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Innovation: 4 start-upers camerounais récompensés par Total Energies

Pour leurs différents projets jugés innovants, ils bénéficient d’une aide financière, d’une visibilité médiatique ainsi que d’un coaching dans le cadre de la célébration du centenaire de ce groupe français.
Ils sont quatre jeunes camerounais qui ont été sélectionnés parmi 100 lauréats à travers l’Afrique dans le cadre du Challenge Startupper. Pour la quatrième édition de cette compétition, TotalEnergies récompense cette année 100 entrepreneurs dans 32 pays africains, pour célébrer son centenaire.
Les lauréats du Cameroun sont Agnès Virginie Tjahe, Grace Tonye, Boaz Bangui et Didier Dinamou lauréat panafricain grâce à son projet Diwa innovation. Chacun bénéficie d’une dotation financière d’un montant d’environ 7100 euros soit 4,5 millions de FCFA. En plus de cette aide financière dédiée à soutenir le développement de leurs entreprises, les lauréats vont aussi recevoir un accompagnement personnalisé à travers un coaching et une communication pour donner de la visibilité à leurs projets.
Le challenge était ouvert aux jeunes entrepreneurs âgés de 18 à 35 ans ayant un projet ou une start-up de moins de trois ans. Quel que soit le secteur d’activité, le projet devrait avoir un impact positif sur la communauté et ou la planète. Les 4 lauréats camerounais se sont démarqués dans un lot de plus de 800 candidatures. Les critères de sélection portaient entre autres sur la réponse aux enjeux du développement durable, le caractère innovant, la faisabilité et potentiel de développement, ainsi que le respect de l’égalité homme/femme et l’inclusion des femmes dans le projet. «Cette nouvelle édition permet à TotalEnergies de réaffirmer sa volonté de promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat ainsi que son soutien au développement socio-économique des pays dans lesquels la compagnie est implantée en Afrique», écrit l’entreprise dans un communiqué.
Le jury local était composé d’experts, de personnes issues du monde des startups, de responsables d’entreprises, d’acteurs locaux du développement durable et de représentants de TotalEnergies Marketing.
Depuis 2015, 365 lauréats ont ainsi été récompensés et accompagnés dans le cadre de programme, à travers le monde parmi plus de 40.000 dossiers reçus.
Réaction
Patrocle PETRIDIS, DG Total Energies Marketing Cameroun
« Lechallenge start-uppers répond aux besoins de l’entrepreneur qui démarre ses activités »
« On y met cet esprit pionnier et l’importance qu’a l’innovation pour total énergies marketing Cameroun. Ce qu’il faut savoir c’est qu’on pense que le développement durable du continent africain passera par l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes. Donc, investir dans le challenge start-uper c’est investir dans l’économie de demain ainsi que le développement énergétique. Les défis principaux pour les start up au Cameroun sont de trois ordres. Tout d’abord il y a l’accès au financement. Ensuite il y a la disponibilité des infrastructures, l’existence ou non des compétences spécifiques dont peuvent avoir besoin certaines entreprises pour se développer. L’avantage du challenge start-uppers est qu’il permet de fournir finalement ces trois types de besoin qu’a l’entrepreneur lorsqu’il démarre. C’est à dire que d’une part, il y a le financement puisque les gagnants ont reçu une certaine somme pour se lancer. Ensuite, il y a l’exposition qui est donnée également à ces entreprises par rapport aux médias mais aussi ceux qui sont sélectionnés au concours panafricain, auront une exposition sur tout le continent et on va les accompagner dans leur communication de manière à être encore plus visible pour leurs potentiels clients, et les potentiels investisseurs. Et enfin il y a l’accès à l’ensemble du réseau des experts Total énergies qui va leur permettre de les conseiller, que ce soit dans le marketing ou dans la finance pour pouvoir justement évoluer et se donner les moyens de ces ambitions. L’objectif c’est vraiment de créer un cadre holistique qui leur permettra d’atteindre le sommet. »
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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel

Il s’agit des fonctionnaires de greffes aux commissions administratives paritaires à l’issue du scrutin du 19 août 2026. Ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.
Grade d’administrateur principal des greffes
- Ngandeu Gabriel Sylvain, en service au parquet général près la Cour d’appel de l’Est
- René Akumbo Niyeng, chef de la section Common Law à la Chambre judiciaire de la Cour suprême
- Wandah Tchamba Armel Edith, en service au greffe du tribunal de première instance de Douala-Ndokoti
- Ngoe Itoe; greffier en chef du tribunal de première instance de Batibo.
Grade d’administrateur des greffes
- Buoyinde Amos Nyoh, en service au greffe de la cour d’appel du Sud-Ouest
- Etoundi Binzi Pierre Thibault, en service au greffe du tribunal de première instance de Bafoussam
- Aminatou Djibrila épouse Alfaki Dodo, chef de la section de droit traditionnel au greffe de la cour d’appel de l’Adamaoua
- Oumenguele Esseba, en service au parquet général près le Tribunal criminel spécial.
Grade de greffier principal
- Goldai, en service au greffe du tribunal de première instance de Maroua
- Tanyi Terence Ebini, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Mbengwi
- Dangpel Fidèle, en service au parquet général près la cour d’appel de l’Adamaoua
- Denis Tiaga Mihkom, chef de Bureau des affaires pénales et des affaires en transit au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Bangem.
Grade de greffier
- Essono Amougou Paul Cédric, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
- Nkouangue NNkouangue Cyriaque, chef de la section du registre du commerce et du crédit mobilier au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Bangangté
- Ottou Mekando Jean Claude, en service au parquet près le tribunal de première instance de Tiko
- Meliki Carold Patrick, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Nanga-Eboko.
Grade de greffier-adjoint
- Ndokayo Gbongo Anne Georges, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
- Effoudou Paul Hervés, en service au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Tibati
- Essomba Daniel Patrick, en service au parquet général près la Cour d’appel de Centre
- Ebebe Rodrigue, en service au parquet près le tribunal de Première instance de Yaoundé-Centre administratif.
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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?
Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.
Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.
Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.
Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?
Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.
Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.
Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.
Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?
L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.
L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.
Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.
Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?
Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.
Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.
Interview réalisée par Fabrice BELOKO
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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre

Soumaïda et Ngonaï, deux sœurs jumelles , ont perdu la vie dans le village Goumlaye, arrondissement de Moulvoudaye, département du Mayo-Kani, ce 22 septembre 2026. Les deux adolescentes de 18 ans ont été fauchées par une foudre qui les a coincées au champ, les obligeant à s’abriter sous un arbre, faute de mieux.
Selon des sources concordantes sur les réseaux sociaux, l’orage n’a pas donné le temps à ces filles allées travailler au champ, de s’échapper. Les habitations étant éloignées du champ, Soumaïda et Ngonaï, ignorant le danger que représente l’abri sous un arbre en peine averse, se sont livrées au premier coin pouvant leur permettre d’échapper à la pluie. Mal leur en a pris. La différence de potentiel de la décharge électrique que reçoit l’arbre de la foudre, entre les membres d’un humain, debout auprès de l’arbre, est de nature à anéantir toute vie. Ces deux élèves du lycée technique de Moulvoudaye ne le savaient pas. Elles ne retourneront plus jamais à l’école
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