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Voici l’intégralité de lettre des prisonniers politiques à Maurice Kamto

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Ces militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) rendent un vibrant hommage à celui-ci. LETTRE DE FÉLICITATIONS ET DE RECONNAISSANCE AU PROFESSEUR […]

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Depuis Kondengui, les prisonniers politiques du MRC rendent un vibrant hommage à Maurice Kamto

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Dans une lettre ouverte datée du 26 octobre 2026, onze figures majeures du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), incarcérées à la prison centrale […]

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un pouvoir qui dure trop longtemps ne devient pas seulement illégitime. Il devient incompétent

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un pouvoir qui dure trop longtemps ne devient pas seulement illégitime. Il devient incompétent
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La longévité au pouvoir peut progressivement fragiliser la compétence des dirigeants et éroder leur légitimité, estime l’homme politique camerounais Célestin Bedzigui dans une tribune consacrée aux paradoxes de la démocratie et aux mécanismes d’usure du pouvoir.

Intitulé « Le paradoxe de la démocratie et la trappe de la durée », le texte analyse deux risques distincts : l’accession au pouvoir de dirigeants dont la légitimité électorale ne garantit pas nécessairement les compétences, et la dégradation progressive de la capacité à gouverner sous l’effet d’un exercice prolongé du pouvoir.

Pour étayer son argumentation, Célestin Bedzigui fait notamment référence à Platon et à sa conception du gouvernement dans La République. Il reprend la métaphore du navire pour distinguer le propriétaire légitime de celui qui possède les connaissances nécessaires pour le piloter.

Selon lui, l’élection confère le droit de gouverner, mais ne garantit pas la maîtrise des compétences nécessaires à la conduite de l’État. Le processus électoral, explique-t-il, valorise notamment le charisme, la notoriété, les moyens financiers et la capacité à mobiliser les électeurs, sans nécessairement mesurer l’aptitude à anticiper les crises, à arbitrer les intérêts divergents ou à mettre en œuvre des réformes.

Lire la tribune de Célestin Bedzigui :

Le paradoxe de la démocratie et la trappe de la durée : Quand l’usure tue la légitimité

Il y a deux épreuves qui attendent tout pouvoir issu des urnes. La première est instantanée : être élu et ne pas ou ne plus savoir gouverner. La seconde est plus lente, plus perfide, plus certaine : savoir gouverner au début, et cesser de savoir gouverner parce qu’on est resté trop longtemps.

C’est le double paradoxe de la démocratie que Platon nous avait légué sans l’achever. Le premier est celui de la légitimité sans compétence. Le second est celui de la compétence dévorée par la durée.

Reprenons.

1. La première trappe : la légitimité n’est pas la compétence.

Platon, dans le Livre VI de _La République_, ne s’en prend pas au peuple. Il s’en prend à l’illusion optique de l’élection. Le peuple est le propriétaire du navire, légitime dans son droit de posséder le navire. Mais le propriétaire n’est pas le pilote. Le pilote est celui qui connaît les astres, les vents, les courants, l’art nautique. Or, dans la démocratie démagogique, ceux qui se disputent le gouvernail ne sont pas des pilotes. Ce sont des flatteurs du propriétaire. Ils savent flatter, promettre, enivrer, dénoncer. Le vrai pilote, qui parle d’astronomie quand l’équipage veut boire, passe et est rendu inutile.

L’élection moderne n’a rien changé à la scène, elle l’a seulement professionnalisée. Le vote confère le droit de commander. Il ne confère pas l’art de commander. Il mesure une performance électorale – charisme, notoriété, argent, appareil, capacité à capter une colère ou un état d’esprit. Il ne mesure pas une performance gouvernementale, prévoir, arbitrer, dire non, organiser, encaisser l’impopularité.

Nous avons donc, de plus en plus souvent, des présidents parfaitement légitimes et des États parfaitement mal gouvernés. La légitimité est incontestable à l’origine, la compétence est contestée à chaque acte. C’est le premier divorce.

Mais il y en a un second, plus grave, parce qu’il transforme même les compétents en incompétents.

2. La seconde trappe : la durée ouvre un trou sous les pieds de la compétence.

Supposons que, par miracle, le sort, le hasard, ou la clairvoyance d’un peuple, désigne cette fois le vrai pilote. Supposons un homme d’État authentique, qui sait gouverner. Il arrive, il réforme, il ordonne le port, il remet l’armée en ordre, il assainit les finances. Que se passe-t-il ensuite ?

S’ouvre sous ses pieds la trappe que la durée creuse.

Car le pouvoir est une matière qui s’use et qui use. Il y a une physique de l’usure du pouvoir que Machiavel connaissait et que nous avons oubliée.

Cette usure fonctionne en trois causalités enchaînées.

Première causalité : la durée transforme la compétence en réseau.

Au début, le chef compétent s’entoure de compétents. Il choisit les meilleurs. Puis le temps passe. Les meilleurs, par définition, ont un avis, une colonne vertébrale, ils contredisent. Pour durer, il faut de moins en moins de contradiction et de plus en plus de loyauté. Le critère de sélection glisse insensiblement de la compétence à la fidélité. Le premier cercle se ferme. On ne nomme plus celui qui sait, mais celui qui ne trahira pas. Le second cercle comprend la leçon. On ne dit plus ce qui est vrai, on dit ce qui plaît au chef.

La compétence, qui était une ouverture sur le réel, devient un réseau de protection contre le réel. C’est le mécanisme de la cour. Le palais se coupe du port. Les rapports ne remontent plus que s’ils sont agréables. Le chef, qui était compétent parce qu’il était informé, devient incompétent parce qu’il est désinformé par sa propre garde.

Deuxième causalité : la durée transforme l’autorité en rente.

Au début, le pouvoir est une fonction : il faut faire. À la longue, le pouvoir devient une rente : il faut avoir. Chaque décision passée a créé des obligés, des intérêts, des dettes. Le chef compétent a distribué des postes, des marchés, des autorisations pour consolider son pouvoir. Ces postes, ces marchés, ces autorisations se sont transformés en droits acquis pour leurs bénéficiaires. Ils ne veulent plus que ça bouge.
Le réformateur est alors pris à son propre piège.

Pour continuer à réformer, il devrait s’attaquer à ceux qu’il a lui-même créés. Il devrait couper la branche sur laquelle sa propre durée est assise. Il ne le fait pas. Il temporise, il conserve. La compétence qui était une capacité à transformer le réel devient une capacité à conserver l’équilibre des intérêts créés. C’est ce que les économistes appellent la trappe à rentes. C’est ce que les Romains appelaient la corruption du principat.

Le pouvoir ne s’exerce plus, il se gère.

Troisième causalité : la durée transforme la vision en mythe personnel.

C’est la plus humaine, donc la plus dangereuse. Au début, l’homme d’État a une doctrine pour le pays. À la longue, le pays devient le décor de sa propre légende.

L’usure du pouvoir nourrit une confusion fatale : le chef se prend pour l’État, et l’État se prend pour le chef. Toute critique devient trahison, toute alternative devient complot. Le chef ne voit plus le réel, il ne voit plus que le reflet de son propre maintien. La compétence initiale, qui était tournée vers l’extérieur – ordonner le chaos – se retourne vers l’intérieur – durer à tout prix.
C’est là que le mécanisme s’emballe.

3. La boucle causale complète.

Voici donc la chaîne causale complète, de l’urne à l’usure :

Légitimité acquise par le vote crée l’illusion que la légitimité vaut compétence. Dans le système, le flatteur prime sur le pilote. Si par exception un pilote est élu, la durée l’attend. Elle transforme l’entourage compétent en cour loyale; la cour coupe le chef du réel; le chef, coupé du réel, transforme son autorité en gestion de rentes; la gestion de rentes transforme sa vision en mythe personnel; le mythe personnel exige la durée pour survivre; la durée renforce la cour, qui renforce la rente, qui renforce le mythe.

C’est une boucle auto-entretenue. C’est le mécanisme de l’usure.

Et c’est pourquoi la démocratie, si elle veut être plus qu’une fabrique de légitimités, doit inventer des institutions contre deux choses à la fois : contre l’incompétence initiale et contre l’usure de la compétence.

Contre la première trappe, elle doit organiser l’école de l’État. Pas une école partisane, une école du réel. Le cursus honorum romain, la mairie bien gérée, l’entreprise redressée : on ne devrait pas pouvoir prétendre gouverner la République sans avoir gouverné quelque chose de plus petit..

Contre la seconde trappe, elle doit organiser la limitation de la durée comme principe de conservation de la compétence. Non par morale, mais par physique politique. Il faut partir quand on est encore compétent, pour que la compétence devienne institution et non souvenir. La limitation des mandats n’est pas une punition, c’est une protection du chef contre lui-même. C’est ce qui permet au pilote de quitter le gouvernail avant de devenir sourd à son tour, et de laisser le navire à un autre pilote formé par lui.

Un pouvoir qui dure trop longtemps ne devient pas seulement illégitime. Il devient incompétent. Et un pouvoir incompétent, même légitime au départ, finit toujours par perdre sa légitimité à l’arrivée. C’est la loi de la trappe.

La démocratie ne meurt pas d’avoir trop voté. Elle meurt d’avoir cru que voter suffisait à savoir gouverner, et d’avoir laissé ceux qui savaient gouverner oublier, à force de durer, pourquoi ils gouvernaient.

Par Sa Majesté Célestin Bedzigui

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trois serveuses enceintes du même patron, son épouse annonce une plainte

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trois serveuses enceintes du même patron, son épouse annonce une plainte
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Dieunedort T., 58 ans, barman, a été désigné vendredi par ses serveuses comme père de leurs futurs enfants, et devrait recevoir une plainte de son épouse ce lundi en rentrant de voyage. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Dieunedort T., 58 ans, opérateur économique propriétaire de plusieurs bars, recevra ce lundi une plainte de son épouse Elise. Elle a été déposée vendredi dans une unité de police, mais le destinataire était hors de la ville. L’affaire pourrait être qualifiée d’infidélité aggravée, selon les premières accusations.

D’après les informations obtenues par CT, dans un de ses « établissements », sis à Bepanda lieudit « Ma’lah » (Douala V), Dieunedort T. a trois serveuses, recrutées en octobre 2025 par son épouse, qui tient la caisse, secondée en cela par sa cadette Amandine. Les trois serveuses, Yvette, Jacqueline et Blondine, ont entre 29 et 32 ans.

Après les trois premiers mois de travail, Dieunedort se dit satisfait et se propose d’augmenter de 5 000 F le salaire de chacune des serveuses. Son épouse s’y oppose, proposant plutôt une hausse de 2 500 F. Ainsi sera fait. Seulement, à l’insu de Madame, le patron fera de discrets dépôts de 2.500 F à chaque serveuse après les salaires.

En mars 2026, la familiarité ayant fait son œuvre, Yvette s’est suffisamment rapprochée de la patronne pour lui révéler cette « prime ». Elise demande aux deux autres employées si c’est le cas pour elles. Après la réponse affirmative, elle leur dit que c’est pour les motiver, les dissuader de voler, etc.

Trois mois plus tard, la patronne, jeune quadra, met au monde une fille. Au bar, d’autres habitudes sont nées. Le patron raccompagne ses serveuses en voiture, deux au quartier Cité Cicam (Douala V) et une à New Deido. Par souci pour leur sécurité, dira-t-il. Amandine, elle, a une moto qui vient la chercher.

Elise reprend le boulot fin septembre. Environ une semaine plus tard, elle constate qu’Yvette a changé : sa poitrine a pris du volume et elle a des humeurs… La patronne finit par lui poser la question avec un grand « Q ». La réponse est oui. « Il faut venir avec mon beau-fils, que je le voie », dit alors Élise, qui se met désormais à ménager l’employée enceinte.

Autour du 15 octobre, Elise constate des changements aussi chez Blondine. « Pourquoi vous êtes toutes comme ça ? Vous êtes bizarres depuis que je suis revenue ». La serveuse prétend qu’il n’y a rien. Jeudi dernier, Jacqueline appelle, disant qu’elle aura un léger retard parce qu’elle ne se sent pas bien. En fait, elle a un retard tout court, comme elle l’a révélé récemment à Amandine, sa confidente dans le milieu. À son arrivée au lieu de service, la jeune femme se met à vomir. La patronne ne cache pas son étonnement, lui donne de quoi aller à l’hôpital, et dit attendre son carnet. Le verdict tombera : enceinte de quatre mois.

Vendredi, la sœur aînée d’Elise, « Mbenguiste » de passage, se retrouve au bar. Elle a fait venir un container et Elise offre quelques vêtements, sacs et chaussures s’y trouvant à ses employées. La « voyageuse » commande à manger, et les cinq femmes se retrouvent à papoter… Elise reçoit alors un message de sa cadette. Amandine a apparemment porté le secret trop longtemps, qui révèle que « le père » a enceinté Jacqueline.

Interrogée, cette dernière avoue. Et c’est comme une digue qui lâche : Blondine dit qu’elle attend aussi un enfant de Dieunedort. Elise se tourne alors vers Yvette : « Et toi ? ». Même réponse, avec des détails : le patron l’a forcée à le faire une fois dans la voiture. Une autre fois, il est venu chez elle alors qu’elle était de repos. Elle était alors en période féconde, a demandé au boss de se protéger, mais vous comprenez qu’il ne l’a pas fait.

La version des faits du patron est attendue.

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