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Réhabilitation -Route Douala-Bafoussam : Paul Biya autorise la signature d’un accord avec Banque Islamique

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Le chef de l’État camerounais a signé ce vendredi 2 octobre 2026 un décret autorisant le ministre de L’économie, de la planification et de l’aménagement […]

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les enseignants sommés de payer jusqu’à 20 000 FCFA pour financer leur propre Journée mondiale

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les enseignants sommés de payer jusqu’à 20 000 FCFA pour financer leur propre Journée mondiale
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C’est une célébration qui vire à la polémique. À Wum, dans la Menchum, région du Nord-Ouest, enseignants et chefs d’établissements dénoncent une circulaire préfectorale qui leur impose de financer la Journée mondiale des enseignants du 5 octobre.

La circulaire du 29 septembre, signée du préfet Abdoullahi Aliou, fait suite à une réunion préparatoire tenue le 25 septembre à la mairie de Wum. Elle fixe une grille de contributions obligatoires. Ladite grille répartit les montants de contribution en fonction du niveau de responsabilité des personnels éducatifs.

Les délégués départementaux doivent contribuer à hauteur de 20 000 FCFA, les proviseurs 10 000, les inspecteurs d’éducation de base 15 000, les directeurs du premier cycle 7 500, les délégués d’arrondissement 5 000, les directeurs d’écoles publiques 3 000, les enseignants du public 2 500 et les enseignants du privé 2 000 FCFA. Toutes les sommes doivent être remises au deuxième adjoint au préfet. Aucune mention du caractère volontaire, aucun budget détaillé, juste la précision, pour le « succès de l’événement ».

La mesure qui suscite l’indignation auprès des enseignants interroge quant à la finalité de la collecte au moment où le domaine éducatif traverse une période de turbulence depuis des années. Cette contribution imposée résonne comme une provocation pour un corps enseignant qui, depuis 2022, multiplie les cris d’alarme.

On se souvient du mouvement « On a Trop Supporté » (OTS) lancé en février 2022 par les enseignants du secondaire. En 2023, le mouvement OTA « On a Trop Attendu » du primaire a pris le relais, avec presque les mêmes doléances. Leurs revendications restent d’actualité : des mois, voire des années sans salaire pour les nouvelles recrues, bloquées par le système de gestion des personnels de l’Etat ; des avancements et reclassements gelés ; des primes d’enseignement dérisoires ; des rappels d’arriérés de salaires jamais payés ; un statut particulier de l’enseignant jamais adopté ; des états généraux de l’éducation jamais organisés.

Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, à ces difficultés nationales s’ajoute la crise anglophone : écoles incendiées, enseignants enlevés ou tués, déplacement forcé. Dans ce contexte, demander à un enseignant de débourser 2 500 FCFA pour financer les discours ou pour fêter à la place de réfléchir sur l’amélioration de ses conditions de travail et de vie est mal perçu par plus d’un.

À Wum, les enseignants ont le sentiment de financer eux-mêmes l’hommage que la Nation est censée leur rendre. Un symbole, disent-ils, d’un système qui leur demande toujours plus tout en leur donnant toujours moins.

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Garoua : prise de commandement et installation du commandant de la base aérienne 301

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Le Contre-Amiral ADE NKWENTI HILARY, Commandant de la 3ᵉ Région Militaire Interarmées (RMIA3), a présidé ce vendredi 02 octobre 2026, au sein de la Base […]

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les notables de Boneleke contestent la légitimité de Louis Din Dika

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les notables de Boneleke contestent la légitimité de Louis Din Dika
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Le collège des notables de Boneleke, qui se dit coutumièrement compétent pour choisir le chef traditionnel du canton Akwa, a réagi par un communiqué de presse au gouverneur de la Région du Littoral. En cause : le communiqué n° 00301/CRP/C/SP du 28 septembre 2026, relatif à la cérémonie dite de « sacre » de Louis Din Dika, que les notables présentent comme autoproclamé « King Akwa ». Cette cérémonie est prévue le 10 octobre 2026.

Pour les notables, la mesure du gouverneur « manque en droit » de base légale, dans la forme comme sur le fond. Ils y voient la simple organisation d’une cérémonie privée. D’après eux, ni le sacre ni l’intronisation d’un chef ne figurent dans le décret n° 77/245 du 15 juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles, et le titre de « Roi » n’existerait pas en droit camerounais. Ils vont plus loin : usurper le titre de « King » par un chef de canton relèverait, selon eux, d’une escroquerie aggravée, avec appel au public et aux sponsors, au sens des articles 74, 318 et 321 du code pénal.

Sur le fond, le collège conteste la régularité de la désignation de M. Din Dika. Il demande au gouverneur de publier les pièces qui, selon le décret de 1977, jalonnent la procédure :

  • le procès-verbal du choix du prince héritier ;
  • l’arrêté préfectoral convoquant les consultations ;
  • le procès-verbal des consultations et des auditions des notables ;
  • la lettre de transmission du dossier à la hiérarchie ;
  • l’original de l’arrêté du Premier ministre portant désignation.

Les notables précisent que la publication de cet acte au Journal officiel s’impose pour sa validité. Selon eux, M. Din Dika n’est pas chef traditionnel, faute de dossier de désignation. Ils rappellent aussi que le représentant de l’État n’a pas pu présenter ses éléments de défense lors de la récente procédure devant la Cour suprême.

Autre point de friction : le dernier paragraphe du communiqué du gouverneur invite M. Din Dika et ses proches à se tourner vers le sous-préfet, en application de la loi n° 90/055 du 19 décembre 1990. Les notables y voient un recentrage bienvenu. Ils soutiennent que le sacre est une manifestation publique, dont l’éventuelle interdiction relève de la compétence du seul sous-préfet, qui ne reçoit d’instructions d’aucune hiérarchie. Dans ce cadre, toute tentative du gouverneur de dicter la conduite à tenir constituerait, à leurs yeux, « un excès de pouvoir et un abus de fonction ».

À quelques jours du 10 octobre, la couronne n’est pas encore posée, mais le bras de fer, lui, est bien engagé.

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