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Le SDF face à une crise de communication : un parti d’opposition en perte de vitesse ?

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Le SDF face à une crise de communication : un parti d’opposition en perte de vitesse ?
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Le Front social-démocrate (SDF), longtemps considéré comme le principal parti d’opposition du Cameroun, est scruté pour son manque d’efficacité en matière de communication externe. Ses partisans ont exprimé leur frustration face à l’incapacité du parti à informer ses membres des évolutions internes et de sa direction.

Le SDF était le principal parti d’opposition du Cameroun jusqu’en 2018, lorsque le professeur Maurice Kamto’o, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), est arrivé deuxième à l’élection présidentielle avec 14 %, tandis que le SDF est arrivé cinquième avec 3 %. En outre, le parti a perdu des sièges au parlement.

Récemment, les membres du SDF ont exprimé leurs inquiétudes quant au manque de mises à jour du Secrétariat du parti, ce qui suscite des doutes quant au fonctionnement actuel du SDF en tant que parti d’opposition. « Ils semblent refléter le silence du Mouvement démocratique du peuple camerounais (RDPC) », a déclaré un militant, alors que le parti se réunissait pour sa réunion annuelle de direction.

Fondé en tant que parti populaire en 1990, les efforts de communication du SDF ont diminué par rapport à l’époque de l’ancien président Ni John Fru Ndi. « Nous sommes souvent laissés dans l’ignorance des projets et des événements du parti, ce qui entraîne une faible participation et même un désintérêt des médias », a déclaré Akwe, un partisan du SDF à Bamenda III.

Il a cité comme exemples la récente tournée nationale de l’actuel président national Joshua Osih et la récente réunion du Conseil exécutif national, notant qu’aucune de ces deux réunions n’avait été correctement annoncée par les médias ou les canaux officiels.

« La hiérarchie du parti semble déconnectée de la base », a déclaré un autre partisan sous couvert d’anonymat. Ce sentiment a été repris par les membres qui se sont plaints de ne prendre connaissance des décisions clés du parti qu’une fois qu’elles ont été finalisées, souvent par le biais de rumeurs ou de canaux non officiels. L’un de ces cas concernait la réunion du Conseil exécutif national du 12 octobre 2024, dont les résolutions n’ont été annoncées que le 15 octobre.

Les initiés du parti attribuent les problèmes de communication à l’inefficacité du personnel, en particulier au niveau régional. Le SDF tarde également à adopter des outils de communication modernes, tels que les médias sociaux, que d’autres dirigeants de l’opposition ont exploités pour atteindre un public plus jeune et amplifier leurs messages.

Le SDF, qui était autrefois une force dominante en faveur de la démocratie multipartite au Cameroun, a vu son influence décliner en raison de pertes électorales, de conflits internes et de la concurrence de nouveaux partis d’opposition. Les critiques affirment que sans une stratégie de communication solide, le parti risque de perdre sa pertinence.

Alors que le Cameroun se dirige vers des élections, les membres du SDF affirment qu’une communication efficace sera essentielle pour mobiliser des soutiens.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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