Connect with us

Actualités locales

« le salut de l’Afrique ne réside pas dans les transitions politiques »

Published

on

« le salut de l’Afrique ne réside pas dans les transitions politiques »
Spread the love

Maurice Kamto appelle à tourner la page des transitions politiques à répétition en Afrique et à privilégier l’alternance démocratique par les urnes.

Dans sa nouvelle tribune, intitulée « La pensée de MK n°128-2026 », l’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) estime que les changements de régime non électoraux entretiennent l’instabilité politique sur le continent.

« Halte aux transitions politiques en Afrique ! », lance d’emblée Maurice Kamto, qui oppose le modèle des transitions engagées en Europe de l’Est après la chute du Mur de Berlin en 1989 à la succession de périodes de transition qu’il observe dans plusieurs pays africains.

Selon lui, plus de trois décennies après la fin de la guerre froide, certains pays du continent restent confrontés à des changements politiques successifs, intervenant après des crises électorales, des ruptures de l’ordre constitutionnel ou des coups d’État militaires.

Maurice Kamto conteste particulièrement l’idée selon laquelle une transition politique constituerait nécessairement une étape permettant de sortir d’une crise institutionnelle.

Lire la sortie de Maurice Kamto :

« LA PENSÉE DE MK _N° 128-2026

Halte aux transitions politiques en Afrique ! Deux à trois ans ont suffi pour assurer la transition des régimes communistes à des régimes démocratiques stables en Europe de l’Est, après la chute du Mur de Berlin en 1989. Depuis lors les pays africains sont englués dans des transitions politiques à répétition.

Même là où il existe une constitution prévoyant des mécanismes de l’alternance démocratique, on nous convainc que notre salut réside dans des transitions politiques. Transitions incontrôlables aussitôt recommencées au bout de l’échec d’élections truquées ou de changements anticonstitutionnels de gouvernement, y compris sous la forme de coups d’Etat militaires. C’est une imposture intellectuelle pour maintenir les pays africains dans une instabilité politique chronique.

La solution n’est pas dans la transition, mais dans l’alternance démocratique réalisée à travers des élections inclusives et transparentes, garanties par des tiers impartiaux, le respect de la constitution et de l’Etat de droit. Mais, faute de tiers impartiaux, c’est à chaque peuple de défendre sa volonté exprimée dans les urnes ».

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Journée mondiale de l’habitat 2026 : Célestine Ketcha Courtes visite le Jardin public de Domayo

Published

on

Spread the love

Le Jardin public de Domayo a accueilli la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain ce 4 octobre 2026 pour une immersion au cœur de […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Mohammadou Idrissou : « Un Lion, même s’il a un seul pied, tu ne t’amuses pas avec lui »

Published

on

Spread the love

La victoire du Cameroun face à la Côte d’Ivoire continue de faire réagir. Ancien international camerounais, Mohammadou Idrissou a tenu à saluer la performance des […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Me Hippolyte B.T. Meli lui rend hommage tout en dénonçant « l’héritage » du Conseil constitutionnel

Published

on

Me Hippolyte B.T. Meli lui rend hommage tout en dénonçant « l’héritage » du Conseil constitutionnel
Spread the love

Au lendemain du décès de Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, Me Hippolyte B.T. Meli lui a rendu un hommage empreint à la fois de confraternité et de critiques sur l’exercice de ses fonctions à la tête de l’institution constitutionnelle.

Dans un texte publié après l’annonce de la disparition du magistrat, l’avocat commence par un hommage sobre : « Rip Monsieur le Président ! On ne peut plus rien. Même les différends portés devant les Tribunaux s’éteignent. »

Me Hippolyte B.T. Meli fait notamment référence à une procédure pénale dans laquelle Clément Atangana était mis en cause et qui, selon lui, était encore pendante devant la Cour d’appel du Centre à Yaoundé avant le décès du magistrat.

L’avocat précise que cette procédure ne relevait pas, selon lui, d’une démarche personnelle ou d’une quelconque animosité envers le défunt. Il affirme qu’elle concernait « l’intérêt général » et des citoyens qui s’estimaient victimes d’excès ou de dysfonctionnements institutionnels.

Malgré ses critiques, Me Hippolyte B.T. Meli dit se sentir tenu par ses obligations professionnelles et déontologiques à rendre hommage à celui qui fut également son confrère.

Lire l’hommage de Me Hippolyte B.T. Meli :

Rip Monsieur le Président !
On ne peut plus rien.
Même les différends portés devant les Tribunaux s’éteignent.

La procédure pénale qui était encore pendante devant la Cour d’appel du Centre siégeant à Yaoundé s’évapore à votre égard.
Je ne peux m’empêcher de le signaler, car ce n’était pas dans mon intérêt personnel, ni dans une haine quelconque contre vous personnellement.

La procédure intéressait le public et visait l’intérêt général, pour le compte des citoyens s’estimant victimes d’excès et du dysfonctionnement des institutions de la République.
On ne peut plus rien faire.

Les obligations professionnelles et déontologiques que m’imposent le serment que nous avons partagé ensemble me contraignent au respect et au dernier hommage.

Respect dû aux magistrats, respect au devoir de confraternité quelque eût été vos opinions.
Hommage à un confrère qui m’a interrogé en 1996 comme Magistrat représentant de la Cour Suprême du Cameroun, membre du jury de l’examen d’entrée à la profession d’avocat.

Il est devenu avocat inscrit avant de se faire omettre du Tableau de l’ordre pour occuper les fonctions de Président du Conseil Constitutionnel.

Ayant occupé pour une opinion politique qui se sent victime, je m’en voudrais de ne point évoqué l’héritage traditionnel que votre passage laisse au Conseil Constitutionnel, vu sous l’angle des droits des citoyens.

Ils, ( mes clients ) se sont sentis amenuisés, diminués dans leurs droits fondamentaux par la jurisprudence devenue constante du Conseil Constitutionnel: irrecevables et tantôt incompétence

Aucune chance de faire aboutir un recours en régulation du bon fonctionnement des institutions n’a été offerte.
Aucune chance de faire triompher les droits de l’homme devant cette institution détentrice de l’un des pouvoirs dérivés du pouvoir constituant, en charge de régulation du bon fonctionnement des institutions n’a été offerte..

Au-delà des enjeux de la procédure pénale désormais éteinte à votre endroit, pour laquelle un mandat était confié, le Conseil Constitutionnel a choisi de se muer en Avocat-Conseil du pouvoir exécutif, donc il est devenu une partie des litiges contre les victimes des excès. Une conception contraire aux lois relatives à son statut juridique qui a été décriée.

Comment la volonté du représentant suprême du pouvoir exécutif peut-elle prédominer à la volonté du constituant en République ?
La réponse du Conseil Constitutionnel était oui, c’est possible !

L’une des dernières procédures pour laquelle nous occupions est intervenue lorsque vous étiez affaibli par la maladie. Le Conseil Constitutionnel était présidé par son doyen d’âge. Mais rien de ce qui était connu n’avait changé !

Il était demandé au Conseil Constitutionnel d’user de son pouvoir de régulation pour demander au Président de la République de convoquer le corps électoral en vue des élections municipales au plus tard le 09 août 2026, compte tenu du dysfonctionnement causé par la prorogation illégale du mandat des Conseillers Municipaux.

Pour l’une des rares fois, un avis a été donné au SENAT et à l’Assemblée Nationale, sur initiative du Conseil Constitutionnel.
Mais ces pouvoirs dérivés sont restés muets comme le pouvoir exécutif suprême lui même avisé, qui n’a ni répondu, ni constituer conseil pour ce faire.

Le rapporteur de l’instance, lui-même poursuivi dans la procédure pénale pendante devant la Cour d’appel du Centre, s’en est chargé, plus comme avocat du pouvoir exécutif, et au lieu de faire tirer les conséquences de l’acquiescement aux griefs formulés contre ce pouvoir exécutif, comme Conseiller Rapporteur, il a entraîné le Conseil Constitutionnel dans la théorie avalée et adoptée de l’incompétence contre la loi et dans celle d’irrecevabilité en même temps.

Ce n’était pas clair, ni empreint de cohérence juridique.
Le pouvoir du peuple souverain quant à choisir librement ses dirigeants par voie d’élections libres et les sanctionner en temps opportun, venait ainsi d’être définitivement usurpé par le pouvoir exécutif suprême avec la contribution du Conseil Constitutionnel.

Que peuvent ressentir les victimes d’un tel système composant une partie du pouvoir constituant ?
Dit-on, la souveraineté appartient au peuple et non au Président de la République représentant le pouvoir exécutif suprême qui vous a nommé pour être indépendant et impartial, sans permission d’exercer des activités incompatibles.

L’enjeu se trouvait là !
Comment peut-on occuper cette fonction d’arbitrage et être le conseil juridique en même temps ?
Voilà un héritage laissé qui constitue un tel trouble institutionnel pendant, à résorber.

Aucun pouvoir n’est au-dessus du pouvoir constituant si notre pays porte la carapace de République et le Conseil Constitutionnel se devra de le dire sans peur, ni faiblesse.

Par dessus tout,
Cher Président,
Vous avez choisi Créon,
J’ai choisi Antigone.
Rip!
Je reste votre confrère du côté des citoyens contre la société qui les écrase.
Rip encore !

Me Hippolyte BT MELI.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici