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Marbre : Oriole Resources chiffre le gisement de Wapouzé à 32,2 millions de tonnes

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Marbre : Oriole Resources chiffre le gisement de Wapouzé à 32,2 millions de tonnes
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(Investir au Cameroun) – Oriole Resources a publié le 7 octobre sa première estimation du gisement de Wapouzé, dans le nord-est du Cameroun : 32,2 millions de tonnes de calcaire métamorphisé, aussi appelé marbre. La société britannique, cotée à Londres, y voit de quoi alimenter une carrière pendant plusieurs décennies. Il s’agit toutefois de la catégorie de ressource la moins certaine, et la viabilité économique devra encore être élaborée

Le gisement se trouve à une centaine de kilomètres de Garoua. Oriole en détient 85 %, le reste revenant à deux partenaires locaux, BEIG3 Sarl et Roxane Minerals Limited. Les 32,2 millions de tonnes sont comptés pour 100 % du projet. La part d’Oriole représenterait donc environ 27 millions de tonnes, d’après un calcul de la rédaction.

Une pierre riche en calcium, intéressante pour le ciment

La pierre contient en moyenne un peu plus de la moitié de son poids en oxyde de calcium, la substance recherchée par les producteurs de ciments. Les impuretés, magnésium et silice, restent limitées. La qualité varie toutefois d’une zone à l’autre. La fosse la plus prometteuse, qui regroupe les deux meilleures zones, contient environ 11 millions de tonnes, soit un tiers de la ressource.

À un rythme théorique de 400 000 tonnes par an, ce seul volume suffirait pour environ 27 ans et demi. Oriole précise que ce rythme est une hypothèse de travail, pas un programme de production. Pour tracer ses fosses, la société a retenu un prix de vente de 13 dollars la tonne, auquel elle a opposé des coûts d’extraction et de traitement.

En appliquant ce prix, la rédaction obtient un chiffre d’affaires théorique d’environ 420 millions de dollars pour l’ensemble de la ressource, et d’un peu plus de 5 millions de dollars par an à 400 000 tonnes. Ce n’est ni un bénéfice ni une valorisation du projet : ni l’investissement de départ ni le transport ne sont pris en compte.

Oriole vise d’abord les cimenteries du Cameroun et du Tchad. Elle estime que le secteur camerounais dépend largement de clinker importé, la matière de base du ciment, et que l’État souhaite réduire cette dépendance. N’Djamena se trouve à environ 250 kilomètres. Certains échantillons de forage, très purs, pourraient aussi servir de chaux pour le traitement de l’or ou l’industrie chimique, et peut-être de charge minérale dans les peintures, le papier ou les plastiques, si des tests de blancheur sont concluants.

Une estimation qui doit encore se confirmer

Dans le classement international utilisé (JORC), la ressource est entièrement « présumée » : le niveau de confiance est faible et les données restent limitées. L’estimation repose sur 21 forages, soit un peu plus d’un kilomètre au total, complétés par des mesures géophysiques. Ces forages n’ont exploré que les premières dizaines de mètres, alors que les fosses envisagées descendraient de 50 à 150 mètres, localement jusqu’à 180 mètres. Hors de ce chiffre, Oriole identifie une cible d’exploration de 5,5 à 14 millions de tonnes, fondée sur des affleurements et des échantillons de surface, sans forage.

La suite dépend d’une étude économique préliminaire, annoncée être en cours. Oriole prépare aussi une demande de licence d’exploitation pour une simple carrière, visée pour le quatrième trimestre 2026, ce qu’elle indiquait déjà fin septembre. La société espère à terme des redevances sur les volumes extraits pour financer son exploration aurifère au Cameroun. Aucun calendrier de production n’est encore annoncé.

Amina Malloum

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Présidence du MRC : un militant demande l’interdiction de la convention du 17 octobre

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Blé : l’IRAD cherche un prestataire pour construire un laboratoire de contrôle dans l’Adamaoua

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Blé : l’IRAD cherche un prestataire pour construire un laboratoire de contrôle dans l’Adamaoua
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(Investir au Cameroun) – L’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) recherche une entreprise pour construire un laboratoire de contrôle de la qualité du blé dans l’Adamaoua. Lancé le 8 septembre 2026, l’appel d’offres prévoit un coût de 100 millions de FCFA, toutes taxes comprises, financé par le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH).

Le futur laboratoire doit permettre d’analyser les caractéristiques physiques et techniques, la qualité microbiologique et les propriétés sensorielles de la farine de blé et d’autres produits céréaliers. Selon l’IRAD, sa construction s’inscrit dans la politique nationale de réduction de la dépendance aux importations de blé et de développement d’une filière locale.

450 millions de FCFA pour l’équipement

La consultation est ouverte aux entreprises de droit camerounais expérimentées dans le bâtiment et les travaux publics. Elle porte sur la construction du bâtiment et ses installations, notamment électriques, sanitaires et de ventilation. L’entreprise retenue disposera de six mois à compter de la notification de l’ordre de service de démarrage.

La programmation des marchés publics de l’IRAD pour 2026 prévoit également 450 millions de FCFA pour la fourniture et l’équipement du laboratoire, sur financement du PIISAH. Ce montant s’ajoute aux 100 millions prévus pour la construction. Il s’agit toutefois d’une prévision budgétaire : ce document ne permet pas de confirmer l’attribution du marché d’équipement ni la livraison du matériel.

Dans l’immédiat, un additif signé le 6 octobre et publié le lendemain reporte la date limite de dépôt des offres du 7 au 12 octobre 2026, à midi. Les soumissions doivent être transmises sur la plateforme électronique des marchés publics COLEPS. L’ouverture des plis est prévue le même jour à 13 heures, dans la salle de conférence de l’IRAD à Nkolbisson, à Yaoundé.

Amina Malloum

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Mali : Kidal, ville stratégique du Nord retombe sous le contrôle de l’armée

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