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Ligue des champions de la CAF : Victoria United éliminé aux préliminaires

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Ligue des champions de la CAF : Victoria United éliminé aux préliminaires
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C’était par ce même score que Victoria United avait été battu à Douala dimanche dernier. Ce 25 août, lors du match retour des préliminaires de la Ligue des champions de la CAF, le club sud, champion du Cameroun 2024, a perdu sur le même score. En effet, Nathan Douala et ses coéquipiers gardaient l’espoir de se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des champions de la CAF ce dimanche à Accra. Pour cela, il fallait battre Samartex, son adversaire des préliminaires, avec un but d’écart.

Mais l’espoir est tombé à l’eau cet après-midi au Ghana : le champion du Cameroun a été battu 1-0 comme à l’aller. Il est donc éliminé de la compétition au stade des préliminaires. Dans l’ensemble des deux rencontres, Victoria United a encaissé deux buts pour zéro marqué. Le bilan n’est pas en sa faveur.

Cela fait 43 ans qu’un club camerounais n’a plus remporté une compétition africaine depuis le sacre de l’Union Sportive de Douala à la Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe de football en 1981 et son malheureux statut de finaliste en 1982.

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Axe échangeur d’Obala-Etoudi : Les camionneurs ont 2 semaines pour déguerpir

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Axe échangeur d’Obala-Etoudi : Les camionneurs ont 2 semaines pour déguerpir
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La décision est du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea.

«Nous leur avons accordé u n délai de deux semaines. Passé ce délai, nous allons sévir. Certains veulent peut-être engager un bras de fer avec l’autorité mais sans la paix, ils ne peuvent même pas exercer leur activité».

Ces propos sont de Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre. L’autorité administrative a prononcé ces propos à la suite de la décision à lui prise le 25 août 2025 interdisant le stationnement des camions de sable à Olembe. La décision est entrée en vigueur le 1er septembre 2026, faisant suite à un constat fait sur le trrain.

A en croire Naseri Paul Bea, l’axe reliant la ville de Yaoundé à la route nationale numéro 4 est devenu un véritable enfer pour les usagers. Outre les nids de poule qui se succèdent, la chaussée y est très dégradée. De part et d’autre de la route, des dizaines de camions chargés de sables et d’autres agrégats y stationnent à longueur de journée.

A certains endroits, le passage est réduit à une seule bande. L’encombrement de la chaussée et la dégradation du bitume sont à l’origine de plusieurs accidents car, les camionneurs déchargent et manipulent d’importantes quantités de sable sur place pour les revendre.

«Ce qui certain c’est que les Camerounais n’aiment pas le changement. Ils diront qu’ils avaient l’habitude de fonctionner ainsi. Mais nous avons pris cette disposition en concertation avec les syndicats. C’est une solution médiane en attendant de trouver la meilleure solution possible. Nous avons tenu une séance de travail avec les concernés pour leur proposer deux alternatives. Il y a d’abord un autre site à Nkozoa qu’ils ont eux-mêmes identifié avec le préfet de la Mefou-et-Afamba» explique le gouverneur de la région du Centre. Le site devrait être aménagé par les carillonneurs.

Naseri Paul Bea explique aussi dans les colonnes de Cameroon Tribune du 1er septembre dernier que le ministre des Travaux publics (MinTp), Emmanuel Nganou Djoumessi a pour sa part proposé l’échangeur d’Obala où les camionneurs devraient bénéficier d’un grand espace avec tous les aménagements nécessaires et l’accompagnement du maire de Obala.

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Le Cameroun durcit la sélection des projets d’investissement public

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Le Cameroun durcit la sélection des projets d’investissement public
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Pour le Programme d’investissement prioritaire 2027-2029, le gouvernement renforce donc la sélection en amont. Les projets devront désormais démontrer leur utilité économique, leur maturité et leur capacité à produire un impact suffisamment important pour justifier leur inscription.

Le gouvernement veut mettre fin à une logique où l’inscription d’un projet au portefeuille public ne garantit pas sa réalisation dans les délais prévus. Le Programme d’investissement prioritaire (PIP) 2027-2029 entend désormais opérer un tri plus strict avant de retenir les investissements publics. L’enjeu est financier. Près de 500 projets figurent déjà dans le portefeuille public. Leur coût cumulé laisse environ 8 500 milliards de FCFA à programmer. Dans ce contexte, chaque nouveau projet doit désormais franchir plusieurs filtres avant d’accéder au PIP.

Le document de programmation rappelle que la présélection intervient sur les projets déjà enregistrés dans la banque des projets. Elle doit permettre de ne conserver que ceux qui répondent à un socle de critères précis. Le premier tient à leur cohérence avec la stratégie nationale de développement. Le projet doit également être implanté dans une zone considérée comme prioritaire et disposer d’une étude d’opportunité concluante ainsi que d’une étude de préfaisabilité.

Le gouvernement ajoute un seuil financier. Un projet éligible au PIP doit afficher un coût total supérieur à 10 milliards de FCFA. Le choix de ce seuil repose sur l’idée que les investissements de cette taille exercent une incidence significative sur les ressources publiques et doivent produire un effet direct sur l’économie.

Plus question de multiplier les petits projets

Le filtre ne porte toutefois pas uniquement sur le montant. Les projets retenus doivent contribuer à la formation brute de capital fixe ou participer à l’import-substitution. Ils doivent aussi avoir une portée nationale ou entraîner un changement structurel sur les plans économique, social ou de l’unité nationale.

À ce stade, l’administration établit une « liste des projets qualifiés ». Mais cette première sélection ne suffit pas. Le document prévoit ensuite une phase de priorisation destinée à classer les projets en fonction de leur performance. L’analyse combine des critères économiques, sociaux, environnementaux et climatiques. Un modèle économique attribue ainsi un score de performance à chaque projet. Les investissements sont ensuite répartis en quatre groupes, des plus performants aux moins performants.

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Le premier groupe rassemble les projets performants sur les plans économique, social, environnemental et climatique. Le deuxième comprend ceux qui affichent de bonnes performances économiques, mais moins de résultats sur les volets social, environnemental et climatique. Le troisième suit la logique inverse. Le quatrième regroupe les projets jugés non prioritaires et peu performants sur l’ensemble des critères.

Cette classification doit permettre de concentrer les ressources sur les opérations présentant le meilleur rendement collectif. Les projets issus des deux premiers groupes sont ensuite hiérarchisés selon quatre niveaux de priorité. La première priorité revient à ceux qui contribuent à la transformation structurelle de l’économie. Viennent ensuite la réhabilitation des infrastructures existantes, l’import-substitution ou le développement des exportations, puis les grands projets de deuxième génération.

LES PROJETS DÉJÀ ENGAGÉS PASSENT AVANT LES NOUVEAUX

Le véritable arbitrage intervient lors de la sélection finale. À ce stade, le gouvernement décide des projets à inscrire dans l’année du Cadre de dépenses à moyen terme et dans le PIP de l’exercice suivant. Le document prévoit explicitement la possibilité d’un arbitrage gouvernemental en fonction du contexte et de l’urgence de certains investissements.

Quatre critères doivent alors peser sur la décision. L’État regarde d’abord l’imminence de l’achèvement du projet. Il examine ensuite les ressources encore nécessaires pour terminer chaque opération. Les projets dont la clôture exige peu de ressources doivent ainsi être accompagnés jusqu’à leur achèvement. La maturité des nouveaux projets entre également dans l’équation, tout comme la contrainte budgétaire.

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Cette dernière devient déterminante dans un contexte où les engagements accumulés limitent la capacité de l’État à ouvrir simultanément de nouveaux chantiers. Ce mécanisme peut donc déplacer le centre de gravité de la politique d’investissement. Plutôt que d’ajouter continuellement de nouvelles opérations, l’État entend d’abord sécuriser celles déjà suffisamment avancées et susceptibles d’être achevées avec des ressources limitées.

PROGRAMMER LE COÛT RÉEL ET NON UNE DÉPENSE ANNUELLE

Le nouveau dispositif cherche aussi à rapprocher la programmation des capacités réelles de financement. Le PIP inscrit les projets selon leur coût total, c’est-à-dire le besoin de financement nécessaire pendant toute leur durée de mise en œuvre. Il ne considère donc pas ce montant comme une charge à supporter sur un seul exercice budgétaire.

Les coûts sont répartis sur plusieurs exercices grâce à des plans de décaissement propres à chaque projet. Ces plans déterminent le besoin budgétaire année après année, en fonction du rythme de réalisation, des différentes phases de travaux et des disponibilités financières de l’État.

Cette méthode doit permettre d’aligner les engagements d’investissement sur les lois de finances successives. Elle vise aussi à améliorer la gestion de la trésorerie publique et à assurer une meilleure traçabilité financière pendant l’exécution des projets.

Le PIP sera ensuite validé par le gouvernement lors du Conseil de cabinet consacré à l’examen du Document de programmation économique et budgétaire. Son contenu alimentera les discussions du Débat d’orientation budgétaire au Parlement.

Le changement attendu est donc moins une augmentation du volume des investissements qu’une sélection plus sévère. Dans un portefeuille déjà lourdement chargé, les projets insuffisamment mûrs, dépourvus d’études, faiblement structurants ou incapables de justifier leur coût auront davantage de difficultés à franchir le filtre. Pour les autres, la priorité sera désormais de démontrer non seulement leur pertinence, mais aussi la capacité de l’État à les financer jusqu’à leur terme.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 03/09/2026

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Affaire Martinez Zogo : Paul Biya dicte le rythme et le ton

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Affaire Martinez Zogo : Paul Biya dicte le rythme et le ton
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Dans les décrets rendus publics ce 31 août 2026, le président de la République nomme le lieutenant-colonel André Eric Atemengue Omgba au tribunal militaire de Yaoundé comme commissaire du gouvernement, juge d’instruction au tribunal militaire de Maroua. Il remplace à ce poste le lieutenant-colonel Cerlin Bélinga, cumulativement avec ses fonctions de vice-président dudit tribunal. Le décret est tombé au moment même où se déroulait une audience de l’affaire Martinez Zogo, le chef de chaîne d’Amplitude FM, enlevé le 17 janvier 2023, puis retrouvé mort le 22 janvier suivant.

L’acte de Paul Biya sonne comme un message dont seuls les acteurs de premier plan peuvent comprendre le sen. Pour certains, Cerlin Bélinga est corrompu, pour d’autres, c’est un courageux. Cela survient au moment où la cross examination du colonel Jean Pierre Otoulou, ancien commandant de la Légion de gendarmerie du Centre et enquêteur en chef lors des enquêtes préliminaires dans le cadre de cette affaire Martinez Zogo. Un exercice qui a parfois vu ce haut gradé de la gendarmerie balbutier dans ses réponses.

Nourrissant la verve d’un Jean Pierre Amougou Bélinga qui se bat à obtenir une liberté provisoire, s’appuyant parfois sur les « manquements » du patron de la commission mixte qui a conduit les enquêtes préliminaires. Lequel a mené les arrestations dans le cadre de cette affaire, sans parfois requérir le mandat du commissaire du gouvernement. Quoi qu’il en soit, Cerlin Bélinga, troisième commissaire du gouvernement dans cette affaire, en est de fait dessaisir.

Ce n’est pas le premier mouvement qui affecte profondément ce procès très couru. Le lieutenant-colonel Florent Aimé Sikati 2 Kanwo qui avait hérité de l’affaire au sortir de l’enquête préliminaire, a été affecté le 13 décembre 2023, dans un contexte de suspicion. En service au tribunal militaire de Yaoundé comme commissaire du gouvernement, sa signature avait été retrouvée sur une ordonnance de libération de l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Bélinga et de l’ancien de la Dgre (le contre-espionnage camerounais) Maxime Eko Eko, datée du 1erdécembre 2023. Quelques semaines après, l’homme a été déchargé du corps de la magistrature militaire, pour être nommé comme simple chef du 2èmebureau de la 3èmeRégion militaire interarmées basée à Garoua. Lui qui attendait de porter le galon de colonel le 1erjanvier 2024. Du coup, on peut comprendre ceux qui y voyaient une sanction.

Un nouveau magistrat militaire sera nommé au tribunal militaire de Yaoundé. Le lieutenant Pierrot Narcisse Nzié le 13 décembre 2023, sera nommé en ses lieu et place. C’est lui qui fera arrêter Martin Savom, la « dernière » pièce du puzzle de l’affaire Martinez Zogo.

Pierrot Narcisse Nzié ne connaîtra pas la fin de ce feuilleton judiciaire. Après avoir clos l’information judiciaire, Nzié renvoie l’affaire devant le tribunal militaire. Malgré cette avancée, des critiques fusent du camp de la famille de Martinez et de certains lanceurs d’alertes, pour dénoncer le fait que les principaux mis en cause dans la mort de Martinez Zogo ne soient poursuivis que pour «complicité de torture», alors que l’on a un mort sous la main. Le 25 février 2025, le président de la République le nomme président du tribunal militaire de Ngaoundéré. Il sera remplacé par le colonel Cerlin Bélinga.

Un général comme témoin

Avant l’affectation de Cerlin Bélinga c’est le colonel Eloundou Mesmin, un des témoins de l’accusation, qui a été promu au grade de Général de brigade le 3 août dernier, jour même où l’homme devait être entendu par le tribunal comme 34èmetémoin. Il ne sera pas entendu finalement, et le colonel Otoulou le remplacera. Du coup, il devient compliqué que le nouveau général soit entendu dans cette affaire. Alors que l’on en finissait avec Jean Pierre Otoulou, le commissaire du gouvernement, représentant du Ministère public dans cette délicate affaire, Cerlin Bélinga, s’en va à Maroua. C’est vrai que l’homme a continué son boulot dans cette affaire malgré cette affectation. Le temps d’être remplacé.

A ce qu’il semble, le procès pourra connaître une pause, ou du moins des perturbations. Paul Biya que l’on dit avoir eu des renseignements parallèles avant même l’ouverture de l’enquête mixte, sait seul quelle direction il donne à cette affaire dans laquelle certains de ses ministres avaient été cités, sans preuves palpables. Toujours est-il que la plupart des personnes arrêtées l’ont été avant l’ouverture de l’enquête mixte police-gendarmerie.

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