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Grand banditisme : 02 voleurs camerounais à moto arrêtés en Côte d’Ivoire !

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Grand banditisme : 02 voleurs camerounais à moto arrêtés en Côte d’Ivoire !
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C’est dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux que les deux Camerounais à moto ont été filmés brisant la vitre d’un véhicule en stationnement dans la zone d’Angré CHU, près de la pharmacie Val d’Oise, pour s’emparer d’un ordinateur la semaine dernière.

Face à cette situation, le Directeur Général de la Police Nationale, le Général Kouyaté Youssouf, n’a pas perdu une seconde et a immédiatement saisi la Police Criminelle pour retrouver ces malfaiteurs au plus vite. Conformément à leur réputation d’experts en filature et intervention, les enquêteurs de la BRI Nord ont mené une investigation rapide et précise.

Les deux voleurs, conscients de leur soudaine notoriété, ont tenté de se faire oublier. L’un a pris refuge à Maféré, tandis que son complice s’est exilé à Bouaké. Une tentative désespérée, mais vouée à l’échec. Les deux voleurs, CB et DO, tous deux Camerounais et nés à Douala, ont été capturés par la BRI Nord grâce à l’intervention de deux équipes : l’une à Maféré et l’autre à Bouaké, en quelques heures.

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ZLECAf : l’Afrique centrale veut lever les obstacles à l’accès des entreprises aux marchés régionaux

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ZLECAf : l’Afrique centrale veut lever les obstacles à l’accès des entreprises aux marchés régionaux
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Réunis à Yaoundé du 13 au 15 octobre 2026, les experts d’Afrique centrale ont placé les réformes du secteur privé au cœur de leurs échanges. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre des débouchés aux entreprises de la sous-région. Encore faut-il lever les obstacles qui freinent leur développement et leur accès aux marchés voisins.

Une entreprise camerounaise peut-elle trouver ses débouchés au Gabon, s’approvisionner en matières premières en République démocratique du Congo et vendre ses produits dans plusieurs pays de la sous-région ? Cette perspective résume l’enjeu des chaînes de valeur régionales. Elle suppose que les économies d’Afrique centrale cessent de fonctionner en marchés isolés et rapprochent leurs capacités de production. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ouvre cette possibilité en favorisant les échanges entre pays africains. Pour les entreprises, l’accès à de nouveaux marchés peut élargir la clientèle, soutenir les volumes de production et améliorer la rentabilité des investissements. Il peut aussi encourager la spécialisation des économies et la circulation des produits transformés. L’agro-industrie, les matériaux de construction et la transformation des ressources naturelles figurent parmi les secteurs où cette complémentarité pourrait prendre forme. Mais l’existence de ressources dans un pays et de débouchés dans un autre ne suffit pas. Les entreprises doivent pouvoir produire à des coûts compétitifs, acheminer leurs marchandises et satisfaire aux exigences des marchés.

LES RÉFORMES ATTENDUES PAR LES ENTREPRISES

C’est l’un des enjeux de la 42e session du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts (CIE) de l’Afrique centrale, organisée par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Du 13 au 15 octobre, à Yaoundé, représentants des gouvernements, opérateurs privés, scientifiques, société civile et partenaires techniques et financiers ont examiné les réformes susceptibles de dynamiser le secteur privé. Les discussions s’inscrivent dans la Décennie de la diversification économique 2021-2030. À mi-parcours, les pays de la sous-région cherchent à réduire leur dépendance aux produits de base, à développer la transformation locale et à élargir les sources de croissance.

Lors d’une conférence de presse le 8 octobre, Jean-Luc Mastaki, directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale, a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en résultats concrets. L’accès au financement, l’amélioration du climat des affaires, la transformation locale des matières premières et la création d’emplois figurent parmi les priorités. Ces enjeux conditionnent aussi la participation des entreprises à la ZLECAf. Sans financements adaptés, les petites et moyennes entreprises risquent de manquer de moyens pour accroître leurs capacités, moderniser leurs équipements et accéder aux marchés régionaux.

FAIRE TOMBER LES OBSTACLES À LA PRODUCTION RÉGIONALE

L’intégration commerciale ne se résume pas à la suppression des barrières tarifaires. Les procédures douanières, les règles applicables aux produits et les contraintes logistiques peuvent également compliquer les échanges. Les entreprises ont besoin de règles lisibles, de formalités simplifiées et de circuits d’approvisionnement fiables pour organiser leur production à l’échelle régionale. Le développement des chaînes de valeur suppose aussi une meilleure coordination entre les politiques économiques des États. Une matière première transformée dans un pays doit pouvoir alimenter une industrie voisine sans que les coûts de transport et les difficultés administratives annulent son avantage.

L’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises, la mobilisation des investissements privés et la recherche de nouvelles perspectives de financement ont ainsi occupé une place dans les travaux du CIE. Les participants ont également abordé l’inclusion économique, l’autonomisation des femmes, l’emploi des jeunes et le développement durable. Le bureau de la session sera présidé par le Cameroun, pays hôte, tandis que la République centrafricaine en assurera la vice-présidence. Une représentante de la République démocratique du Congo exercera les fonctions de rapporteure, notamment pour consigner les délibérations et contribuer au suivi des orientations adoptées.

AUX RÉSULTATS

La dernière journée, jeudi 15 octobre, a été consacrée à l’examen du rapport d’activités du Bureau de la CEA pour l’Afrique centrale, aux initiatives et perspectives de financement, puis à l’adoption du relevé des conclusions et recommandations. L’enjeu dépasse la concertation institutionnelle. Pour tirer parti de la ZLECAf, les économies d’Afrique centrale doivent transformer leurs complémentarités en échanges réguliers et en capacités industrielles partagées. Les recommandations issues de Yaoundé devront donc se traduire par des réformes applicables, des investissements mobilisés et des conditions de production plus favorables. C’est à cette aune que se mesurera leur contribution à la diversification économique et à la compétitivité des entreprises régionales.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

JEAN-LUC MASTAKI, directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la CEA

« Le secteur privé doit mieux s’organiser pour réduire l’informalité »

Recueillie par F.B.

« L’une des recommandations de cette session est que nous avons déjà beaucoup de réformes et que plusieurs pays les ont adoptées. Maintenant, nous devons nous concentrer sur leur mise en œuvre. Cette mise en œuvre nécessite des structures solides, chargées d’assurer le suivi et l’évaluation des réformes.

Un engagement important de cette session consiste à renforcer l’Observatoire du climat des affaires en Afrique centrale, mais aussi les observatoires nationaux, afin de disposer de structures capables de suivre l’application des recommandations.

Deuxièmement, il faut identifier les ressources nécessaires pour soutenir les structures chargées de mettre en œuvre les réformes, afin qu’elles puissent gagner en efficacité et poursuivre leurs efforts.

Une autre recommandation forte consiste à renforcer le dialogue entre les secteurs public et privé. Au-delà de cela, il faut améliorer la coordination et l’alignement au sein du secteur public, pour que nos ministères parlent d’une seule voix tout en soutenant le secteur privé.

Nous n’avons pas seulement échangé avec le secteur public. Nous avons également dialogué avec le secteur privé afin de l’aider à mieux s’organiser et à s’attaquer au problème de l’informalité massive. L’objectif est que, notamment lors de la mise en œuvre d’un accord commercial, le secteur formel puisse en tirer profit et contribuer à la transformation de notre région.

Pour nous, dans le secteur public, le secteur privé doit être le moteur d’une économie diversifiée.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 19/10/2026

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Coopération sécuritaire : Lucas Philippe, contrôleur général et président d’Interpol est au Cameroun

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Coopération sécuritaire : Lucas Philippe, contrôleur général et président d’Interpol est au Cameroun
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La modernisation des équipements au sein des postes-frontières secondaires fera entre autres partie des séances de travail prévues jusqu’au 21 octobre 2026.

Depuis hier 18 octobre 2026, Lucas Philippe, contrôleur général et président de Interpol est au Cameroun. Le français effectue une visite de travail stratégique au Cameroun jusqu’au 21 octobre 2026. Avec la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), ils vont travailler sur le renforcement de la coopération policière face aux mutations de la criminalité transfrontalière.

Déjà, le Cameroun occupe une position charnière en Afrique centrale. Abritant à Yaoundé le Bureau central national (BCN) d’Interpol, le pays sert de passerelle d’échange d’informations stratégiques entre les forces de sécurité locales et le réseau mondial composé de 196 États membres.

Les deux parties vont travailler sur plusieurs points sur lesquels se heurte la coopération policière sur le terrain : la modernisation des équipements au sein des postes-frontières secondaires qui peine à suivre le rythme des réseaux criminels hyperconnectés.

Outre les lourdeurs juridico-administratives liées aux extraditions et aux commissions rogatoires internationales ralentissent parfois la réactivité opérationnelle, Interpool et Yaoundé vont également travailler sur la hausse de la cybercriminalité et des escroqueries financières en ligne exige une veille technologique constante ainsi que des compétences pointues encore en rodage.

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Subventions énergétiques au Cameroun et flux financiers illicites : au-delà du débat sur le déficit budgétaire

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Subventions énergétiques au Cameroun et flux financiers illicites : au-delà du débat sur le déficit budgétaire
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Par Emmanuel YANGAM, Economiste-statisticien

La délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, a présenté, le 30 septembre dernier, les principaux enseignements de deux semaines d’échanges avec les autorités camerounaises. À cette occasion, la cheffe de délégation a notamment relevé un niveau de déficit budgétaire plus élevé que prévu, qu’elle a en partie attribué au coût élevé des subventions des carburants à la pompe. Elle a également estimé que ces subventions bénéficieraient davantage aux riches qu’aux populations pauvres.

Cette position reprend une critique classique des subventions énergétiques, généralement contestées sur deux fronts. D’une part, leur coût pèserait lourdement sur les finances publiques, au détriment des dépenses consacrées à la santé, à l’éducation et à l’investissement. D’autre part, elles profiteraient davantage aux ménages les plus riches, supposés consommer davantage de carburant et d’énergie que les ménages pauvres.

Ces arguments, aussi pertinents soient-ils, méritent toutefois d’être nuancés et confrontés aux réalités propres à chaque économie.

UNE RÉFORME NÉCESSAIRE, MAIS QUI DOIT TENIR COMPTE DU CONTEXTE BUDGÉTAIRE

Il est indéniable que les subventions des carburants et du gaz peuvent accentuer les déficits budgétaires lorsque les finances publiques sont déjà sous tension. Toutefois, une étude de la Banque mondiale publiée en 2014 sur la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) montre que certains pays exportateurs de pétrole accordant d’importantes subventions énergétiques pouvaient simultanément enregistrer des excédents budgétaires.

La dispensation des subventions ne saurait donc être présentée comme source de l’aggravation du déficit budgétaire. Celui-ci résulte principalement du poids élevé des dépenses publiques improductives et d’une mobilisation sous-optimale des recettes intérieures.

Dans les économies du MENA, les subventions étaient perçues comme un mécanisme de redistribution d’une partie de la rente pétrolière à la population. Elles avaient été introduites dans les années 1970 pour protéger les consommateurs contre les fortes fluctuations des cours internationaux du pétrole brut. En 2014, leur poids atteignait plus de 5 % du PIB en Égypte et plus de 10 % du PIB dans certains pays exportateurs d’hydrocarbures, notamment l’Algérie.

Le Cameroun est loin des niveaux de subvention observés dans plusieurs pays du MENA. Selon l’étude du MINEPAT publiée dans le Rapport sur l’économie camerounaise en 2025, les subventions aux carburants représentaient environ 1,5 % du PIB en 2023, avant de revenir à 0,7 % en 2024. Même sous l’hypothèse d’un maintien des prix à la pompe, leur poids est projeté à 0,7 % du PIB en 2027.

LES PAUVRES NE SONT PAS NÉCESSAIREMENT LES GRANDS PERDANTS DES SUBVENTIONS

L’argument selon lequel les ménages aisés bénéficient davantage des subventions énergétiques repose sur leur consommation plus élevée de carburant et d’énergie. Pris isolément, cet argument est difficilement contestable. Mais il ne suffit pas à mesurer l’incidence réelle des subventions sur les différentes catégories de population.

Les ménages pauvres consacrent généralement une proportion beaucoup plus importante de leur revenu aux dépenses essentielles. Le Rapport sur l’économie camerounaise en 2025 est formel : les ménages camerounais les plus modestes consacrent une part significative de leurs revenus au transport ainsi qu’à des produits provenant de filières fortement dépendantes de l’énergie.

Une hausse brutale des prix des carburants ne se limite pas à augmenter la facture énergétique des ménages. Elle se transmet à l’ensemble de l’économie à travers les coûts de transport, de production, de distribution et, in fine, les prix des biens et services.

La suppression ou la réduction des subventions doit par conséquent être appréciée à l’aune de son incidence globale sur le pouvoir d’achat et le coût de la vie, et non uniquement de la consommation directe de carburant. La question centrale n’est donc pas de savoir si les riches bénéficient davantage des subventions en valeur absolue, mais si leur réforme peut être opérée sans aggraver la vulnérabilité des ménages pauvres et des catégories intermédiaires.

Les simulations réalisées par le MINEPAT montrent que les subventions aux carburants et au gaz ont un effet négatif sur la croissance. Leur réduction pourrait contribuer à rétablir une trajectoire de croissance plus élevée, à condition que les ressources ainsi dégagées soient réorientées vers des dépenses productives ou à fort rendement économique et social.

C’est là que se situe le véritable enjeu de la réforme. Réduire les subventions ne doit pas avoir pour seul objectif de réaliser des économies budgétaires. Les ressources libérées devraient être réaffectées vers les secteurs capables d’accroître la productivité et de créer des emplois : agriculture, infrastructures, énergie, éducation, santé, protection sociale et soutien aux PME.

La réforme des subventions énergétiques apparaît ainsi non seulement comme un instrument d’assainissement budgétaire, mais également comme un levier de transformation de l’économie.

Il serait réducteur d’attribuer la dégradation du déficit budgétaire au seul coût des subventions énergétiques. La question renvoie plus largement à la capacité de l’État à maîtriser ses dépenses, améliorer leur efficacité et mobiliser davantage de recettes publiques.

Sur ce dernier point, le FMI pourrait jouer un rôle déterminant en accompagnant le Cameroun dans l’élargissement de son espace fiscal, notamment à travers une lutte plus efficace contre les flux financiers illicites (FFI).

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Le secteur pétrolier constitue à cet égard un domaine prioritaire. Il concentre des enjeux financiers considérables et présente plusieurs facteurs de vulnérabilité. Par exemple, les activités de négoce pétrolier présentent des risques importants en matière de corruption, de transparence et de FFI.

Selon l’OCDE¹, sur quelque 1 200 milliards de dollars de ventes annuelles de pétrole et de gaz, seulement 264 milliards de dollars reviennent aux trésors publics des pays producteurs.

Cette situation conduit à considérer les FFI non seulement comme une question de lutte contre la criminalité financière, mais surtout comme un enjeu majeur de mobilisation des recettes publiques et d’élargissement de l’espace budgétaire.

Le commerce du pétrole se situe à l’intersection de plusieurs acteurs : État producteur, compagnie pétrolière nationale, compagnies internationales, sociétés de négoce, banques et juridictions offshore. Cette multiplicité d’intervenants rend indispensable la mise en place d’un dispositif permettant de suivre la chaîne de valeur financière dans son ensemble.

Le FMI pourrait ainsi accompagner le Cameroun dans la conception et le déploiement d’une stratégie nationale intégrée de prévention, de détection et de lutte contre les flux financiers illicites (FFI) dans le secteur pétrolier² autour de quatre piliers.

1. Renforcer la transparence des contrats et des bénéficiaires effectifs

Il s’agirait d’identifier les véritables propriétaires des entreprises intervenant dans le secteur et de renforcer la publication des informations essentielles relatives aux contrats et aux bénéficiaires effectifs.

2. Assurer la traçabilité intégrale des revenus pétroliers

Une chaîne de rapprochement devrait être établie entre les volumes produits, les volumes exportés, les ventes réalisées, les paiements reçus et les recettes encaissées par l’État.

3. Renforcer le contrôle des prix et des transactions internationales

Les prix déclarés devraient être confrontés aux références internationales pertinentes. Les transactions avec des parties liées, les commissions de trading et les autres frais susceptibles de réduire artificiellement la base taxable devraient faire l’objet d’une analyse approfondie.

4. Poursuivre la modernisation des administrations d’assiette

Le renforcement des capacités des administrations fiscale et douanière devrait s’appuyer davantage sur l’exploitation croisée des données, l’échange automatique et sur demande d’informations fiscales, les données bancaires ainsi que les informations relatives aux bénéficiaires effectifs.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Cette stratégie serait accompagnée d’un tableau de bord des risques de FFI dans le secteur extractif, permettant aux autorités de détecter rapidement les anomalies et les pertes potentielles de recettes.

Parmi les principaux indicateurs pourraient figurer :

  • L’écart entre les volumes produits, exportés et déclarés ;
  • L’écart entre les prix déclarés et les prix de référence internationaux ;
  • L’écart entre la valeur des exportations et les recettes publiques correspondantes ;
  • La proportion des transactions réalisées avec des parties liées ;
  • Le niveau des commissions de trading rapporté à la valeur des ventes ;
  • Les paiements effectués vers des juridictions présentant des risques élevés ;
  • Les écarts entre les données douanières et celles des partenaires commerciaux ;
  • Les écarts entre les recettes attendues et les recettes effectivement encaissées.

Un tel dispositif permettrait de passer d’une approche essentiellement réactive à une gestion préventive des risques de pertes de recettes publiques.

Une politique crédible d’élargissement de l’espace budgétaire devrait agir sur deux fronts : réduire les dépenses publiques inefficaces et récupérer les recettes qui échappent à l’État, notamment à travers les flux financiers illicites.

En définitive, le débat devrait conduire à une réflexion plus ambitieuse sur la manière dont le Cameroun peut réallouer ses ressources, sécuriser ses recettes et transformer sa rente pétrolière en investissement productif et en croissance durable.

La question adressée au FMI, allié stratégique de notre pays, devrait être : comment aider le Cameroun à récupérer les ressources qui lui échappent et à transformer chaque franc de recette publique supplémentaire en investissement, en emplois et en croissance économique ?

¹ Illicit Financial Flows in Oil and Gas Commodity Trade: Experience, Lessons and Proposals (2021).

² Qui pourrait être retenu comme un marqueur décisif de la crédibilité du futur programme économique et financier.

Par Emmanuel YANGAM, ingénieur statisticien économiste
Défis Actuels du 19/10/2026

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