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Election Présidentielle 2025 : Paul Atanga Nji veut tenir Maurice Kamto et Cabral Libii en respect

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Election Présidentielle 2025 : Paul Atanga Nji veut tenir Maurice Kamto et Cabral Libii en respect
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Paul Atanga Nji a présidé ce mercredi la première conférence semestrielle des Gouverneurs des régions. Au menu des travaux, le maintien de l’ordre en période pré-électorale et les accidents de la route devenus récurrents, entre autres.

Sur le premier sujet à l’ordre du jour, le ministre de l’Administration Territoriale a lancé une attaque verbale contre le leader du MRC, Maurice Kamto et les autres opposants qu’il critique avec véhémence parce que, pensent-ils, se croient au-dessus de la loi.

Dans cet ordre d’idées, le patron de l’Administration territoriale au Cameroun, a également menacé les députés qui parlent de chaos en 2025 de finir dans le collimateur des autorités administratives. « Le leader politique qui va essayer de perturber le déroulement des élections va regretter d’avoir rejoint le jeu politique », a-t-il prévenu.

Lebledparle.com vous propose la déclaration du ministre Paul Atanga Nji à l’ouverture de la première conférence annuelle des gouverneurs des régions :

» Le Président Paul BIYA connait le Cameroun mieux que nous tous. Le Chef de l’Etat a l’avantage de bien connaître le Cameroun et les Camerounais profondément.

Le Chef de l’Etat nomme aux emplois civil et militaire en fonction des critères qu’il maîtrise et faisant usage de ses pouvoirs discrétionnaire.

Je vais répondre à celui qui a dit qu’il va mourir et les autres vont arranger le pays en 2025. D’abord, il n’a pas besoin d’attendre 2025 pour

mourir. Il habite à Santa Barbara. Il peut aller au marché Etoudi acheter une corde et se donner la mort tranquillement.

De ce fait, il ne va pas entraîner les innocents dans sa chute. Les chrétiens le savent ; Seul Jésus-Christ est mort pour sauver l’humanité.

Celui qui prétend qu’il donnera sa vie pour une cause perdue d’avance est un homme égaré. Il n’est jamais tard de retrouver le bon chemin. Il a dit en indexant les collaborateurs du Chef de l’Etat en ces termes: « qu’ont-ils fait pour ce pays ?sinon, piller le pays ». Je lui dis merci pour les insultes et les excès verbaux regrettables. Les politiciens véreux ne doivent pas avoir la mémoire courte. Il suffit de consulter les archives de Cameroon Tribune. C’est disponible. Parmi les collaborateurs du Chef de l’Etat, il y en a qui ont fait preuve d’amour pour le pays en s’occupant de son prochain sans aucune ambition démesurée.

Rappelez-vous que le 18 août 1988, c’est un jeune camerounais de 27 ans qui avait remis au Ministre Joseph Mbede alors Ministre de la Santé Publique, une ambulance médicalisée et du matériel de santé pour l’Hôpital Central de Yaoundé.

Rappelez-vous que c’est encore ce jeune Camerounais en 1988 qui avait remis des dons importants à Monsieur Denis Ekani et à Monsieur Hamadou Ali alors Secrétaire d’Etat à la Sécurité Intérieure et Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie, deux (02) véhicules, six (06) motos et un lot de matériel important pour lutter contre la grande criminalité urbaine.

Rappelez-vous qu’en 1988, c’est encore ce jeune Camerounais qui avait remis à Madame Yao Aïssatou, du matériel d’une quarantaine de millions de Fcfa pour le Centre des Handicapé de Yaoundé.

Rappelez-vous qu’en 1991, c’est encore ce jeune compatriote qui avait offert cent-vingt (120) véhicules à Monsieur Jean Fochivé, DGSN pour combattre les villes-mortes à Douala. Je peux en citer d’autres réalisations (centres de santé, écoles, etc.).

Aimer son pays ne passe pas forcément par la création d’un parti politique et avoir la prétention de gouverner le pays.

Aimer son pays c’est d’abord s’occuper des souffrances de son prochain car l’Etat ne peut pas tout faire.

Le Président Paul BIYA l’avait dit en 1985 en ce terme, je cite : « L’œuvre de la construction nationale est ouverte à tous. Personne n’est exclu et personne ne doit s’exclure ».

Ces gens de l’opposition, vous devez être humble et tenir des propos mesurés. Qui êtes-vous pour juger les collaborateurs du Chef de l’Etat ? qui êtes-vous pour parler au nom des Camerounais ? Le Président Paul BIYA, Maître souverain des Institutions Républicaines est un homme d’Etat fair play. Voilà pourquoi il avait décidé de libérer le mandataire social du MRC afin de lui permettre de prendre part aux élections législatives et municipales. du 09 février 2020 et de rentrer dans le jeu républicain.

Qu’est qu’on a constaté ? il a volontairement décidé de boycotter les élections. Mieux, il a fait une conférence de presse pour justifier pourquoi il a décidé de boycotter les élections législatives et municipales. Il a précisé qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle et qu’il n’ira pas au Sénat. Pourquoi parle-t-il de 2025 alors qu’il s’est mis hors-jeu ? J’ai moi-même mobilisé les préfets et sous-préfet qui sont restés au bureau parfois jusqu’à minuit pour recevoir les dossiers des militants du MRC.

Aujourd’hui, un député exclu par le chairman John Fru Ndi de regrettée mémoire annonce partout que son candidat pour 2025 c’est celui qui avait refusé de prendre part au double scrutin du 09 février 2020. Il faut arrêter cette imposture qui n’a que trop durée. Il y a deux députés qui passent le temps à brandir l’épouvantail du chaos en 2025, qui passent le temps à inciter à la rébellion et qui tiennent des discours haineux. Ces deux députés doivent savoir qu’ils sont dans le collimateur des autorités administratives.

Lorsqu’une mangue est mûre, elle doit tomber. L’autorité administrative est déjà sous l’arbre pour ramasser la mangue lorsqu’elle va tomber et le reste, vous pouvez deviner : « le pays de si je savais ». En tous cas, l’ordre public sera maintenu et ceux qui vont tenter de perturber l’ordre public se rappelleront de nous.

A bon entendeur, salut. »

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MRC : Maurice Kamto démissionne de la présidence du parti

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MRC : Maurice Kamto démissionne de la présidence du parti
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Maurice Kamto n’est plus président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) depuis ce mardi 8 septembre 2026.

L’information fait le tour des réseaux sociaux. Le professeur a quitté ce jour, la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). « Je vous informe par la présente que dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses nombreux militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général, j’ai décidé de démissionner des fonctions de président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) » , peut-on lire dans la note.

À en croire l’universitaire, cette décision prend effet à compter de ce jour. Quelques mois après son retour à la tête du MRC, Maurice Kamto rend à nouveau sa démission. L’opposant au régime de Paul Biya dit avoir pris sa décision dans l’intérêt supérieur de son parti, dont il restera un simple membre.

Son premier vice-président, Mamadou Mota, a aussi démissionné. Maurice Kamto, qui avait quitté la tête du MRC en 2025 et présenté en vain sa candidature pour le scrutin du 12 octobre dernier sous l’étiquette du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), avait ensuite été réélu à la tête du MRC en décembre à l’issue d’une convention contestée par certains militants.

Une audience judiciaire entre le directoire de la formation d’opposition et les contestataires était prévue le 24 septembre. Le ministre de l’Administration territoriale avait par ailleurs écrit dans un courrier adressé à l’un des cadres exclus du MRC « ne pas juger opportun de prendre acte de la convention » ayant ramené Maurice Kamto à la tête du parti.

Déjà appelée à assurer l’intérim à la tête du MRC en 2019, alors que Maurice Kamto et plusieurs cadres du parti étaient détenus, Tiriane Noah retrouve ainsi les premiers rangs de la direction dans une nouvelle période de turbulences.

Affaire à suivre…

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MRC : Maurice Kamto et Mamadou Mota démissionnent de la présidence

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MRC : Maurice Kamto et Mamadou Mota démissionnent de la présidence
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Dans un courrier adressé au directoire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto annonce sa démission de la présidence du parti. Ce « dans l’intérêt supérieur de notre parti, de ses militants et sympathisants, et du Peuple du changement en général». Cette décision survient dans un contexte marqué par une guerre juridique que mène Okala Ebode, membre du Directoire du parti exclu et qui a attaqué le parti en justice, contestant la légitimité de Maurice Kamto à la tête du parti. Un épisode au cours duquel Paul Atanga Nji le ministre de l’Administration territoriale (Minat), particulièrement engagé contre un certain nombre de parti politiques d’opposition, a clairement apporté son soutien au membre déchu, en déniant à Maurice Kamto sa qualité de président du MRC.

L’homme qui a fait trembler Yaoundé lors de l’élection présidentielle de 2018, a fini par jeter l’éponge. Lui qui, après avoir annoncé sa démission de la tête du MRC en 2025, avait rejoint le Manidem, pour se faire investir à la présidentielle par ce parti. Le Minat avait joué sa partition pour faire invalider la candidature de Maurice Kamto, au motif que Dieudonné Yebga, ancien président de ce parti, et qui avait également annoncé sa candidature à la présidentielle, pour le compte du même parti après que son nom se soit retrouvé sur le site internet du Minat comme président du Manidem. Plus tard, l’homme avouera avoir lui-même « piraté » le site internet du Manidem pour y effectuer des modifications. Rien n’y a fait. Elecam et le Conseil constitutionnel s’étaient appuyé sur le le Minat pour invalider la candidature de Maurice Kamto.

C’est après cet épisode que le retour de Maurice Kamto à la tête du parti, après l’intérim de Mamadou Mota, sera contesté par Okala Ebode. Cette fois-ci, Mamadou Mota n’assurera plus l’intérim. Peu après la démission de Maurice Kamto, le premier vice-président a lui aussi jeté l’éponge. «Cette décision murement réfléchie est dictée exclusivement par l’intérêt supérieur de notre parti face à l’acharnement et à l’oppression qu’exerce le régime à mon endroit ». Et d’ajouter que « Si ma modeste personne doit servir de prétexte ou de cible pour fragiliser nos activités ou bloquer la marche du parti, je refuse d’en être l’instrument ».

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Lutte contre le blanchiment : le GAFI pointe 7 failles à corriger au Cameroun

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Lutte contre le blanchiment : le GAFI pointe 7 failles à corriger au Cameroun
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Le Cameroun veut franchir une nouvelle étape dans son processus de sortie de la liste grise du GAFI. Depuis son inscription, le pays a engagé plusieurs réformes pour renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Yaoundé estime avoir réalisé une grande partie du travail. Sur les 24 actions initialement demandées par le GAFI, sept restent encore à satisfaire. « Sur 24 actions recommandées au départ, nous sommes à ce jour à sept actions résiduelles à satisfaire », a déclaré Jean Bertin Meba, directeur par intérim de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF). Le responsable assure que le Cameroun est « suffisamment avancé » dans la mise en œuvre de son plan d’action. Le processus se déroule sous la supervision du Premier ministre, chef du gouvernement, et avec la coordination du ministre des Finances.

Les sept actions restantes concernent des secteurs qui jouent un rôle direct dans la sécurisation des circuits financiers. Le GAFI demande notamment un renforcement de la supervision des entités assujetties dans les secteurs financier et non financier. Le contrôle des organismes à but non lucratif figure également parmi les chantiers ouverts. Le Cameroun doit aussi améliorer la gestion des avoirs criminels gelés, saisis ou confisqués. Il doit enfin assurer l’application effective des sanctions financières ciblées contre le financement du terrorisme et de la prolifération.

LE GAFI VEUT VOIR LES EFFETS SUR LE TERRAIN

Le principal enjeu ne réside désormais plus uniquement dans l’adoption de textes. Le GAFI attend des preuves d’application. Cette exigence place les banques, les établissements financiers et les professions non financières au cœur du dispositif. Ces acteurs doivent identifier les opérations suspectes, transmettre les informations utiles et appliquer les obligations qui leur sont imposées.

Le GAFI demande notamment au Cameroun de renforcer la supervision fondée sur les risques des banques. Il veut aussi voir un meilleur contrôle des institutions financières non bancaires et des professions non financières désignées. Les échanges entre la cellule de renseignement financier et les entités déclarantes constituent un autre point de vigilance. Le GAFI demande que ces échanges soient davantage sécurisés et efficaces.

La question des avoirs criminels reste également déterminante. L’organisation veut que le Cameroun consolide les mécanismes permettant de saisir et de confisquer les biens issus d’activités criminelles. Cette dimension revêt une importance économique directe. Une lutte efficace contre les flux financiers illicites doit permettre de mieux identifier les capitaux d’origine criminelle et d’empêcher leur réintégration dans l’économie formelle.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

LES SANCTIONS DOIVENT DEVENIR EFFECTIVES

Le financement du terrorisme et de la prolifération constitue un autre test pour le dispositif camerounais. Le GAFI réclame une application effective des sanctions financières ciblées. Il ne s’agit donc plus seulement de disposer d’un cadre juridique. Les mesures doivent produire des effets dans les opérations financières.

Les organisations à but non lucratif font également l’objet d’une attention particulière. Le GAFI demande au Cameroun d’adopter une approche fondée sur les risques. Cette surveillance ne doit toutefois pas entraver les activités légitimes de ces organisations.

Ces exigences placent les administrations face à un double impératif. Elles doivent renforcer les contrôles tout en démontrant leur efficacité. Elles doivent également produire des données permettant de mesurer les résultats obtenus.

ABIDJAN SERA UN TEST DÉCISIF

C’est dans ce contexte que le Cameroun s’apprête à défendre son huitième rapport devant les experts du GAFI. Une réunion en présentiel est prévue la semaine prochaine à Abidjan. Le Premier ministre a autorisé le déplacement d’une délégation camerounaise pour cette rencontre.

« Nous espérons, au terme de cette réunion, la levée de la majorité des actions encore résiduelles et sous monitoring », a indiqué Jean Bertin Meba.

Cette réunion intervient alors que la dernière évaluation du GAFI reste prudente. Dans son état des lieux publié le 19 juin, l’organisation a reconnu les progrès accomplis par le Cameroun depuis l’engagement politique pris en juin 2023. Elle a notamment relevé une augmentation de la diffusion de renseignements financiers aux autorités compétentes. Elle a aussi constaté une priorité accrue accordée à la saisie des avoirs aux frontières. Mais ces avancées n’ont pas encore suffi à permettre au pays de sortir de la surveillance renforcée.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

LA PREUVE PAR LES RÉSULTATS

Le décalage entre l’appréciation de Yaoundé et celle du GAFI constitue le principal enjeu de la rencontre d’Abidjan. Le Cameroun compte désormais sept actions résiduelles contre 24 au début du processus. Cette progression traduit les efforts engagés depuis trois ans. Mais le GAFI regarde désormais la mise en œuvre concrète.

L’organisation souligne d’ailleurs que les délais initialement fixés au Cameroun sont dépassés. La délégation camerounaise devra donc démontrer que les sept actions restantes ne figurent plus seulement dans des textes ou dans des plans de réforme. Elle devra présenter des résultats mesurables.

Pour les acteurs économiques, l’enjeu dépasse le seul classement du pays. Le dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme participe à la sécurisation des transactions et à la crédibilité du système financier. La sortie de la liste grise dépendra ainsi de la capacité du Cameroun à transformer les réformes adoptées en pratiques réellement appliquées.

À Abidjan, les experts du GAFI chercheront moins à mesurer le nombre de textes produits que les résultats obtenus sur le terrain.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 07/09/2026

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