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les notables de Boneleke contestent la légitimité de Louis Din Dika

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les notables de Boneleke contestent la légitimité de Louis Din Dika
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Le collège des notables de Boneleke, qui se dit coutumièrement compétent pour choisir le chef traditionnel du canton Akwa, a réagi par un communiqué de presse au gouverneur de la Région du Littoral. En cause : le communiqué n° 00301/CRP/C/SP du 28 septembre 2026, relatif à la cérémonie dite de « sacre » de Louis Din Dika, que les notables présentent comme autoproclamé « King Akwa ». Cette cérémonie est prévue le 10 octobre 2026.

Pour les notables, la mesure du gouverneur « manque en droit » de base légale, dans la forme comme sur le fond. Ils y voient la simple organisation d’une cérémonie privée. D’après eux, ni le sacre ni l’intronisation d’un chef ne figurent dans le décret n° 77/245 du 15 juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles, et le titre de « Roi » n’existerait pas en droit camerounais. Ils vont plus loin : usurper le titre de « King » par un chef de canton relèverait, selon eux, d’une escroquerie aggravée, avec appel au public et aux sponsors, au sens des articles 74, 318 et 321 du code pénal.

Sur le fond, le collège conteste la régularité de la désignation de M. Din Dika. Il demande au gouverneur de publier les pièces qui, selon le décret de 1977, jalonnent la procédure :

  • le procès-verbal du choix du prince héritier ;
  • l’arrêté préfectoral convoquant les consultations ;
  • le procès-verbal des consultations et des auditions des notables ;
  • la lettre de transmission du dossier à la hiérarchie ;
  • l’original de l’arrêté du Premier ministre portant désignation.

Les notables précisent que la publication de cet acte au Journal officiel s’impose pour sa validité. Selon eux, M. Din Dika n’est pas chef traditionnel, faute de dossier de désignation. Ils rappellent aussi que le représentant de l’État n’a pas pu présenter ses éléments de défense lors de la récente procédure devant la Cour suprême.

Autre point de friction : le dernier paragraphe du communiqué du gouverneur invite M. Din Dika et ses proches à se tourner vers le sous-préfet, en application de la loi n° 90/055 du 19 décembre 1990. Les notables y voient un recentrage bienvenu. Ils soutiennent que le sacre est une manifestation publique, dont l’éventuelle interdiction relève de la compétence du seul sous-préfet, qui ne reçoit d’instructions d’aucune hiérarchie. Dans ce cadre, toute tentative du gouverneur de dicter la conduite à tenir constituerait, à leurs yeux, « un excès de pouvoir et un abus de fonction ».

À quelques jours du 10 octobre, la couronne n’est pas encore posée, mais le bras de fer, lui, est bien engagé.

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Côte d’Ivoire vs Cameroun : David Pagou et Bryan Mbeumo en conférence de presse ce vendredi

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C’est devant près de 1000 personnes en extase au rang desquels plus de 700 élèves en tenue de classe, que les Lions Indomptables ont effectué […]

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BTS et HND en ligne : le Minesup met en garde 05 établissements

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Le Ministère de l’Enseignement Supérieur (Minesup) Jacques Fame Ndongo a mis en garde le 1er octobre 2026 contre de fausses offres de formations conduisant au […]

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À Ngambè, des kits scolaires pour réduire les inégalités de la rentrée

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À Ngambè, des kits scolaires pour réduire les inégalités de la rentrée
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Dans cet arrondissement de la Sanaga-Maritime, 450 élèves d’une vingtaine de villages reçoivent des fournitures scolaires dans le cadre de la troisième édition de l’initiative « Back to School Ngambè », une opération caritative annuelle portée par le Centre Jeunes JVEPI-Fomack que promeut Jacques Jonathan Nyemb.

Des cahiers, des cartables et quelques fournitures essentielles pour commencer l’année scolaire dans de meilleures conditions. Depuis fin septembre, des bénévoles du Centre Jeunes JVEPI-Fomack sillonnent les villages de l’arrondissement de Ngambè, dans la Sanaga-Maritime, pour aller à la rencontre des élèves et de leurs familles.

Au total, environ 450 enfants, répartis dans une vingtaine de villages, doivent bénéficier de kits scolaires dans le cadre de la troisième édition de « Back to School Ngambè », organisée par le Centre Jeunes JVEPI-Fomack.

L’opération cible notamment des enfants issus de familles aux revenus modestes, pour lesquelles les dépenses liées à la rentrée peuvent représenter une charge importante.

Dans ces localités rurales, la question de l’accès à l’éducation ne se limite en effet pas à la présence d’une école, elle se joue aussi dans la capacité des familles à réunir, année après année, les moyens matériels nécessaires à la scolarité de leurs enfants.

Aller chercher les élèves dans les villages

Cette année, les organisateurs ont fait le choix d’aller directement vers les bénéficiaires. Des bénévoles du Centre Jeunes JVEPI-Fomack et des délégués locaux de villages parcourent plusieurs villages pour distribuer les packs aux élèves identifiés au sein des communautés.

Les kits sont offerts par Me Jacques Jonathan Nyemb, avocat d’affaires, promoteur du Centre Jeunes JVEPI-Fomack et elite de la Sanaga Maritime avec le sponsoring de Boissons du Cameroun.

A travers cette initiative, son promoteur veut également encourager l’excellence scolaire et promouvoir l’égalité des chances en agissant en faveur des enfants qui ne commencent pas nécessairement leur parcours scolaire avec les mêmes ressources.

« Cette initiative est d’abord une manière de célébrer et d’encourager l’excellence scolaire, mais également d’apporter un soutien concret aux familles qui éprouvent des difficultés à faire face aux charges liées à la rentrée », explique Ivan Mbock, coordonnateur du Centre Jeunes JVEPI-Fomack.

Selon lui, l’opération traduit également la volonté du promoteur de maintenir un engagement auprès de sa communauté « en lui donnant une part de ce qu’elle lui a apporté », précise t-il.

Au-delà des fournitures scolaires

La campagne doit s’achever samedi 3 octobre par une cérémonie à Ngambè, en présence de Jacques Jonathan Nyemb. Elle s’inscrit dans les activités conduites par le Centre auprès des jeunes de l’arrondissement.

L’enjeu dépasse cependant les 450 kits distribués. À travers cette opération, le Centre entend attirer l’attention sur les écarts qui subsistent entre les conditions d’apprentissage des enfants des territoires ruraux et celles offertes dans les principaux centres urbains.

Pour ses promoteurs, soutenir la réussite scolaire constitue ainsi le premier maillon d’une chaîne qui doit conduire à la formation, à l’autonomie puis à l’employabilité des jeunes. Le « Back to School Ngambè » tente d’agir au commencement de cette chaîne en faisant en sorte que, pour quelques centaines d’enfants, un cartable ou quelques cahiers ne constituent pas un obstacle supplémentaire sur le chemin de l’école.

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