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Eboulements de Dschang : Ces mots forts de Cabral Libii

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Eboulements de Dschang : Ces mots forts de Cabral Libii
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Face à la tragédie survenue à la falaise de Dschang ce mardi 5 novembre, le député Cabral Libii a tenu à exprimer sa profonde compassion aux familles endeuillées. « J’ai appris avec émoi et consternation le drame qui s’est produit ce jour à la falaise de Dschang, dans la Menoua dans l’Ouest du Cameroun. Catastrophe naturelle qui a entrainé plusieurs morts et blessés », a-t-il écrit dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux.

Le président du Parti Camerounais la Réconciliation Nationale (PCRN) a regretté le départ tragique des fils et filles du Cameroun. « En cette circonstance douloureuse, j’adresse au nom du PCRN et en mon nom propre, nos condoléances attristées et notre compassion aux familles si brutalement, subitement et violemment éprouvées », a-t-il ajouté.

L’homme politique a enfin appelé les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour soutenir les sinistrés et prévenir de tels drames à l’avenir. « J’appelle le Gouvernement à prendre ses responsabilités régaliennes et à apporter aux familles sinistrées, une protection étatique conséquente », a-t-il conclu.

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La BC-PME devient un maillon central du financement du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique

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La BC-PME devient un maillon central du financement du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique
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La BC-PME devient un maillon central du financement du Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique. En 2026, une ligne de 6,5 milliards de FCFA doit soutenir la production de lait et de poisson. L’enjeu est désormais de convertir le crédit en capacités productives et en volumes supplémentaires.

Le gouvernement veut donner un contenu économique plus concret à l’import-substitution. Le 20 août 2026 à Yaoundé, le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, a signé avec la BC-PME une convention portant sur un financement additionnel de 6,5 milliards de FCFA pour les filières bovine laitière et poisson. Cette enveloppe place le financement au cœur du dispositif. La banque publique doit accompagner les producteurs, entrepreneurs et transformateurs qui présentent des projets bancables. Les ressources doivent notamment financer les investissements productifs et réduire le coût du crédit grâce à une ligne à taux bonifié. « L’objectif est de produire plus. L’objectif est de produire mieux. L’objectif est de localiser la production et d’assurer l’efficacité du marketing », a déclaré le ministre Taïga.

DU CRÉDIT AUX CAPACITÉS DE PRODUCTION

Le véritable enjeu se situe désormais dans l’utilisation des fonds. Le dispositif prévoit un accompagnement des opérateurs privés, en complément des interventions techniques du ministère et de ses structures sous tutelle. Le financement doit permettre aux producteurs laitiers et aux acteurs de la filière poisson d’investir dans leurs capacités. L’objectif ne consiste donc plus seulement à injecter des ressources dans les filières, mais à obtenir des résultats mesurables sur le terrain.

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Les autres transferts prévus au profit de la BC-PME renforcent cette orientation. Une première enveloppe de 400 millions de FCFA doit soutenir la distribution du riz et du blé produits localement. Un second transfert de 600 millions de FCFA vise les circuits de commercialisation de ces produits et la lutte contre la contrebande. Cinq milliards de FCFA sont par ailleurs prévus pour le financement direct du secteur privé, tandis qu’une dotation de 1,6 milliard doit servir à l’acquisition de machines et d’équipements pour les PME.

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Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 24/08/2026

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Est : le C2D veut passer du soutien à la création de valeur agricole

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Est : le C2D veut passer du soutien à la création de valeur agricole
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Dans la région de l’Est, le Contrat de désendettement et de développement cherche à faire passer l’agriculture d’une activité de subsistance à une activité génératrice de revenus. Appui-conseil, financement des exploitations, formation des jeunes et premiers investissements dans la transformation constituent les principaux leviers mobilisés.

L’agriculture occupe une place importante dans l’économie de la région de l’Est. Mais entre produire et gagner de l’argent, le chemin reste long. Le C2D a tenté de réduire cet écart en agissant directement sur les exploitations, les organisations de producteurs et les compétences. À travers le programme ACEFA, le dispositif indique avoir accompagné 1 280 groupes de producteurs et 23 organisations professionnelles agricoles dans la région. Un réseau de 324 conseillers assure cet appui. Le programme a également accordé des subventions à 76 projets agropastoraux. L’objectif affiché ne consiste donc plus seulement à soutenir la production. Il s’agit aussi d’améliorer la compétitivité des exploitations familiales agropastorales et des organisations de producteurs. Le C2D présente ACEFA comme un outil destiné à renforcer leur capacité à produire et à développer leurs activités économiques.

DU CHAMP À L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE

Le changement recherché se joue surtout après la production. Une agriculture qui crée durablement des revenus doit pouvoir transformer une partie de ce qu’elle produit et trouver des débouchés. Le dossier fait état d’une unité de production et de transformation du maïs, du manioc et de la patate douce à Nomedjoh, dans l’arrondissement de Lomié. Il mentionne aussi un programme de recherche consacré à l’amélioration durable de la filière plantain à Abong-Mbang grâce à des technologies innovantes. Ces deux interventions montrent une évolution dans la manière d’aborder le développement agricole. Le soutien ne s’arrête plus au producteur et à sa parcelle. Il touche aussi les techniques de production, la transformation et la valorisation des produits.

Cette orientation est importante pour une région où le potentiel agricole reste largement lié aux activités rurales. Le C2D indique d’ailleurs vouloir développer et diversifier l’économie en milieu rural et former les jeunes aux métiers de la transformation des produits agricoles et du bois.

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LE FINANCEMENT COMME LEVIER

L’accès aux ressources constitue un autre maillon de cette stratégie. Les 76 projets agropastoraux subventionnés dans le cadre d’ACEFA traduisent la volonté de donner aux exploitations les moyens d’investir. Dans une économie rurale dominée par de petites exploitations, le passage à une logique de compétitivité suppose en effet davantage que des conseils techniques. Il faut pouvoir investir dans les équipements, améliorer les pratiques et accroître la capacité de production.

Le dispositif ne donne toutefois pas, dans le document, le montant global de ces subventions ni le chiffre d’affaires généré par les exploitations bénéficiaires. Il ne permet donc pas de mesurer précisément le rendement économique des financements accordés. C’est l’un des principaux points qui restent à documenter sur le terrain. Le nombre de bénéficiaires renseigne sur l’ampleur du programme. Il ne suffit pas encore à mesurer son impact sur les revenus.

FORMER POUR PRODUIRE ET ENTREPRENDRE

Le C2D intervient également sur le capital humain. Le programme AFOP a formé 884 jeunes aux métiers d’exploitants agricoles et halieutiques dans la région. Parmi eux, 512 sont déjà insérés, dont 183 femmes. Le dispositif a aussi accompagné la formation de 115 jeunes dans les métiers d’entrepreneurs agropastoraux. Cette orientation répond à un autre enjeu économique. L’agriculture ne peut devenir une activité rentable sans entrepreneurs capables de produire, de gérer une exploitation et de développer des activités autour de la production.

AFOP a ainsi rénové 10 centres de formation de jeunes et réalisé des infrastructures pédagogiques dans plusieurs centres. Le dispositif intervient dans l’agriculture, l’élevage et la pêche. Le chiffre de 512 jeunes déjà insérés constitue un indicateur intéressant. Mais le dossier ne précise ni la nature de cette insertion, ni les revenus obtenus, ni la durée de maintien dans l’activité. Ces données seraient nécessaires pour apprécier la solidité économique des résultats.

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DES PRODUCTEURS MIEUX ORGANISÉS

L’appui ne cible pas uniquement les exploitants individuels. ACEFA travaille aussi avec les organisations de producteurs. Le programme compte 23 organisations professionnelles agricoles parmi ses bénéficiaires et mobilise 324 conseillers pour accompagner les groupes de producteurs. Cette organisation peut faciliter l’accès aux services, aux équipements et aux marchés. Elle peut aussi permettre aux producteurs de mieux structurer leur offre.

Le PNDP complète cette intervention au niveau local. Dans la région, le programme a permis la réalisation de 361 microprojets dans l’eau, l’assainissement, l’agropastoral, l’éducation, la formation et la santé. Il a également contribué à l’élaboration de 21 Plans communaux de développement. Ces investissements ne relèvent pas tous directement de l’agriculture. Ils participent néanmoins à l’environnement économique dans lequel évoluent les producteurs.

UNE TRANSFORMATION ENCORE À MESURER

Après vingt ans de C2D, l’Est dispose d’un ensemble d’interventions qui couvrent plusieurs maillons du développement rural. Production, conseil, financement, formation, recherche et transformation sont désormais pris en compte dans les programmes présentés par le dispositif. Le C2D affirme ainsi vouloir soutenir les activités économiques rurales, améliorer l’accès à la formation et à l’emploi et renforcer les capacités des acteurs locaux.

Mais le véritable test reste économique. Il faudra mesurer ce que ces interventions produisent dans les exploitations. Combien de tonnes supplémentaires sont produites ? Quelle part est transformée localement ? Quels revenus les producteurs tirent de leurs activités ? Combien d’emplois les unités créent ? Et surtout, combien d’exploitations continuent à fonctionner sans nouvel appui ? À l’Est, le C2D a donc posé plusieurs briques pour faire de l’agriculture une activité économique mieux structurée. Le passage du soutien aux producteurs à la création de véritables chaînes de valeur reste toutefois le principal chantier. Les initiatives engagées à Nomedjoh sur le maïs, le manioc et la patate douce, comme les travaux sur le plantain à Abong-Mbang, donnent une première indication de cette orientation.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 24/08/2026

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Recensement général de la population : 68,6% de taux de couverture enregistré malgré le report

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Recensement général de la population : 68,6% de taux de couverture enregistré malgré le report
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La région de l’Est conserve le peloton de tête avec un taux de couverture de 113,7%. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions d’habitants pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.

D’après les donnés disponible du comité technique du 4ème Recensement général de la population couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage, le taux de couverture de l’opération est d’environ 68,6%, soit une progression de plus de 3 points, comparé à la situation au 5 août dernier où on en était à 65%.

D’après le rapport de la 18ème session de son comité présenté vendredi 21 août 2026 à Yaoundé, l’on apprend que ces 68,5% représentent une moyenne de progression de 87 000 personnes recensées par jour. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions de personnes pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.

La région de l’Est arrive en tête avec un taux de couverture de 113,7%, suivie des régions du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord avec respectivement 86,3% et 81,8%. Les départements du Mfoundi dans le Centre et le Wouri dans le Littoral sont restés à la traine sur le plan national. Les taux de couverture sont seulement de 38,5% et 29%, respectivement.

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