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De cuisinier à entrepreneur en technologie : histoire de Wepngong Maureen

Lorsque Wepngong Maureen Wepnyu grandissait dans sa ville natale de Ndu, dans la division Donga Matung de la région du Nord-Ouest du Cameroun, elle n'avait jamais envisagé de devenir un jour entrepreneur technologique.
Au lycée de Nkambe, Maureen n’était pas intéressée par la technologie, même si elle avait choisi les TIC comme matière.
En 2019, elle s'inscrit en administration publique à l'Université Université de BuéaSud-Ouest Cameroun.
Là-bas, elle vivait avec un frère aîné, gourou de la technologie, mais cela ne l’a pas émue.
Pendant ses études, la jeune femme de 25 ans devait faire quelque chose pour subvenir à ses besoins.
Elle a donc commencé à vendre des plats cuisinés. Maureen préparait également des pâtisseries et des collations pour les gens.
« Mais vers l’obtention de mon diplôme en 2022, j’ai commencé à me demander ce que j’allais faire quand je serai grande parce que je grandissais. Quel serait mon plan de sauvegarde ? » dit-elle.
Voyage dans la technologie
Après une réflexion approfondie, Wepngong Maureen s'est rendu compte qu'il existait de nombreuses opportunités dans les domaines de STEM : sciences, technologies, ingénierie et mathématiques.
Elle a dit à MMI qu'elle était venue parce qu'elle voulait faire partie de la solution.
« Quand j’ai commencé, c’est devenu tellement intéressant. Je ne sais pas quand j'ai commencé à apprendre les tenants et les aboutissants du génie logiciel », a-t-elle déclaré à MMI.
Elle s'est inscrite dans une académie technologique pendant trois mois, et lorsqu'elle a obtenu son diplôme d'administration publique à l'université en 2022 avec un BSc, elle a plutôt obtenu son premier emploi technologique rémunéré.
“C'est comme ça que je me suis lancée et j'ai apprécié chaque instant”, a-t-elle ajouté.
Fondateur de Giiyo Tech
« Quand j’ai commencé à étudier l’administration publique, je n’aurais jamais pensé qu’un jour je créerais une entreprise technologique », a-t-elle déclaré.
Aujourd’hui partenaire de la communauté technologique, cet entrepreneur technologique basé à Douala s’est rendu compte que les STEM étaient encore un rêve tiré par les cheveux pour beaucoup, en particulier pour les jeunes filles camerounaises.
Sa vision était de réduire cet obstacle, de trouver des solutions et d’améliorer la vie au Cameroun, qui est encore en retard technologique par rapport à d’autres pays.
Grâce à cela, elle a créé Giiyo Tech. Giiyo, dans son dialecte, signifie « Faites le vôtre ».
La plateforme, dit-elle, a pour but de l’aider à trouver des solutions aux problèmes et de n’attendre personne.
Giiyo Tech se concentre sur l’autonomisation des futurs innovateurs.
« Nous enseignons aux enfants âgés de 7 à 18 ans comment coder, créer des sites Web et des applications Web, développer des applications mobiles et créer des jeux. Nous leur enseignons également la conception d’interface utilisateur, la conception 3D, l’impression et la robotique élémentaire », a déclaré Maureen à MMI.
Selon elle, lorsqu'elle a lancé Giiyo Tech, son intérêt était de créer quelque chose qui pourrait inciter les enfants à penser différemment.
« Quand je vois des enfants dans d’autres parties du monde, ils sont tellement intelligents en électronique ; ils font des choses incroyables, et nous, au Cameroun, nous n'apprenons même rien à nos enfants », a-t-elle ajouté.

Pour elle, en regardant les différentes parties du monde évoluer, il était temps pour elles de créer la leur.
Non sans défis
Tout d’abord, étudier la technologie était un défi pour elle. Venir d'une formation en sciences sociales et suivre une classe de technologie avec des enfants en ingénierie et en électronique n'était pas facile pour Maureen.
Cependant, sa passion pour percer le mystère de la construction des innovateurs de demain l'a soutenue.
Lorsqu’elle a commencé à exercer son métier dans le domaine de la technologie, les gens lui disaient en argot que la technologie n’était pas bonne pour une femme et qu’elle était trop exigeante.
« À cette époque, je n'étais pas bien dans ce que je faisais. Je commençais encore. Je me disais : Wow, est-ce que ça va être comme ça ? Je me sentais très mal.
Eh bien, elle a accepté les critiques comme un honneur et aujourd’hui, elle brise les limites.
« L’un des stéréotypes les plus répandus avec lesquels nous sommes encore aux prises au 21e siècle est que les domaines STEM ne conviennent qu’aux garçons », a-t-elle déclaré.
«Vous entendrez quelqu'un dire qu'il ne pense pas que les filles savent bien coder. C'est fou », a déploré Maureen.
Ambassadrice STEM pour les jeunes filles
Wepngong Maureen Maureen est désormais ambassadrice STEM. Elle a également consacré son temps à veiller à ce que les filles grandissent dans le domaine des STEM.
Elle pense que les filles ne sont pas suffisamment encouragées à se lancer dans ce domaine. Pour elle, même les rares acteurs du domaine reçoivent souvent des remarques qui les font se sentir inférieurs.
Pour éliminer tous les obstacles, elle demande instamment que les filles soient exposées aux domaines STEM. Elle a déclaré que la plupart des jeunes filles ne savent même pas qui elles peuvent avoir comme modèles dans le domaine.
Maureen, cependant, pense que les parents et les enseignants ne facilitent pas non plus la tâche des filles, car ils continuent de les décourager de s'orienter vers les matières STEM.
« Ils n'encouragent pas autant les filles que les garçons », a-t-elle déclaré.
« Pour résoudre ces problèmes, nous avons besoin d’une approche multidimensionnelle. Organisez des réformes éducatives, des programmes de mentorat, une représentation médiatique et des changements de politique sur le lieu de travail.
Selon elle, il est nécessaire de créer un environnement dans lequel les filles se sentent habilitées et soutenues pour poursuivre leur intérêt pour les STEM, quelles que soient les attentes de la société.
Elle a déclaré à MMI que, pour accroître la participation des filles et des femmes dans ce domaine, les matières STEM devraient être introduites de manière amusante et engageante, dès l'école primaire.
« Une autre chose que nous pourrions faire est de créer des programmes de mentorat pour mettre en relation les jeunes filles avec des femmes qui travaillent déjà dans les domaines STEM », a-t-elle ajouté.
Grâce à ses progrès, elle a commencé à sillonner le continent pour faire passer le message de la communauté sur les mesures prises pour façonner la vie des générations futures au Cameroun.
Récemment, elle s'est rendue à Nairobi, au Kenya, où elle a amplifié les voix populaires sur la gouvernance mondiale de la blockchain.
Elle l’a fait devant les dirigeants du monde.
Bien que les STEM pour les filles et les femmes restent un domaine difficile au Cameroun, des femmes comme Maureen et d’autres s’engagent à résoudre ces difficultés.
Par un correspondant MMI
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Conseil constitutionnel: Remy Nama pour succéder à Clément Atangana

Le Conseil constitutionnel a un nouveau chef. Le président de la République a jeté son dévolu sur Remy Nama. Le nom du successeur de Clément Atangana a été dévoilé par un décret présidentiel signé ce 16 octobre 2026. Au moment où la dépouille du premier président de l’institution atterri à Yaoundé, en provenance de Paris où le natif du Nyong et So’o a poussé son dernier soupir, Paul le remplace par son voisin de département. Le nouvel homme fort du Conseil constitutionnel est originaire de la Mefou et Akono. Jusqu’ici chargé de mission à la présidence de la République, ce magistrat hors échelle a ete préféré aux autres juristes de la maison dont les noms circulaient déjà, comme Adolphe Minkoa She.
« Ma réaction à chaud, c’est une expression de gratitude à l’endroit du chef de l’État, qui m’a jugé digne d’être nommé au Conseil constitutionnel, qui est, comme vous le savez, une assemblée des sages appelée à réfléchir sur la Constitution. C’est vraiment un sentiment de gratitude et de reconnaissance, et je peux lui dire que la confiance qu’il a placée en moi, je vais tout faire pour la mériter», a réagi le nouveau président du Conseil constitutionnel au micro de PRC TV.
Rémy Nama est donc le 2ème président de cette institution. Clément Atangana en a posé les jalons entre 2018 et 2026. Jusqu’à ce que la mort en décide autrement le 4 octobre dernier. L’homme ne reviendra pas vivant de son évacuation sanitaire en France. La suite de la vie de cette institution suprême en charge des élections au Cameroun se fera avec Rémy Nama aux commandes.
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CEMAC : Beac-FMI-Motaze-Ebola-Nigeria – News du Cameroun

Echanges Cameroun-Nigéria : Des exportateurs annoncés
Une délégation de l’Assemblée des exportateurs nigérians sera au Cameroun du 18 au 24 octobre 2026. Ils viennent discuter des opportunités de partenariats entre secteurs privés des deux pays dans les domaines d’import/export des produits agricoles, manufacturés et de service. Il s’agit aussi d’identifier de potentiels distributeurs Camerounais afin de renforcer et faciliter les relations commerciales entre les deux pays et d’explorer les possibilités de joint-ventures dans les domaines de la logistique et de l’industrie.
Assemblées annuelles du FMI : Louis Paul Motaze en Thaïlande
Louis Paul Motaze, ministre en charge des Finances est actuellement à Bangkok en Thaïlande. Il y prend part aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Le Cameroun cherche à conclure un nouveau programme à conclure un nouveau programme avec le FMI, après l’achèvement en juillet 2025 de l’accord couvrant la période 2021-2025. Les discussions en vue d’un nouvel engagement se poursuivent depuis plus d’un an. Dans son communiqué, le Minfi indique que les audiences menées en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent des occasions de dialogue avec des interlocuteurs susceptibles d’éclairer les options de financement du pays.
Intégration régionale : Environ 130 milliards décaissés par la BEAC pour accélérer les décaissements
La Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a levé 222 millions de dollars (environ 130 milliards FCFA) le 13 octobre 2026 lors de sa première émission obligataire sur les marchés internationaux, à échéance octobre 2029. L’Africa Finance Corporation a joué le rôle d’investisseur d’ancrage. Selon africa-news-agency.com, l’opération vise à diversifier ses sources de financement et accélérer les décaissements pour l’intégration régionale, les infrastructures, l’agriculture et l’industrie dans ses six États membres. L’institution est notée Ba3 par Moody’s, avec une perspective stable.
Lutte contre Ebola : Les pays de la Cemac harmonisent une série de protocoles
Les six pays membres de la CEMAC harmonisent leurs plans de prévention de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo. La réunion s’est tenu le 15 octobre 2026 à Brazzaville. C’est au total, 8 protocoles qui ont été harmonisés et axés, entre autres, sur la surveillance épidémiologique, le suivi et la gestion des contacts, le contrôle aux frontières d’entrée ou encore la communication sur les risques. L’objectif est de prévenir, de détecter tôt et de répondre efficacement, en cas d’apparition de la maladie à virus Ebola dans la communauté.
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Cameroun : La Douane adopte une feuille de route pour maximiser les recettes en 2026

Au cours de la réunion hebdomadaire du Comité de direction, tenue le lundi 5 octobre 2026, le Directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a engagé ses collaborateurs des services centraux et déconcentrés à maintenir une performance haussière, en vue d’atteindre les objectifs budgétaires et non budgétaires escomptés.
À trois mois de la fin de l’exercice budgétaire 2026, la Direction générale des Douanes a défini une feuille de route stratégique visant à maximiser la collecte des recettes et à surpasser les résultats de 2025. À cette fin, plusieurs propositions d’actions fortes ont émergé de la réunion du Comité de direction.
Il s’agit notamment de l’harmonisation des méthodes de travail et des bases de taxation des marchandises, de la ponctualité et de l’assiduité des personnels des Douanes, de l’anticipation sur les procédures de dédouanement, de la rationalisation de la dépense fiscale induite par l’octroi de certaines facilités douanières, ainsi que du renforcement des contrôles à la détention et à la circulation des marchandises.
Sont également prévus le renforcement de la collaboration avec les opérateurs économiques et les banques, l’amélioration de la mobilisation des recettes spontanées, le traitement diligent des dossiers contentieux, le renforcement de la discipline, le suivi des marchandises à fort potentiel de recettes et le renforcement de la collaboration avec les autres acteurs de la chaîne logistique et du commerce extérieur.
La feuille de route prévoit enfin la facilitation des opérations douanières, l’apurement des dettes dues par les opérateurs économiques, l’organisation des ventes aux enchères publiques des marchandises, la consolidation des acquis de certaines réformes à impact fiscal, la sécurisation des marchandises en transit, l’amélioration de la prise en charge des marchandises à l’importation et à l’exportation, ainsi que l’amélioration de la rentabilité fiscale par conteneur.
Le FMI préconise un resserrement budgétaire
Le Comité de direction s’est ouvert par la restitution de la mission d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) post-financement au Cameroun, menée du 17 au 30 septembre 2026. Dirigée par Christine Dieterich, cette mission faisait suite à l’achèvement du précédent programme économique et financier, en juillet 2025. Elle s’est concentrée sur la situation macroéconomique et l’analyse de la viabilité de la dette du pays.
À l’issue des consultations, le FMI a relevé que la croissance est restée stable à 3,5 % en 2025. Pour 2026, l’accélération attendue pourrait être freinée par la baisse continue de la production d’hydrocarbures et les tensions internationales.
Le FMI préconise donc un resserrement budgétaire, une meilleure mobilisation des recettes non pétrolières et une accélération des réformes structurelles pour soutenir le secteur privé.
Pendant cette mission, la Direction générale des Douanes, informe-t-on, a mis en relief plusieurs actions majeures, notamment la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, l’accentuation de la lutte contre la fraude et la contrebande, la mise en œuvre du concept d’Opérateur économique agréé (OEA), ainsi que l’apurement des dettes dues par les marketeurs et celles consécutives au bénéfice des régimes suspensifs.
Il convient de relever que le Cameroun n’est actuellement plus sous programme économique et financier avec le FMI. Bien que les autorités camerounaises plaident activement pour la conclusion d’un nouveau partenariat à moyen terme, les discussions indiquent que la signature d’un nouvel accord économique et financier n’interviendrait qu’au cours de l’année 2027.
Le rapport d’évaluation de septembre sera officiellement examiné par le Conseil d’administration du FMI en décembre 2026.
Mention honorable pour la surveillance douanière
Faisant le point de l’opération HALCOMI IV, mission spéciale lancée officiellement le 8 septembre dernier, Alain Parfait Eba’a Efandene, chef de la Division des enquêtes douanières et de la surveillance et superviseur délégué de cette opération, a indiqué qu’en moins d’un mois après son entrée en scène, le bilan est positif, avec 170,3 millions de FCFA dans les caisses publiques.
La zone 1, couvrant les régions du Littoral, du Sud-Ouest, de l’Ouest et du Nord-Ouest, a engrangé 104,7 millions de FCFA, soit 69,7 millions de FCFA de droits compromis et 35 millions de FCFA d’amendes, pour 29 affaires bouclées.
La zone 2, qui couvre les régions du Centre, du Sud et de l’Est, a comptabilisé 31,02 millions de FCFA, soit 21,57 millions de FCFA de droits compromis et 9,45 millions de FCFA d’amendes, pour 31 affaires.
La zone 3, regroupant les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, a enregistré 34,61 millions de FCFA, soit 22,46 millions de FCFA de droits compromis et 12,15 millions de FCFA d’amendes, pour 19 affaires.
Des résultats salués par le DG des Douanes, qui a adressé ses félicitations aux équipes spéciales HALCOMI IV et aux unités organiques de surveillance, notamment celles du Secteur des Douanes du Sud-Ouest, qui s’illustrent dans le dynamisme du renseignement et la multiplication des saisies majeures.
La variété et la densité des saisies dénotent, selon la Direction générale des Douanes, une vigilance accrue et un engagement constant, conformément aux lignes directrices de l’Organisation mondiale des douanes pour l’année 2026.
Le DG des Douanes a en outre encouragé ses collaborateurs opérationnels à maintenir la cadence au cours de ce dernier trimestre de l’année. Un conclave des coordinations des zones HALCOMI IV est envisagé dans les prochains jours à Yaoundé.
La surveillance et la sécurité douanières demeurent pleinement actives aux frontières et à l’intérieur du territoire national, apprend-on.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Regards vers l’avenir
Les mesures douanières à inclure dans le projet de loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2027 et l’impact de l’intelligence artificielle (IA) en matière douanière ont également figuré au centre des travaux du Comité de direction.
Particulièrement, l’IA est devenue un levier stratégique pour les administrations douanières modernes, en se posant comme un vecteur de performance, de conformité et de sécurité. Pour obtenir de meilleurs résultats opérationnels, elle intervient à plusieurs niveaux de la chaîne logistique et réglementaire. Son exploitation est recommandée aux services centraux comme aux services opérationnels.
Les travaux se sont achevés par la présentation du monitoring des éléments de taxation des marchandises du 28 septembre au 3 octobre 2026. Il en ressort, comme de tradition, les cohérences, les dysfonctionnements, les mesures correctives, la dépense fiscale et le transit communautaire des marchandises.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 06/10/2026
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