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Kamto exploite l’affaire Longué Longué

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Kamto exploite l’affaire Longué Longué
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Comme le rapporte 237online.com, la réaction du Ministère de la Défense concernant la torture de Longué Longué a créé une onde de choc inattendue. Maurice Kamto, saisissant cette brèche, vient de lancer une offensive médiatique majeure en exigeant la réouverture des dossiers de torture impliquant des militants du MRC.

Un passif lourd et documenté

Le bilan des violences politiques au Cameroun s’alourdit avec des cas emblématiques qui refont surface. Mamadou Mota, bras cassé et humilié publiquement, Wambo brutalisé à Douala, Gaëtan Ngankam ciblé par un tir à bout portant – autant de victimes dont les tortionnaires restent impunis. Le MRC affirme détenir des preuves «irréfutables» contre les auteurs de ces exactions.

L’ONU dans la balance

La dimension internationale de l’affaire prend de l’ampleur avec la mention de l’avis du GTDA des Nations Unies de novembre 2022. Ce document officiel qualifie d’arbitraires et illégaux les traitements infligés aux militants du MRC, mettant le gouvernement camerounais face à ses obligations internationales.

Dans sa déclaration, Kamto joue habilement sur le contraste entre la réaction rapide des autorités dans l’affaire Longué Longué et leur silence persistant sur les autres cas de torture. Cette stratégie pourrait bien forcer le gouvernement à réagir sur l’ensemble des dossiers en suspens.

Par Alain-Claude Ndom pour 237online.com

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« J’ai défendu ma maman » : un enfant de 7 ans soupçonné d’avoir tué sa tante

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« J’ai défendu ma maman » : un enfant de 7 ans soupçonné d’avoir tué sa tante
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Un drame familial s’est produit dans la nuit de jeudi à vendredi à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Une femme est morte après avoir été grièvement blessée au cou, tandis que son neveu de 7 ans est soupçonné d’avoir porté le coup fatal.

L’enfant aurait ensuite déclaré aux policiers : « Oui, c’est moi. Je ne veux pas aller en prison. Je ne veux pas que vous mettiez ma mère en prison, j’ai défendu ma maman ». Le déroulement exact des faits doit encore être établi par les enquêteurs.

Une dispute entre deux sœurs qui dégénère

Les faits se sont déroulés dans un appartement situé rue d’Alsace-Lorraine, à Saint-Maur-des-Fossés. Selon les premiers éléments rapportés par Le Parisien, les secours ont été appelés vers 4h30 vendredi 18 septembre pour une femme grièvement blessée à l’arme blanche.

Malgré l’intervention des pompiers puis du Samu, la victime est décédée à 5h17, des suites d’une importante hémorragie, précise le quotidien francilien.

La victime, présentée comme la tante du garçon, a été identifiée par plusieurs médias comme une femme âgée d’une cinquantaine d’années. Actu17 évoque pour sa part une victime de 49 ans et indique qu’elle aurait été retrouvée après avoir quitté l’appartement, grièvement blessée au cou.

D’après les premières informations recueillies, une dispute aurait éclaté entre les deux sœurs. Le différend aurait ensuite dégénéré, avant que l’enfant ne se saisisse d’un couteau.

Les circonstances précises de cette séquence restent toutefois à déterminer. Les enquêteurs doivent notamment établir le rôle exact de chacun et reconstituer minute par minute ce qui s’est passé dans l’appartement.

L’enfant de 7 ans affirme avoir voulu « défendre » sa mère

Après les faits, le garçon aurait reconnu auprès des policiers être à l’origine du coup porté à sa tante, selon les éléments rapportés par Le Parisien et Actu17.

La phrase qu’il aurait prononcée au moment de son intervention a particulièrement marqué cette affaire : « J’ai défendu ma maman ». Une déclaration qui devra être confrontée aux autres éléments recueillis pendant l’enquête.

La mère de l’enfant, qui se trouvait dans le logement, aurait elle aussi été blessée. Selon Actu17, elle présentait notamment une plaie au poignet et a été prise en charge par les forces de l’ordre et les secours. L’enfant, lui, ne présentait pas de blessure apparente et a également été conduit à l’hôpital.

Le parquet et les enquêteurs spécialisés du Val-de-Marne se sont rendus sur place. L’appartement a été placé sous scellés afin de permettre les constatations nécessaires et de préciser les circonstances du drame.

Que risque un enfant de 7 ans en France ?

L’âge du principal mis en cause soulève également une question juridique particulière. En France, un enfant de moins de 13 ans est présumé ne pas être capable de discernement.

Le Code de la justice pénale des mineurs prévoit toutefois qu’un enfant peut être considéré comme capable de discernement si l’enquête établit qu’il a compris et voulu son acte et qu’il est capable de comprendre le sens de la procédure pénale.

À 7 ans, le garçon ne pourrait en revanche pas être condamné à une peine pénale : le Code précise qu’aucune peine ne peut être prononcée contre un mineur de moins de 13 ans. Des mesures éducatives peuvent néanmoins être envisagées lorsqu’un mineur est reconnu capable de discernement.

La justice devra donc déterminer précisément le niveau de discernement de l’enfant et les circonstances dans lesquelles le geste aurait été commis.

À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être tirée sur ses intentions. L’enquête devra notamment vérifier les déclarations des différents protagonistes et déterminer exactement comment la dispute familiale a conduit à la mort de cette femme.

L’affaire provoque déjà une vive émotion en raison de l’âge particulièrement jeune de l’enfant mis en cause. Mais les investigations ne font que commencer et plusieurs éléments essentiels restent encore à établir.

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FILIÈRE COTON : La campagne cotonnière 2025-2026 plombée par la hausse à 30 % du prix des intrants agricoles

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FILIÈRE COTON : La campagne cotonnière 2025-2026 plombée par la hausse à 30 % du prix des intrants agricoles
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Le récent rapport de la Banque mondiale fait état d’une augmentation des prix des engrais dans le secteur du coton. Une inflation qui entraîne des conséquences au niveau de la production locale, et qui réduit considérablement les chiffres de la production prévue par la Société de développement du coton (Sodecoton), ainsi que l’activité des cotonculteurs.

Le secteur du coton va davantage subir le poids des charges financières causé cette fois-ci par l’augmentation du prix des engrais chimiques, nécessaires à la production et à l’émergence de ce secteur d’activité. La situation actuelle paralyse les producteurs locaux et la Société de développement du coton (Sodecoton). Or, l’entreprise envisage une production de 440 000 tonnes pour la campagne 2025-2026. L’urée, produit clé, plus utilisé pour le coton, est plus touché. Sa valeur pourrait grimper à plus de 60 % par rapport au prix de l’année dernière, pareillement pour le potassium dont le prix menace de monter à 12 %, selon les prévisions de la Banque mondiale.

LES DIFFICULTÉS MAJEURES DU SECTEUR COTON

La hausse des prix des intrants agricoles dans la filière coton fragilise de plus en plus un secteur d’activité, affaibli par des carences multiples, notamment la réduction des espaces cultivables. Au cours de la période 2023-2025, la superficie des terres exploitées est passée de 234 000 hectares à 197 000 hectares. L’on note également l’envahissement des surfaces par les insectes nuisibles, mais aussi les inondations fréquentes qui rendent impraticable la culture du coton. Selon les sources officielles, la chute de la productivité dans le secteur du coton a coûté plus de 10 milliards de pertes à l’État tout au long de la campagne 2024-2025, avec seulement 286 000 tonnes contre 400 000 tonnes projetées. L’inflation du prix des intrants agricoles a des effets directs sur la Sodecoton, car la structure peine à réaliser ses ambitions au sens de l’élargissement de son étendue afin d’accroître ses recettes.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Dans le même temps, le Cameroun reste dépendant de l’importation des intrants agricoles. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a importé 225 334 tonnes en 2024. Toutefois, une baisse des importations des produits phytosanitaires est enregistrée grâce à la production locale dans le secteur privé. Toujours, selon l’INS, le groupe Hydrochem de l’opérateur économique Noutchogouin Jean Samuel est doté d’une capacité de production annuelle qui varie entre 120 000 et 150 000 tonnes. Cet investissement réduit de moitié les importations. Pour pallier le déficit observé dans la production du coton, les parlementaires avaient initié, le 17 novembre 2017, un projet de loi portant sur le développement du coton à travers l’utilisation des ordures ménagères pour la croissance des plantes. L’objectif vise la lutte pour la protection de l’environnement et la promotion du « made in Cameroon ».

60 MILLIARDS DE FCFA POUR ACCOMPAGNER LES PRODUCTEURS LOCAUX

Chaque année, l’État mobilise 60 milliards de FCFA de crédits en faveur des producteurs locaux. Ces fonds attribués au gouvernement par les partenaires internationaux soutiennent les producteurs pour l’achat des intrants agricoles. Regroupés au sein de la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC), ces producteurs des régions du Septentrion (Nord, Extrême-Nord, Adamaoua) forment un effectif de 150 000 à 200 000 selon la Sodecoton.

« Le recouvrement des crédits de campagne, effectué par le prélèvement direct sur les revenus issus de la vente de la production des bénéficiaires, enregistre très souvent des taux de 100 %. Les producteurs sont très sérieux et disciplinés. Ils savent que celui qui ne rembourse pas son crédit d’intrants de la précédente campagne ne l’obtiendra pas pour la campagne suivante, et qu’en cas de récidive, il peut même être rayé de la liste des producteurs », a expliqué Mahamadou Bayero, directeur général de la Sodecoton.

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Mais la hausse des intrants agricoles affecte les producteurs qui peinent à rembourser leurs crédits ; les impayés s’élèvent à 2 milliards de FCFA, selon la CNPC. Néanmoins, certains producteurs, épuisés par l’endettement, sont contraints d’abandonner leurs activités.

Par William TCHUISSEU
Défis Actuels du 17/09/2026

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Rafale français : une mission spectaculaire de 40 jours autour du monde

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Rafale français : une mission spectaculaire de 40 jours autour du monde
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Quatre Rafale français viennent d’entamer une mission aérienne hors norme de 40 jours et 40 000 kilomètres, entre l’Arctique, l’Indopacifique et le Moyen-Orient. Baptisée Pégase 26, cette opération doit permettre à l’armée de l’Air et de l’Espace de tester sa capacité à projeter durablement des avions de combat très loin de la France.

Le déploiement, lancé le 8 septembre depuis la base aérienne d’Istres, mobilise environ 300 aviateurs, trois avions ravitailleurs A330 MRTT Phénix et deux avions de transport A400M Atlas. Le dispositif doit effectuer neuf escales avant son retour prévu en France le 15 octobre.

Des Rafale français passent par le Groenland et l’Alaska

La première partie de Pégase 26 a pris une direction inhabituelle : le Grand Nord.

Selon le ministère français des Armées, les quatre Rafale ont rejoint l’Alaska en passant par le Groenland et le Canada, ouvrant ainsi une nouvelle route de projection vers l’Indopacifique. Un premier A400M avait précédé le dispositif pour préparer cette étape dans l’Arctique.

L’Associated Press, qui a suivi le déploiement, rapporte que les avions ont effectué un trajet de près de 11 heures jusqu’en Alaska, avec plusieurs ravitaillements en vol.

Sur place, les Rafale français ont également participé à des entraînements avec des avions de combat américains. Des F-22 de l’US Air Force ont notamment évolué aux côtés des appareils français au-dessus de l’Alaska.

Cette première étape présente un intérêt particulier pour l’armée française. Le ministère des Armées souligne que le passage par le Grand Nord doit permettre de qualifier de nouvelles routes aériennes et de renforcer les points d’appui nécessaires à de futures opérations à longue distance.

Japon, Corée du Sud, Indonésie et Inde au programme

Après l’Alaska, le dispositif Pégase 26 doit poursuivre sa route vers l’Indopacifique.

La France prévoit des activités avec plusieurs partenaires stratégiques, notamment le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Inde. Ces étapes doivent notamment permettre aux forces aériennes participantes de travailler sur leur coordination et leurs procédures communes.

Le ministère français des Armées précise que des entraînements conjoints sont notamment prévus avec des Mitsubishi F-2 et des KC-46 japonais, ainsi qu’avec des F-35 sud-coréens.

La mission rejoindra ensuite le Proche et le Moyen-Orient, avec une étape prévue au Qatar, avant de s’achever en Égypte.

Au total, quatre Rafale F4, trois A330 MRTT Phénix, deux A400M Atlas et environ 300 aviateurs participent à cette projection qui doit parcourir plus de 40 000 kilomètres.

Pourquoi la France passe par l’Arctique ?

Le choix du Groenland et de l’Alaska n’est pas uniquement lié à la distance.

Pégase 26 constitue la première mission Pégase à emprunter cette route septentrionale vers l’Alaska. L’objectif est notamment de donner aux équipages une expérience dans des conditions arctiques et de disposer d’une voie alternative pour rejoindre l’Indopacifique.

Cette opération intervient également dans un contexte de fortes tensions autour de l’Arctique. Les déclarations de Donald Trump sur le Groenland ont provoqué des tensions avec le Danemark et plusieurs partenaires européens. En janvier, le président américain avait réaffirmé que Washington souhaitait obtenir le contrôle du territoire autonome danois, invoquant notamment des considérations de sécurité.

La Première ministre danoise Mette Frederiksen déclarait encore le 14 septembre espérer une issue pacifique aux discussions avec les États-Unis concernant l’Arctique et le Groenland.

Dans ce contexte, le passage de Rafale français dans le Grand Nord prend une dimension stratégique supplémentaire, même si Paris présente officiellement Pégase 26 avant tout comme une mission de projection, de préparation opérationnelle et de coopération avec ses partenaires.

Le déploiement doit se poursuivre jusqu’au 15 octobre 2026. D’ici là, les Rafale français auront traversé plusieurs environnements très différents, du froid extrême de l’Arctique aux conditions tropicales de l’Indopacifique, avant leur passage par le Moyen-Orient.

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