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« Abus envers les enfants en institution » : des mineurs nigérians détenus pour trahison et s'effondrent dans la salle d'audience

La détention de dizaines de manifestants présumés, dont un grand nombre de mineurs, a suscité l'indignation nationale vendredi après que beaucoup d'entre eux soient apparus visiblement sous-alimentés et dans un état critique devant la Haute Cour fédérale d'Abuja, la capitale nigériane. Les autorités ont accusé les jeunes de trahison et d'incitation à la mutinerie lors des manifestations antigouvernementales en août, après les avoir maintenus en détention sans procès pendant des mois. Quatre jeunes suspects se sont effondrés dans la salle d'audience, se tordant de douleur, avant que les secours médicaux ne les évacuent pour des soins urgents.
Les manifestations de jeunes contre les difficultés économiques ont donné lieu à de graves accusations
Les arrestations massives ont eu lieu au milieu d'une vague de manifestations antigouvernementales en août, où les citoyens sont descendus dans la rue face à une crise croissante du coût de la vie. L'inflation annuelle s'élève à plus de 30 pour cent et les prix des denrées alimentaires de base ont grimpé, laissant des millions de personnes au Nigéria lutter pour joindre les deux bouts. Les manifestants ont exprimé leur colère face à la gestion de la crise économique par le gouvernement, mais les manifestations sont devenues violentes dans plusieurs villes lorsque les manifestants ont affronté les forces de sécurité. Alors que la police nigériane a fait état de sept morts, des groupes de défense des droits indépendants affirment que le bilan s'élève à 23 morts, avec près de 700 arrêtés dans tout le pays.
Des mineurs détenus, ce qui soulève des inquiétudes en matière de droits humains
La présence de mineurs parmi les personnes détenues suscite une inquiétude particulière. Une partie importante des personnes comparaissant devant le tribunal étaient des garçons âgés de 14 à 18 ans, ce qui a suscité les critiques des organisations de défense des droits humains locales et internationales. Amnesty International a condamné vendredi la détention de mineurs, déclarant : « Soumettre des mineurs à ces horribles détentions pour avoir participé à des manifestations contre la faim et la corruption est – jusqu'à présent – l'une des tentatives les plus meurtrières de suppression de la liberté de réunion. »
L’association nigériane de défense des droits Enough is Enough a fait écho à ces préoccupations, qualifiant ces détentions de « maltraitance institutionnelle des enfants ». Dans un communiqué fort, le groupe a déclaré : « Ces adolescents ont été placés en détention provisoire pour avoir déclaré qu'ils avaient faim. Leur place est à l'école, pas en prison. Libérez-les maintenant.
Le gouvernement et la police sous le feu des critiques à cause des conditions de détention
Des images vidéo de certains manifestants brandissant des drapeaux russes ont conduit les autorités à accuser certains détenus de brandir des drapeaux étrangers, une accusation liée à la trahison. Deux mois auparavant, les autorités avaient interpellé 10 autres suspects, les accusant de collaborer avec un citoyen britannique pour déstabiliser le gouvernement nigérian. Les autorités ont inculpé 114 personnes pour trahison et autres délits graves. La caution s'élève à 10 millions de nairas (environ 6 000 dollars), une somme que de nombreuses familles de détenus auront probablement du mal à payer.
Réponse du gouvernement face à une réaction croissante
À la suite des incidents survenus dans la salle d'audience de vendredi et des réactions négatives du public qui ont suivi, le ministère fédéral du Développement de la jeunesse a publié une déclaration abordant les « préoccupations en matière de bien-être » des mineurs détenus. Le ministre Ayodele Olawande a souligné l'engagement du gouvernement en faveur de la protection de la jeunesse, assurant que son bureau s'efforçait de vérifier les faits et d'améliorer les conditions. “Le ministère s'engage à sauvegarder les intérêts de la jeunesse et le bien-être des jeunes Nigérians, où qu'ils se trouvent”, a déclaré Olawande, soulignant la collaboration avec d'autres organismes gouvernementaux.
De plus, le président Bola Tinubu, en réaction à l'indignation généralisée et à l'embarras international, aurait ordonné au procureur général de réexaminer les cas des mineurs détenus. Les observateurs voient cette directive comme une étape potentielle vers une réduction des tensions et une réponse au tollé général suscité par le traitement sévère infligé aux jeunes manifestants.
La police défend ses actions et invoque les normes juridiques
La police nigériane (NPF) a défendu les accusations de trahison, arguant que les détentions étaient légales et que les jeunes avaient organisé leur effondrement devant le tribunal pour manipuler l'opinion publique. Selon l'Inspecteur général de la police Egbetokun, la police a suivi les procédures légales lors de l'arrestation des mineurs et a été attentive à leurs besoins sociaux. “Aujourd'hui, un incident inattendu au tribunal a vu six des suspects se précipiter et s'évanouir, attirant l'attention des médias de manière délibérée et scénarisée”, a déclaré Egbetokun, par l'intermédiaire du porte-parole de l'ACP Olumuyiwa Adejobi. Il a ajouté que les soins médicaux ont été prodigués rapidement.
La NPF a souligné que chaque détenu avait atteint l'âge de la responsabilité pénale, ce qui signifie qu'il est légalement responsable de ses actes. “En vertu de la loi nigériane, les personnes qui ont atteint l'âge de la responsabilité pénale sont responsables de leurs actes, quel que soit leur âge”, indique le communiqué, pointant du doigt des pratiques similaires dans d'autres pays.
Les accusations de violations des droits de l’homme persistent
Malgré les justifications avancées par la police, les défenseurs des droits humains soutiennent que la détention de mineurs sans procédure régulière et leur condition visiblement médiocre devant les tribunaux constituent des violations des droits humains. Les observateurs affirment que ces conditions reflètent des problèmes plus profonds au sein du système judiciaire nigérian, avec des protections inadéquates mises en place pour les jeunes en détention. Les scènes d'effondrement de mineurs souffrant de malnutrition dans les salles d'audience ont intensifié les appels à une réforme du système judiciaire nigérian et à une plus grande responsabilité concernant le traitement des détenus.
Le chemin à parcourir
Le procès se poursuit, provoquant un débat approfondi sur les dimensions juridiques et morales de cette affaire, tant au Nigeria qu'à l'échelle internationale. Les exigences élevées en matière de caution et la détention prolongée des 76 accusés et de leurs familles soulèvent d'autres questions quant à l'accès à la justice des citoyens économiquement défavorisés.
Les autorités nigérianes font face à une condamnation nationale et internationale, tandis que les défenseurs des droits voient cet incident comme un catalyseur potentiel de changement systémique, en particulier dans la manière dont le système judiciaire traite les mineurs. L'administration doit décider si elle doit répondre à ces demandes ou maintenir sa position actuelle, une question cruciale dans la lutte actuelle du Nigeria pour la justice, les droits de l'homme et la responsabilisation.
Mimi Méfo Infos
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La BEAC affirme que la contrefaçon reste sous contrôle dans la CEMAC

Le mardi 9 juin 2026, des gendarmes camerounais ont investi un entrepôt du troisième arrondissement de Douala. Derrière une façade d’unité de production d’enduits et de matériaux de construction se cachait une chaîne de montage dédiée à la fabrication de fausses pièces de monnaie métallique. Cinq individus ont été interpellés — deux Camerounais et trois ressortissants chinois, dont celui qui assurait la direction technique de l’opération. Le préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, s’est déplacé en personne pour constater l’ampleur du dispositif.
L’affaire a immédiatement suscité des interrogations sur la capacité de la Banque centrale à protéger les signes monétaires qu’elle émet. D’autant que la presse relevait la saisie, dans le même contexte, de liasses de faux billets de 10 000 francs CFA et de rondelles imitant des pièces de 500 francs. Des interrogations qui ont conduit Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC à clarifier, dans une interview accordée à nos confrères de Cameroon Business Today, les faits et à replacer l’incident dans sa juste proportion.
Première mise au point de taille : les pièces saisies à Douala ne sont pas des contrefaçons de la nouvelle gamme 2024. « Les vérifications effectuées ont montré que les pièces concernées étaient des imitations de la pièce de 500 francs de l’ancienne gamme mise en circulation en 1985 et progressivement retirée depuis l’introduction de la gamme de 2006 », a précisé le gouverneur. Une nuance essentielle, qui change la nature du problème. Il ne s’agit pas d’une brèche dans les nouveaux dispositifs de sécurité, mais d’une tentative de remise en circulation de copies d’une pièce déjà obsolète.
ANALYSE DES CONTREFAÇONS
Les chiffres que la BEAC a publiés à cette occasion méritent d’être examinés avec attention. Au 30 avril 2026, le Laboratoire d’analyse des contrefaçons de la Banque centrale avait recensé 16 639 billets contrefaits sur un volume de près de 847,5 millions de billets authentiques en circulation dans l’espace CEMAC. Le ratio obtenu — 19 billets contrefaits pour un million de billets en circulation — est nettement inférieur au seuil de vigilance retenu à l’échelle internationale, généralement fixé à 100 billets contrefaits par million. Autrement dit, plus de 99,998 % des billets qui transitent chaque jour dans les économies des six pays membres sont authentiques. Ces statistiques ne relativisent pas le crime lui-même.
La contrefaçon monétaire reste une infraction grave, aux effets potentiellement déstabilisateurs. Lorsqu’elle prend de l’ampleur, elle érode la confiance dans la monnaie, perturbe les transactions commerciales et peut entraîner des pertes directes pour les ménages et les entreprises qui reçoivent de faux billets sans le savoir. Elle peut également alimenter d’autres circuits criminels.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les banques centrales traitent ce sujet comme une priorité permanente, quelle que soit l’ampleur réelle du phénomène. Mais dans le cas de la CEMAC, les données disponibles indiquent que ces risques systémiques ne se matérialisent pas. « Nous sommes très loin d’une situation susceptible de menacer la stabilité monétaire ou économique de notre sous-région », a soutenu le gouverneur. Une affirmation que les chiffres étayent.
DISPOSITIFS D’AUTHENTIFICATION
La réponse institutionnelle de la BEAC s’articule autour de trois axes. Le premier est préventif : intégrer en permanence de nouvelles technologies de sécurité dans les billets et les pièces, en travaillant sur les substrats, les procédés de fabrication et les dispositifs d’authentification. Le deuxième est opérationnel : maintenir un système de détection mobilisant la Banque centrale, les établissements de crédit, les forces de sécurité et les autorités judiciaires. Le laboratoire d’analyse des contrefaçons joue un rôle central dans ce dispositif, en expertisant les signes monétaires suspects et en suivant l’évolution du phénomène à l’échelle de la sous-région.
Le troisième axe est pédagogique : sensibiliser régulièrement le grand public, les commerçants et les professionnels de la monnaie aux signes permettant d’identifier les faux billets. Dans cette optique, la BEAC a développé une application mobile baptisée « BEAC NG2020 », disponible sur les plateformes Play Store et App Store. Elle permet aux utilisateurs d’identifier les caractéristiques de sécurité de la gamme actuelle de billets et de renforcer leur capacité d’authentification au quotidien.
La question de la sécurité des coupures elles-mêmes a aussi été posée directement au gouverneur, certains observateurs laissant entendre que des failles pourraient exister du côté de la Banque centrale. Sa réponse a été sans ambiguïté. « Les billets et les pièces émis par la BEAC sont dotés de dispositifs de sécurité répondant aux standards les plus exigeants », a-t-il affirmé, en rappelant que la lutte contre la contrefaçon n’est jamais un acquis définitif pour aucune banque centrale au monde. Les faussaires s’adaptent, innovent, cherchent des failles. Ce qui impose aux instituts d’émission une veille technologique permanente.
L’existence de tentatives de contrefaçon ne traduit donc pas une défaillance institutionnelle ; elle confirme la nécessité de maintenir la pression.
MÉCANISME DE VIGILANCE
L’affaire de Douala illustre précisément ce mécanisme de vigilance. C’est la détection d’un individu qui tentait d’introduire des pièces contrefaites dans les circuits commerciaux du premier arrondissement qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’aux têtes du réseau. Deux Camerounais et trois ressortissants chinois, dont le technicien principal de l’opération. L’enquête, relayée par la chaîne Équinoxe TV et le média Benin Web TV, montre que les mécanismes de coopération entre la Banque centrale et les forces de l’ordre fonctionnent.
La robustesse de ces mécanismes est, en définitive, le message que la BEAC cherche à faire passer. Non pas que la contrefaçon n’existe pas — l’affaire de Douala en est la démonstration — mais qu’elle reste contenue dans des proportions qui ne menacent ni la monnaie ni les économies de la zone. Le gouverneur a conclu sur un appel à la responsabilité partagée : « La première ligne de défense contre la contrefaçon demeure la vigilance des utilisateurs eux-mêmes. » Signaler tout signe monétaire suspect, se familiariser avec les critères d’authentification, utiliser les outils numériques mis à disposition — autant de réflexes qui, mis bout à bout, renforcent l’intégrité du circuit fiduciaire dans l’ensemble de la sous-région.
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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles

Les acteurs ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique.
Après une embellie de la production de coton lors de la campagne agricole 2023/2024, avec une production record avoisinant les 400 000 tonnes, les producteurs ont des difficultés à rembourser la totalité de leurs crédits, octroyés par la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C), à travers la Société de développement de coton (SODECOTON).
Les acteurs de la filière ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique. La semence du coton pour emblaver 1 hectare de coton est commercialisée à 3 500 FCFA contre 5 000 FCFA le sac de 40kg. Le prix de la famille du glyphosate connait aussi une hausse de 100 FCFA par sachet de 260 ou 250 grammes, passant de 1 200 FCFA lors de la campagne écoulée à 1 300 FCFA.
Selon les producteurs, le prix du kilogramme du coton graine est resté bas, alors que les prix des intrants sont restés onéreux. L’engrais reste l’un des principaux leviers de la productivité parce que sa disponibilité conditionne les rendements, la compétitivité des exploitations et les revenus agricoles. Pourtant, le Cameroun continue de s’appuyer fortement sur l’importation pour couvrir ses besoins, ce qui expose la filière aux chocs de prix et d’approvisionnement.
Depuis les deux dernières années campagnes, le kilogramme de coton coûte 280 FCFA, un prix qui selon les producteurs n’atteint jamais le seuil de 300 FCFA à l’instar de l’Afrique de l’Ouest qui oscille autour de 350 FCFA alors que les engrais et urées sont devenus très chers soit 26 000 FCFA et 25 000 FCFA le sac de 50 kg dans d’autres pays, ces prix sont de 14 000 FCFA et 15 000 FCFA.
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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?

Sous le thème « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation », le Forum a réuni les grands argentiers mondiaux, de Kristalina Georgieva (FMI) à la direction de la Banque mondiale. L’enjeu majeur de cette grand-messe réside dans la distinction désormais vitale entre crise de liquidité et crise de solvabilité.
Pour de nombreuses économies africaines, étranglées par des taux d’intérêt durablement élevés et l’échéance imminente de leurs Eurobonds, l’accès au refinancement à court terme est devenu un goulet d’étranglement. L’objectif de Paris est clair : concevoir des mécanismes d’urgence pour éviter des défauts de paiement en chaîne, non par insolvabilité structurelle, mais par simple assèchement du cash disponible.
LA VOIX DE YAOUNDÉ FACE AU « MUR DU REFINANCEMENT »
Pour le Cameroun, la présence de Louis Paul Motaze à Bercy n’avait rien d’une simple formalité diplomatique. Yaoundé incarne cette catégorie de pays à revenu intermédiaire qui, bien que classés à risque de surendettement « élevé » par les institutions de Bretton Woods, maintiennent une trajectoire rigoureuse et honorent scrupuleusement leurs engagements. Le ministre camerounais est venu rappeler une réalité de terrain : la viabilité de la dette ne peut se construire au détriment du Budget d’Investissement Public (BIP), moteur de la stratégie nationale de développement SND30.
Face aux exigences de transparence absolue des données – l’un des grands chevaux de bataille de la France lors de ce sommet pour contrer les dettes cachées – , le Cameroun affiche une posture de clarté. La publication régulière des données de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) en témoigne. Cependant, l’enjeu pour la délégation camerounaise résidait dans l’assouplissement des règles du « Cadre commun » du G20.
Ce mécanisme, conçu pour inclure la Chine (premier créancier bilatéral du Cameroun) et les investisseurs privés, brille encore par sa lenteur bureaucratique. Pour Yaoundé, obtenir une harmonisation rapide et une comparabilité de traitement entre créanciers occidentaux, asiatiques et privés est une nécessité absolue pour optimiser le profil de sa dette sans subir de décote souveraine.
L’URGENCE D’UNE FINANCE CLIMAT PRAGMATIQUE
L’autre grand axe défendu par l’Afrique lors de ce forum touche à l’articulation entre dette, développement et urgence climatique. Louis Paul Motaze et ses pairs africains ont insisté sur l’intégration systématique des clauses de suspension de la dette en cas de choc exogène ou de catastrophe naturelle (CRDCs). Plus encore, le Cameroun, au cœur du bassin du Congo, est particulièrement légitime pour revendiquer la mise en œuvre à grande échelle des « debt-for-nature swaps » (échanges de dette contre investissements verts).
L’enjeu est de convertir le fardeau financier en opportunités de financement pour la transition écologique et l’industrialisation locale, notamment à travers des projets d’infrastructures d’envergure. En somme, ce 13ème Forum de Paris consacre une certitude : la gouvernance financière mondiale ne peut plus s’écrire sans une concertation symétrique.
Pour le Cameroun, le défi des prochains mois consistera à manœuvrer avec agilité entre ces nouveaux mécanismes de liquidité multilatéraux et le maintien d’une discipline budgétaire interne, condition sine qua non pour préserver sa crédibilité sur les marchés internationaux tout en finançant son émergence.
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