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Les avoirs extérieurs de la BEAC gagnent 942,9 milliards de FCFA

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Les avoirs extérieurs de la BEAC gagnent 942,9 milliards de FCFA
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Les avoirs extérieurs nets de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ont progressé de 29,3 % au 14 septembre 2026. Le Cameroun figure parmi les États dont les financements extérieurs ont contribué à cette amélioration. Le renforcement du rapatriement des recettes d’exportation, notamment pétrolières, a également soutenu la position extérieure de la banque centrale.

La position extérieure de la BEAC s’est nettement améliorée depuis le début de l’année. Au 14 septembre 2026, les avoirs extérieurs nets de la banque centrale atteignaient 4 164,4 milliards de FCFA, soit environ 6,35 milliards d’euros. Ils ont augmenté de 942,9 milliards de FCFA sur un an, correspondant à une progression de 29,3 %.

Ces données sont tirées du rapport sur la politique monétaire publié par la BEAC le 30 septembre dernier.

Le mouvement est d’autant plus notable que les avoirs extérieurs nets avaient touché un point bas de 3 008,7 milliards de FCFA le 3 février 2026. Ils ont ensuite progressé pour atteindre un pic de 4 378,5 milliards le 12 août, soit 53,4 milliards de plus que le précédent sommet enregistré le 14 mars 2025.

La BEAC attribue cette amélioration à plusieurs facteurs. Elle cite notamment « les entrées de devises liées aux financements extérieurs mobilisés par les États », parmi lesquels les émissions d’Eurobonds du Cameroun et du Congo.

L’effet des Eurobonds camerounais

Pour le Cameroun, les emprunts réalisés sur les marchés internationaux ne servent donc pas uniquement à couvrir les besoins de financement de l’État. Les devises mobilisées contribuent également à renforcer les avoirs extérieurs du système monétaire lorsqu’elles entrent dans le circuit régional.

La BEAC indique que cette consolidation a aussi bénéficié du renforcement du rapatriement des recettes d’exportation, « en particulier celles du secteur pétrolier ». Cette dynamique permet d’alimenter les disponibilités en devises de la banque centrale et de soutenir la position extérieure de la zone.

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Le mécanisme reste toutefois soumis à d’importantes sorties de devises. La banque centrale relève notamment les paiements liés aux importations de biens et services, les transferts des entreprises ainsi que le service de la dette extérieure des États.

Le rapport met ainsi en évidence l’importance du rapatriement des recettes d’exportation. Une meilleure centralisation des devises intervient dans un contexte de renforcement de l’application de la réglementation des changes et des obligations de rapatriement.

À l’échelle de la CEMAC, le taux de centralisation des réserves de change a atteint 70,62 %, contre 67,73 % un an plus tôt. La BEAC estime que ce niveau, supérieur au seuil conventionnel de 50 %, constitue « un facteur de résilience pour la zone ».

Une marge de sécurité renforcée

Les réserves extérieures brutes ont, elles aussi, progressé. Elles s’établissaient à 7 387,2 milliards de FCFA au 14 septembre, en hausse de 11,3 % sur un an.

La marge de sécurité s’est également renforcée. La moyenne mobile des avoirs extérieurs nets sur trois mois atteignait 4 137,9 milliards de FCFA, contre une cible de 3 771,8 milliards. Il en ressort une marge positive de 366,1 milliards de FCFA, soit un niveau supérieur de 10,4 % à la cible.

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Le redressement reste toutefois fragile. La BEAC prévient que l’insuffisance du rapatriement des recettes d’exportation, notamment dans le secteur extractif, l’alourdissement du service de la dette extérieure et les retards dans les projets pétroliers, gaziers et miniers pourraient freiner la progression des réserves.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 06/10/2026

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Développement local : Ces atouts que le Conseil régional du Sud est allé vendre à Dubaï et Türkiye

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Développement local : Ces atouts que le Conseil régional du Sud est allé vendre à Dubaï et Türkiye
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L’objectif est de passer d’une logique de simple présentation des potentialités à une véritable logique de transformation de celle-ci en projets bancables et créateurs de valeurs et d’emplois.

Une mission de prospection, de promotion et d’ouverture internationale du Conseil régional du Sud conduite par Eric Gervais Ndo, président dudit Conseil s’est récemment rendue à la 15ème édition de l’Annual Investment Meeting (AIM Congress 2026) à Dubaï et l’Africa Business Forum & Expo (FEX 2026) à Istanbul. L’AIM Congress est l’une des principales plateformes internationales consacrée à la promotion de l’investissement et au financement du développement.

A ces deux rencontres, l’objectif du Conseil régional du Sud était de présenter aux potentiels investisseurs, sa vision du développement régional, ses potentialités ainsi que ses projets structurants, afin d’identifier des investisseurs, des technologies et des mécanismes de financement susceptibles de contribuer à leur réalisation.

Aux potentiels investisseurs, le Conseil régional du Sud a présenté ses atouts : une position stratégique aux confins de trois frontières, une couverture maritime exceptionnelle sur l’océan Atlantique, avec environ 150 km de côtes ainsi que le port en eau profonde de Kribi capable d’accueillir les plus grands navires du monde.

Outre son sous-sol qui possède une richesse géologique remarquable, Éric Gervais Ndo a également présenté aux investisseurs, les immenses massifs de forêt denses et humides dont regorge la région et une faune riche et protégée ainsi qu’un patrimoine culturel et touristique d’une grande diversité.

«Mais disposer d’un potentiel ne suffit pas, encore faut-il être capable de le valoriser et de mobiliser les capitaux et autres expertises nécessaires à sa transformation en opportunités concrètes de développement. C’est précisément le sens de notre démarche internationale» indique Éric Gervais Ndo dans les colonnes du magazine Cameroon Business Today.

En effet, le Conseil régional du Sud dispose à cet égard, dans le cadre du Code général des Collectivités territoriales décentralisées (CTD), de la possibilité de nouer et de développer des partenariats avec l’Etat du Cameroun, le secteur privé et des partenaires nationaux et internationaux.

Le Conseil va privilégier les investissements structurants avec pour exigence, qu’ils bénéficient à la région du Sud en termes de création d’emplois, de développement des compétences locales, de renforcement des entreprises camerounaises et d’émergence d’un écosystème économique régional.

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Route Douala-Bafoussam : le démarrage des travaux envisagé au 1er trimestre 2027

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Route Douala-Bafoussam : le démarrage des travaux envisagé au 1er trimestre 2027
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Après le décret d’habilitation autorisant le ministre de l’Économie à signer l’accord de financement avec la Banque islamique de développement (BID), plusieurs procédures administratives et techniques doivent encore être menées avant le démarrage effectif du chantier.

Les usagers de la route Douala–Bafoussam devront encore s’armer de patience avant de voir démarrer les travaux de réhabilitation de cet axe, aujourd’hui très dégradé. Si la signature du décret d’habilitation constitue une avancée importante, plusieurs étapes restent à franchir avant l’ouverture effective du chantier.

Le président de la République a signé, le 2 octobre 2026, un décret habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire à signer un accord de prêt d’un montant de 139,2 milliards de FCFA avec la Banque islamique de développement (BID), destiné au financement de la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam.

Le projet peut ainsi entrer pleinement dans la phase des acquisitions. Mais la signature de l’accord de financement ne signifie pas encore le démarrage des travaux.

Selon une source informée du dossier au ministère des Travaux publics (MINTP), après la signature de la convention de financement entre le Minepat et la BID, il faudra obtenir l’avis juridique du Premier ministère. Cette étape sera suivie de la délivrance des spécimens de signature par la Caisse autonome d’amortissement (CAA), qui assure les décaissements. L’ensemble du dossier devra ensuite être transmis au partenaire financier afin d’obtenir l’entrée en vigueur du prêt.

Des procédures déjà anticipées

Sur le plan technique, plusieurs actions ont toutefois été engagées en anticipation. Le processus de passation des marchés est en cours depuis plusieurs mois, grâce à l’autorisation accordée pour le lancement anticipé de certaines procédures.

Pour la maîtrise d’œuvre, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé. Les offres ont été analysées et le processus devrait permettre l’attribution de la mission de contrôle technique avant la fin de l’année 2026.

Pour les marchés de travaux, la procédure de préqualification des entreprises a également été engagée. Les offres ont été déposées le 2 février 2026. Près d’une trentaine de propositions d’entreprises camerounaises et de multinationales ont été examinées. Les entreprises retenues seront invitées à soumettre leurs offres techniques et financières dans le cadre d’un appel d’offres international restreint.

Les projections du maître d’ouvrage permettent ainsi d’envisager un démarrage des travaux au premier trimestre 2027.

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Trois procédures de recrutement ont été lancées dans le cadre du projet : celle des entreprises chargées des travaux, celle du bureau d’études techniques chargé du contrôle et de la surveillance du chantier et celle du cabinet d’audit comptable et financier.

La sélection des entreprises en cours

Le processus de sélection des entreprises chargées de la réalisation des travaux est donc engagé. La phase de préqualification vise à identifier les entreprises autorisées à présenter leurs offres dans le cadre de l’appel d’offres.

Cette procédure a été publiée et le rapport de préqualification a été élaboré par le comité mis en place par le MINTP. Le document a ensuite été transmis à la BID pour validation.

Pour la mission de contrôle des trois lots, la procédure de recrutement a également été publiée. Le rapport des manifestations d’intérêt, comprenant la liste restreinte des bureaux d’études techniques retenus, a été soumis à la BID pour validation.

La même démarche a été engagée pour le recrutement du cabinet chargé de l’audit comptable et financier. La procédure a été publiée et le rapport des manifestations d’intérêt, avec la liste restreinte des cabinets retenus, transmis à la BID.

L’avis de non-objection de la banque reste donc attendu pour ces différents recrutements, avant la publication des entreprises et bureaux d’études techniques retenus.

Cette anticipation des procédures a été rendue possible par l’avis favorable donné par la BID, le 30 juillet 2025, au lancement anticipé des recrutements. Le MINTP avait ainsi été autorisé à engager certaines procédures avant même la signature de l’accord de prêt.

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La suite du calendrier ne dépend toutefois pas uniquement du ministère des Travaux publics. Plusieurs administrations interviennent dans le processus, notamment pour les formalités liées à l’entrée en vigueur du financement. La célérité de ces différentes étapes sera donc déterminante pour respecter l’objectif d’un démarrage des travaux au premier trimestre 2027.

Trois lots sur 218,9 km

La réhabilitation de la route Douala-Bafoussam porte sur un linéaire total de 218,9 km, réparti en trois lots : Bekoko-Penja, sur 70 km ; Penja-Pont sur le Nkam, sur 77,9 km ; et Pont sur le Nkam-Bandjoun, sur 71,2 km.

Le projet prévoit notamment le dédoublement en 2 × 2 voies des traversées des principales agglomérations. Les travaux comprennent également la construction d’un pont en béton armé de 14 mètres au PK 159+800, sur la rivière Moumé, ainsi que la réhabilitation des cinq autres ponts existants.

Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 06/10/2026

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CEMAC : l’adoption du budget 2027 reportée avant la fin de l’année

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CEMAC : l’adoption du budget 2027 reportée avant la fin de l’année
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Face aux difficultés récurrentes de recouvrement de la Taxe communautaire d’intégration (TCI) et à la dégradation de la situation financière des institutions communautaires, les ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) ont décidé de reporter l’adoption du budget 2027 de la CEMAC. Une session extraordinaire est prévue avant la fin de l’année 2026.

L’adoption du budget 2027 de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) devra donc attendre. Réunis en visioconférence le 2 octobre 2026, à l’occasion de la 46ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEAC, les ministres ont décidé de renvoyer l’examen et l’adoption du budget à une session extraordinaire qui devra se tenir avant la fin de l’année.

Ce délai doit permettre de mener des consultations approfondies auprès des États membres et surtout d’obtenir des engagements fermes ainsi que des modalités concrètes d’apurement des arriérés de contributions.

Le report est également destiné à permettre de satisfaire aux exigences liées à l’autonomisation du mécanisme de recouvrement de la TCI. Le Conseil des ministres a rappelé que la viabilité financière et l’indépendance de la Communauté reposent sur la sincérité et la régularité des reversements effectués par les États membres.

90,2 milliards de FCFA projetés

Lors des travaux du Comité inter-États préparatoires à cette 46ᵉ session, tenus du 26 au 28 septembre 2026, le vice-président de la Commission de la CEMAC, Charles Assamba Ongodo, avait indiqué que le projet de budget 2027 devait s’équilibrer en ressources et en charges à 90,2 milliards de FCFA.

Ce montant représente une progression de 5,03 % par rapport à l’exercice précédent. Élaboré sous le sceau de la prudence et de la sincérité, le projet tablait notamment sur des ressources ordinaires de 61,35 milliards de FCFA.

Mais la faiblesse chronique du recouvrement de la TCI constitue l’un des principaux points de fragilité du dispositif financier communautaire. À cela s’ajoute l’accumulation des arriérés de contributions des États, qui atteignaient 263,5 milliards de FCFA à fin 2025.

Le report de l’adoption du budget vise ainsi à obtenir des garanties sur la mobilisation effective des ressources nécessaires au financement du fonctionnement des institutions et des programmes communautaires.

Des réformes malgré le report

Le report budgétaire n’a toutefois pas empêché les ministres d’adopter plusieurs réformes destinées à renforcer la gouvernance de la CEMAC.

Ils ont notamment validé la création d’un Comité d’audit du Conseil des ministres, destiné à renforcer les mécanismes de contrôle, de transparence et d’orthodoxie financière.

Les ministres ont également adopté le Plan d’action stratégique (PAS) 2026-2030 de la Commission économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (CEBEVIRHA). Ce document doit contribuer au développement de l’élevage, de la pêche et des industries animales, en cohérence avec les objectifs d’import-substitution dans la sous-région.

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Le calendrier des grands projets

Plusieurs dossiers techniques présentés par la Commission ont également été examinés. Il s’agit notamment de l’état d’avancement de l’élaboration du Plan stratégique 2027-2030 de la Commission, baptisé « PACTE 2030 », ainsi que du basculement progressif vers le Budget-Programme, prévu à l’horizon 2028.

Les ministres se sont également penchés sur l’état d’avancement de plusieurs grands projets d’intégration, notamment le programme forestier, le corridor Douala-Bangui et le lancement du Programme de sécurité sanitaire. La riposte contre la maladie à virus Ebola figurait également parmi les sujets examinés.

Les travaux ont par ailleurs porté sur la révision des professions comptables, le renforcement du Tarif préférentiel généralisé et la lutte contre le trafic de faux médicaments.

En clôturant les assises, le président du Conseil des ministres a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective des États membres pour assurer la viabilité financière de la Communauté.

« La mobilisation de nos ressources propres n’est plus une simple option technique, c’est un impératif vital pour garantir l’autonomie de notre communauté et financer les projets que nous venons d’acter », a-t-il déclaré.

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Par Blaise NNANG
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