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Aboubakar Nagida dans le viseur de l’Inter Milan et du FC Porto

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Auteur d’un excellent début de saison avec le Stade Rennais, Aboubakar Nagida attire les regards de deux poids lourds du football européen. L’Inter Milan et […]

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ELECAM publie les listes électorales provisoires dans les 360 communes

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ELECAM publie les listes électorales provisoires dans les 360 communes
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Elections Cameroon annonce ce jeudi la publication des listes électorales provisoires dans les 360 communes du pays.

Six semaines après la clôture de la campagne annuelle de révision des listes électorales, Elections Cameroon annonce la publication des listes électorales provisoires. Dans un court message illustré publié ce 15 octobre sur sa page Facebook, l’organe chargé de l’organisation de la gestion et de la supervision des élections au Cameroun déclare la disponibilité des listes électorales provisoires sur l’ensemble du territoire national. L’institution précise en outre que ces listes sont consultables au niveau de ses antennes communales.

Elles sont disponibles cinq jours avant la limite fixée par le Code électoral en son article 78(2). Leur disponibilité est l’occasion donnée aux partis politiques, aux électeurs de vérifier leur inscription et pour demander des corrections éventuelles. En cas de problème constaté, les concernés peuvent saisir la commission de révision de listes électorales ou la commission départementale de supervision pour signaler des irrégularités constatées.

Les opérations de rectification qui s’en suivent se terminent au plus tard le 10 novembre. Le fichier révisé quant à lui parvient à la direction générale le 10 décembre en provenance des délégations régionales d’Elecam. Les opérations vont prendre fin avec la publication de la liste électorale nationale le 30 décembre par le directeur général des élections.

Pour rappel, au terme de la révision des listes électorales le 31 août 2026, le directeur général des élections, Erik Essousse, a communiqué les statistiques le 1er septembre. 252 830 nouveaux électeurs ont été enregistrés dont 150 954 hommes, 101 876 femmes, 169 225 jeunes et 176 personnes vivant avec un handicap.

Le fichier électoral national non toiletté compte au 31 août 8 238 778 électeurs. La liste électorale nationale attendue le 30 décembre prochain devra contenir le fichier toiletté et consolidé. Elle servira de base pour les élections législatives et municipales prévues en février 2027.

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son compagnon meurt, elle attend un pasteur pour le ressusciter

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son compagnon meurt, elle attend un pasteur pour le ressusciter
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Philomène, couturière, a quitté son domicile dimanche, abandonnant le corps d’Aurélien mort vendredi dernier, et dont elle espérait la résurrection par son leader religieux qui n’est jamais venu. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Le corps sans vie d’un homme a été découvert dimanche dernier par la police (une patrouille des Esir) dans un domicile au quartier Bonabassem (arrondissement de Douala 1er). Selon une voisine prénommée Séraphine, le défunt se prénommait Aurélien, avait la quarantaine et vivait en concubinage avec une certaine Philomène. La concernée, présentée comme couturière au Marché central de Douala, a quitté le logement, contigu à celui de Séraphine. C’est donc la proche voisine qui a tout expliqué aux policiers.

Philomène et Aurélien (un charpentier occasionnellement conducteur de mototaxi) vivaient sous le même toit depuis 2024. Il y a quelques jours, Aurélien tombe malade. Par un de ces hasards de construction dont certains quartiers ont seuls le secret, les chambres des deux femmes se jouxtent. La proximité se fond dans la promiscuité. Séraphine peut donc entendre Philomène prier. Et prier notamment pour la guérison de son compagnon, qui ne prendra pas le chemin de l’hôpital.

Vendredi dernier, la situation se dégrade. Et si Séraphine doit en croire ses « écoutes », Aurélien rend l’âme ce jour-là. C’est en tout cas ce que Philomène laisse entendre à un certain « Papa » au téléphone. « J’ai l’impression que mon mari ne vit plus. Qu’est-ce que je fais ? », aurait-elle dit à ce correspondant, en fait son pasteur. Manifestement, l’homme était en campagne d’évangélisation hors de la ville et a promis de venir aussi vite que possible prier sur le corps d’Aurélien, afin de le ressusciter.

Après cet appel, Philomène s’est mise à chanter, à louanger le Seigneur de manière sporadique. Mais dans la journée de samedi, Séraphine l’a entendue monologuer et se plaindre : « Papa fait quoi comme ça ?! ». Puis elle appellera une « sœur Dorothée », pour un échange dont la voisine, de plus en plus intriguée, va capter l’essentiel : « J’ai l’impression qu’Aurélien n’est plus. J’ai appelé papa depuis hier [vendredi, Ndlr], il m’a dit qu’il arrivait mais il n’est toujours pas là », geint la couturière. La correspondante ne peut que lui dire de garder foi et courage.

Le lendemain matin, comme si elle sortait enfin de la période de déni, Philomène éclate en sanglots. Séraphine se résout à appeler son époux, employé des eaux et forêts en déplacement, et lui narre toutes les bizarreries du week-end. L’homme alertera les forces de l’ordre. Quand la police arrive, la couturière a filé. Le corps d’Aurélien a été déposé à la morgue d’un hôpital de la place.

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Poulet camerounais : derrière l’alerte aux métaux lourds, une filière qui redoute le retour aux importations

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Poulet camerounais : derrière l’alerte aux métaux lourds, une filière qui redoute le retour aux importations
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(Investir au Cameroun) – La controverse sur les métaux lourds détectés dans des poulets et des œufs produits au Cameroun prend désormais une dimension économique. L’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) redoute que les résultats d’une étude publiée en septembre dégradent la confiance des consommateurs et alimentent les arguments en faveur d’un retour plus large des importations de volailles. Dans un communiqué signé le 6 octobre, son président François Djonou demande notamment qui aurait intérêt à ce que le Cameroun« renoue avec les importations de poulets et d’œufs ».

L’organisation ne fournit cependant aucun élément établissant que les chercheurs seraient liés à des importateurs ou qu’une procédure gouvernementale de réouverture du marché serait engagée. Les auteurs de l’étude déclarent avoir autofinancé leurs travaux.

Des limites à l’extrapolation

L’étude à l’origine de la polémique a été menée par des chercheurs de l’Université de Yaoundé I et de l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales dans le Centre, le Littoral et l’Ouest. Ils ont travaillé sur six élevages de poulets de chair et six élevages de pondeuses. Les 48 poulets et 180 œufs prélevés ont ensuite été regroupés en 18 échantillons composites : six de muscle, six de foie et six d’œufs.

L’Ipavic oppose notamment les 48 poulets prélevés à une production nationale qu’elle estime à près de 102 millions de poulets en 2026. Mais la principale limite tient au périmètre de l’étude : ses résultats renseignent sur les élevages étudiés dans trois régions, sans permettre de déterminer quelle proportion de la production camerounaise présenterait les mêmes concentrations. Investir au Cameroun l’avait déjà relevé dans un premier traitement publié le 1er octobre.

Des références toxicologiques qui posent question

Un nouvel examen de la publication fait apparaître une autre difficulté : certaines valeurs utilisées pour apprécier l’exposition alimentaire ne correspondent plus aux références actuelles du Comité mixte FAO-OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA), critiquent des acteurs de la filière.

Pour le plomb, l’étude utilise 3,57 microgrammes par kilogramme de poids corporel et par jour comme valeur de comparaison. Ce chiffre correspond à l’ancienne dose hebdomadaire provisoirement tolérable de 25 µg/kg, divisée par sept. Or le JECFA a retiré cette valeur en 2010, estimant qu’elle ne pouvait plus être considérée comme protectrice de la santé, sans fixer de nouvelle dose tolérable.

Cela ne signifie pas que les teneurs mesurées sont nécessairement dangereuses. « Le maximum relevé dans le muscle atteint 7,5 µg/kg, contre notamment une limite de 100 µg/kg applicable à la viande de volaille dans la réglementation européenne. Mais la conclusion selon laquelle les apports seraient inférieurs à une « dose tolérable » repose, pour le plomb, sur une référence que le JECFA ne reconnaît plus », déplore-t-on.

Pour le mercure, l’étude utilise une référence de 30 µg/kg de poids corporel par jour. Le JECFA retient pour le mercure inorganique une dose hebdomadaire provisoirement tolérable de 4 µg/kg par semaine, applicable également au mercure total provenant d’aliments autres que les poissons et fruits de mer. Rapportée arithmétiquement à une journée, cette valeur représente environ 0,57 µg/kg/jour, soit plus de 50 fois moins.

Cet écart ne permet pas de recalculer directement le risque, les chercheurs ayant mesuré le mercure total sans préciser sa forme chimique. Il pose néanmoins la question du choix du seuil de 30 µg/kg/jour.

Le foie concentre le signal sur le mercure

Les concentrations les plus élevées de mercure se trouvent dans le foie : entre 798,3 et 845,5 µg/kg, contre un maximum de 2,3 µg/kg dans le muscle.

Pour l’Ipavic, les conclusions de l’étude méritent d’être plus nuancées sur ce point. Car l’étude utilise une concentration moyenne construite à partir du muscle et du foie pour estimer l’exposition liée à la consommation de poulet, sans publier de quantité quotidienne distincte de foie consommée. Si la consommation déclarée correspond surtout à de la chair, le poids accordé au foie peut fortement influer sur le résultat.

Les fortes concentrations observées dans les foies demeurent. Mais l’évaluation gagnerait à distinguer la consommation de chair de celle des abats.

Une crainte ancienne autour des importations

La réaction de l’Ipavic s’inscrit aussi dans l’histoire de la filière. Le Cameroun a fortement limité les importations de poulets congelés à partir de 2005. Selon l’interprofession, la production annuelle est passée de 68 millions de poulets en 2011 à près de 102 millions en 2026, soit une hausse de 50 %. Celle des œufs aurait progressé de 2,5 milliards à 2,9 milliards d’unités. L’organisation revendique plus de 320 000 emplois directs et près de 250 000 emplois indirects.

En 2016 déjà, lors de la crise de grippe aviaire, les producteurs avaient redouté que la contraction de l’offre nationale ne conduise le gouvernement à autoriser de nouveau des importations. Le ministre de l’Élevage avait alors exclu cette possibilité.

La situation de 2026 est différente : l’offre n’est pas affectée par une épizootie comparable. C’est la confiance dans la qualité sanitaire des produits locaux que l’Ipavic estime menacée.

L’étude établit la présence des six métaux recherchés dans les prélèvements analysés et fait notamment apparaître de fortes concentrations de mercure dans les foies. Elle ne permet toutefois pas de déterminer l’ampleur du phénomène à l’échelle de la filière. Une campagne de surveillance plus large permettrait de le mesurer et de clarifier les références toxicologiques utilisées.

Ludovic Amara

Lire aussi:

01-10-2026 – Filière avicole : six métaux lourds détectés dans du poulet et des œufs issus d’élevages camerounais

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