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CDC : 24,8 milliards de charges de personnel, 44 milliards de dettes fiscales et sociales, 20 milliards de perte nette

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CDC : 24,8 milliards de charges de personnel, 44 milliards de dettes fiscales et sociales, 20 milliards de perte nette
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(Investir au Cameroun) – La Cameroon Development Corporation (CDC) a consacré 24,81 milliards de FCFA aux charges de personnel en 2025, presque autant que son chiffre d’affaires de 24,93 milliards. L’entreprise publique clôture parallèlement l’exercice sur une perte nette de 20,04 milliards et porte à son bilan 44,04 milliards de dettes fiscales et sociales, selon son rapport annuel 2025.

La progression des ventes n’a pas suffi à améliorer l’exploitation. Le chiffre d’affaires augmente de 8 %, contre 23,10 milliards de FCFA en 2024, mais la valeur ajoutée recule de 23,4 %, à 10,38 milliards. Dans le même temps, les charges de personnel progressent de 20 %, à 24,81 milliards.

Conséquence : le solde brut d’exploitation se détériore de -7,12 milliards à -14,43 milliards de FCFA. La perte d’exploitation atteint 19,48 milliards, contre 12,58 milliards en 2024, soit une aggravation de 54,8 %.

Le résultat net bascule ainsi d’un bénéfice de 45,42 milliards de FCFA en 2024 à une perte de 20,04 milliards en 2025. Mais le bénéfice de l’exercice précédent reposait sur 59,90 milliards de FCFA de produits hors activités ordinaires, qui ne se retrouvent pas en 2025. Hors ces éléments exceptionnels, les activités ordinaires étaient déjà déficitaires de 12,87 milliards en 2024 ; leur perte atteint 19,81 milliards en 2025.

La masse salariale atteint 99,5 % des ventes

Les charges de personnel absorbent désormais l’équivalent de 99,5 % du chiffre d’affaires de la CDC, contre 89,5 % en 2024. Elles excèdent de 14,43 milliards de FCFA la valeur ajoutée produite par l’entreprise.

Cette hausse intervient alors que les effectifs recensés au 31 décembre diminuent de 2,8 %. La CDC comptait 11 437 travailleurs fin 2025, contre 11 761 un an auparavant, soit 324 de moins. Ces données correspondent toutefois aux effectifs présents à la clôture de chaque exercice et non à l’effectif moyen rémunéré sur l’année ; elles ne permettent donc pas de calculer directement l’évolution du coût moyen annuel par salarié.

Dans son rapport, l’entreprise reconnaît un « huge working capital gap », un important déficit de fonds de roulement qui entraîne notamment l’accumulation d’arriérés de salaires. Elle indique que des négociations sont en cours pour obtenir des facilités de découvert et cite les paiements irréguliers des salaires parmi les facteurs pesant sur son activité.

La pression apparaît également dans les flux financiers. Les activités opérationnelles ont consommé 16,03 milliards de FCFA de trésorerie en 2025, après en avoir généré 16,73 milliards en 2024. Le tableau des flux comptabilise parallèlement 14,02 milliards au titre des augmentations de capital par nouveaux apports. Malgré cela, la trésorerie nette de clôture tombe de 10,49 milliards à 3,06 milliards de FCFA.

44 milliards de dettes fiscales et sociales

Au 31 décembre 2025, les dettes fiscales et sociales de la CDC atteignent 44,04 milliards de FCFA, contre 47,24 milliards un an auparavant, soit une baisse de 6,8 %. Elles représentent 58,8 % des 74,88 milliards de passifs à court terme. Dans le même temps, les dettes fournisseurs augmentent de 15,65 milliards à 18,36 milliards.

Les 44,04 milliards correspondent à un stock inscrit au bilan et non à une charge générée au cours du seul exercice 2025. Le rapport renvoie à une note pour leur composition. Il n’est donc pas possible d’y distinguer précisément les impôts, cotisations sociales et éventuels arriérés provenant d’exercices antérieurs.

L’augmentation du capital social, passé de 53,50 milliards à 67,52 milliards de FCFA, n’a pas empêché la baisse des capitaux propres et ressources assimilées, ramenés de 9,67 milliards à 3,20 milliards. Le report à nouveau demeure négatif à hauteur de 55,70 milliards de FCFA.

La CDC attribue également ses difficultés au vieillissement et au retard de replantation de certaines plantations, à l’insuffisance des engrais, à l’obsolescence du matériel roulant, aux restrictions d’accès à certaines exploitations et aux difficultés de recrutement liées au déplacement des travailleurs. Elle mentionne aussi les interruptions de production et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement associées à la crise sociopolitique dans les régions anglophones.

Baudouin Enama

10-07-2026 – Bananes : la baisse des ventes de la CDC fait reculer les exportations du Cameroun à 15 554 tonnes en juin 2026

30-06-2026-CDC : plus de 14 300 hectares de plantations matures sont restés inexploités en 2025

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Me Fabien Kengne dénonce une « haine tribale » et une « kamtophobie » à l’approche des élections

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Me Fabien Kengne dénonce une « haine tribale » et une « kamtophobie » à l’approche des élections
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À l’approche des élections législatives et municipales, la bataille politique s’intensifie sur les réseaux sociaux, avec en toile de fond la présence déterminante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette fois, le débat prend la forme d’accusations de menaces et d’intimidations à caractère communautaire. Me Fabien Kengne est monté au créneau pour contester les accusations visant des personnes présentées comme appartenant à la communauté bamiléké et soupçonnées de s’en prendre à des militants en raison de leurs choix politiques.

Dans une publication sur son compte Facebook officiel, l’avocat dénonce ce qu’il considère comme une campagne dirigée contre le MRC et son ancien président, le professeur Maurice Kamto. Sa réaction fait suite à la diffusion d’un communiqué d’un parti politique dit de l’opposition, faisant état de menaces contre des militants qui soutiendraient un autre responsable politique plutôt que l’ancien dirigeant du parti.

Le ton n’a rien d’une note diplomatique. Me Kengne y évoque une « haine tribale » et une « kamtophobie » dont les auteurs ne parviendraient pas, selon lui, à surmonter « l’indignation collective ». Il ironise sur leur ligne politique, qu’il juge en pleine « autodestruction », et rappelle que Maurice Kamto n’est plus à la tête du MRC, « au cas où ça [leur] échapperait encore ».

L’avocat convoque ensuite le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. « Il y a longtemps je disais que même le RDPC nous a retrouvé très tard dans la toile ! », écrit-il.

Pour les soutiens du MRC, cette séquence n’a rien d’un hasard. Ils y voient la marque d’adversaires politiques inquiets du poids du parti dans les scrutins à venir. Selon eux, le MRC, prêt et organisé, aborde l’échéance en position de force, et certains acteurs, sur les réseaux sociaux, dans les médias ou au sein même de formations de l’opposition, anticiperaient déjà une défaite. D’où, estiment-ils, cette tentative de déplacer le débat du terrain politique vers celui de l’appartenance ethnique. Ils soupçonnent aussi des manœuvres favorables au pouvoir en place.

Dans un contexte où les accusations de tribalisme peuvent rapidement empoisonner le débat public, la prudence s’impose. Formulées sans éléments précis permettant d’identifier les auteurs des faits dénoncés, elles risquent de transformer des différends politiques en affrontements communautaires. Les menaces alléguées, si elles sont avérées, doivent être documentées et leurs auteurs identifiés, quelle que soit leur appartenance politique ou ethnique.

Source : Africa Renaissance TV

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Serge Branco tranche sur Tchatchoua et Tchamadeu : « Ils se complètent »

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L’ancien international camerounais Serge Branco a livré son analyse sur le rendement des deux latéraux droits des Lions Indomptables, Jackson Tchatchoua et Junior Tchamadeu. Pour […]

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Hydrocarbures : Bowleven cherche de nouveaux fonds pour financer ses engagements sur le bloc camerounais Etinde

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Hydrocarbures : Bowleven cherche de nouveaux fonds pour financer ses engagements sur le bloc camerounais Etinde
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(Investir au Cameroun) – Bowleven prévoit de lever de nouveaux fonds auprès de ses actionnaires pour financer ses activités au Royaume-Uni et au Cameroun en 2027 et 2028. L’entreprise britannique détient 25 % du permis pétrolier et gazier Etinde, au large du Cameroun, à travers sa filiale EurOil. Cette levée doit notamment couvrir la reprise attendue des contributions de Bowleven aux dépenses du bloc.

La société avertit d’ailleurs que ses ressources liquides pourraient être épuisées avant le 31 décembre 2026. À fin décembre 2025, Bowleven ne disposait plus que de 471 000 dollars de trésorerie, contre 977 000 dollars un an plus tôt. Ce montant, présenté dans les comptes sociaux de Bowleven Limited et non dans des comptes consolidés, représentait environ 263 millions de FCFA au taux de change de fin 2025.

Perte nette

Sur l’exercice, la société a enregistré une perte nette de 503 000 dollars. Cette situation a conduit l’auditeur à signaler une «incertitude significative» concernant la continuité d’exploitation. Selon son analyse, la trésorerie disponible ne permet pas à Bowleven et à ses filiales de financer leurs activités pendant au moins douze mois à compter de l’approbation des comptes. L’opinion d’audit n’a toutefois pas été modifiée.

Bowleven peut encore compter sur certaines rentrées à court terme. La société attend notamment 415 000 dollars de New Age au titre de versements excédentaires effectués par le passé. Elle espère également récupérer jusqu’à 170 000 dollars grâce à la vente de stocks excédentaires.

Ces montants ne suffisent pas à écarter le risque de tension financière.« Les administrateurs de Bowleven craignent que les ressources liquides actuelles de la société ne soient entièrement utilisées au cours de la période se terminant le 31 décembre 2026 », indique la note consacrée à la continuité d’exploitation.

La pression devrait s’accentuer avec la reprise des paiements liés à Etinde. Bowleven n’a effectué aucun versement en réponse aux appels de fonds de l’opérateur New Age en 2024, en 2025 et jusqu’à la publication de ses comptes en 2026. Cette suspension résultait de paiements excédentaires réalisés entre 2021 et 2023.

La société prévoit néanmoins de recommencer à financer sa quote-part des dépenses au second semestre 2026. Le montant de ces engagements reste à préciser. Lors de l’établissement des comptes, le programme de travail et le budget d’Etinde pour 2026 et 2027 n’avaient pas encore été finalisés ni soumis à la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Bowleven indique aussi qu’une nouvelle phase d’études d’ingénierie pourrait nécessiter des apports financiers avant la décision finale d’investissement, ou FID.

Cette décision constitue un enjeu central pour la société. Bowleven doit recevoir 25 millions de dollars de Lukoil et de New Age au moment de la FID. Elle reconnaît toutefois ne pas être encore en mesure d’estimer précisément le montant ni le calendrier de ses besoins de financement supplémentaires.

Etinde, l’unique actif de Bowleven

Etinde reste l’unique actif de Bowleven. EurOil y détient une participation de 25 %, aux côtés de New Age et de Lukoil. Le projet est placé sous un régime limité de « care and maintenance » depuis 2022.

La reprise des activités pourrait intervenir progressivement. Les documents de Bowleven ne donnent toutefois pas de calendrier parfaitement homogène. La note sur la continuité d’exploitation évoque une reprise possible vers la fin de 2026, tandis que la direction estime qu’elle serait plus probable en 2027.

La société juge par ailleurs peu probable qu’une décision finale d’investissement intervienne sensiblement avant la fin de 2027.

La relance du projet entraînerait de nouvelles dépenses pour les partenaires. Il faudrait notamment reconstituer les capacités techniques et opérationnelles nécessaires aux prochaines étapes du développement. Pour Bowleven, cette perspective intervient alors que sa trésorerie a diminué de plus de moitié en un an.

La société bénéficie du soutien de Crown Ocean Capital P1 Limited, son actionnaire de contrôle. Celui-ci s’est engagé à fournir, pendant au moins douze mois après l’approbation des comptes, les financements nécessaires au règlement des engagements de Bowleven. Il a également promis de ne pas demander le remboursement des montants déjà mis à disposition. Les comptes ne mentionnent toutefois aucun nouveau décaissement au titre de cet engagement.

Bowleven compte donc solliciter ses actionnaires dans le cadre d’une nouvelle levée de fonds en 2026. L’opération doit financer ses activités au Royaume-Uni et au Cameroun en 2027 et 2028. À ce stade, la société n’a précisé ni le montant recherché ni les conditions de l’opération.

Baudouin Enama

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