmer que les poulets et les œufs produits localement sont de bonne qualité alors que vous annoncez vous-même la réalisation de nouvelles analyses ?

Le fait de constater un cas de non-conformité ne signifie pas que l’ensemble des produits doit être rejeté. Ce n’est pas possible. Nous allons continuer à travailler avec tous les acteurs et nos partenaires pour améliorer les conditions de production et renforcer les pratiques qui garantissent la qualité de notre élevage.

Quels mécanismes de contrôle votre département ministériel a-t-il mis en place pour veiller à la qualité des matières premières utilisées dans l’alimentation de la volaille, qui constitue un produit de grande consommation ?

Le Cameroun dispose du Laboratoire national vétérinaire (Lanavet), qui réalise des analyses. Nous travaillons également avec l’ANOR pour la validation et l’adoption de normes applicables dans notre pays. Nous nous référons notamment au Codex Alimentarius.

Le Premier ministre a d’ailleurs insisté sur cette question en mettant en place un comité consacré au Codex Alimentarius.

Je reviens d’une rencontre à Rome consacrée aux normes internationales applicables dans le cadre de l’approche « Une seule santé » (One Health). Cette approche repose sur l’interdépendance entre la santé animale, la santé environnementale, la santé des plantes et la santé humaine.

Il est essentiel de tenir compte des normes internationales tout en adaptant certaines d’entre elles à notre contexte national, notamment lorsque des dispositions doivent être précisées au niveau local. L’ANOR joue un rôle important dans ce processus.

Depuis un an, le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales a engagé des travaux qui ont abouti à la validation de près de 108 normes, avec l’appui d’un projet mis en œuvre avec la Banque africaine de développement.

Nous allons poursuivre cet effort, car l’amélioration des normes est un travail permanent.

Notre laboratoire national est équipé pour réaliser différentes analyses. Le Lanavet a également signé une convention avec Hydrac, un laboratoire installé à Douala, pour certains types d’analyses. Cette collaboration permet de tirer parti de la complémentarité entre les laboratoires.

Le Cameroun dispose aussi de l’Institut Pasteur, qui possède des capacités d’analyse reconnues.

Tous ces dispositifs montrent que notre pays dispose d’un cadre institutionnel, de textes réglementaires, de laboratoires et de personnels formés pour assurer le contrôle sanitaire.

Les Camerounais doivent donc faire confiance à leur système, tout en sachant que nous poursuivons nos efforts pour l’améliorer.

La filière avicole constitue l’une des réussites du Cameroun en matière d’import-substitution. Les résultats de cette étude ont-ils eu un impact sur cette filière ?

À ma connaissance, il n’y a pas eu d’impact. L’Interprofession avicole s’efforce, à travers son droit de réponse, d’apporter des éléments complémentaires et de rétablir ce qu’elle considère comme la réalité.

L’une des réussites les plus remarquables de la politique camerounaise d’import-substitution concerne effectivement la filière avicole. Le Cameroun n’importe plus de volailles comme auparavant. Nous produisons désormais nos poussins sur le territoire national et nous constatons la création de nouvelles fermes et de nouvelles unités de production.

Je dois d’ailleurs inaugurer dans quelques jours une nouvelle unité de découpe de poulets. C’est une belle illustration des progrès accomplis dans le cadre de la politique du chef de l’État.

Les acteurs de la filière en tirent profit, tout comme les consommateurs. Cette dynamique s’inscrit dans la politique du « Consommons ce que nous produisons ».

Nous consommons les poulets produits localement et nous exportons également des poulets et des œufs. Lorsqu’il existe des insuffisances, notamment en matière de biosécurité, nous devons les corriger.

Je rappelle que le Cameroun a connu la grippe aviaire à partir de 2016. Aujourd’hui, cette maladie appartient au passé dans notre pays. Nous poursuivons néanmoins les contrôles, conformément au principe de précaution, notamment aux points d’entrée, afin d’éviter l’introduction de nouveaux risques sanitaires. Plusieurs pays européens sont encore confrontés à la grippe aviaire.

Je voudrais également évoquer la viande porcine. Le Cameroun a réalisé des progrès importants dans cette filière et n’importe plus, selon les éléments dont nous disposons, certaines découpes et certains abats de porc comme auparavant.

La bataille se poursuit désormais pour le poisson. Suivez mon regard.

Pour terminer, monsieur le ministre, alors que les fêtes de fin d’année approchent, pouvez-vous rassurer les Camerounais sur la possibilité de consommer les poulets et les œufs produits localement sans inquiétude ?

Je tiens à les rassurer à double titre. D’abord, en ma qualité de ministre chargé du secteur de l’élevage, je veille à la sécurité sanitaire des aliments. Le Cameroun procède à des inspections des produits destinés à la consommation.

Ensuite, en ma qualité de docteur vétérinaire, je peux rassurer les consommateurs : les poulets produits localement et les œufs issus de notre production nationale peuvent être consommés sans inquiétude.

Le gouvernement poursuivra ses efforts pour améliorer la qualité des produits et renforcer les mesures de biosécurité dans nos élevages.

Par CRTV
Défis Actuels du 21/10/2026

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Chococam : les dessous du rachat de 74,69 % du capital par Minkama Capital

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Chococam : les dessous du rachat de 74,69 % du capital par Minkama Capital
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Le groupe sud-africain Tiger Brands a engagé la cession de sa participation majoritaire dans Chococam au fonds Minkama Capital. L’opération, soutenue par un financement bancaire syndiqué arrangé par BGFIBank Cameroun et annoncé à 46,6 milliards de FCFA, figure désormais dans un registre international des fusions-acquisitions. Mais sa finalisation juridique et les contours précis du nouvel actionnariat restent à confirmer.

Une importante recomposition du capital de la Chocolaterie Confiserie Camerounaise (Chococam) se prépare. Le groupe sud-africain Tiger Brands, actionnaire majoritaire de l’entreprise depuis 2008, a conclu un accord pour céder sa participation de 74,69 % à Minkama Capital, une société d’investissement tournée vers l’Afrique et spécialisée dans les biens de consommation, en partenariat avec le groupe bancaire BGFIBank.

L’opération, annoncée dès novembre 2025, vient d’être répertoriée dans l’édition d’octobre 2026 du registre international des fusions-acquisitions The Meridian, qui mentionne également le cabinet d’avocats Bowmans parmi les conseils intervenus sur le dossier.

Cette inscription apporte un nouvel éclairage sur une transaction majeure pour l’industrie agroalimentaire camerounaise. Elle ne permet cependant pas de conclure que le transfert effectif des actions est intervenu. Les dernières communications publiques identifiées de Tiger Brands présentaient encore la conclusion de la vente comme dépendante de plusieurs autorisations réglementaires.

L’enjeu dépasse largement une simple modification de l’actionnariat. Chococam occupe une place importante dans l’industrie locale de transformation du cacao et de la confiserie, avec des marques populaires telles que Mambo et Bonbon Kola. Le retrait du groupe sud-africain ouvre ainsi une nouvelle séquence industrielle, financière et sociale pour l’entreprise implantée à Douala.

UN ACCORD DE CESSION ANNONCÉ DEPUIS NOVEMBRE 2025

L’opération a été officiellement révélée par Tiger Brands dans une communication boursière publiée le 10 novembre 2025. Le groupe y confirmait la signature d’un accord de vente et d’achat portant sur sa participation de 74,69 % dans Chococam au profit de Minkama Capital Ltd, en partenariat avec BGFIBank Group.

Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de rationalisation du portefeuille de Tiger Brands. Le groupe sud-africain cherche à concentrer ses investissements sur ses activités prioritaires et à se désengager de certaines participations internationales. Chococam fait ainsi partie d’un mouvement de cessions engagé par le groupe dans plusieurs pays.

Pour Tiger Brands, la transaction doit permettre de poursuivre ce recentrage stratégique. Pour Minkama Capital, elle représente une occasion de prendre le contrôle d’une entreprise disposant déjà d’installations industrielles, d’un réseau commercial et de marques bien implantées sur le marché camerounais.

L’acquéreur désigné dans les documents réglementaires est Minkama Capital Ltd, société constituée selon le droit mauricien. L’avis de concentration publié par la Commission de la CEMAC précise que le projet porte exactement sur 74,694 % des actions de Chococam.

Cette précision est importante : il s’agit d’une prise de contrôle majoritaire par acquisition d’actions existantes, et non d’une augmentation de capital annoncée au bénéfice de l’entreprise. Le changement de contrôle n’implique donc pas automatiquement une injection de fonds nouveaux dans les activités industrielles de Chococam.

UN FINANCEMENT BANCAIRE DE PRÈS DE 47 MILLIARDS DE FCFA

L’autre dimension majeure de l’opération concerne son financement. Selon des informations publiées par Investir au Cameroun, l’acquisition repose sur une dette syndiquée de 46,676 milliards de FCFA, arrangée par BGFIBank.

Ce montant donne une indication de l’ampleur financière du projet, sans permettre d’établir avec certitude le prix définitif payé à Tiger Brands ni la valorisation totale de Chococam.

Une dette d’acquisition ne correspond pas nécessairement au prix total d’une entreprise. Elle peut être complétée par des fonds propres apportés par les investisseurs ou d’autres mécanismes de financement.

Dans le cas de Chococam, les modalités financières de la transaction et la répartition finale du capital entre Minkama Capital et ses partenaires restent à préciser.

Présenté par Tiger Brands comme partenaire de Minkama Capital, le groupe bancaire BGFIBank est également cité comme arrangeur du financement syndiqué de 46,676 milliards de FCFA.

Sur le plan réglementaire, l’opération a franchi plusieurs étapes. Le 24 mars 2026, la Commission de la CEMAC a publié un avis relatif au projet d’acquisition de 74,694 % des actions de Chococam par Minkama Capital, après notification du dossier le 17 décembre 2025.

Le 20 avril, les représentants de Tiger Brands et de Minkama Capital ont rencontré le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, pour examiner les conditions de finalisation de la transaction. Plusieurs formalités étaient alors évoquées, notamment l’autorisation communautaire en matière de concurrence, les procédures de contrôle des changes et les quitus fiscaux.

Dans ses résultats semestriels publiés le 1er juin 2026, Tiger Brands indiquait encore attendre certaines autorisations. L’inscription de l’opération dans le registre international The Meridian, en octobre 2026, ne suffit donc pas, à elle seule, à confirmer le transfert définitif des actions.

Au-delà du changement d’actionnaire, cette opération soulève la question de l’avenir industriel et social de Chococam. Implantée à Douala, l’entreprise occupe une place importante dans la transformation agroalimentaire camerounaise, notamment grâce à ses marques de chocolat et de confiserie.

L’arrivée de nouveaux investisseurs pourrait favoriser la modernisation des équipements, le développement commercial et la valorisation locale du cacao. Mais ces perspectives dépendront des investissements effectivement consentis et des conditions de financement du rachat.

En août 2026, des médias camerounais ont également rapporté les inquiétudes de représentants du personnel concernant la préservation des emplois et des acquis sociaux.

La future stratégie industrielle devra donc répondre à plusieurs interrogations : quels moyens seront consacrés au développement de Chococam ? Quelles garanties seront apportées aux salariés ? Et comment le nouvel actionnariat entend-il renforcer la compétitivité de l’entreprise ?

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 21/10/2026

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Yaoundé : Scène de violences au lycée technique de Nsam

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Yaoundé : Scène de violences au lycée technique de Nsam
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Les images sont pour le moins violentes. Des élèves qui s’affrontent avec la police. Matraques contre cailloux. Les éléments des forces de l’ordre sont submergés par le nombre des assaillants. Les élèves parviendront à détruire la cantine de l’établissement et des bureaux administratifs saccagés. Tout comme le véhicule de la proviseure vandalisé.

A l’origine de cette scène de violence, la mort d’un élève de ce lycée du troisième arrondissement de la ville de Yaoundé, par accident. Deux thèses s’affrontent. «Selon les élèves avec qui j’ai échangés, deux de leurs camarades arrivés ce matin à bord de leur moto ont essuyé un refus de la proviseure de les laisser entrer dans l’établissement, prétendant que le parking du lycée est réservé uniquement au personnel administratif. Renvoyés à la maison, les deux élèves ont trouvé la mort, percutés par un véhicule», rapporte le lanceur d’alertes Nzui Manto. Une thèse en rectificatif à celle initialement avancée par la même source. Le lanceur d’alertes a préalablement annoncé que les élèves en question avaient été renvoyés «pour une histoire de cheveux non coupés». Ce qu’une source voisine du lycée technique de Nsam soutient : «Ils ont été chassés parce qu’ils ne s’étaient pas rasés les cheveux ; et pendant qu’ils rentraient à moto, ils ont été percutés par une voiture et un camion les a écrasés».

01 mort et non 02

Dans une mise au point, Henri Bomba, chargé de la communication spéciale du ministre des Enseignements secondaires (Minesec), penche vers cette thèse : «un autre élève a été chassé de l’établissement par les surveillants pour coiffure non conforme aux dispositions du règlement intérieur. A l’annonce de l’accident mortel, certains élèves, croyant à tort que la victime était leur camarade précédemment renvoyé, en guise de représailles contre l’administration, se sont livrés à des actes de vandalisme contre les infrastructures et les équipements du lycée». Indiquant qu’il s’agissait de trois élèves qui se trouvaient à bord de cette moto conduite par l’un d’eux : «le conducteur est décédé sur place, tandis que l’un d’eux a été plongé dans le coma. Le troisième élève ne présenterait pas de danger immédiat, selon les informations disponibles».

Il semble que cet accident trouve une situation déjà tendue d’autant plus que des sources indiquent que «les élèves accusent la proviseure d’être une dictatrice qui les oppresse depuis le début de rentrée scolaire.». Cette dernière était déjà la première cible des élèves déchaînés. Elle a pu s’échapper, autant que les autres membres de l’administration du lycée. On apprend que la situation est déjà sous contrôle, grâce à l’intervention du sous-préfet de Yaoundé 3, à la tête d’une délégation comprenant des forces de maintien de l’ordre, et des responsables des forces de maintien de l’ordre et des services déconcentrés du Minesec.

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