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À Bamenda, Joseph Dion Ngute appelle les combattants séparatistes à déposer les armes

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À Bamenda, Joseph Dion Ngute appelle les combattants séparatistes à déposer les armes
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Lors du lancement du dialogue communautaire à Bamenda, le jeudi 15 octobre, des représentants de différents départements de la région du Nord-Ouest ont appelé le gouvernement à s’attaquer à l’insécurité, au mauvais état des routes, au chômage et aux défis du secteur de l’éducation.

Les intervenants ont évoqué les répercussions de la crise actuelle sur leurs communautés, notamment les meurtres, les enlèvements, les demandes de rançons exorbitantes, les actes d’intimidation, la pénurie d’enseignants et les difficultés rencontrées par les personnes déplacées internes.

Ils ont également plaidé pour un soutien accru en faveur des femmes, des jeunes et des enfants, soulignant que leurs besoins doivent être pris en compte pour que ce dialogue puisse engendrer un changement significatif.

Le département du Bui appelle à l’autonomisation des jeunes

Des représentants du département du Bui ont fait part de leurs préoccupations concernant les meurtres, les enlèvements d’enseignants et l’insécurité persistante au sein de leurs communautés.

Ils ont exhorté le gouvernement à favoriser l’autonomisation des jeunes et à créer des opportunités susceptibles d’inciter les personnes impliquées dans le conflit armé à déposer les armes et à retrouver une vie civile.

Ils ont par ailleurs appelé les chefs traditionnels, les femmes et les responsables religieux à contribuer aux efforts visant à entrer en contact avec les combattants séparatistes pour les encourager à abandonner la lutte armée.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité de soutenir les femmes, les jeunes et les enfants. Ils ont également mis en lumière les défis du secteur éducatif, insistant notamment sur l’importance de renforcer la formation des enseignants.

Le département du Boyo exprime des inquiétudes en matière de sécurité

Des représentants du département du Boyo ont exprimé leurs préoccupations face à l’insécurité à Bambui, aux craintes liées à la présence des gendarmes dans l’arrondissement de Belo, ainsi qu’à d’autres défis sécuritaires affectant le département.

Ils ont réclamé un renforcement de la sécurité afin de permettre aux habitants de vaquer à leurs occupations quotidiennes sans crainte.

Le département de la Mezam pointe du doigt les enlèvements et les problèmes dans le secteur de l’éducation

Des représentants du département de la Mezam ont évoqué la récurrence des enlèvements et d’autres difficultés auxquelles sont confrontées leurs communautés.

Ils ont indiqué que les chefs traditionnels avaient organisé des événements culturels, des activités sportives et des campagnes de sensibilisation auprès de la population, dans le but de favoriser la paix.

Ils ont également soulevé des questions relatives aux litiges fonciers entre villages, à la pénurie d’enseignants et au manque de ressources financières pour venir en aide aux personnes déplacées internes.

Une autre préoccupation concerne les difficultés rencontrées par certains enfants pour se présenter aux concours, leurs noms ne figurant pas sur les listes des candidats.

Le mauvais état de la « Ring Road » suscite des inquiétudes

Le mauvais état de la route circulaire (« Ring Road »), et plus particulièrement du tronçon desservant Wum, a également été évoqué au cours des échanges. Des représentants ont appelé le gouvernement à examiner l’état de la route et à prendre des mesures pour l’améliorer, compte tenu de son importance pour les déplacements et les activités dans la région.

Le Premier ministre appelle à la paix et au dialogue

En réponse à ces préoccupations, le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, a appelé la population à unir ses efforts pour mettre fin à la violence et rétablir la paix dans la région du Nord-Ouest.

Il a exhorté les responsables communautaires à s’adresser avec franchise aux jeunes impliqués dans le conflit armé et à les encourager à déposer les armes.

Concernant l’idée que le chômage pousserait les jeunes vers le conflit, le Premier ministre a souligné que le manque d’emplois ne saurait justifier, pour quiconque, le recours aux armes.

Il a averti que ceux qui persisteraient dans le combat risquaient de perdre la vie, et les a incités à abandonner la lutte armée.

Le Premier ministre a également plaidé en faveur d’un dialogue et de négociations accrus, afin d’amener les combattants séparatistes encore actifs à sortir du maquis et à réintégrer la vie civile.

Il a insisté sur le rôle crucial que peuvent jouer la population, les chefs traditionnels et d’autres responsables communautaires pour entrer en contact avec les combattants, notant que les membres des communautés pourraient contribuer à les convaincre de renoncer aux hostilités.

Il a conclu son message en appelant la population à faire preuve d’unité, à poursuivre le dialogue et à œuvrer de concert au rétablissement d’une paix durable dans la région du Nord-Ouest.

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qui est Abdoullaye Daouda, le nouveau membre du Conseil constitutionnel ?

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qui est Abdoullaye Daouda, le nouveau membre du Conseil constitutionnel ?
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À la suite du décès de M. Bah Oumarou Sanda, survenu le 7 août 2026, le Président de la République, S.E. Paul Biya, a nommé M. Abdoullaye Daouda membre du Conseil constitutionnel, en remplacement du défunt, pour achever le mandat en cours.

Cette nomination fait suite à la désignation de M. Abdoullaye Daouda par le Très Honorable Théodore Datouo, Président de l’Assemblée nationale, après avis du Bureau de l’institution.

La procédure s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 51, alinéas 2 et 3, de la Constitution. Ces dispositions prévoient notamment que trois membres du Conseil Constitutionnel sont désignés par le Président de l’Assemblée nationale après avis du Bureau et qu’en cas de décès d’un membre, son remplacement est assuré par l’autorité ou l’organe de désignation compétent. Le membre ainsi désigné et nommé achève le mandat de son prédécesseur.

M. Abdoullaye Daouda a exercé les fonctions de Secrétaire général adjoint nᵒ 1 de l’Assemblée nationale de 2008 à 2025, au cours des huitième, neuvième et dixième législatures. Il a également assuré l’intérim du Secrétariat général de l’institution à plusieurs reprises, notamment entre 2019 et 2023.

Son parcours au sein de l’administration parlementaire témoigne d’une expérience approfondie des procédures législatives et du fonctionnement de l’Assemblée nationale.

Avec cette nomination, M. Abdoullaye Daouda est appelé à poursuivre le mandat entamé par son prédécesseur au sein du Conseil constitutionnel, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

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Trêve humanitaire en Ukraine : le Pape échange au téléphone avec Vladimir Poutine

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Le pape Léon XIV s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine ce vendredi 16 octobre 2026 pour demander une trêve humanitaire immédiate dans la ville […]

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Samuel Mvondo Ayolo dément de nouvelles rumeurs sur la mort de Paul Biya (Jeune Afrique)

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Samuel Mvondo Ayolo dément de nouvelles rumeurs sur la mort de Paul Biya (Jeune Afrique)
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Une rumeur annonçant la mort du président Biya a circulé sur les réseaux sociaux. Contacté par Jeune Afrique, Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du cabinet civil de la présidence, dément.

C’est une information partie de X, et relayée à grande vitesse. Jeudi 15 octobre, un compte intitulé « Human Rights Forum », qui a récolté plusieurs centaines de milliers de vues, a affirmé que le président camerounais, Paul Biya, était décédé. Des responsables politiques, ajoutait ce compte, débattaient de son remplacement avant une annonce officielle. Dans la soirée, le même « Forum des droits humains » a renforcé la rumeur en évoquant « une épaisse fumée » s’échappant du palais de l’Unité, à Yaoundé, et « des discussions sérieuses » pour désigner un successeur, avec le mot-clé #RIPPaulBiya.

Samuel Mvondo Ayolo dénonce « un fake »

Cette rumeur est venue s’ajouter à une inquiétude latente et un contexte particulier. Paul Biya, 93 ans, avait quitté Yaoundé le 7 juin 2026 pour un « court séjour privé en Europe ». Celui-ci avait en réalité duré plusieurs mois et, selon les informations de Jeune Afrique, le chef de l’État avait été hospitalisé à Genève. Rentré au Cameroun le 20 août, Paul Biya n’en aurait pas pour autant terminé avec sa prise en charge médicale. Il aurait été invité depuis par ses médecins à effectuer un nouveau séjour en Europe.

Contacté par Jeune Afrique, Samuel Mvondo Ayolo a catégoriquement démenti ce 16 octobre – une nouvelle fois – la rumeur annonçant le décès du président. « Vous pensez qu’on peut cacher le décès d’un chef de l’État ? » a lancé à Jeune Afrique le directeur du cabinet civil et ancien ambassadeur en France. Il assure que « [Paul Biya] est bien portant et qu’il travaille […] ». « Il n’y a aucune inquiétude à se faire », ajoute-t-il, prenant pour preuve un décret publié le 15 octobre et signé de la main du chef de l’État. Samuel Mvondo Ayolo dénonce « un fake » et dit regretter la « persistance des fausses informations » sur la santé du président.

Source : Jeune Afrique

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