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Camair-Co : l’État veut reporter à 2028 les crédits du projet de flotte de 98 milliards FCFA, faute de visa de maturité

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Camair-Co : l’État veut reporter à 2028 les crédits du projet de flotte de 98 milliards FCFA, faute de visa de maturité
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(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais recommande de reporter à 2028 les crédits initialement programmés en 2027 pour le projet d’expansion de la flotte de Camair-Co, évalué à 98 milliards de FCFA. Cette recommandation figure dans les documents issus des Conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée (CEPB-PA) 2026, publiés le 27 octobre par la Direction générale du budget (DGB). Elle intervient alors que le projet attend encore son visa de maturité, nécessaire à son inscription dans la programmation des investissements publics.

« Reporter en 2028 les ressources programmées en 2027 au profit de CAMAIR-CO pour le projet d’expansion de sa flotte, dans l’attente de l’obtention de son visa de maturité », préconise le rapport général des travaux. Dans le recueil des recommandations, l’administration demande également des clarifications sur le niveau de préparation du projet et les modalités envisagées pour sa mise en œuvre.

À ce stade, il s’agit d’une recommandation formulée pendant la préparation du budget 2027, et non d’une décision définitive d’abandon du projet. Le montant des crédits concernés par le report n’est pas précisé dans les éléments disponibles.

Un financement de 98 milliards de FCFA encore à clarifier

Le montage financier présenté dans le rapport général fait apparaître un coût global de 98 milliards de FCFA. Il prévoit une contribution de l’État de 9,5 milliards de FCFA, un financement de 33,5 milliards de FCFA par les banques locales et un apport de 15 milliards de FCFA sur les ressources propres de Camair-Co.

Ces trois contributions totalisent 58 milliards de FCFA. Il reste donc 40 milliards de FCFA dont la couverture n’est pas explicitée dans cette présentation. Le document ne permet pas non plus d’établir le niveau de mobilisation effective des ressources annoncées.

Le projet bénéficie pourtant d’un engagement financier antérieur. Le 13 mai 2024, le conseil d’administration de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) avait approuvé un financement de 47 milliards de FCFA destiné à accompagner l’expansion de Camair-Co. L’opération figure dans le rapport annuel 2024 de l’institution, qui la présente comme un prêt direct.

Ce financement devait soutenir le programme de développement de la compagnie sur la période 2024-2028. Selon les projections alors présentées par la BDEAC, Camair-Co prévoyait de constituer une flotte initiale de 14 appareils, dont 11 avions de transport de passagers et trois avions-cargos, avant de porter ce parc à 18 aéronefs à la fin de la cinquième année.

Le programme prévoyait également la réouverture de liaisons régionales suspendues pour des raisons opérationnelles et le lancement de nouvelles dessertes.

Toutefois, les documents consultés ne permettent pas de déterminer comment le prêt de 47 milliards de FCFA s’articule avec le montage de 98 milliards aujourd’hui présenté dans la programmation budgétaire. Ils n’établissent pas davantage le montant effectivement décaissé par la BDEAC au profit de Camair-Co.

Camair-Co a encore perdu 4,65 milliards de FCFA en 2025

La demande de report intervient alors que la compagnie aérienne publique peine toujours à équilibrer ses comptes.

Selon ses états financiers 2025, Camair-Co a enregistré une perte nette de 4,65 milliards de FCFA, contre 5,49 milliards un an auparavant. Son chiffre d’affaires a progressé de 7,9 %, pour atteindre 24,47 milliards de FCFA, sans permettre un retour aux bénéfices.

La compagnie continue par ailleurs de bénéficier de subventions publiques. Celles-ci ont atteint 6,85 milliards de FCFA en 2025, contre 4,94 milliards en 2024, soit une hausse de près de 39 %.

Dans ses recommandations budgétaires, le gouvernement demande également au ministère des Transports d’améliorer la visibilité des besoins des entreprises et établissements publics placés sous sa tutelle. Le rapport appelle notamment à clarifier le traitement du soutien financier apporté à Camair-Co, indépendamment du programme d’expansion de sa flotte.

Sollicitée par Investir au Cameroun, la direction de Camair-Co n’avait pas répondu au moment de la mise sous presse aux questions portant sur l’état d’avancement du projet, les conditions de mobilisation du prêt de la BDEAC et le calendrier désormais envisagé pour l’expansion de sa flotte.

Amina Malloum

Lire aussi :

20-11-2025 – Transport aérien : le rachat des parts de Geocoton dans Sodecoton, levier pour le retour de Camair Co à Paris

15-09-2025 – Camair-Co accélère l’extension de son réseau africain vers Kinshasa, Lagos, Abuja et Malabo

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Bandjoun rend hommage à son fils élu président du Tribunal international du droit de la mer

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Ce samedi 24 octobre 2026 le Pr Maurice Kamga a communié avec sa communauté dans son village natal en présence de sa Majesté le Dr […]

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Partie pour « jeûner et prier » pendant 4 mois, elle supplie son mari de la reprendre : la fin de l’histoire va vous surprendre !

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Partie pour « jeûner et prier » pendant 4 mois, elle supplie son mari de la reprendre : la fin de l’histoire va vous surprendre !
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Deux policiers ont été conduits lundi à un domicile sis à Nyalla (arrondissement de Douala III) par la maîtresse de maison, ou du moins la femme censée l’être. Motif : le mari ne voulait pas la laisser entrer. Les hommes en tenue ont réalisé que l’affaire était plus compliquée qu’en apparence. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Selon nos informations, Jacques T., 50 ans, technicien ébéniste, et Sidonie, 39 ans, femme au foyer, sont mariés et parents d’un garçon de cinq ans. Il y a environ quatre mois, alors qu’il rentre du travail, Jacques trouve son épouse habillée pour sortir et munie d’effets personnels. À la question de savoir où elle va, la dame répond : « À la prière, à Bonabéri ». Avec l’enfant. Rien d’alarmant.

Sauf que la nuit tombe, puis avance, sans que Sidonie ne revienne. Son époux appelle. « Je suis encore à la prière ». Jacques propose de venir la chercher à moto, la dame refuse. L’homme dort seul cette nuit-là. Ce sera la première d’une longue série. Au réveil, il rappelle. Madame assure que tout va bien. N’est-il pas écrit (Psaume 34 : 7) que « l’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger » ?

Le lendemain, Jacques appelle l’aîné de son épouse et explique la situation. Nicolas répond que Sidonie a récemment dit à sa propre femme qu’elle comptait passer du temps dans son église, afin d’avoir une révélation au sujet d’une préoccupation… Jacques comprend que sa femme n’est pas près de rentrer, renonce à la rappeler et fait venir un huissier.

Un mois plus tard, Sidonie appelle son mari et lui dit avoir eu sa révélation : un pasteur a confirmé que l’ex de Jacques voulait la tuer. Du coup, elle ne reviendra plus à Nyalla. Sauf pour récupérer le reste de ses affaires. Jacques accuse réception, sans trop accuser le coup. Le mari dira plus tard à la police avoir été tout de même préoccupé par la scolarisation de leur garçon. Ainsi, il a un temps espéré que son épouse reviendrait à l’approche de la rentrée. En vain.

Par la suite, Jacques T. changera toutes les serrures chez lui. Ce lundi 26 octobre, Sidonie a refait signe de vie. Son mari absent est alerté par un voisin l’ayant vue s’esCRimer sur le portail. L’homme enfourche sa moto et presque aussitôt, reçoit un appel de son épouse : « Je suis à la maison, je t’attends ».

L’échange aura lieu à l’extérieur. Jacques n’a pas ouvert le portail et a emprunté des chaises au voisin « lance d’alerte », prénommé Samuel. Sidonie est venue demander pardon. Elle dit avoir été trompée par « deux pasteurs », lesquels l’ont même connue, au sens biblique du terme. Que son mari fasse preuve de miséricorde. Il est certes écrit « là où le péché a abondé, la grâce a surabondé », mais il n’est pas certain que Jacques ait lu Romains 5 : 20. Sidonie ne sera donc pas réadmise dans le foyer. Raison pour laquelle la dame est allée chercher la police. Le voisin Samuel a alors « acheté » le problème, expliquant tout aux hommes en tenue.

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Cacao-café : le Fonds vert approuve son premier prêt souverain direct, de 51,4 milliards de FCFA, au Cameroun

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Cacao-café : le Fonds vert approuve son premier prêt souverain direct, de 51,4 milliards de FCFA, au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé, le 27 octobre 2026, un prêt souverain direct de 87,68 millions de dollars, soit environ 51,4 milliards de FCFA, destiné aux filières cacao et café du Cameroun. Il s’agit, selon l’institution, du premier prêt souverain direct de son histoire. Validée lors de la 46e réunion de son conseil d’administration à Songdo, en Corée du Sud, cette opération s’inscrit dans un programme de 241,52 millions de dollars (environ 141,6 milliards de FCFA), baptisé RACINE.

Le programme sera porté directement auprès du FVC par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), avec le Fonds de développement des filières cacao et café (Fodecc) comme entité exécutante. Le Fonds vert présente RACINE comme son premier investissement national en accès direct en Afrique centrale. L’accréditation du Minepat repose sur une procédure spécifique à ce projet, qui lui permet d’accéder aux financements sans passer par une institution internationale intermédiaire.

Le Fodecc doit apporter 58 milliards de FCFA, davantage que le Fonds vert

Le prêt approuvé représente l’essentiel de la contribution du FVC. Il est complété par un don de 9,74 millions de dollars, portant son financement total à 97,42 millions de dollars, soit environ 57,1 milliards de FCFA.

Le montage prévoit également 99,10 millions de dollars de ressources nationales, soit environ 58 milliards de FCFA, provenant de la redevance sur les exportations de cacao et de café affectée au Fodecc. Cette contribution représente 41 % du coût total du programme et dépasse légèrement celle du Fonds vert.

Il s’agit toutefois de recettes déjà affectées au financement des filières. Leur inscription dans RACINE ne permet donc pas de les considérer intégralement comme des ressources nouvelles, ni de garantir leur disponibilité immédiate.

La troisième composante du financement, évaluée à 45 millions de dollars (environ 26,5 milliards de FCFA), doit provenir de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI). Son versement reste conditionnel.

Dans une décision du 18 décembre 2025, le conseil d’administration de CAFI avait envisagé des paiements pouvant atteindre ce montant, après vérification indépendante des résultats obtenus. Le document précisait expressément qu’il ne constituait pas une décision d’attribution de financement.

CAFI subordonnait également l’approbation du projet à une évaluation indépendante du système de subventions du Fodecc, dont les performances devaient être jugées « solides » ou « excellentes ». Les documents consultés au 29 octobre 2026 ne permettent d’établir ni la satisfaction définitive de cette condition, ni l’attribution des 45 millions de dollars.

Traçabilité européenne et subventions agricoles

Prévu sur six ans, RACINE doit soutenir la transition des exploitations de cacao et de café vers des pratiques agricoles limitant la déforestation. Le programme prévoit notamment la mise en place d’un système de traçabilité destiné à aider les producteurs et les entreprises à satisfaire aux exigences du règlement européen contre la déforestation.

Le dispositif comprend la formation de 2 000 conseillers agricoles et l’extension du système de subventions du Fodecc. Des bons électroniques doivent faciliter l’accès des producteurs aux intrants agricoles et financer des plans agroforestiers. Un mécanisme de financement destiné aux communes doit également soutenir le reboisement et la restauration des bassins versants.

Selon les objectifs présentés par le Minepat, RACINE devrait contribuer à porter la production nationale de cacao d’un niveau de référence d’environ 306 000 tonnes à 600 000 tonnes à maturité. Le ministère prévoit également une progression des rendements de 350 à 750 kg par hectare pour le cacao et de 220 à 600 kg pour le café. Les pertes après récolte devraient être ramenées de 18 % à 4 %.

Ces chiffres correspondent aux objectifs du programme, et non à des résultats acquis. Le Fonds vert estime, pour sa part, que RACINE pourrait renforcer la résilience climatique de 2,8 millions de personnes et éviter l’émission de 15,7 millions de tonnes équivalent CO₂.

Un prêt approuvé, mais aucun décaissement établi

Le financement finalement approuvé est inférieur à l’enveloppe initialement présentée. Le budget préliminaire atteignait 247 millions de dollars, contre 241,52 millions dans le montage retenu, soit une réduction d’environ 5,48 millions de dollars. La contribution du Fonds vert a également été ramenée de 100 millions à 97,42 millions de dollars.

L’approbation du 27 octobre ne marque cependant pas le démarrage de RACINE. Au 29 octobre, la fiche officielle du FVC classe le programme parmi les projets approuvés, mais précise que sa mise en œuvre n’a pas commencé. Elle ne confirme ni l’entrée en vigueur du prêt, ni un premier décaissement.

Sur les 97,42 millions de dollars approuvés par le Fonds vert, 87,68 millions correspondent à un financement remboursable. Bien que le prêt soit présenté comme concessionnel par le Minepat, sa fiche publique ne précise ni le taux d’intérêt, ni la durée de remboursement, ni l’éventuel différé d’amortissement. Ces paramètres restent nécessaires pour établir le coût du crédit que devra supporter le Cameroun.

Baudouin Enama

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