Dernières actualités
CNC-Groupe L’anecdote : Amougou Bélinga entre bras de fer et négociations

Le 1er octobre 2026, le tribunal administratif a ordonné un sursis à exécution des résolutions du Conseil national de la communication (CNC) prises le 29 septembre dernier. Lesquelles suspendaient Vision 4 télévision pour un mois, autant pour son directeur général Boney Phillipe et Jean Claude Fouda Abéga le directeur général adjoint du Groupe l’Anecdote, par ailleurs directeur de publication du journal éponyme. Mais à ce qu’il semble, la machine de la guerre que se livrent le groupe L’Anecdote et le CNC a déjà atteint sa vitesse e croisière. Le freinage devant prendre du temps éventuellement pour être mis en branle.
En effet, la chaîne de télévision Vision 4 a perdu son signal sur le bouquet Canal+ depuis trois jours. Alors que la chaîne bleue du quartier Nsam à Yaoundé continuait ses émissions au lendemain des décisions du CNC. Puis plus rien. La maison dirigée par Boney Phillipe a aussitôt basculé ses émissions sur Vision 4 RCA. C’est là que ses émissions ont été réorientées pour la diffusion. Le service de communication du groupe L’anecdote auquel appartient Vision 4, a commis un communiqué pour inviter ses téléspectateurs à la suivre désormais sur ce canal. Une issue qui lui permettait de contourner la sanction contestée, par une voie légale. Et le lendemain, le signal de cette autre chaîne de télévision détenue par l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Bélinga, a elle aussi perdu son signal. Désormais, c’est écran noir sur les deux chaînes de télévision du groupe.
Audience chez le Mincom
Sur les réseaux sociaux, partisans et adversaires se livrent à une guerre sans merci. Parallèlement, Martial Owona qui est à l’origine de cet autre épisode entre les deux adversaires qui n’en sont pas à leur première bataille, a saisi le tribunal de première instance de Ngoumou où il a assigné Joseph Chebonkeng Kalabubsu, le président du CNC.
C’est un combat qui s‘annonce certainement long. La chaîne maniant le bâton et la carotte. Ce vendredi 3 octobre 2026, une délégation du groupe L’anecdote a été reçue en audience par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, que l’on sait très tempéré et diplomate. Avec à sa tête Boney Philipe le directeur général de Vision 4, cette délégation comprenait entre autres, Martin Désiré Moudio le directeur marketing et Martial Owona. Selon une note publiée par la communication du groupe L’anecdote, «au centre des échanges, la situation de Vision 4 et l’avenir de ses activités dans le paysage audiovisuel camerounais». Et de souligner que «cette rencontre ouvre un cadre d’échanges institutionnels autour de la continuité des programmes et des préoccupations soulevées par les différentes parties ». Mieux, il s’agit d’«une démarche placée sous le signe du dialogue républicain et de la recherche de solutions dans le respect strict du cadre réglementaire en vigueur». Cette démarche laisse croire que le groupe L’anecdote est disposé à ramollir ses positions face à la machine de l’Etat qui semble s’être ébranlée désormais pour le mettre au pas. La coupure du signal de Vision 4 du bouquet Canal+ étant à n’en point douter décidée avec l’aval de l’autorité de l’Etat.
Afrique Média
Pareille situation s’était déjà présentée il y a quelques années. Le CNC, très souvent accusé de servir de bras armé du pouvoir gouvernant de Yaoundé, contre la presse, a par le passé eu maille à partir avec la chaîne de télévision Afrique Média. Au plus fort de la crise post-électorale ivoirienne entre 2010 et 2011, la « télévision panafricaine » qui s’était érigée en une tribune de la défense de l’indépendance des peuples africains, avait livré une telle bataille contre le CNC. Le régulateur avait apposé des scellés sur les bureaux de la chaine de télévision à Yaoundé. La chaine de Justin Tagou avait dû se rabattre sur Ndjamena et c’est de là qu’elle produisait ses émissions, le temps de la suspension.
Pour mieux comprendre le sujet
Médias: pluie de sanctions sur le groupe L’anecdote
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Cameroun-Côte d’ivoire : Un 25ème rendez-vous très attendu.

Après les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027, le Cameroun et la Côte d’ivoire ferment la fenêtre Fifa par un match amical ce soir à Abidjan. Et comme toutes les rencontres entre ces deux « belles-familles », c’est un match de gueule où chaque occasion est une démonstration de force. Mais sur papier, la Côte d’ivoire est favorite. Sur les 24 matchs qui ont déjà opposé les deux pays depuis 1970, la Côte d’ivoire a signé 12 victoires, contre 10 pour le Cameroun et deux matchs nuls. Mais le Cameroun a le plus été réaliste devant les buts ivoiriens : 30 réalisations, soit un de plus que la Côte d’ivoire. La dernière confrontation remonte au 28 décembre 2025, lors de la dernière CAN. Si la première rencontre entre les deux pays a vu la victoire du Cameroun le 6 février 1970 (3-2) lors de la CAN de cette année, la dernière jouée le 28 décembre 2025 dans le même tournoi, les deux sélections se sont séparées sur un score de parité (1-1). Avant celle-là, les deux précédentes avaient vu chacune des équipes reporter à domicile en éliminatoires de la Coupe du monde 2022 : 1-0 à Yaoundé et 2-1 à Abidjan. Autant dire que l’explication de ce soir est particulièrement attendue pour l’une et l’autre car le duel est jusqu’ici très serré. Alors que le Cameroun cherche à rattraper le léger retard de deux défaites, la Côte d’ivoire a à cœur de laver l’affront de 2005 : cette douche froide en éliminatoires de la Coupe du monde 2006, avec à la clé une démonstration de force d’Achille Wébo.
Sur le terrain, les acteurs appartiennent presque tous à une génération. Les Lions indomptables qui seront alignés ce soir sont presque tous des novices face aux Eléphants. Quelques sept joueurs seulement faisaient partie de la sélection en décembre dernier dont Bryan Mbeumo le capitaine, Kofane, Avom, Namasso. Désormais seul maître à bord depuis quelques mois, David Pagou a opté pour un turn-over presque total pour la rentrée de la sélection. En face, c’est à peu près la même situation. Pour son retour à la tête de la sélection nationale ivoirienne, Hervé Renard n’a pas opté pour un renouvellement total, mais a fait face à des retraits de certains cadres comme Séko Fofana, 31 ans. Tout comme Jean Michaäel Seri.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Écrans Noirs 2026 : 30 ans au service d’une industrie cinématographique régionale

Avec 38 œuvres retenues sur 423 films soumis par 18 pays, la 30e édition d’Écrans Noirs dépasse le simple rendez-vous cinématographique. À Cameroun » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »ville du Cameroun »>Yaoundé, le festival met en circulation des œuvres, des producteurs, des diffuseurs et des capitaux. Une mécanique qui peut ouvrir de nouveaux débouchés au cinéma camerounais et renforcer les échanges entre les industries audiovisuelles africaines.
Le cinéma africain ne se joue plus seulement devant les caméras. Il se négocie aussi dans les salles de réunion, les marchés du film et les rencontres entre producteurs et diffuseurs. La 30e édition du festival Écrans Noirs, prévue du 21 au 28 novembre 2026 à Yaoundé, entend jouer sur ces deux tableaux. La sélection officielle dévoilée le 29 septembre à l’Institut Goethe de Yaoundé donne déjà une idée de cette dimension régionale. Sur 423 films reçus de 18 pays, 38 ont été retenus. La compétition rassemble notamment sept courts métrages, cinq documentaires, cinq séries et plusieurs longs métrages africains et camerounais.
Pour Patricia Moune Mbede, coordonnatrice générale de cette édition, le dévoilement de la sélection doit désormais devenir « un événement majeur » du festival. Il permet, selon elle, de mieux communiquer sur les œuvres qui seront présentées au public. Mais derrière les projections se joue une autre bataille. Celle de la circulation des films et de leur capacité à trouver des marchés.
Des œuvres qui franchissent les frontières
La programmation rapproche des cinématographies qui évoluent souvent sur des marchés nationaux étroits. Burkina Faso, Tunisie, Maroc, Nigeria, Gabon, Congo, RDC, Madagascar, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun figurent dans la sélection. Dans la catégorie des longs métrages internationaux, six films sont déjà retenus. « Angele » d’Oumar Dagnon vient du Burkina Faso. « Mon ami » est signé par le Tunisien Mohamed Zran. Le Maroc est représenté par « Calle Malaga » de Maryam Touzani. Le Nigeria arrive avec « Lady » d’Olive Nwosu. Le Gabon avec « Afrotopia » de David Mboussou. Le Cameroun complète cette sélection avec « Lights Out » d’Enah Johnscott. Deux autres films doivent encore intégrer cette catégorie.
Cette diversité crée un marché potentiel. Un producteur peut chercher un diffuseur dans un autre pays. Un réalisateur peut identifier un partenaire pour une prochaine production. Une chaîne de télévision peut repérer un contenu susceptible d’être exploité sur son territoire. Un investisseur peut, lui, mesurer la capacité d’un projet à circuler au-delà de son marché d’origine. Le festival devient ainsi un lieu de rencontre entre des économies audiovisuelles qui ont encore peu d’occasions de travailler ensemble.
La coproduction comme relais de croissance
Les passerelles existent déjà dans les œuvres sélectionnées. « Pouvoirs et lois », de M’bro Lath Armand, associe la Côte d’Ivoire et le Cameroun. « Castes, les amours interdits » vient de Côte d’Ivoire. « Cœur de femme » et « L’Univers de Moyo » représentent le Congo. « Marié et seul » vient de la RDC. La même logique apparaît dans les longs métrages d’Afrique centrale. À côté des productions camerounaises, « Afrotopia » du Gabon et « Engrenage » du Congo participent à la compétition.
Ces rapprochements peuvent déboucher sur des coproductions. Ils permettent de partager les coûts de production, les compétences techniques et les réseaux de distribution. Ils peuvent également faciliter l’accès à plusieurs marchés lorsqu’un film est conçu dès le départ pour circuler dans plusieurs pays. Pour le Cameroun, l’enjeu est important. Ses producteurs disposent d’un vivier de créations, mais restent confrontés à la question de la taille du marché intérieur. Une œuvre capable de trouver des débouchés en RDC, au Congo, au Gabon, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal élargit mécaniquement son potentiel commercial.
Le financement reste le principal verrou
La question ne se limite toutefois pas à produire davantage de films. Il faut pouvoir les financer. Lors d’un panel à la 29e édition des Ecrans noirs, consacré à l’industrie cinématographique camerounaise, la Société Commerciale de Banque a rappelé que la passion ne suffit pas pour obtenir un crédit. « Ce que nous attendons, ce sont des projets financièrement viables, avec des échéanciers de remboursement et des délais de rentabilité », a expliqué un représentant de la banque.
L’exemple donné est celui d’un film dont le budget atteint 300 millions de FCFA, soit environ 480 000 dollars. Pour convaincre une banque, le producteur doit présenter un plan d’affaires précis. Celui-ci doit notamment identifier les sources de revenus, le calendrier de récupération de l’investissement et les modalités de remboursement.
Le problème est structurel. Le Cameroun ne dispose pas d’un fonds national consacré à la production cinématographique. Les producteurs s’appuient encore largement sur des subventions, des bailleurs ou leurs ressources personnelles. Les banques commerciales restent prudentes face aux risques liés à la piraterie, au manque de garanties et à la difficulté de tracer les revenus générés par les films. Cette situation limite les capacités d’investissement d’une industrie qui cherche pourtant à changer d’échelle.
Le marché du film au cœur du dispositif
Écrans Noirs entend précisément agir sur cette équation. Le festival ne se limite pas aux compétitions. Son colloque international constitue un espace de réflexion sur les défis et les perspectives du cinéma africain. Universitaires, chercheurs, critiques, journalistes, professionnels, bailleurs de fonds et acteurs du secteur y échangent autour des enjeux de l’industrie. Le marché du film constitue un autre maillon. Diffuseurs, producteurs, chaînes de télévision et réalisateurs, notamment d’Afrique centrale, peuvent s’y rencontrer.
Cette fonction économique correspond à la vision défendue par son fondateur, Bassek Ba Kobhio, décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé. Pour lui, le festival devait également servir de cadre à la réflexion et à la structuration du cinéma africain. « Écrans Noirs agit comme un pont entre créateurs et financiers. Le dialogue entre les deux secteurs est nécessaire pour que le cinéma soit financé comme n’importe quelle autre industrie », avait-il déclaré.
Transformer un film en actif commercial
Pour accéder au financement, les producteurs doivent désormais présenter leurs œuvres comme de véritables projets économiques. Les banques demandent notamment l’enregistrement des droits de propriété intellectuelle, des accords de distribution et des états financiers audités.
Cette évolution change la relation entre création et finance. Le film n’est plus seulement considéré comme une œuvre culturelle. Il devient aussi un actif dont il faut identifier les revenus potentiels, les marchés, les risques et le calendrier de rentabilité. Certains prêteurs commencent d’ailleurs à former leurs équipes pour mieux comprendre les cycles de production et les risques propres à l’audiovisuel.
À l’échelle africaine, de nouveaux mécanismes apparaissent. Afreximbank a lancé en 2025 le programme Creative Africa Nexus, CANEX, avec une enveloppe annoncée d’un milliard de dollars sous forme de prêts, d’investissements en capital et de garanties destinés notamment aux projets cinématographiques et audiovisuels. L’objectif est de réduire le risque supporté par les financeurs et de faciliter l’accès des entreprises créatives au crédit.
Le Nigeria montre déjà le potentiel d’un marché structuré. Son industrie cinématographique, portée par Nollywood, attire des capitaux privés et bénéficie de mécanismes publics. Elle est estimée à plusieurs milliards de dollars.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 02/10/2026
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Digitalisation de l’agriculture : Le Centre mondial de l’agroforesterie va présenter 27 300 échantillons

Une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation sera effectuée dans 5 régions du pays afin de cartographier 1,4 millions d’hectares de terre.
Le Cameroun envisage de passer progressivement d’une agriculture fondée principalement sur l’expérience et l’observation, à une agriculture davantage éclairée par les données, la connaissance scientifique et les outils numériques. A travers cette digitalisation de l’agriculture, le pays voudrait se mettre au niveau des standards internationaux.
C’est dans ce contexte que le pays vient de lancer grâce au ministère en charge de l’Agriculture et celui en charge des Postes et télécommunications, une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation des échantillons de sols géoréférencés afin d’alimenter la plateforme interactive sur la cartographie et la fertilité des sols cultivables à travers le pays. Ceci se passe dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc).
En effet, il s’agit pour le gouvernement du Cameroun de répondre aux questions : quand produire ? où produire ? quoi produire ? comment produire ? et surtout pour quel rendement ? Le journal Cameroon Tribune informe que, si tout se passe bien, dans 5 mois, les 91 personnes commises à la tâche et conduites par le Centre mondial de l’agroforesterie (ICRAF) vont livrer les 27 300 échantillons de sols cultivables dans les régions de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.
Lors de la cérémonie tenue hier jeudi 1er octobre 2026 à Yaoundé, Minette Libom Li Likeng, ministre en charge des Postes et télécommunications (Minpostel) a expliqué que le secteur agropastoral est celui qui a le plus intégré le numérique dans ses activités jusqu’ici. «Le secteur agricole occupe une place essentielle dans notre économie et dans la vie de nos populations. Mais pour produire davantage et mieux, il faut d’abord mieux connaitre nos sol» a expliqué la Minpostel.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales7 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression















