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Jean-Baptiste Bokam : retour sur le parcours d’exception d’un homme qui a su allier administration et affaires

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Jean-Baptiste Bokam : retour sur le parcours d’exception d’un homme qui a su allier administration et affaires
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Jean-Baptiste Bokam est né le 10 octobre 1951 à Bagbezé I, dans le département du Haut-Nyong, région de l’Est Cameroun. Son parcours scolaire le conduit de l’école Saint Jean Bosco d’Esseng, au séminaire Libermann de Doumé, avant de rejoindre l’université de Yaoundé où il obtient une licence en sciences économiques en 1976. Il entame ensuite une brillante carrière, d’abord dans la fonction publique, puis dans les affaires.

Carrière administrative et engagement public

Dès 1976, Bokam est recruté comme attaché de direction à la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS). En 1978, il reçoit une bourse pour étudier au Centre national d’études supérieures de sécurité sociale de Saint-Étienne, en France, où il décroche un diplôme d’études supérieures (DES) en Sécurité sociale et un DEA en Sciences économiques. De retour au Cameroun en 1980, il gravit les échelons au sein de la CNPS, où il occupe plusieurs postes de direction jusqu’en 1988.

En 1988, il est appelé à entrer au gouvernement camerounais. Il est d’abord nommé ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, un poste qu’il occupe jusqu’en 1992. Il devient ensuite ministre des Travaux publics et des Transports. Jean-Baptiste Bokam se distingue par sa compétence et sa gestion rigoureuse des infrastructures routières et des transports du pays. En 2006, il est nommé Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé de la Gendarmerie nationale, un rôle qu’il assume pendant douze ans, jusqu’à son départ en 2018.

Un Homme d’affaires avisé

Jean-Baptiste Bokam est par ailleurs un homme doté d’un sens inné pour les affaires. En 1990, il est nommé président du conseil d’administration de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), une fonction qu’il conserve jusqu’à son décès en 2024. Sous sa présidence, la Bicec devient l’un des piliers du secteur bancaire camerounais et participe au financement de l’économie nationale. Le rachat de la Bicec par le groupe marocain Banque centrale populaire (BCP) en 2019 vient solidifier le nouveau statut de cette institution que Bokam a contribué à façonner.

Les performances de la Bicec sous sa direction sont impressionnantes. En 2022, la banque enregistre un résultat net de 6,1 milliards de FCFA, une augmentation de 201 % par rapport à l’année précédente. Cela place la Bicec parmi les trois premières banques du Cameroun, en termes de performance et de contribution à l’économie.

Un proche du régime Biya

Militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, Jean-Baptiste Bokam a entretenu des relations étroites avec le régime du président Paul Biya. En tant que membre influent du comité central du parti, il a souvent été chargé de missions spéciales, notamment en période électorale. Sa proximité avec les cercles du pouvoir lui a permis de jouer un rôle de premier plan dans les affaires publiques et de se maintenir dans des postes de haut niveau pendant plusieurs décennies.

Son engagement politique et administratif ne l’a pas empêché de rester discret, en évitant les projecteurs et en se concentrant sur les tâches qui lui étaient confiées. Il a souvent été perçu comme un homme de confiance, doté d’une grande loyauté envers le régime, ce qui a favorisé sa longévité dans le paysage politique et administratif camerounais.

Agression à son domicile en 2018

Le 18 décembre 2018, Jean Baptiste Bokam et sa famille s’étaient retrouvés face à six malfrats armés qui se sont introduits dans son domicile du quartier Minkan à Yaoundé. Armés, ils ont emporté une somme de 750 mille francs CFA dont 500 000 appartenant au fils de l’ancien Sed, une arme à feu de calibre, des objets de valeur, entre autres. Des objets de valeur ont été aussi pris, des sacs et des meubles vandalisés. Une voiture volée, puis abandonnée par les malfaiteurs, au quartier Nkolbisson à Yaoundé.

Les brigands qui avaient lié les vigiles avant d’entrer dans la demeure ont « par ailleurs battu Jean Baptiste Bokam ainsi que son épouse avant de s’enfuir. Leur pronostic vital n’est toutefois pas engagé », selon les informations qui avaient fuité.

Mort et élévation à titre posthume

Jean-Baptiste Bokam est décédé le 16 janvier 2024 à l’hôpital du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Yaoundé, des suites d’une maladie. La nouvelle de son décès a suscité une vague d’émotions au sein de la classe politique et du secteur bancaire. Il avait 72 ans. En reconnaissance de ses contributions exceptionnelles au Cameroun, il a été élevé à la dignité de Grand Officier à titre posthume. Cet honneur vient confirmerl’importance de l’héritage qu’il laisse derrière lui, tant dans le domaine des affaires que dans l’administration publique.

Le décès de Jean-Baptiste Bokam est le clap de fin d’une carrière qui a traversé plusieurs décennies de l’histoire contemporaine du Cameroun. Son rôle à la tête de la Bicec et ses différentes responsabilités au sein du gouvernement camerounais en font une figure inoubliable de la politique et de l’économie du pays. Ses obsèques, qui ont rassemblé l’ensemble de l’élite nationale, ont été placées sous le signe du respect et de l’admiration que beaucoup lui vouaient.

In fine, Jean-Baptiste Bokam incarne la trajectoire d’un homme dont la vie a été marquée par une remarquable polyvalence, entre affaires, administration et politique. Sa contribution au développement du Cameroun, tant sur le plan économique qu’institutionnel, restera gravée dans les annales de l’histoire de ce pays qu’il aimait tant. A sa mort, une chanson en son honneur a été composée. Une preuve de plus, de l’amour que son entourage lui portait.

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Bali : une explosion provoque un violent incendie sur un bateau de plongée

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Bali : une explosion provoque un violent incendie sur un bateau de plongée
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Une sortie de plongée a failli tourner au drame au large de Nusa Penida, en Indonésie. Quatre touristes étrangers et leur guide ont dû se jeter à l’eau après une violente explosion suivie d’un incendie à bord de leur bateau. Le capitaine, blessé aux jambes, a été transporté à l’hôpital. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.

La scène a provoqué la panique dans la baie de Gamat, une destination très fréquentée par les amateurs de plongée avec masque et tuba à Bali. Alors que le bateau s’apprêtait à quitter les lieux, une détonation a soudainement retenti. Quelques instants plus tard, les flammes ont envahi une partie de l’embarcation, obligeant les passagers à abandonner le navire.

Une explosion à bord du Naomi en pleine excursion à Bali

Selon les informations publiées le vendredi 30 octobre 2026 par l’agence de presse indonésienne ANTARA, l’accident s’est produit le jeudi 29 octobre, aux alentours de 13h40, heure locale.

Le bateau, baptisé Naomi, avait quitté sa base opérationnelle vers 12h30 avec quatre touristes étrangers à bord. Le groupe participait à une excursion privée comprenant trois étapes réputées pour leurs fonds marins : Manta Bay, Crystal Bay et Gamat Bay.

Alors que l’embarcation s’apprêtait à quitter cette dernière destination, une forte explosion s’est produite à l’une de ses extrémités. Les premières informations recueillies par la police orientent les soupçons vers un composant de la batterie installée sur le bateau.

La détonation a rapidement été suivie par un incendie qui s’est propagé à l’embarcation. Face aux flammes, le guide touristique Made Wirya et les quatre visiteurs ont immédiatement sauté dans l’eau pour éviter d’être piégés à bord.

Les images de l’accident montrent un bateau entièrement gagné par les flammes, tandis qu’une épaisse fumée s’élève au-dessus de la baie. La violence de l’incendie a rendu toute évacuation à bord particulièrement dangereuse.

Le capitaine blessé, les cinq autres personnes secourues

Le sauvetage a finalement eu lieu grâce à un autre bateau qui naviguait à proximité. Vers 14h50, soit un peu plus d’une heure après le début de l’incendie, cette embarcation est venue récupérer les personnes présentes dans l’eau.

D’après les informations communiquées par la police de Klungkung et relayées par ANTARA, les quatre touristes et le guide ont tous été évacués sains et saufs. Aucun décès n’a été signalé.

Le capitaine, identifié par les autorités sous le nom de I Kadek Dwiyana, âgé de 31 ans et originaire de Nusa Penida, a toutefois subi des brûlures aux jambes. Les secours l’ont transporté aux urgences de l’hôpital Gema Santhi, sur l’île, pour recevoir des soins médicaux.

Les autorités indonésiennes n’ont pas communiqué officiellement l’identité des quatre touristes ni leur nationalité.

La police de Bali enquête sur l’origine de l’explosion

L’accident soulève désormais des questions sur les conditions techniques du bateau. Selon les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs, le Naomi avait pourtant fait l’objet de vérifications avant son départ.

Made Wirya a notamment indiqué aux autorités que les équipements de sécurité et l’état technique de l’embarcation avaient été contrôlés et jugés satisfaisants avant l’excursion.

La police de Klungkung a également confirmé que le bateau avait récemment bénéficié de réparations et d’un entretien régulier. Malgré ces précautions, les enquêteurs n’écartent pas l’hypothèse d’une défaillance liée à un élément de la batterie.

Dans un communiqué publié le 30 octobre, la police de Nusa Penida a indiqué poursuivre les investigations, notamment à travers la collecte de témoignages et l’examen des éléments disponibles sur les lieux.

Rapportée par ANTARA, l’enquête doit permettre de déterminer les circonstances exactes de l’explosion et de l’incendie qui ont détruit le bateau de plongée. Les autorités attendent également que le propriétaire de l’embarcation se présente au commissariat pour déposer une plainte officielle.

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »
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Le ministre de l’Administration territoriale explique que dans le cas de la suspension du FSNC de Issa Tchiroma Bakary, le gouvernement camerounais a pris le temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et la justice se devait d’aller jusqu’au bout.

Le 27 octobre 2026, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a prononcé la suspension pour une durée de trois mois du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le parti d’opposition dirigé par Issa Tchiroma Bakary actuellement en exil.

Revenant sur les faits dans une interview accordée au journal Cameroon Tribune du jeudi 29 octobre 2026, le membre du gouvernement rappelle tout d’abord que tous les partis politiques au Cameroun se déploient en fonction des dispositions de la loi du 19 décembre 1990, régissant la liberté des associations dans le pays.

«Vous avez vécu les événements postélectoraux et les violences inouïes enregistrées avant, pendant et après le processus électoral. Dans l’article 17 de la loi que je viens de citer, il est clairement dit que le ministre chargé de l’Administration territoriale peut d’office suspendre par décision motivée pour une durée de trois mois, tout parti politique responsable de troubles graves à l’ordre public ou qui ne satisfait pas aux dispositions des articles 5,6,9,10 et11 de la loi de 1990» justifie Paul Atanga Nji.

Outre les motifs d’appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions des biens publics et privés, troubles graves à l’ordre public qui sont formulés dans la décision de suspension du FSNC, Paul Atanga Nji parle également d’un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur, faisant ici référence à Issa Tchiroma Bakari.

«Il a même eu l’audace de demander aux autorités administratives et aux forces de défense de se mettre à sa disposition. Face à cette dangereuse imposture, nous avons pris notre temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et nous avons voulu que la justice aille jusqu’au bout. A partir de là, lorsque les indices concordants de culpabilité sont réunis, le Minat prends les décisions appropriées à l’encontre des contrevenants» explique le Minat.

Opportunité ou hasard de calendrier ?

A la question de savoir si la décision de suspendre le FSNC a un lien avec les élections municipales et législatives prévues pour se tenir en début d’année 2027, le Minat est péremptoire : « …je ne m’intéresse pas à ce genre de considérations. Il y a des échéances électorales, bien évidemment. Le corps électoral n’est pas encore convoqué. Il le sera le moment voulu par le chef de l’Etat qui dispose seul de cette prérogative. Mais si vous êtes fautifs, je n’ai pas besoin d’attendre les élections» explique le membre du gouvernement.

Il affirme même qu’il était temps de sanctionner ce parti politique afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir en pensant qu’après un processus électoral on peut se livrer à tous genres de dérives.

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Résilience économique : ce que l’Afrique doit copier et ne doit pas copier de l’expérience russe

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »
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Alors que Moscou a accueilli le troisième sommet Russie-Afrique les 28 et 29 octobre 2026, l’économie russe sert de cas d’école. Elle montre ce que permet la diversification des partenaires, et ce qu’elle coûte. Au-delà de la diplomatie, un enjeu s’impose : comment une économie visée par des sanctions sans précédent a-t-elle tenu, et que peut-on en tirer pour le continent africain ?

Une résilience réelle, mais risquée

Les chiffres sont impressionnants. Fin avril 2025, 28 937 restrictions non commerciales visaient la Russie, dont 92 % imposées après février 2022. Malgré cela, la croissance russe a atteint 4,3 % en 2024. Le tableau s’est depuis nettement assombri. La croissance est retombée à 1 % en 2025.

Le PIB s’est contracté de 0,2 % au premier trimestre 2026, premier recul annuel depuis 2023, avant un rebond de 1,3 % au deuxième trimestre. La Banque centrale russe table désormais sur 0 à 1 % pour l’année. L’économie de guerre a été portée par des dépenses de défense record, près de 6,5% du PIB, mais freinée par une demande des ménages faible et un recul de l’investissement civil.

La résilience russe tient donc à une capacité d’adaptation de court terme, et non à un modèle de croissance durable. L’Afrique a intérêt à retenir les deux volets et à se méfier de l’économie de guerre.

Le pivot asiatique : réorienter, mais sans se rendre dépendant

Premier mécanisme de survie face aux sanctions occidentales : la réorientation des exportations d’hydrocarbures. Selon le vice-Premier ministre Alexandre Novak, Moscou vendait fin 2023 de 45 à 50 % de son pétrole à la Chine et environ 40 % à l’Inde. La part de la Chine dans le commerce russe a presque doublé pour atteindre 18 %, alors que la Russie ne pèse que 2,5 % dans le commerce chinois. L’Inde, de son côté, est passée de moins de 3 % à plus de 40 % de pétrole russe dans ses achats.

Leçon n° 1 : ne dépendre d’aucun client unique. Le pivot a sauvé les recettes russes, mais il a créé un risque de dépendance à l’Asie. L’Afrique, dont les échanges restent concentrés sur l’Europe, la Chine et les États-Unis, a tout intérêt à élargir son éventail de partenaires avant d’y être contrainte. Elle doit aussi éviter de remplacer une dépendance par une autre.

Dédollarisation : un outil réel, mais insuffisant

Second pilier : le règlement des échanges en monnaies locales. Selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, la quasi-totalité des quelque 240 milliards de dollars d’échanges russo-chinois se règle désormais en yuans et en roubles.

Avec l’Inde, les monnaies nationales représentent environ 90 % des paiements directs, selon l’ambassadeur russe à New Delhi. Toutefois, la part du dollar dans les réserves de change des banques centrales est passée d’environ 70 % en 2000 à 58 % fin 2024, ce qui reste une érosion lente. Le yuan peine à dépasser 2 % des paiements mondiaux.

Leçon n° 2 : sécuriser des circuits de paiement alternatifs. Les pays africains disposent déjà d’un outil, le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), lancé sous l’égide d’Afreximbank et de la Zone de libre-échange continentale. Il vise à réduire le recours aux devises tierces dans les échanges intra-africains, qui plafonnent autour de 15 % du commerce du continent. Il ne s’agit pas de rejeter le dollar, mais de ne plus en être prisonnier.

Le sommet de Moscou : l’écart entre ambitions et réalité

Les chiffres du commerce russo-africain invitent à la prudence. Les échanges ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, essentiellement avec l’Afrique du Nord. Ils sont très déséquilibrés : en 2024, la Russie a exporté 24,3 milliards de dollars vers l’Afrique et n’y a importé que 3,5 milliards. Le continent ne représente que 3,9 % de son commerce extérieur. Le blé russe couvrait environ 30 % des besoins africains.

À titre de comparaison, les échanges de l’Afrique avec l’Union européenne ont atteint 355 milliards d’euros en 2024, et avec la Chine 348 milliards de dollars en 2025. À Sotchi, Moscou s’était engagée à doubler ses échanges pour atteindre environ 40 milliards, et l’objectif n’est toujours pas atteint. Moscou vise désormais 50 à 60 milliards de dollars d’ici 2030.

Leçon n° 3 : négocier en position de force. L’Afrique n’a pas à choisir un camp. Elle peut exiger de chaque partenaire, Russie comprise, de la transformation locale, des transferts de technologie et un rééquilibrage de la balance commerciale. Concrètement, il s’agit d’engrais, de nucléaire civil, de céréales et de formation, avec des engagements chiffrés et vérifiables.

En gros, l’Afrique n’est pas sous sanctions, et la comparaison a ses limites. Le modèle russe repose sur une économie de guerre, avec ses coûts : une inflation attendue autour de 5 % en 2026 et des prévisions de croissance divisées par trois par le gouvernement. Il s’appuie aussi sur une rente énergétique que la plupart des économies africaines ne possèdent pas.

Ce qui se transpose, c’est la méthode : multiplier les partenaires, bâtir des circuits financiers de secours et protéger ses marges de manœuvre avant la crise plutôt que pendant. Pour l’Afrique, l’enjeu est moins de rejoindre un bloc que d’éviter d’avoir à dépendre d’un seul.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National du SDF

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