Actualités locales
ce que le communiqué de la Gloire Olympique ne dit pas

Voilà une mise au point qui dément, rassure et invoque la justice, mais laisse intactes les principales questions sur la chronologie des faits.
Le 29 septembre 2026, le Groupe scolaire bilingue La Gloire Olympique a publié un « Communiqué officiel n°02 – Mise au point » consacré à l’affaire concernant une élève de l’établissement, désignée dans l’espace public sous le prénom de Joyce. Le document intervient alors que des accusations circulent sur les réseaux sociaux, notamment contre la direction et des membres du personnel.
À sa lecture, un constat s’impose : l’école répond surtout aux accusations qui la mettent institutionnellement en cause. Elle ne répond que très peu aux questions factuelles permettant de comprendre ce qui s’est réellement passé.
SORCELLERIE A YAOUNDÉ
Un communiqué qui parle et protège plus l’école que bébé Nawal. Dès le premier paragraphe, la direction indique que des allégations lui attribuent « des actes de complicité interne, de dissimulation et de protection d’un suspect présumé ».
La réponse est catégorique : l’établissement « dément formellement » toute complicité ou dissimulation. Mais cette formulation appelle une distinction fondamentale. Démentir une complicité n’est pas expliquer les circonstances de l’agression.
Le communiqué ne donne pratiquement aucune information sur le déroulement des faits du 25 mai 2026. Il ne précise ni le lieu, ni les circonstances, ni la séquence des événements, ni les personnes présentes, ni les conditions dans lesquelles l’enfant aurait été exposée à l’auteur présumé.
Il affirme que les autorités enquêtent. Soit. Mais une question demeure : qu’est-ce que l’établissement sait précisément des circonstances de l’affaire, et depuis quand le sait-il ?
La question centrale : que s’est-il passé le 25 mai ? C’est probablement la principale faiblesse du document.
Le communiqué mentionne « l’incident survenu le 25 mai 2026 concernant une élève de l’établissement », mais ne reconstruit pas la moindre chronologie et choisi volontairement d’occulter le nom de la victime NAWAL.
Or, dans une affaire de violences sexuelles sur mineure, la chronologie n’est pas un détail.
À quelle heure les faits auraient-ils été commis ?
Qui a vu l’enfant avant et après les faits ?
Quand l’établissement a-t-il été informé ?
Qui a recueilli les premières paroles de l’enfant ?
Quand les parents ont-ils été informés ?
Quand les forces de sécurité ont-elles été saisies ?
Quelles mesures ont immédiatement été prises pour protéger l’enfant ?
Quelles personnes ont été entendues ?
Quels éléments matériels ont été préservés ?
Le communiqué ne répond à aucune de ces questions.
Le troisième point du communiqué affirme que l’établissement a saisi les autorités compétentes et que « l’ensemble du personnel, des locaux ainsi que tous les éléments requis » ont été ou demeurent à leur disposition. C’est une déclaration institutionnelle.
Mais une enquête sérieuse ne peut pas s’arrêter aux déclarations de bonne coopération.
La question journalistique est beaucoup plus concrète :
Quels éléments ont effectivement été transmis aux enquêteurs ?
Existe-t-il des enregistrements de vidéosurveillance ?
Des registres de présence ?
Des témoignages écrits ?
Des procès-verbaux ?
Des données permettant d’établir les déplacements des personnes présentes ?
Des éléments médico-légaux ?
Des communications ou documents utiles à la manifestation de la vérité ?
Le communiqué ne le précise pas.
Autre chose L’identification du suspect : une question essentielle laissée hors champ. Le communiqué défend l’institution avant d’expliquer la situation. Sa construction est particulièrement révélatrice : solidarité avec la famille → démenti de toute complicité → affirmation de coopération avec les autorités → appel au respect du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence.
C’est une architecture classique de communication de crise. De grâce épargnez nous ces informations à la con…
Par Charles Armel MBATCHOU
Journaliste, analyste politique & chroniqueur, historien d’art
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Actualités locales
« voici pourquoi le MRC paie cash de ses erreurs stratégiques »

Le président du FDC Denis Emilien Atangana pense que le MRC aurait dû attendre avant de déposer sa déclaration de réunion politique pour sa convention du 17 octobre 2026.
La lecture de la position de Denis Emilien Atangana sur la convention du 17 octobre prochain laisse penser qu’elle peut être suspendue. Pourtant, cette dernière a déjà été autorisée par le sous-préfet de Yaoundé 4. Pour l’homme politique, le parti fait des erreurs stratégiques.
« 1- Dépôt de candidature précipité de Maurice Nkapto à la présidentielle 2025 : Si Maurice Nkapto avait déposé son dossier de candidature avec le Manidem le dernier jour de dépôt de candidature, Dieudonné Yebga n’aurait pas déposé son dossier. À cause d’une erreur stratégique, le Manidem s’est retrouvé avec une double candidature. Chers talibans, les erreurs stratégiques se payent cash.
2- Déclaration précipitée de réunion publique pour la convention du 17 octobre 2026. Le MRC in vitro aurait dû déposer sa déclaration de réunion publique trois jours avant comme l’indique la loi. En procédant à la déclaration de réunion publique un mois avant, le MRC in vitro s’est livré lui-même aux adversaires de la convention et au régime. Il n’y a aucun doute, la menace de trouble à l’ordre public plane désormais sur cette fameuse convention et l’autorité administrative est dans son plein droit de rétracter sa décision par l’annulation du récépissé de réunion publique. Voilà encore une erreur stratégique qui va se payer cash. Seule la tolérance et la complaisance administrative peuvent sauver cette fameuse convention », écrit-il.
Me Désiré Sikati, cadre et conseil du MRC réagissant à l’acte visant l’interdiction de la convention posé par Willy Mengue, affirmait que cet évènement se passera.
« Déjà je précise que l’appel n’est pas suspensif de sorte que le recours introduit par Willy MENGUE devant la cour d’appel du Centre contre la décision du juge des référés du tribunal d’Ekounou ne suspend pas ses effets », écrit-il.
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