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Commerce extérieur: La France devrait réduire ses exportations de blé vers le Cameroun en 2024

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Commerce extérieur: La France devrait réduire ses exportations de blé vers le Cameroun en 2024
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En 2023, le Cameroun a importé 887 400 tonnes de blé à raison de 178,3 milliards de FCFA. L’année précédente, les importations de cette céréale ont culminé à hauteur de 920 400 tonnes pour un coût global de 260,7 milliards. Ce qui correspond à une baisse de 32 600 tonnes (-3,7%) en quantité et 82,4 milliards en valeur (-46,3%). Que ce soit en 2022 ou en 2023, Yaoundé est demeuré largement tributaire de ses partenaires commerciaux pour assurer l’approvisionnement du marché local. La France, premier fournisseur depuis 2022 (30,1% de parts de marché), a conservé sa première place en 2023 (28 %).

La Russie, jadis principal fournisseur de Yaoundé en blé, est restée cantonnée à la 3e place comme en 2022, derrière la Pologne qui est devenue le second exportateur de cette céréale au Cameroun en 2023, en remplacement de l’Argentine qui a quitté le top 10. Cette stagnation des exportations de blé russe est certainement, comme l’année précédente, le résultat direct des difficultés d’acheminement de cette denrée vers le Cameroun, en raison de la guerre en Ukraine.

Ce qui a poussé les importateurs camerounais à se tourner massivement vers le blé français. Cependant, la baisse de la production française prévue pour 2024, annoncée par le ministère français de l’Agriculture, risque de mettre en péril cette relation commerciale. La chute de 60 % des exportations vers les pays tiers annoncés par Argus, une plateforme internationale qui fournit des informations détaillées sur les cours de matières premières, pourrait réduire de manière significative la disponibilité du blé français sur le marché camerounais, obligeant Yaoundé à rechercher des alternatives dans un contexte mondial où les prix des céréales restent volatiles.

IMPACT ÉCONOMIQUE ET STRATÉGIQUE POUR LE CAMEROUN

Au-delà de la France, c’est toute la production céréalière de l’Union européenne (UE) comptant pour la campagne 2024-2025, qui devrait diminuer par rapport au niveau de l’année dernière. C’est ce que prévoient les experts du ministère de l’Agriculture des États-Unis (United States Department of Agriculture, USDA) basés à Madrid.

Concrètement, la production de blé de l’UE au cours de la campagne 2024-2025 devrait diminuer à 127,4 millions de tonnes, contre 130 millions de tonnes dans le rapport USDA de juillet et 134,9 millions de tonnes lors de la campagne précédente. Cette situation affecte notamment la Pologne, deuxième fournisseur de blé du Cameroun avec 25,5 % de parts de marché en 2023, qui connaît une baisse de sa production, annonce Argus sans donner de détails.

Elle pourrait augmenter ses expéditions vers le Cameroun pour combler partiellement le déficit laissé par la France. Toutefois, cette option pourrait s’avérer coûteuse, car les prix du blé polonais pourraient être plus élevés en raison du contexte sus-évoqué. L’Allemagne, troisième fournisseur avec 15,2 % des importations en 2023, représente une autre alternative. Néanmoins, la baisse de la production allemande de blé pour la campagne 2024-2025 qui devrait être inférieure de 13 % par rapport à la campagne précédente, soit 18,76 millions de tonnes, pourrait limiter sa capacité à répondre à une demande accrue du Cameroun. Par ailleurs, les importations en provenance du Canada, bien que représentant seulement 7,2 % des parts de marché en 2023, pourraient également être augmentées.

Cependant, la distance géographique et les coûts logistiques associés rendent cette option moins attrayante. D’autres pays, comme l’Estonie, la Lituanie et la Lettonie, qui ont respectivement fourni 5,3 %, 3,5 % et 1,7 % du blé importé par le Cameroun en 2023, pourraient être sollicités pour augmenter leurs exportations vers le Cameroun. Toutefois, leur capacité à fournir des volumes suffisants pour compenser la baisse des exportations françaises reste incertaine.

L’AUTOSUFFISANCE: UN DÉFI À LONG TERME

L’une des réponses à ces éventuelles difficultés d’approvisionnement qui se profilent à l’horizon, pourrait être une accélération des politiques d’import-substitution et de développement de la production locale de blé au Cameroun. Le pays dispose de vastes terres arables et d’un climat favorable dans certaines régions pour la culture du blé, bien que des défis subsistent en termes d’infrastructures, de technologie et de financement. La Stratégie nationale de développement 2020- 2030 (SND30) du Cameroun prévoit déjà la modernisation de l’agriculture et la promotion de cultures stratégiques pour réduire la dépendance aux importations. Cependant, la mise en œuvre de ces politiques nécessite du temps, des investissements significatifs et un engagement politique fort pour transformer le secteur agricole camerounais.

À court terme, cette option semble difficilement réalisable pour pallier la crise actuelle. Cette conclusion découle des résultats obtenus par le gouvernement, qui a lancé il y a plus de 2 ans, un projet de relance de la culture du blé. En effet, grâce à une subvention présidentielle spéciale d’un peu plus de 10 milliards de FCFA, à décaisser sur une période de 5 ans, l’Institut de recherches agricoles pour le développement (Irad) a mené des recherches approfondies sur des variétés de blé adaptées aux conditions climatiques et pédologiques du Cameroun.

Les premières expérimentations ont été conduites dans les régions du NordOuest et de l’Adamaoua, deux zones présentant des conditions favorables à la culture du blé. Ces recherches se sont révélées prometteuses, ouvrant la voie à la mise en place de champs semenciers à grande échelle. C’est dans ce contexte que la localité de Wassandé, connue pour avoir abrité autrefois les installations de la Sodeble, est redevenue un centre d’attention. En août 2023, l’Irad, avec le soutien financier du gouvernement, a fourni des semences de blé à une coopérative locale. Cette initiative, qui s’inscrit dans la droite ligne des objectifs de relance agricole définis par l’État, a permis d’obtenir une première récolte de 180 tonnes. Une seconde récolte est attendue en 2024. Cette dernière devrait être dans les mêmes proportions que la première.

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La BEAC affirme que la contrefaçon reste sous contrôle dans la CEMAC

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La BEAC affirme que la contrefaçon reste sous contrôle dans la CEMAC
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Le mardi 9 juin 2026, des gendarmes camerounais ont investi un entrepôt du troisième arrondissement de Douala. Derrière une façade d’unité de production d’enduits et de matériaux de construction se cachait une chaîne de montage dédiée à la fabrication de fausses pièces de monnaie métallique. Cinq individus ont été interpellés — deux Camerounais et trois ressortissants chinois, dont celui qui assurait la direction technique de l’opération. Le préfet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, s’est déplacé en personne pour constater l’ampleur du dispositif.

L’affaire a immédiatement suscité des interrogations sur la capacité de la Banque centrale à protéger les signes monétaires qu’elle émet. D’autant que la presse relevait la saisie, dans le même contexte, de liasses de faux billets de 10 000 francs CFA et de rondelles imitant des pièces de 500 francs. Des interrogations qui ont conduit Yvon Sana Bangui, gouverneur de la BEAC à clarifier, dans une interview accordée à nos confrères de Cameroon Business Today, les faits et à replacer l’incident dans sa juste proportion.

Première mise au point de taille : les pièces saisies à Douala ne sont pas des contrefaçons de la nouvelle gamme 2024. « Les vérifications effectuées ont montré que les pièces concernées étaient des imitations de la pièce de 500 francs de l’ancienne gamme mise en circulation en 1985 et progressivement retirée depuis l’introduction de la gamme de 2006 », a précisé le gouverneur. Une nuance essentielle, qui change la nature du problème. Il ne s’agit pas d’une brèche dans les nouveaux dispositifs de sécurité, mais d’une tentative de remise en circulation de copies d’une pièce déjà obsolète.

ANALYSE DES CONTREFAÇONS

Les chiffres que la BEAC a publiés à cette occasion méritent d’être examinés avec attention. Au 30 avril 2026, le Laboratoire d’analyse des contrefaçons de la Banque centrale avait recensé 16 639 billets contrefaits sur un volume de près de 847,5 millions de billets authentiques en circulation dans l’espace CEMAC. Le ratio obtenu — 19 billets contrefaits pour un million de billets en circulation — est nettement inférieur au seuil de vigilance retenu à l’échelle internationale, généralement fixé à 100 billets contrefaits par million. Autrement dit, plus de 99,998 % des billets qui transitent chaque jour dans les économies des six pays membres sont authentiques. Ces statistiques ne relativisent pas le crime lui-même.

La contrefaçon monétaire reste une infraction grave, aux effets potentiellement déstabilisateurs. Lorsqu’elle prend de l’ampleur, elle érode la confiance dans la monnaie, perturbe les transactions commerciales et peut entraîner des pertes directes pour les ménages et les entreprises qui reçoivent de faux billets sans le savoir. Elle peut également alimenter d’autres circuits criminels.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les banques centrales traitent ce sujet comme une priorité permanente, quelle que soit l’ampleur réelle du phénomène. Mais dans le cas de la CEMAC, les données disponibles indiquent que ces risques systémiques ne se matérialisent pas. « Nous sommes très loin d’une situation susceptible de menacer la stabilité monétaire ou économique de notre sous-région », a soutenu le gouverneur. Une affirmation que les chiffres étayent.

DISPOSITIFS D’AUTHENTIFICATION

La réponse institutionnelle de la BEAC s’articule autour de trois axes. Le premier est préventif : intégrer en permanence de nouvelles technologies de sécurité dans les billets et les pièces, en travaillant sur les substrats, les procédés de fabrication et les dispositifs d’authentification. Le deuxième est opérationnel : maintenir un système de détection mobilisant la Banque centrale, les établissements de crédit, les forces de sécurité et les autorités judiciaires. Le laboratoire d’analyse des contrefaçons joue un rôle central dans ce dispositif, en expertisant les signes monétaires suspects et en suivant l’évolution du phénomène à l’échelle de la sous-région.

Le troisième axe est pédagogique : sensibiliser régulièrement le grand public, les commerçants et les professionnels de la monnaie aux signes permettant d’identifier les faux billets. Dans cette optique, la BEAC a développé une application mobile baptisée « BEAC NG2020 », disponible sur les plateformes Play Store et App Store. Elle permet aux utilisateurs d’identifier les caractéristiques de sécurité de la gamme actuelle de billets et de renforcer leur capacité d’authentification au quotidien.

La question de la sécurité des coupures elles-mêmes a aussi été posée directement au gouverneur, certains observateurs laissant entendre que des failles pourraient exister du côté de la Banque centrale. Sa réponse a été sans ambiguïté. « Les billets et les pièces émis par la BEAC sont dotés de dispositifs de sécurité répondant aux standards les plus exigeants », a-t-il affirmé, en rappelant que la lutte contre la contrefaçon n’est jamais un acquis définitif pour aucune banque centrale au monde. Les faussaires s’adaptent, innovent, cherchent des failles. Ce qui impose aux instituts d’émission une veille technologique permanente.

L’existence de tentatives de contrefaçon ne traduit donc pas une défaillance institutionnelle ; elle confirme la nécessité de maintenir la pression.

MÉCANISME DE VIGILANCE

L’affaire de Douala illustre précisément ce mécanisme de vigilance. C’est la détection d’un individu qui tentait d’introduire des pièces contrefaites dans les circuits commerciaux du premier arrondissement qui a permis aux enquêteurs de remonter jusqu’aux têtes du réseau. Deux Camerounais et trois ressortissants chinois, dont le technicien principal de l’opération. L’enquête, relayée par la chaîne Équinoxe TV et le média Benin Web TV, montre que les mécanismes de coopération entre la Banque centrale et les forces de l’ordre fonctionnent.

La robustesse de ces mécanismes est, en définitive, le message que la BEAC cherche à faire passer. Non pas que la contrefaçon n’existe pas — l’affaire de Douala en est la démonstration — mais qu’elle reste contenue dans des proportions qui ne menacent ni la monnaie ni les économies de la zone. Le gouverneur a conclu sur un appel à la responsabilité partagée : « La première ligne de défense contre la contrefaçon demeure la vigilance des utilisateurs eux-mêmes. » Signaler tout signe monétaire suspect, se familiariser avec les critères d’authentification, utiliser les outils numériques mis à disposition — autant de réflexes qui, mis bout à bout, renforcent l’intégrité du circuit fiduciaire dans l’ensemble de la sous-région.

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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles

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Filière coton : Les producteurs asphyxiés par le coût des intrants agricoles
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Les acteurs ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique.

Après une embellie de la production de coton lors de la campagne agricole 2023/2024, avec une production record avoisinant les 400 000 tonnes, les producteurs ont des difficultés à rembourser la totalité de leurs crédits, octroyés par la Confédération nationale des producteurs de coton du Cameroun (CNPC-C), à travers la Société de développement de coton (SODECOTON).

Les acteurs de la filière ont récemment entamé un plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour la subvention des engrais et l’augmentation du prix du coton comme dans d’autres pays en Afrique. La semence du coton pour emblaver 1 hectare de coton est commercialisée à 3 500 FCFA contre 5 000 FCFA le sac de 40kg. Le prix de la famille du glyphosate connait aussi une hausse de 100 FCFA par sachet de 260 ou 250 grammes, passant de 1 200 FCFA lors de la campagne écoulée à 1 300 FCFA.

Selon les producteurs, le prix du kilogramme du coton graine est resté bas, alors que les prix des intrants sont restés onéreux. L’engrais reste l’un des principaux leviers de la productivité parce que sa disponibilité conditionne les rendements, la compétitivité des exploitations et les revenus agricoles. Pourtant, le Cameroun continue de s’appuyer fortement sur l’importation pour couvrir ses besoins, ce qui expose la filière aux chocs de prix et d’approvisionnement.

Depuis les deux dernières années campagnes, le kilogramme de coton coûte 280 FCFA, un prix qui selon les producteurs n’atteint jamais le seuil de 300 FCFA à l’instar de l’Afrique de l’Ouest qui oscille autour de 350 FCFA alors que les engrais et urées sont devenus très chers soit 26 000 FCFA et 25 000 FCFA le sac de 50 kg dans d’autres pays, ces prix sont de 14 000 FCFA et 15 000 FCFA.

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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?

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13ème Forum de Paris sur la dette : quel horizon pour l’Afrique et le modèle camerounais ?
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Sous le thème « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation », le Forum a réuni les grands argentiers mondiaux, de Kristalina Georgieva (FMI) à la direction de la Banque mondiale. L’enjeu majeur de cette grand-messe réside dans la distinction désormais vitale entre crise de liquidité et crise de solvabilité.

Pour de nombreuses économies africaines, étranglées par des taux d’intérêt durablement élevés et l’échéance imminente de leurs Eurobonds, l’accès au refinancement à court terme est devenu un goulet d’étranglement. L’objectif de Paris est clair : concevoir des mécanismes d’urgence pour éviter des défauts de paiement en chaîne, non par insolvabilité structurelle, mais par simple assèchement du cash disponible.

LA VOIX DE YAOUNDÉ FACE AU « MUR DU REFINANCEMENT »

Pour le Cameroun, la présence de Louis Paul Motaze à Bercy n’avait rien d’une simple formalité diplomatique. Yaoundé incarne cette catégorie de pays à revenu intermédiaire qui, bien que classés à risque de surendettement « élevé » par les institutions de Bretton Woods, maintiennent une trajectoire rigoureuse et honorent scrupuleusement leurs engagements. Le ministre camerounais est venu rappeler une réalité de terrain : la viabilité de la dette ne peut se construire au détriment du Budget d’Investissement Public (BIP), moteur de la stratégie nationale de développement SND30.

Face aux exigences de transparence absolue des données – l’un des grands chevaux de bataille de la France lors de ce sommet pour contrer les dettes cachées – , le Cameroun affiche une posture de clarté. La publication régulière des données de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) en témoigne. Cependant, l’enjeu pour la délégation camerounaise résidait dans l’assouplissement des règles du « Cadre commun » du G20.

Ce mécanisme, conçu pour inclure la Chine (premier créancier bilatéral du Cameroun) et les investisseurs privés, brille encore par sa lenteur bureaucratique. Pour Yaoundé, obtenir une harmonisation rapide et une comparabilité de traitement entre créanciers occidentaux, asiatiques et privés est une nécessité absolue pour optimiser le profil de sa dette sans subir de décote souveraine.

L’URGENCE D’UNE FINANCE CLIMAT PRAGMATIQUE

L’autre grand axe défendu par l’Afrique lors de ce forum touche à l’articulation entre dette, développement et urgence climatique. Louis Paul Motaze et ses pairs africains ont insisté sur l’intégration systématique des clauses de suspension de la dette en cas de choc exogène ou de catastrophe naturelle (CRDCs). Plus encore, le Cameroun, au cœur du bassin du Congo, est particulièrement légitime pour revendiquer la mise en œuvre à grande échelle des « debt-for-nature swaps » (échanges de dette contre investissements verts).

L’enjeu est de convertir le fardeau financier en opportunités de financement pour la transition écologique et l’industrialisation locale, notamment à travers des projets d’infrastructures d’envergure. En somme, ce 13ème Forum de Paris consacre une certitude : la gouvernance financière mondiale ne peut plus s’écrire sans une concertation symétrique.

Pour le Cameroun, le défi des prochains mois consistera à manœuvrer avec agilité entre ces nouveaux mécanismes de liquidité multilatéraux et le maintien d’une discipline budgétaire interne, condition sine qua non pour préserver sa crédibilité sur les marchés internationaux tout en finançant son émergence.

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