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La revue de presse camerounaise du mardi 22 octobre 2024

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La revue de presse camerounaise du mardi 22 octobre 2024
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Le quotidienL’Economienous apprend que dans le cadre des élections à la présidence de la Banque africaine de Développement, le gouvernement a sollicité l’accord du président de la République, Paul Biya, pour soutenir la candidature de l’économiste Albert Zeufack, actuellement Directeur pays de la Banque mondiale pour la République démocratique du Congo (RDC), l’Angola, le Burundi et Sao Tomé-et-Principe.« Les enjeux pour le pays et les défis à relever sont importants, surtout que la candidature d’Abbas Mahamat Tolli, ex-gouverneur de la BEAC, a déjà été portée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale »,peut-on lire en page 3 du journal.

« CCA-Bank, un champion national qui monte », titreEconews. Le Cameroun a célébré le week-end dernier à Douala un nouveau jalon dans son développement économique avec l’inauguration du nouveau siège de CCA-Bank. Cette cérémonie, marquée par la présence de hautes personnalités, a été l’occasion de souligner la croissance fulgurante de cette institution bancaire et de réaffirmer la volonté du gouvernement de renforcer son partenariat avec le secteur privé. « Qui aurait pu prédire, en 1997, qu’une petite coopérative de crédit, née dans un contexte économique difficile, deviendrait l’une des principales banques du Cameroun ? CCA-Bank, c’est cette histoire improbable devenue une réalité tangible. Son parcours, marqué par la persévérance, l’innovation et l’adaptation, offre de précieuses leçons pour les entrepreneurs et les institutions financières du continent », commente le journal dePascal Dibamou.

Parlons à présent du retour de Paul Biya à Yaoundé, célébré parCameroon Tribune. Dans son édition en kiosque, notre confrère fait savoir que le président de la République a regagné la capitale hier après-midi, en compagnie de la première dame, Chantal Biya, après avoir « activement pris part au 4ème Sommet du forum Chine-Afrique à Beijing, suivi d’un séjour privé en Europe ». Dans un contexte de rumeurs malveillantes sur son état, souligne le journal, les populations, sorties massivement pour l’occasion, ont réservé un accueil triomphal au chef de l’État, le long de l’itinéraire, de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen jusqu’au Palais de l’Unité.

Le quotidienMutationstraite également de la même actualité et titre en sa grande Une « Paul Biya, le revenant est là ». Dans son récit, le journal de indique qu’après un séjour prolongé à l’étranger et des rumeurs folles sur son état de forme, le président de la République a regagné le pays hier. Instantanés d’un retour au bercail à lire dans l’éditorial deGeorges Alain Boyomoen page 7.

L’hebdomadaireLe Pointfait également le point sur ce retour au bercail du chef de l’Etat. Après des participations actives au sommet Chine-Afrique, à la commémoration du débarquement d’Aix-en-Provence et aux Jeux Olympiques de Paris 2024,« le numéro 1 du Cameroun s’est accordé un long séjour en Europe. Cela a suscité de nombreux commentaires et rumeurs, allant de sa santé à son décès. Hier, le chef de l’État a paisiblement regagné le berceau de ses ancêtres, au grand dam de ses détracteurs », peut-on lire.

Selon le journalInfoMatin, après un séjour, officiel et privé, d’une cinquantaine de jours à l’étranger, le chef de l’État, accompagné de la première dame, Chantal Biya, a, ce 21 octobre, regagné le bercail. Debout sur ses deux pieds, son retour met également fin à des rumeurs folles qui, depuis un moment, allaient dans tous les sens. À l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, le « Sphinx » a été triomphalement accueilli par le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, et surtout par des dizaines de milliers de personnes de la Mefou-et-Afamba.

Chantal Biya offre une pluie de cadeaux à Bafoussam. Selon le bihebdomadaireGénération Libre, le ministre Célestine Ketcha Courtès, représentante personnelle de la Première dame Chantal Biya, a présidé, le vendredi 18 octobre 2024, la cérémonie de rétrocession aux écoles publiques primaires et maternelles de Djeleng 5 des salles de classe construites, réhabilitées et équipées par le Cerac.« Cette cérémonie, qui a connu une mobilisation exceptionnelle, a été élargie à la remise de dons en appui aux nombreuses organisations de jeunes et de femmes des différents arrondissements de la Mifi. Dans la région de l’Ouest, après Bayangam dans le Nkoug-khi en 2020, Dschang dans la Menoua en 2021, Baham dans les Haut-Plateaux en 2022, Bangangté et Batchingou dans le Ndé en 2023, la Première Dame, Madame Chantal Biya, présidente fondatrice du Cerac et ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, a décidé de poser les valises du Cerac à Bafoussam dans le département de la Mifi en 2024 »,écrit le journal.

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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison

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Dayla, 26 ans, tuée par une balle perdue : son meurtrier de 15 ans condamné à 100 ans de prison
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Une jeune femme de 26 ans, sans lien avec les faits, a perdu la vie après avoir été touchée par une balle perdue. Plusieurs années après le drame, la justice a rendu un verdict particulièrement sévère contre l’auteur des tirs, qui était âgé de seulement 15 ans au moment des faits.

Une victime innocente prise dans une fusillade

Dayla, 26 ans, se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment. Une fusillade a éclaté et une balle perdue l’a mortellement atteinte, alors qu’elle n’avait aucun lien avec les personnes impliquées dans les violences.

Sa mort avait profondément choqué la population et relancé le débat sur les conséquences dramatiques des armes à feu et de la violence chez les jeunes.

Une condamnation exceptionnelle

Le tireur, qui n’avait que 15 ans au moment des faits, a finalement été condamné à une peine cumulée de 100 ans de prison par la justice américaine.

Même si cette peine paraît spectaculaire, le système judiciaire des États-Unis permet de cumuler plusieurs condamnations pour différentes infractions liées à une même affaire, ce qui explique ce total particulièrement élevé.

Une affaire qui marque les esprits

Ce dossier rappelle une nouvelle fois les conséquences tragiques des fusillades, où des personnes totalement étrangères aux conflits deviennent des victimes.

La condamnation prononcée traduit la volonté de la justice de sanctionner sévèrement les crimes commis avec des armes à feu, même lorsque leur auteur était mineur au moment des faits.

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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs

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C’est grave : les captures d’écran de discussions d’un pasteur et une jeune fille partagées sur la toile excitent les mecs
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Une vive polémique agite les réseaux sociaux après la diffusion de supposées captures d’écran de conversations attribuées à un pasteur et à une jeune femme. Les images ont été largement partagées sur plusieurs plateformes, suscitant de nombreuses réactions.

À ce stade, l’authenticité de ces captures d’écran n’a pas été officiellement confirmée. Les personnes concernées ne se sont pas publiquement exprimées, et aucune décision de justice ou communication officielle n’a permis de vérifier les accusations relayées en ligne.

Cette affaire relance le débat sur la diffusion de contenus privés sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes appellent à la prudence, rappelant qu’il est important de ne pas tirer de conclusions avant que les faits ne soient établis.

Une polémique est née après la diffusion de supposées captures d’écran impliquant un pasteur et une jeune femme. Les faits restent à confirmer.

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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA

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Justice : Contentieux et arbitrages exposent l’État à une facture de 652 milliards FCFA
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Le Cameroun fait face à une accumulation de contentieux financiers liés à la gestion de grands projets d’infrastructure et miniers. L’addition des indemnités réclamées ou déjà accordées à des entreprises internationales pourrait dépasser les 650 milliards FCFA, faisant peser un risque important sur les finances publiques.

L’annonce la plus récente concerne le secteur minier. L’entreprise australienne Sundance Resources a affirmé avoir remporté une procédure d’arbitrage devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris contre l’État du Cameroun. Dans un communiqué publié par son financeur de litige, Burford Capital, le tribunal arbitral a condamné le Cameroun à verser 355 milliards FCFA (plus de 600 millions de dollars) à la junior minière australienne.

Cette sentence fait suite à un litige portant sur le projet de gisement de fer de Mbalam-Nabeba, situé à la frontière entre le Cameroun et la République du Congo. Sundance et sa filiale Cam Iron SA estimaient que le Cameroun avait violé ses obligations légales en retirant leurs droits miniers et en attribuant le permis d’exploitation du côté camerounais à un autre opérateur.

Le tribunal a également jugé que Yaoundé n’avait pas respecté une ordonnance d’urgence de la CCI rendue en mars 2022, qui lui interdisait d’accorder ce permis à une tierce partie. Selon les informations disponibles, la somme initialement réclamée par Sundance s’élevait à 5,5 milliards de dollars. Cette condamnation ne signifie toutefois pas que le paiement interviendra immédiatement. Burford Capital, qui a financé les frais de la procédure en échange d’une part des indemnités éventuelles, a lui-même appelé à la prudence. « La délivrance de la sentence arbitrale ne constitue pas un versement en espèces pour Burford », rappelle le groupe, soulignant que « plusieurs étapes restent à franchir avant un éventuel recouvrement effectif ».

UN RISQUE GLOBAL DE PLUS DE 600 MILLIARDS FCFA POUR LES FINANCES PUBLIQUES

Le contentieux minier n’est cependant pas le seul dossier susceptible d’alourdir les charges de l’État. Selon le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, publié par la Chambre des comptes de la Cour suprême, le Cameroun reste confronté à deux autres contentieux majeurs liés au Complexe sportif d’Olembé.

Ce complexe comprend un stade de 60 000 places, un hôtel, un centre commercial, un gymnase, une piscine olympique et plusieurs équipements annexes. Si le stade a accueilli des rencontres de la Coupe d’Afrique des nations en janvier 2022, l’ensemble du projet n’a jamais été achevé.

Depuis lors, les travaux sont à l’arrêt malgré plusieurs mises en demeure adressées par le ministère des Sports. Les entreprises Piccini (Italie) et Magil Construction (Canada), qui se sont succédé sur le chantier, réclament au total 267 milliards FCFA d’indemnisation. Le contentieux le plus important concerne Piccini SPA.

La société italienne a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), institution du Groupe de la Banque mondiale basée à Washington. Elle estime avoir été évincée alors que son contrat, d’un montant initial de 163 milliards FCFA, pouvait encore être exécuté. Elle réclame ainsi 250 milliards FCFA, soit environ 381 millions d’euros. La Chambre des comptes rappelle toutefois que l’entreprise avait déjà perçu 113 milliards de FCFA avant la résiliation du contrat.

De son côté, le gouvernement soutient que les retards accumulés par Piccini compromettaient l’organisation de la CAN 2021 et justifiaient la rupture du marché. La procédure est toujours en cours. Magil Construction Corporation, qui avait repris le chantier après le départ de Piccini, poursuit également l’État devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris.

L’entreprise canadienne réclame 17 milliards FCFA, estimant que les financements nécessaires à la poursuite des travaux n’ont jamais été mis à sa disposition. En réponse, le gouvernement affirme que Magil a déjà perçu 42 milliards FCFA alors que le contrat initial s’élevait à 22 milliards de FCFA. Il précise que 38 milliards FCFA provenaient d’un prêt contracté auprès de Standard Chartered Bank. Les autorités estiment en outre que les décaissements dépassaient largement l’état réel d’avancement du chantier.

Elles rappellent enfin qu’au moment de quitter Olembé, plusieurs fournisseurs réclamaient à Magil près de 13 milliards FCFA de factures impayées.

TOLLCAM ATTEND TOUJOURS SON INDEMNISATION

Le Rapport de certification du Compte général de l’État 2024 évoque également le contentieux opposant le Cameroun à Tollcam Partenariat SAS, société créée par les groupes français Fayat et Egis pour réaliser quatorze postes de péage automatiques dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en 2019. Après la résiliation de ce contrat, l’entreprise a saisi la Cour internationale d’arbitrage de Paris pour réclamer 30 milliards FCFA à l’État.

La Chambre des comptes indique toutefois qu’une procédure de règlement amiable a été engagée entre les deux parties. Selon des informations recueillies auprès du ministère des Travaux publics, le gouvernement a inscrit 20 milliards FCFA au budget 2026 afin d’effectuer un premier versement au profit de Tollcam. Les 10 milliards FCFA restants devraient être réglés en 2027, conformément aux dispositions de l’accord conclu entre les parties.

En additionnant la condamnation obtenue par Sundance (environ 355 milliards FCFA), les réclamations de Piccini et Magil (267 milliards de FCFA) ainsi que l’indemnisation prévue pour Tollcam (30 milliards FCFA), les passifs potentiels ou déjà actés liés à ces trois contentieux atteignent environ 652 milliards FCFA. Ces trois dossiers ne constituent toutefois que la partie visible de l’iceberg.

Dans son Rapport de certification du Compte général de l’État 2024, la Chambre des comptes de la Cour suprême relève que le Cameroun est confronté à une multitude d’autres litiges opposant l’État à des entreprises et à des particuliers. Si les montants en jeu sont, pour la plupart, nettement inférieurs à ceux des affaires Sundance, Piccini, Magil ou Tollcam, ils représentent néanmoins des engagements financiers susceptibles d’alourdir progressivement les charges publiques.

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