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Cemac : les taux d’intérêt bancaires baissent au 2e trimestre 2026, sous l’impulsion du Cameroun, du Tchad et du Congo

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Cemac : les taux d’intérêt bancaires baissent au 2e trimestre 2026, sous l’impulsion du Cameroun, du Tchad et du Congo
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(Investir au Cameroun) – Le taux d’intérêt moyen des crédits accordés par les banques de la Cemac — Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA — est ressorti à 10,94 % au deuxième trimestre 2026, selon le rapport de politique monétaire publié en septembre par la Beac, la banque centrale des six pays de la communauté.

Cet indicateur, techniquement appelé taux effectif global (TEG), intègre à la fois le taux nominal du crédit et les autres charges et commissions liées au prêt. Il s’est replié de 1,42 point en glissement trimestriel, contre 12,36 % à fin mars 2026.

La banque centrale souligne toutefois que cette évolution n’a pas été homogène dans l’ensemble de la sous-région. Au cours de la période sous revue, le Cameroun, le Tchad et le Congo ont affiché des TEG inférieurs à la moyenne communautaire, contribuant ainsi à réduire le niveau global de l’indicateur à l’échelle de la Cemac.

«Par pays, la dynamique des taux effectifs globaux (TEG) au sein de la Cemac au deuxième trimestre 2026 s’est caractérisée par une forte hétérogénéité. Ainsi, alors que le Gabon (21,51 %), la RCA (14,36 %) et la Guinée équatoriale (13,82 %) ont affiché des taux supérieurs à la moyenne régionale (10,94 %), le Cameroun (8,31 %), le Tchad (8,47 %) et le Congo (10,00 %) ont enregistré des conditions débitrices inférieures à la moyenne de la zone», indique le rapport.

La Beac relève également le poids important des charges annexes dans le coût final du crédit bancaire. « Une analyse des charges et commissions liées à la mise en place des prêts dans la Cemac montre qu’au second trimestre 2026, le taux nominal a pesé en moyenne 63,4 % dans les TEG, alors que les autres charges ont représenté en moyenne 36,6 % », précise le document.

Cette structure montre que les frais liés à l’assurance, aux garanties, aux dossiers ou à d’autres commissions représentent encore plus du tiers du coût total des crédits mis en place par les établissements bancaires opérant dans la Cemac.

BRM

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Mouelle Kombi rend hommage à Jean Manga Onguene

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Le ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, a rendu un vibrant hommage à Jean Manga Onguéné, la légende du football camerounais […]

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elle disparaît la veille de sa dot avec son ex, la belle-famille repart avec les porcs !

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elle disparaît la veille de sa dot avec son ex, la belle-famille repart avec les porcs !
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Emilienne N., institutrice de 33 ans, a disparu depuis jeudi, veille du jour où son prétendant Joël S., comptable-matières de 39 ans, venait boucler le mariage traditionnel. Lire le récit de Cameroon Tribune.

Un chef de quartier du côté de la Cité des palmiers (Douala III) a saisi la police vendredi dernier, signalant l’enlèvement d’une jeune fille. Emilienne N., à la dot de laquelle le chef avait été invité ce 2 octobre. La concernée, institutrice de 33 ans, a disparu la veille jeudi, et restait introuvable jusqu’au moment où les deux familles se sont retrouvées en vue de boucler la dot, suite au « Toquer porte » organisé en février.

Selon les informations obtenues par Cameroon Tribune, quand Emilienne N. fait la rencontre de Joël Dominique S., le comptable-matières qui lui demandera finalement sa main, la jeune femme est au bord d’une rupture. C’est du moins ce qu’elle laisse entendre à sa nouvelle connaissance. Rupture qui aurait été totalement consommée avant l’événement de février.

En juin, Joël Dominique donne rendez-vous à la belle-famille pour le 2 octobre, s’agissant de la dot. Il était question de trouver des sacs de sel, de riz, des cartons d’huile, de poisson, des machettes, des sacs d’oignons, des tissus et deux gros porcs (livrés vendredi autour de 11h, s’agissant des cochons). Le projet de mariage avançait sans heurt apparent, et les fiancés se sont parlé au téléphone jeudi soir. Problème : après ce coup de fil, Emilienne est devenue injoignable.

Des membres de sa famille, puis à nouveau Joël Dominique, sont tous tombés sur cette voix porteuse de déception et de frustration qui vous parle de l’impossibilité momentanée de joindre votre correspondant(e)… Où a-t-elle passé la nuit ? Mystère. Avec qui, éventuellement ? Mystère et boule de gomme. Vendredi matin, l’inquiétude croît, la préoccupation s’étend. Surtout que c’est le jour du rendez-vous entre les deux familles – rencontre prévue à 19h.

A un moment, l’oncle d’Emilienne, chef de famille, est approché par le prénommé Jean-Michel, un étudiant qui habite aussi la Cité des palmiers. Le jeune homme souffle que l’institutrice recherchée cause au téléphone avec sa sœur aînée Virginie. Les deux femmes sont confidentes. Et Emilienne aurait dit : « Je suis avec Gaspard, il ne veut pas me laisser ». Gaspard ? C’est celui avec qui tout était théoriquement fini depuis longtemps…

La famille d’Emilienne appelle Virginie. Injoignable. Des gens se rendent chez elle, lieudit « Carrefour Madame Veuve » dans le même quartier. Absente. Reste une info, plus ou moins plausible : le fameux Gaspard habite Ngodi Bakoko (autre zone de l’arrondissement de Douala III).

Au moment où nous allions sous presse, Joël Dominique S. attendait jusqu’à hier soir. Sans nouvelles concrètes, sa famille et lui repartaient avec les choses apportées. Porcs compris.

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Emrald Securities Services débarque sur le marché de la microfinance au Cameroun

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Emrald Securities Services débarque sur le marché de la microfinance au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le groupe camerounais de services financiers et d’investissement Emrald Securities Services (ESS) a annoncé, le 5 octobre 2026, le lancement au Cameroun d’ESS Finance, sa filiale dédiée aux activités de microfinance. Le Cameroun devient ainsi le deuxième pays d’implantation de cet établissement de microfinance (EMF) de deuxième catégorie après le Gabon, où ESS Finance opère depuis février 2025.

Avec cette nouvelle filiale, le groupe fondé et dirigé par le Camerounais Christian Din Dika (photo), ancien du Douala Stock Exchange (DSX) et du groupe bancaire marocain Attijariwafa, porte à trois le nombre de ses entités opérationnelles au Cameroun. ESS y est déjà présent à travers ESS Bourse, sa société de bourse, et ESS Asset Management, spécialisée dans la gestion d’actifs.

Le calendrier de déploiement d’ESS Finance au Cameroun n’a pas été précisé. Mais l’arrivée de ce nouvel établissement intervient sur un marché déjà très concurrentiel. Pour l’année 2026, le ministère des Finances a agréé 385 établissements de microfinance au Cameroun. Les autorités camerounaises rappellent régulièrement que ces institutions jouent un rôle important dans le financement de l’économie locale, notamment en zones rurales, où les banques sont peu présentes, voire absentes.

L’essor de la microfinance au Cameroun s’explique aussi par le poids économique du pays dans la sous-région. Le Cameroun est souvent présenté comme la locomotive économique de la Cemac — Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA —, avec environ 40 % du tissu industriel sous-régional, selon des données officielles. Cette base productive plus diversifiée élargit le vivier de clientèle des acteurs financiers, qu’il s’agisse des EMF ou des banques commerciales.

Signes de fragilité

Mais le dynamisme du secteur cohabite avec plusieurs fragilités. Depuis quelques années, les liquidations et placements sous administration provisoire se multiplient, alimentant les inquiétudes des clients sur la sécurité des dépôts et la continuité du service de crédit. Pour certains experts, cette séquence s’explique notamment par le durcissement de la supervision.

Selon David Kengne, directeur général de Microfinance Academy, la réforme conduite par la Cobac en 2015 a élargi le champ du contrôle au-delà des seuls ratios prudentiels. «Jusqu’en 2015, un établissement respectant ses ratios financiers était considéré comme sain. Or, certains affichaient de bons chiffres tout en étant minés par des conflits de gouvernance ou un contrôle interne défaillant », explique-t-il.

Le nouveau cadre a introduit des exigences plus strictes en matière de contrôle opérationnel, de conformité, de gestion des risques et d’audit interne. Après une période de transition allant jusqu’en 2020, la Cobac, le régulateur bancaire de la Cemac, a intensifié ses contrôles à partir de 2021, entraînant la fermeture ou la mise sous tutelle d’établissements jugés non conformes, au Cameroun comme ailleurs dans la sous-région.

Pour les autorités, l’objectif est d’assainir un secteur devenu stratégique pour le financement de l’économie sous-régionale.

BRM

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